Hogwarts :: La Malédiction de Faust.
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 Let Me Be Your Someone. { Endreas }

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Clémence Murray

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MessageSujet: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Dim 15 Mar - 19:15

      La salle commune des Slytherin était plongée dans la pénombre. Les lourds rideaux verts masquaient la lumière faible de la Lune, si bien que Clémence ne voyait pas où elle mettait les pieds. Mais elle bénéficiait d'un avantage sans précédent : elle connaissait l'endroit comme sa poche. Depuis le temps. Avec un sourire de bien-être, la demoiselle descendit sans bruit l'escalier qui menait aux chambres, s'arrêtant à ses pieds. D'ici, elle avait une vue d'ensemble sur la salle ; elle pouvait voir les canapés verts disposés en cercle, avec, en leur centre, une table où traînaient encore quelques cendriers, des verres vides et un jeu de cartes. Apparamment, un groupe était passé avant elle, mais cela remontait. L'odeur du tabac froid lui donnait la nausée ; elle alla jeter les cendres et entreprit d'ouvrir les fenêtres en grand, sans prendre la peine de réouvrir les rideaux. Elle voulait simplement aérer la pièce qu'elle considérait comme son salon. Quelques minutes plus tard, lorsque la fraîcheur de la nuit eu envahi l'espace, Clémence referma les fenêtres. Ravie de son petit travail, elle s'installa sur un des canapés. Pas n'importe lequel, non, son favori. Celui qui se trouvait juste en face de la grande cheminée, où sommeillait paresseusement un feu.

      La demoiselle le ranima d'un coup de baguette magique, avant de sa caller confortablement contre le dossier rapeux du canapé, les yeux mis clos. Dès qu'elle se coupait de la réalité, une multitude de pensées l'assaillaient, ne lui laissant pas une seconde de répis. Elle grimaça, tourna la tête et vérifia qu'elle était seule. Tant mieux, elle allait pouvoir faire ce qu'elle souhaitait... Et son envie première était ici d'évacuer ce qu'elle avait sur le coeur. Elle murmura un petit "Accio Guitare" qui se perdit dans le silence nocturne, suivi d'un léger déplacement d'air alors que sa guitare se posait près d'elle. Clémence la caressa du bout des doigts, émerveillée. Elle y tenait particulièrement, à vrai dire. Cela faisait sept ans qu'elle était à Hogwarts, et sept ans que sa guitare la suivait où qu'elle aille. Elle avait besoin d'elle pour mettre des mots sur ses sentiments et ses impressions. Ce soir-là, Madame la guitare était la bienvenue. La jeune femme la prit délicatement contre elle et laissa ses doigts fins errer sur les cordes, frémissant de plaisir. Peu de gens savaient qu'elle jouait d'un instrument. Et tout le monde ignorait qu'elle savait jouer de tout, même lorsque c'était la première fois qu'elle touchait une nouvelle source de musique... Cela faisait partie de ses talents secrets, sans doute. Elle aimait conserver une part de mystère et ce dans tout ce qu'elle entreprenait.

      Correctement installée, Clémence se mordilla la lèvre. Voilà près d'une semaine qu'elle avait retrouvé Endreas dans le parc, sous la pluie. Et depuis, il lui était impossible de songer à autre chose. Elle gardait encore le goût de ses lèvres sur les siennes... A cette pensée, son ventre s'embrasa et elle se sentit rougir furieusement ; heureusement qu'il n'y avait personne, sinon, elle se serait gifflée intérieurement. Elle n'aimait pas montrer ses sentiments, aussi veillait-elle à toujours les cacher bien au fond d'elle-même. Mais lorsqu'elle était seule, il n'y avait plus d'entrave à son ressenti, alors elle pouvait se laisser aller et penser calmement. Là était bien le problème, elle n'était pas calme du tout. Dès qu'elle repensait à lui, son coeur s'affolait, menaçant. Elle craignait qu'il n'éclate, mais pour le moment, il était toujours là, ancré en elle, lui soufflant des mots traitres qu'elle ne voulait pas entendre. Mais sa conscience n'avait pas les mêmes intérêts que son coeur qui, lui, criait la vérité. Clémence baissa les yeux et soupira. Oui, elle l'aimait. Devait-elle se condamner pour ressentir pareille attraction ? Certainement. Elle ne voulait plus le perdre, vivre sans lui avait été trop long. Trop douloureux. Si elle pouvait éviter de revivre cette horreur, elle le ferait, et même si pour cela elle devait masquer tous ses sentiments les plus puissants.

      La Verte se tordit les doigts, la gorge nouée. Elle aurait tant aimé lui avouer ce qu'elle voulait... Mais pouvait-elle seulement le regarder dans les yeux et lui dire qu'elle brûlait pour lui ? Un sourire ironique se peint sur ses lèvres. Elle en était incapable. Mais il l'avait embrassée, et elle lui avait rendu son baiser. Oh, combien elle avait attendu et redouté ce moment... Mais que se passerait-il ensuite ? Ce n'était qu'un baiser, cela pouvait ne rien signifier. Mais cela pouvait aussi tout dire... Se perdant dans ses pensées, Clémence secoua la tête et se força à inspirer calmement. Ce n'était pas la bonne solution, elle ne devait pas se laisser abattre... La jeune femme baissa de nouveau les yeux vers sa guitare et repprit un peu d'assurance. Elle le chanterait, le silence l'écouterait et s'il était clément, peut-être lui accorderait-il son pardon. Elle n'avait pas le droit de désirer Endreas. Elle n'avait pas le droit de vouloir le posséder, et il lui était interdit de l'aimer. Mais qui lui posait toutes ces conditions ? Elle n'en savait rien. Peut-être que tout cela était pour se justifier, pour se forcer à se retenir. Elle ne saurait probablement jamais la vérité.

      Clémence ferma les yeux, alors que ses doigts commençaient à gratter les cordes de sa guitare, doucement, dans une mélodie aussi déchirante qu'envoûtante. Elle aimait donner à sa musique la couleur de ses émotions. Les notes qui s'échappaient de ses doigts avaient une force brutale, douloureuse, terriblement criante de réalité. Si seulement elle avait le droit. Elle attendit quelque secondes, puis elle commença à chanter. D'abord presque à voix basse, puis de plus en plus nettement à mesure qu'elle trouvait les mots justes. Personne ne pouvait l'entendre. N'est-ce pas ?

        « You can't eat, you can't sleep, you can weep when you love someone.
        It feels extreme when you dream, and you scream when you love someone...
        If you feel that strong, can you see your the one, let me be your...
        Someone to hold you tight someone to make you feel alright
        Every day and night, I wish I was your someone...
        Someone to hold you when your weak someone to make you feel complete
        Every day and night I wish I was your someone.
        Can I hold you tight ? You're still on my mind.
        I cant stand to live without you, and I can forget you
        Where ever you are, you're still on my mind...
        »


      Sa voix mouru sur les notes, alors qu'elle se mordait férocement la lèvre, refusant de céder au désarroi et à la peine. Elle ne se laisserait pas abattre, il avait besoin d'elle... Et elle avait besoin de lui. Alors elle serait là, amie fidèle, patiente et à l'écoute. Aimante, tendre et chargée de désir... Oui, elle le serait. Mais elle se devait de ne pas le montrer.
      Mais savait-elle seulement que quelqu'un dans la nuit n'avait rien perdu de ses mots ?

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Endreas V. Aurèl

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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Lun 16 Mar - 21:56

    " Je ne sais pas ce qu'il faut faire, je ne pense pas pouvoir accepter le fait que je dépende de toi, je ne sais pas comment te dire ce que je ressens et d'un certain côté se serait me montrer faible devant toi. Déjà que le fait d'accepter de t'aimer je m'en mort les doigts, déjà le fait de savoir que je ressens quelque chose envers toi, de savoir que tu peux me blesser, je ne le supporte pas. Les mots ne trouvent pas le chemin de mon Coeur comme du tient, c'est une chose impossible à admettre et pourtant... "

    Depuis la réconciliation dans le parc avec Clémence, Endreas ne faisait que penser à cela, ça le hantait jour et nuit, analysant les sentiments qu'il avait pour elle, se posant mille et une question, mais ne s'avouant jamais, n'imaginant jamais qu'il pourrait lui en faire part. C'était une chose qu'il ne pensait jamais faire, dire le simple mot "Je t'aime" c'est une chose inconcevable et pourtant il l'avait déjà dites. Oui, il était tombé amoureux, un amour qui l'avait beaucoup fait souffrir et dont il se souviendrait toute sa vie, un bonheur perpétuelle jusqu'au jour ou vous vous retrouvez con, seul à une table de jeu qui pourtant avait été celle d'une autre personne jouant le jeu de la confiance et du respect. Oui Killian, le Lion lui avait volé son Coeur... Puis un jour Con comme pas deux il s'était retrouvé seul, laissant son orgueil de côté il n'avait pourtant pas lésiné sur les mots d'amours et les preuves d'affections. Seulement la jalousie et un vice qui déchire beaucoup de couple.

    Dans tous les cas, Endreas connaissait trop bien ce qu'était l'amour et il ne voulait plus souffrir ainsi, ce torturant, surveiller les moindres de ses faits et gestes, être amoureux... De quoi le faire frémir, il avait tellement peur de souffrir à nouveau, il ne voulait pas en plus faire souffrir Clémence, seulement le jeune homme ne savait encore moins ce que la jeune femme ressentait à son égard, comment savoir, il devrait lui avouer ? Non jamais. Se tournant et se retournant dans son lit, Endreas n'arrivait toujours pas à dormir, cela faisait depuis une semaine que le jeune homme ruminait les mêmes questions, et ça l'énervait au plus au point, il n'arrivait pas à se débarrasser de ses pensées qui ne tournaient qu'autour de la belle Verte et Argent. Il avait tellement espéré leur retrouvailles qu'il en avait oublié ses sentiments et il se souvenait très clairement pourquoi il l'avait désiré ainsi, son corps, sa bouche, ses mains, ses yeux, si douce et si belle... Il cachait sa tête sous son oreiller, ça ne pouvait pas être possible, il devait être maudit.

    Pendant plus de deux heures à contempler le plafond de sa chambre, Endreas venait de craquer, il avait besoin de se bouger, même pour faire n'importe quoi, il devait se sortir de la fournaise qu'était devenu son lit. Relevant les couvertures qui le couvraient, Endreas se levait. Torse nue et en boxer, le Vert et Argent enfilait le pantalon qu'il avait porté la journée, il n'avait pas besoin de te-shirt, se disant que personne ne roderait dans la salle commune à cette heure-ci. Enjambant les affaires qui trainaient un peu partout dans le dortoir, Endreas se dirigeait vers la sortie. Descendant les escaliers qui menaient à la salle commune Endreas s'arrêtait net, une voix se faisait entendre, celle d'une jeune femme, accompagnait 'une guitare. Le coeur d'Endreas s'arrêtait de battre, il avait reconnu cette voix, il avait reconnu ce morceaux, touchant et tellement beau dans la bouche de Clémence, car oui, il était sûr que c'était la jeune femme dans la pièce à côté. Son pouls battait plus vite, il ne réfléchissait plus distinctement, il ne savait plus quoi pensait, il ne savait pas s'il devait retourner dans sa chambre, ce qui était une preuve de lâcheté de la part d'Endreas, lui si courageux et tellement protecteur, il ne pouvait pas rester là à rien faire, seulement ses jambes ne bougeaient plus, ses membres ne lui appartenaient plus, il ressentait une pointe de... Quoi ? Jalousie ? Il arquait un sourcil en réponse à cette question muette, il ne savait pas pour qui était destinée cette chanson et il se plaisait à penser que c'était pour lui... Pensée qu'il chassait d'un coup de tête. Non il devait arrêter, il n'était pas amoureux, il ne le pouvait pas.

    Il refusait de faire souffrir ne serais-ce qu'une fois de plus Clémence et penser à elle de cette manière, espérer qu'elle éprouve des sentiments de la même manière que lui, non c'était tout simplement invraisemblable, il repensait à toutes ces histoires d'un soir, tous ses coups foireux, tout ce qui ne le rendait pas plus heureux que ça, tous ses besoins qui ne pouvaient que lui rendre la tâche plus difficile, il avait tellement peur de manquer que ne pensait qu'à Clémence était dur, rien que cette semaine malgré ses sentiments il avait dû coucher avec trois ou quatre personnes différentes dont Tan son dealer. Il savait en plus, que Clémence ne voulait pas qu'il se drogue, c'était un sujet tabous, le jeune homme faisait ce qu'il voulait et même Clémence ne pouvait pas lui faire oublier son addiction. Un point crucial dans la tête d'Endreas, il avait besoin de se sentir libre, il était habitué depuis sa plus tendre enfance à faire ce qu'il voulait, il n'avait pas de limites, il ne savait pas ou se trouvait les barrières, le stop de la bienséance, il pouvait faire des choses qui auraient choqué ou même gêné plusieurs personnes de son entourage, son père ne savait rien de sa vie à Hogwarts, du moment qu'il ramenait des bonnes notes le reste ne comptait pas vraiment.


    Endreas descendait les dernières marches de l'escalier. Son coeur s'était calmé, mais il savait qu'au moment ou il apercevrait la jeune femme il allait repartir de plus belle. Prenant une bonne dose de courage et surtout d'air, le jeune homme entrait dans la salle commune. Il repérait tout de suite la jeune femme, devant l'âtre de la cheminée, dans le fauteuil en face de celle-ci. Il perdit la raison durant quelques instants, contemplant avec délectation le visage de la jeune femme, il devrait se montrer fort pour ne pas laisser tomber ses principes, il devait être fort pour ne pas aller se jeter dans ses bras et lui hurler son amour.


    - Clémence ? Alors, c'est toi qui fais tout se raffut ?

    Un sourire en coin ornait à présent le visage du jeune homme, il protégeait avec cette phrase, l'intimité de la jeune femme.

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Dernière édition par Endreas V. Aurèl le Mar 17 Mar - 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Mar 17 Mar - 21:33

      Clémence sourit légèrement, les yeux toujours baissés vers sa guitare. Cela faisait un moment qu'elle ne l'avait pas utilisée, si bien qu'elle retrouvait d'agréables sensations de liberté, de calme serein. La plupart du temps, elle jouait la nuit, afin de ne pas créer d'émeutes. Elle aimait être le centre de l'attention mais pas en ce qui concernait sa musique ; elle la considérait d'ailleurs comme son jardin privé, sa source de réconfort. Evidemment, elle en avait d'autres, des sources de réconfort. La première sur sa liste s'appelait Endreas. C'était étrange, n'est-ce pas ? Elle l'imaginait toujours comme un héros qui viendrait la sortir de ce gouffre sans fond qu'était la peine. Mais elle savait pourtant que cela ne se passerait jamais. Elle avait bien trop de fièreté pour pouvoir lui avouer un jour qu'elle tenait vraiment à lui... Même s'il le savait déjà. Du moins, il ne pouvait le nier ; pouvait-il seulement se rendre compte de l'ampleur de ce besoin qu'elle avait de lui ? Impossible. Elle veillait à toujours cacher ce qu'elle ressentait... Même si, en sa présence, cela devenait bien plus compliqué. Elle ne pouvait pas faire autrement... Elle ne pouvait pas le lui avouer, tout simplement. Elle prendrait un risque considérable. Mais surtout, elle refusait de souffrir comme elle avait souffert par le passé.

      Clémence connaissait bien Endreas, même mieux que la plupart des gens. Elle savait aussi que tous deux tenaient à leur liberté... Mais jusqu'où pouvait-elle aller pour le rendre heureux ? Elle savait qu'elle-même serait capable de faire une croix sur sa débauche. La jeune femme se passa une main dans les cheveux, sa réflexion s'affichant clairement sur son visage. Elle ne savait pas ce qu'il pensait d'elle... Mais elle en avait une petite idée. Il ne pouvait pas la détester, mais quant à dire qu'il l'aimait, cela lui paraissait improbable. Bizarrement, cela lui serra le coeur ; elle avait gardé l'espoir infime qu'il puisse la considérer avec plus de sentiment qu'une simple amie. Avec un soupir triste, la Verte et Argent se calla dans son canapé, croisant les jambes de façon à s'installer en tailleur. Elle posa délicatement la guitare à ses pieds, appuyée contre la table basse, tout en fixant le mur, les flammes de la cheminée éclairant son visage de temps à autres. Bon sang, elle mourrait d'envie de remonter dans les chambres, d'ouvrir celle d'Endreas et de se glisser dans son lit sans qu'il ne le sache... L'envie l'avait saisie plus d'une fois, et c'était plus d'une fois qu'elle s'était retrouvée devant la porte de la chambre du jeune homme. Mais elle n'avait jamais été jusqu'au bout.

      L'Irlandaise songea qu'elle aurait du le faire. Il ne se serrait peut-être apperçu de rien... Et elle aurait pu dormir près de lui, même si elle savait qu'il n'aurait pas fallu qu'elle le touche. Elle aurait au moins entendu sa respiration apaisante et inspiré son odeur... Un frisson la parcouru alors que le feu crépitait. Elle avait entendu quelque chose... La demoiselle se retourna lentement, cherchant des yeux une ombre qui se détacherait du noir. Oh, non, non. Elle était donc poursuivie... Son coeur eut un raté lorsqu'elle déglutit avec peine, s'efforçant de ne pas sauter sur ses pieds pour partir en courant. Non seulement il y avait quelqu'un, qui avait probablement tout entendu, mais ce quelqu'un était Endreas. Clémence lissa discrètement sa jupe, espérant qu'elle était un minimum présentable. Elle ressentait toujours ce besoin inexplicable d'être jolie en sa présence. Elle savait d'ailleurs pourquoi, mais elle préféra se mordre la lèvre plutôt que de se le murmurer intérieurement.

        « Clémence ? Alors, c'est toi qui fais tout se raffut ? »


      La jeune femme sourit imperceptiblement, l'observant s'approcher. Son coeur s'arrêta lorsqu'elle se rendit compte qu'il était torse-nu. Il voulait la torturer, il n'y avait pas d'autre solution... Elle rougit brutalement et baissa les yeux, espérant qu'il n'avait rien vu ; mais elle était si peu discrète... Clémence retrouva sa contenance quelques secondes après, puis releva les yeux, les plantant dans ceux du jeune homme sans vraiment le vouloir. Alors elle bégaya et voulu se frapper violemment, parce qu'elle avait horreur d'être ridicule.

        « Je... Et bien... Tout dépend de ce que tu entends par "raffut", je suppose... Si tu veux parler de la guitare, là, heu, je... Oui, c'est moi. »


      La Verte sourit une nouvelle fois, plus doucement, avant de se décaller un peu sur le canapé, lui laissant de la place. Elle l'observait toujours, caressant des yeux ses lèvres pleines qu'elle avait embrassées il y avait peu. Le simple fait de le voir ainsi lui donnait l'envie incontrôlable de lui sauter dessus.

        « Que fais-tu ici à une heure pareille ? Tu ne trouves pas le sommeil ? »


      Intriguée, Clémence le regarda s'installer près d'elle, se tournant pour lui faire face. Elle-même n'avait pas réussi à dormir. Elle ne dormait plus depuis cette journée pluvieuse du parc, aussi était-elle étonnée de le voir à une heure si tardive.

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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Jeu 19 Mar - 12:45


    "Etre si proche de toi et en même temps si loin, te sentir tout près de moi, mais ne pas pouvoir te toucher, sentir ton odeur et ne pas pouvoir la gouter, voir tes lèvres et ne pas pouvoir les embrasser... Ce que je désirais le plus était pourtant inaccessible, je ne peux pas te refaire souffrir ainsi, seulement tu es tellement proche et tellement loin, c'est insupportable, je me demande toujours comment j'ai pu te faire ça, comment j'ai pu tacher ta beauté... J'aimerais tellement... "

    - Je... Et bien... Tout dépend de ce que tu entends par "raffut", je suppose... Si tu veux parler de la guitare, là, heu, je... Oui, c'est moi.

    Endreas n'arrivait pas vraiment à analyser cette perte de contrôle, il n'arrivait pas à savoir pourquoi la jeune femme était à ce point perturbé, qu'est-ce qu'il avait dit ? C'est toi qui fait tout ce raffut ? Peut-être lui avait-il seulement fait peur ou peut-être qu'une autre explication devait rejoindre ses pensées intérieures, une petite voix insignifiante, mais tellement importante venait se faufiler " Et si ses paroles étaient pour toi Endreas ? Que vas-tu faire ? Fuir pour toujours ? Dans l'espoir de ne plus la faire souffrir, mais si elle voulait justement plus que ce que tu lui donnes ?" Endreas se flagellait intérieurement, il n'avait pas le droit de penser ça, c'était tellement... absurde ? Oui beaucoup trop, seulement... RHHHAAA, si Clémence n'était pas là, il aurait voulu crier sa frustration, la hurler au monde entier, il se demandait depuis des jours pourquoi tout était si compliqué, pourquoi il n'arrivait pas en face de la jeune femme à avouer ses sentiments, pourquoi en la voyant il se sentait toujours aussi coupable ? C'était tellement absurde...

    Les rayons de la lune venaient colorer le visage de la jeune femme ainsi que les quelques braises incandescentes du feu. Laissant planer une atmosphère à la fois froide et chaude, congelé et irradiante qui lui brulait la peau, elle était tellement belle que ses yeux ne pouvaient pas supporter une telle douleur. Il ne pouvait pas décemment rester comme ça planter comme un pique au milieu de la pièce à la regarder comme la septième merveille du monde. Il devait se ressaisir, il ne devait pas compromettre ses chances de devenir amis... Amis ? POUAH, leur relation allait bien au-delà de cette amitié qu'il essayait de conserver, il le savait et ça le tuait. La jeune femme le regardait avec insistance, il n'avait pas fait attention, mais oui il était bien torse nu, il devrait peut-être remonter dans sa chambre, enfiler un tee-shirt ou une chemise. Endreas réfléchissait à toute allure, il fallait qu'il décide, soit il mettait fin au supplice qui le tiraillait et allait se recoucher, soit il restait avec la jeune femme. Son coeur lui disait de rester, tout son corps le portait vers la chambre, endroit ou il aurait pu se morfondre suite à cet amour qui le faisait tant souffrir. Pour la première fois depuis des années, Endreas écoutait son coeur...

    - Que fais-tu ici à une heure pareille ? Tu ne trouves pas le sommeil ?

    Les paroles de la jeune femme avait résonné comme une douce mélodie aux oreilles du jeune homme, il se sentait rassuré, car avec cette phrase, indirectement Clémence lui disait de rester, elle faisait battre son coeur avec force et déraison, ce qui pour ainsi dire, était assez nouveau pour le jeune homme, pour une femme, il n'avait jamais vraiment ressentit cela, même avec Zohara. Se décidant de s'installer à côté de la jeune femme, oui pourquoi résister à la tentation plus longtemps ? Autant être proche au point de vouloir en mourir. S'installant donc à côté de la jeune femme, Endreas était submergé par son parfum, un parfum doux et sucré qui lui allait tellement bien que s'en était déroutant, les souvenirs venaient se mêler dans sa tête inondant son esprit de leur baisers, de leur réconciliation, tout était si nouveau, si frais, et pourtant il 'avait qu'une envie, la prendre dans ses bras, lui dire combien il la voulait, à lui, rien que pour lui, juste ensemble... Ses yeux brillaient, un sourire se peignait sur son visage, il devait se montrer franc, il devait lui dire la vérité, seulement, est-ce que cela lui ferait peur s'il disait qu'il pensait à elle ? Il ne savait pas vraiment quoi lui répondre, il ne pouvait pas lui dire cela, c'était trop tôt, il ne voulait pas la faire fuir...

    - Je me retournais dans mon lit, impossible de dormir, peut-être le fait que ce soit la pleine lune ? Je ne sais pas vraiment, et toi ? Pourquoi tu es encore début à cette heure ? Les jeunes filles sages devraient être dans leurs lits à cette heure...

    Un sourire jusqu'aux oreilles Endreas essayait de détourner les pensées qui lui venaient à l'esprit, le gout de ses lèvres, l'odeur de sa peau...
    Rien ne l'aurait empêché d'embrasser une jeune femme dans la salle commune au milieu de la nuit, une nuit ou il n'aurait rêvé que de Clémence, une nuit ou il aurait très bien pu, aussi, noyer son chagrin ses tourments, avec de l'alcool ou encore mieux, des substances procurées par Tan, son jaune préféré. Seulement dans la salle commune se trouvait Clémence, sa Clémence. Le jeune homme eu un petit rire, il se montrait déjà possessif, tout cela était une mauvaise chose, pourquoi ? Parce que plus jamais il savait, oui il le savait, il l'aimait.


    - Clémence ...

    Il n'avait pu que murmurer son nom, son sourire s'affaissant au coin de ses lèvres, il la regardait avec un air grave, sérieux, peut-être était-ce la seule fois qu'il était si sérieux, les mots lui brulaient la gorge, JE T'AIME aurait-il voulu crier, le hurler jusqu'à ce que sa voix se perde. Sa main venait se perdre dans les cheveux de la jeune femme, caressant son cou, jouant avec ses mèches. Les yeux de la jeune femme brillaient avec les reflets de la lune, et pour une fois, Endreas avait l'impression de voir l'exact incertitude que dans les siens. Elle pouvait peu-être l'aimer, elle était peut-être aussi simplement aussi incertaine que lui, comment pouvait-il lui dire ? Comment lui démontrer ? Comment lui faire comprendre ?
    Dans un geste terriblement touchant, Endreas enfouissait sa tête dans le giron de la jeune femme, écoutant son coeur, humant le parfum de sa peau. Oui il était faible, si faible en présence de la jeune femme...

    - Clémence, je... Tu sais... Enfin, je voulais te dire... Que... Je... Non rien...

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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Jeu 19 Mar - 21:44

      Clémence détourna les yeux une fraction de seconde, trouvant le regard d'Endreas insoutenable. Non pas parce qu'elle avait honte, non, mais plutôt parce qu'elle avait l'impression de brûler dès qu'il la regardait, ce qui s'avérait plutôt frustrant à la longue. D'autant plus que la seule façon de calmer cet incendie en elle aurait été d'y céder... Ce qu'elle ne devait absolument pas faire. Elle était forte, ou tout du moins, elle devait en donner l'impression. Elle n'avait jamais flanché devant la douleur, sauf une fois, une seule, qui lui avait été fatale. Depuis, Clémence faisait tout son possible pour se montrer dure et intouchable en apparence, malgré le fait qu'à l'intérieur, elle pouvait être toute retournée. C'était le cas en cet instant précis. Elle ne savait plus où elle en était, face à lui. Une foule de sentiments se bousculaient en elle : confusion, désir, hésitation, amour. Surtout amour. Mais ça, c'était autre chose qu'elle ne voulait pas reconnaître. Têtue, la Verte passait son temps à se battre contre elle-même et ses impressions. Elle était tantôt d'accord avec son coeur, tantôt en totale opposition avec lui, se heurtant sans cesse à sa conscience qui la poussait à réfléchir, à bien trop réfléchir.

      Clémence se mordilla doucement la lèvre alors que le jeune homme venait s'installer à ses côtés. Sa châleur l'irradia, puissante, envoûtante. La demoiselle ne put retenir un frisson, refusant pourtant de s'écarter de lui. Elle se sentait attirée vers ses bras sans pouvoir en trouver l'explication rationnelle. Peut-être qu'il n'y en avait pas, d'explication. Elle tourna la tête vers lui et rosit légèrement, se souvenant de leur scène du parc. Il avait été aussi près d'elle alors, et... Et elle n'avait terriblement pas prévu ce qui c'était ensuite passé, bien qu'elle l'ait attendu sans se l'avouer. A vrai dire, elle était venue vers lui ce jour-là dans l'unique but de lui avouer qu'elle était aussi responsable de leur dérapage, s'il on pouvait le considérer ainsi. A vrai dire, elle s'était offerte à lui parce qu'elle le voulait et non parce qu'il l'y avait forcée, même si c'était ce que lui avait pensé. Elle avait résisté une seconde parce qu'elle avait peur qu'il ne voit qu'elle n'avait jamais connu d'homme avant lui. Mais il avait bu, aussi espérait-elle qu'il n'avait rien vu... Cependant, elle savait qu'elle devait le lui avouer. Mais comment, quand ? Comment pourrait-elle faire pour qu'il ne parte pas en courant ? Lui avouer serait lui faire une déclaration qu'elle tenait à éviter. Enfin, elle le pensait.

        « Je me retournais dans mon lit, impossible de dormir, peut-être le fait que ce soit la pleine lune ? Je ne sais pas vraiment, et toi ? Pourquoi tu es encore début à cette heure ? Les jeunes filles sages devraient être dans leurs lits à cette heure... »


      Les paroles du jeune homme la ramenèrent à la réalité. Elle se rapprocha de lui par habitude, appuyant sa tête contre son épaule comme elle le faisait toujours. Elle réalisa trop tard qu'elle n'aurait pas du, ceci éveillant en elle une envie folle de l'enlacer et de l'embrasser encore une fois. Mais elle ne bougea pas, se faisant violence, refusant de se laisser démonter. Oh, mais elle pouvait peut-être juste lui toucher le bras, ce n'était pas un drame, si ? Non, elle ne devait pas, si elle commençait, alors elle ne s'arrêterait jamais. Clémence déglutit avec peine, les battements sourds de son coeur remontant jusqu'à ses tempes. Elle baissa les yeux vers lui et sourit néanmoins.

        « Tu as raison, les jeunes filles sages sont couchées. J'en déduis que je ne suis pas quelqu'un de sage... Ou bien, très peu. »


      Taquine, Clémence lui ébouriffa doucement les cheveux, toujours callée contre lui. Elle n'avait pas vraiment réfléchi avant de lui répondre, se contentant de dire ce qui lui passait par la tête. Songer à autre chose qu'à sa présence la calmait un peu, très peu. Elle soupira, continuant à inspirer son parfum, se nourissant des battements de son coeur. Elle avait tellement envie de le prendre dans ses bras, de s'accrocher à lui pour de bon et pour toujours... En avait-elle le droit ? La rejetterait-il ? Elle n'en était pas sûre, mais elle n'avait pas non plus une certitude exacte de sa réaction, aussi préféra t-elle ne rien tenter. Elle sursauta légèrement lorsqu'il pronnonça son nom, s'attendant à quelque chose de soudain, d'inné. Il la regarda, comme s'il s'apprêtait à lui déclarer quelque chose d'important, mais rien ne vint. L'angoisse redescendit alors, s'accompagnant d'une once de déception. Dès qu'il ouvrait la bouche, elle espérait qu'il lui dise quelque chose de beau, de sublime... D'inoubliable. Elle lui sourit en retour, ravalant sa tristesse, replongeant dans ses pensées pour ne pas s'évertuer à guetter un signe quelconque le trahissant.

      Avant qu'elle n'ait pu réaliser, il s'affaissa contre elle, enfouissant son visage contre sa peau nue, les yeux clos. Son coeur fit une embardée brutale et elle fut presque sûre qu'il l'avait remarqué, il était à côté de son coeur... Elle s'humecta les lèvres, haletante, cherchant du regard un échappatoire. Il n'y en avait pas, ce qui la rassura. Elle le serra doucement contre lui, caressant ses cheveux sombres, le berçant contre elle. Ses doigts glissèrent sur sa joue, l'effleurant délicatement, alors qu'elle fermait les yeux, écoutant la respiration du jeune homme. Cette instant de sérénité et d'intimité lui redonna du courage et surtout, une envie encore plus puissante.

        « Clémence, je... Tu sais... Enfin, je voulais te dire... Que... Je... Non rien... »


      Cette fois-ci, Clémence cru que c'était la bonne. Elle retint sa respiration, son coeur battant un peu plus vite, et les mots hésitants d'Endreas la transpercèrent. Il n'avait rien dit, mais ses propos si décousus, eux, en disaient tant... Du moins, elle l'espérait. Elle sourit, songeuse, le tenant toujours contre elle, resserrant un peu plus son étreinte. Ses doigts erraient à présent sur la nuque d'Endreas, y traçant de petits cercles. Elle baissa la tête, posa son front contre lui, tâchant de respirer tranquillement. Cela lui était si naturel... Comment pourrait-il renoncer un jour ? Elle ne le pourrait pas, tout simplement. Elle déposa un léger baiser sur la nuque de son compagnon, étonnée de le voir frémir de la sorte. Et si... ?

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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Dim 22 Mar - 19:57


    " Je ne peux pas te le dire, je ne peux pas être aussi faible devant toi, si les mots franchissent ma bouche cela veut dire que je renonce à ma liberté, je renonce à ma vie, je renonce à ce que je suis, je renonce à tout ça... Ce n'est pas que tu ne peux pas me combler, mais regardes la vérité en face, je ne suis pas quelqu'un pour toi, je ne suis pas celui qu'il te faut... Seulement te voir dans d'autres bras me ronge de l'intérieur, je ne veux pas te laisser avec un autre que moi, je ne peux pas imaginer d'autres lèvres que les miennes sur les tiennes... Je ne peux pas..."

    - Clémence, je... Tu sais... Enfin, je voulais te dire... Que... Je... Non rien...

    Ses propres mots lui brûlaient la gorge, il avait pendant, faillit se montrer faible, il avait pendant un instant cru que son amour pourrait être dévoilé, mais non il ne le pouvait pas. Tous les sentiments qu'il ressentait n'était pas sain pour lui comme pour Clémence, c'était quelque chose qu'il ne devrait même pas ressentir, c'était sa Clémence, celle qu'il connaissait depuis tellement de temps, celle pour qui il avait brulé d'amour, celle qu'il avait fait souffrir...Puis celle qui lui avait pardonné. Le coeur de Clémence battait la chamade, Endreas ne savait pas si c'était la proximité de leurs corps ou si c'était les sentiments qu'elle éprouvait pour lui, du moins si elle avait des sentiments envers lui bien sûr...

    Endreas s'était relevé, regardant le feu qui agonisait, il avait besoin de remettre ses idées au clair, il avait besoin de réfléchir sur ce qu'il se passait dans sa tête, il avait besoin d'analyser ce qui le perturbait tellement, il avait besoin de savoir pourquoi et comment il en était arrivé là. Bien sûr, il savait qu'il aimait Clémence, oui il le savait, et c'était le pire, être Lucide. Endreas n'aimait pas être lucide, pourquoi ? Parce que ça l'obligeait à se concentrer sur la vie, à analyser ses émotions, comme ce soir, il n'aimait pas être réfléchis, gouverné par ses besoins, il aimait faire les choses comme ça lui venait. Bien sûr en état de crise grave, manipulation, hypocrisie tout était de mise pour sauver la peau du jeune homme. Etudiant les détails qui ornaient la cheminée des Verts et Argents, Endreas pouvait distinctement sentir l'attente qui émanait du corps de la jeune femme, elle était impatiente... Endreas aurait voulu lui expliquer seulement il avait vraiment besoin de savoir ou il en était, qu'est-ce qui, suite à cette nuit, allait changer dans sa vie ? Qu'elle serait la place de Clémence dans ses combines, ses amants... Comment allait-il pouvoir gérer tout cela ? Comment allait-il pouvoir l'intégrer dans sa vie comme elle avait si facilement intégré son coeur ?

    Les questions revenaient encore et encore, seulement Endreas attirait par les reflets des dernières braises du feu, ne faisait plus attention à ses tergiversions, qui de toute façon ne l'amenait à rien. Il avait besoin de faire quelque chose de stupide, qu'il regretterait ou pas, qui détruirait leur relation à jamais ou pas. Une chose qu'il pourrait regretter si la notion de culpabilisation était connu de lui, mais oui en y réfléchissant bien, il avait connu la culpabilité, elle le rongeait d'ailleurs toujours en présence de la jeune femme. Comme quoi, un seul être peut changer beaucoup de choses en une seule et même personne. Il savait que leur relation n'était pas la plus stable ni la plus simple qui soit, mais il était en cet instant dirigé par ses besoins, allait-il tout gâcher une fois encore ? Seul l'avenir nous le dira. Endreas regardait les magnifiques lèvres roses de la jeune femme, il avait besoin de les sentir, de les gouter encore, encore une fois... Les souvenirs l'assaillaient, cette journée de retrouvailles se mélangeant avec cette fameuse nuit, oui il l'a désiré, encore plus peut-être par l'incertitude qui le rongeait. Les sentiments étaient contradictoires, il avait toujours pensée à cette nuit comme une erreur de sa part, un besoin qu'il avait assouvis et dont il avait subi les conséquences, mais maintenant, il y retrouvait du désir, un plaisir même à se remémorer le corps de la jeune femme sous ses doigts, la passion alors qui les avaient tous les deux animait. Il avait besoin de retrouver cette passion, là, tout de suite, maintenant.

    - Je ne sais pas m'arrêter, dis moi si...

    Endreas ne pouvait pas terminer sa phrase, l'attraction était totale, peut-être même un peu trop violente. Ses lèvres venaient se poser avec force, mais aussi avec douceur, sur celles de la jeune femme. Ses mains enserrant le dos de la jeune femme, l'ammenant à lui...
    Des millions de sensations se déversèrent dans ses veines, dans son cerveau, partout dans son corps, il sentait la chaleur irradait, comme si le fait d'embrasser Clémence le faisait bruler de l'intérieur, une chose qui malheureusement n'était pas réfutable. Endreas aurait voulu se coller à la jeune femme, il n'avait pas de limites, si Clémence ne l'arrêtait pas oui ne lui fixait pas de limites, ce qu'il souhaitait d'ailleurs au plus profond de lui, il ne pourrait pas s'arrêter, Endreas n'était pas quelqu'un de raisonnable...

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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Dim 22 Mar - 21:44

Je t'aime comme ça,
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      Clémence avait toujours les yeux fermés, ses doigts trainant dans les cheveux de son compagnon. Elle avait faiteste un nombre incalculable de fois, le berçant contre elle lorsqu'il n'allait pas bien, déchiffrant ses regards et ses gestes avec une aisance innée. Mais ce soir-là, elle ne parvenait pas à savoir ce qu'il pensait. Lui qui, d'habitude, n'avait pas de secret pour elle, lui était fermé. Elle le laissa se relever, sentant presque aussitôt un courant d'air froid s'insinuer en elle. Elle frémit, replia ses genoux contre sa poitrine et les entoura de ses bras, comblant le manque qu'Endreas venait de creuser en elle par sa propre châleur. Elle posa son front contre ses genoux, l'observant de dos, le crépitement des flammes brisant le silence qui s'était installé dans la pièce. La jeune femme ne voulait rien reconnaître de ce qu'elle voyait ou pressentait, mais le malaise de son compagnon la transperça violemment. Il était hésitant, ce qui la porta à hésiter aussi. Elle savait qu'en l'aimant, elle se faisait du mal seule. Elle restait sûre qu'au fond, Endreas et elle pourrait avoir un avenir commun des plus beaux. Mais elle avait si peur de le perdre qu'elle était prête à tout pour le garder à ses côtés. Et si pour cela, il fallait qu'elle reste son amie sans rien vouloir de plus, elle le ferait sans hésiter. Elle aurait mal, mais il serait heureux. Que pouvait-elle faire de plus ?

      La demoiselle ferma de nouveau les yeux, essayant d'apaiser son coeur qui revint à un rythme presque normal. Elle ne devait rien montrer, absolument rien. Le fait qu'il se soit éloigné d'elle lui fit prendre conscience qu'elle s'était trompée ; elle s'était sans doute montrée trop tendre et l'avait fait fuir, aussi devait-elle rattraper le coche et se tenir correctement. Comme une amie le ferait. Elle inspira lentement, puis, lorsqu'elle se sentit prête à jouer parfaitement son rôle, elle réouvrit les yeux. Elle adressa un sourire à Endreas, sourire qui se fâna lorsqu'elle sentit sa gêne. C'était donc trop tard... Non, il ne pouvait pas être trop tard. Elle avait dérapé, mais elle se repprendrait. Elle fronça pourtant les sourcils lorsqu'elle le vit serrer les dents, comme s'il se battait avec son fort intérieur. Etait-elle la cause de ce combat ? Elle se mordilla la lèvre, sans cesser de l'observer. A quoi pouvait-il donc penser ? Elle n'aimait pas le voir ainsi, sans pouvoir savoir ce qui le troublait autant. Lui en parlerait-il ? Clémence pencha légèrement la tête sur le côté, ses boucles blondes lui tombant sur les yeux. Elle les chassa d'un geste distrait, ne pouvait penser à autre chose qu'à lui.

      Néanmoins, son coeur fit une nouvelle embardée lorsqu'il vint vers elle, les yeux brillant d'une intensité qu'elle connaissait, pour l'avoir déjà vue en lui. Elle déglutit, se sentant soudainement fragile, friable et terriblement hypnotisée par ses yeux sombres. Elle le suivit du regard alors qu'il s'installait de nouveau à côté d'elle, ne pouvant pas reculer, clouée à ses côtés. Elle le savait, au fond ; sa place avait toujours été à ses côtés. Etait-il possible qu'elle le lui dise un jour ? Elle en doutait fortement. Elle ne savait pas dire les choses, parce qu'elle était têtue et qu'elle refusait de voir la vérité en face... Surtout quand la vérité s'appelait Endreas. Clémence le regardait toujours, ne pouvant baisser les yeux, engloutie par son regard avenant et sensuel. Non, elle ne devait pas se montrer faible, il n'avait pas besoin de complications... Elle lui en avait déjà trop posées. Cela lui parut pourtant aussi inévitable qu'essentiel, et lorsqu'il se pencha de nouveau vers elle pour l'embrasser, une décharge la parcourut. Il était pressant, débordant d'envie contenue, mais si doux à la fois qu'elle ne trouva pas la force de lui résister. Elle lui répondit alors, se laissant aller à lui, écrasant sa poitrine contre son torse ferme, ses mains s'enroulant autour de sa nuque. Elle ne parvenait plus à retrouver son souffle, mais peu lui importait. Il était là, si proche...

        « Je ne sais pas m'arrêter, dis moi si... »


      Il avait reculé légèrement, presque aussi surpris qu'elle par l'intensité de leur échange. Elle l'observait toujours, ses lèvres frôlant les siennes avec une envie inassouvie, inspirant son souffle pour vivre à travers lui. Ses doigts se posèrent sur les lèvres d'Endreas, alors qu'elle souriait, sachant qu'elle allait à sa perte.

        « Je ne veux pas t'arrêter, Endreas. Tu... Je veux dire... »


      Clémence perdit son courage subit et baissa les yeux, appuyant son front contre le sien, cherchant les mots exacts pour ne pas lui faire peur. Il le fallait, c'était maintenant ou jamais. Elle sentait qu'il avait prit un risque considérable en cédant à son coeur plutôt qu'à sa tête, aussi se devait-elle de faire pareil. Sa main se posa doucement sur son torse, la châleur de sa peau la brûlant furieusement. Elle releva les yeux vers lui et lâcha dans un murmure presque inaudible ;

        « Tu étais le premier... Et je... Je voudrai que tu sois aussi le dernier... »


      La Verte et Argent ne prit conscience de ses paroles qu'une fois qu'elle les eut expirées. Elle faillit paniquer, retint un tremblement, se rendant compte qu'elle avait formulé sans le vouloir son désir de l'avoir à ses côtés pour l'éternité. Elle se mordit violemment la lèvre, espérant qu'il n'aurait rien compris, trop pris par son envie. Mais elle avait voulu lui dire à quel point elle avait désiré que ce soit lui, et pas un autre. Elle l'avait obtenu, un soir, juste un, pour ensuite vivre avec son souvenir dès qu'elle voyait un autre homme. Clémence croisa le regard de son compagnon, sans parvenir à savoir si elle l'avait totalement refroidi ou non. Mais il ne réagissait pas, la fixant, la fixant sans cesse... L'espoir en elle faiblit, jusqu'à s'évaporer. Elle baissa les yeux, regrettant aussitôt ses paroles. Elle avait tout gâché une fois. Elle était certaine de ne pas pouvoir survivre à la seconde.

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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Jeu 26 Mar - 22:53


    " Entre malaise et arrogance mon coeur balance, je ne savais pas, je n'y avais encore jamais pensé, je ne pouvais pas savoir, cette nuit là avait été si spéciale entre nous, je ne m'étais pas rendu compte, comment te faire aussi mal pour une première fois ? Je m'en veux encore plus, et si je t'avais fait mal ? Et si je m'y étais mal pris ? Et si jusqu'à la fin de ta vie tu regrettais mes gestes ? Je suis encore plus troublé par tes aveux, et moi qui voulais une fois de plus te sentir mienne et moi qui voulais... Des rêves rien que des rêves..."



    Endreas pris dans son élan de passion ne comprenais pas tout de suite l'importance des paroles de Clémence, pour lui "Je ne veux pas t'arrêter" avait été un signal de départ, la porte ouverte à ses actions, le coup de pouce pour ses sentiments, le courage pour lui avouer, le moment de lui dire... Il avait plus que tout, envie de redécouvrir le corps de la jeune femme, la serrer dans ses bras, la tenir contre lui, sentir son souffle s'accélérait par ses caresses... Bref Endreas fantasmait de plus en plus et la proximité de la jeune femme n'arrangeait en rien ses histoires. Seulement il n'avait pas encore réalisé les paroles suivantes qui ne tardèrent pas à venir s'ancrer dans son cerveau.

    - Tu étais le premier... Et je... Je voudrai que tu sois aussi le dernier...


    Endreas pouvait sentir la jeune femme trembler sous l'aveu qu'elle venait de faire, il pouvait voir son visage se décomposer, il pouvait sentir la panique qu'elle éprouvait, pourquoi ? Parce qu'il ressentait la même chose. Endreas ne savait pas vraiment quoi dire ou quoi faire, comment avait-il oser faire ça ? Prendre la virginité de la jeune femme... Sans son consentement complet dans tous les cas. Il n'avait jamais pensé qu'elle était encore vierge, non il n'y avait même pas songé, en fait il n'avait jamais réfléchi à cela. Son mal être, sa culpabilité remontait en lui. Toutes ses réflexions sur le bien et le mal, ressurgissait, il avait peur maintenant. Comment Clémence avait vu cette nuit ? Quel était son souvenir ? Comment se souviendrait-elle de cette nuit ? Comment... Pourquoi il avait fait ça ? Ce n'était pas possible, il commençait à croire certaines paroles à son égard. "sauvage qui saute sur tout ce qui bouge". Qui lui avait dit cela ? Noam, oui le rouge et or, il n'avait jamais pris cela au sérieux, il avait toujours ri, ne faisant jamais attention aux paroles du Rouge et Or, il l'aimait beaucoup trop pour faire attention. Seulement maintenant tout lui revenait en mémoire, était-il donc un salaud sans coeur et inconscient du mal qu'il pouvait faire autour de lui ? Pour certaine personne oui... Il l'avouait sans honte, Endreas était manipulateur et personne ne pourrait changer cela, seulement avec Clémence... Avec Clémence tout était tellement différent... Tellement profond, tellement encrée, tellement là... Passionnel.

    Endreas n'arrivait plus à bouger quoi que ce soit, seulement un signe chez Clémence lui permit de faire face à cette avalanche de pensée qui venait le troubler. Il l'avait vu baisser les yeux, se mordre la lèvre, regrettait-elle ses paroles ? Oui surement, seulement Endreas savait maintenant, il savait les bourdes qu'il avait fait, il savait... Son orgueil ressurgissait, il cachait sa détresse, ne révélant pas à Clémence comment cela l'avait troublé, il était incapable de prononcer une parole, incapable de dire quoi que ce soit, il pourrait peut-être, plus tard, lorsque le choc serait passé, mais là tout de suite, non il ne pouvait pas. Ses doigts prirent le chemin maintenant habituelle du visage de Clémence, laissant ses doigts courir sur sa peau. Ses yeux de nouveau remplis de désirs. Ses lèvres venaient se fondre sur les siennes, tendre et doux, il avait besoin de se montrer doux avec elle, il avait besoin de savoir qu'il ne dépasserait pas les limites, il ne pouvait pas, il ne le devait plus. Un baiser remplis d'amour et de passion que remarquerait surement Clémence.

    Reprenant ses lèvres, Endreas avait trouvé la force de lui dire. Il trouvait enfin la force face à l'aveu qu'elle venait de lui faire, il devait se montrer lui aussi sincère et tant pis pour les coups qu'il récolterait, il devait lui dire, il devait savoir si elle ressentait la même chose, il ne pouvait plus rester dans cet état permanent où il se posait des questions, ne dormant plus la nuit, cherchant dans le moindre de ses gestes, de ses regards, un indice. Non il devait se l'entendre dire.

    - Clémence, je t'aime. Je t'aime depuis le premier jour, lorsque je t'ai fait l'amour, je t'aimais. Je t'aime toujours et je brule pour toi, je n'arrive pas à croire que je te le dis, je ne pense même pas être dans la réalité, j'ai tellement l'impression de ne pas être moi lorsque tu n'es pas là. Je ne sais pas si c'est cela l'amour, mais en tout cas, je suis sur d'une chose, tu es la plus belle chose qui soit en ce bas monde.

    Pourquoi en avait-il dit autant ? Ce vendre, oui il s'était vendu et bien méchamment, il lui avait avoué tout, ses sentiments ses impressions, il n'en revenait pas lui-même, les mots étaient sortis de sa bouche comme si c'était de l'eau, comme s'ils n'avaient attendu que ça. Le pire peut-être était qu'Endreas savait que la vérité pouvait faire bien mal. Si jamais elle ne ressentait pas la même chose que lui ? Et si jamais elle venait à s'enfuir, le laissant seul et sans repères. Oui tout était possible lorsqu'on se montrait trop sincère. Sa gorge le brulait, il avait très chaud, de plus la tension palpable, le rendait nerveux, pourquoi la jeune femme ne disait-elle rien ? L'avait-il choqué ? Lui avait -il fait peur ? Il ne pouvait pas le savoir, tout était tellement nouveau pour lui, avouer ses sentiments, il en avait déjà payé le prix et pourtant...

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MessageSujet: Re: Let Me Be Your Someone. { Endreas }   Ven 27 Mar - 21:35


      Lui avait-elle vraiment avoué ce qu'elle avait le coeur ? D'une façon détournée, certes, mais cela restait tout de même un aveu. En quelque sorte. Etrangement, malgré le malaise qui avait suivi ses mots, elle n'en ressentait pas une once de regret. Elle avait estimé faire le nécessaire, et s'il s'en retrouvait brusqué, ou même chamboulé, alors... Elle saurait à quoi s'en tenir de sa part. Elle avait eu besoin de le lui dire, oui. Avant que tous deux ne partent probablement à nouveau dans un océan de trouble et de passion, qui n'aurait fait qu'accentuer leur gêne et leur incompréhension. Alors elle avait prit son courage à deux mains, lui offrant la possibilité de lire son coeur sans retenue, lui posant ce qu'elle voulait, ce qu'elle ressentait. Et si malgré tout cela, il désirait toujours l'avoir pour lui sans rien de plus, il saurait ce qu'elle éprouverait. Elle ne pouvait pas le forcer à la réciprocité, mais elle pouvait le contraindre à réfléchir. Elle avait évolué depuis leur nuit, mais ses sentiments n'avaient pas changé, s'accentuant avec le temps et l'éloignement. Mais une chose était sûre : bien qu'elle mourrait d'envie de le goûter une nouvelle fois, elle ne pourrait plus montrer autant de détachement qu'elle l'avait fait alors. Cela avait été un combat pour elle de lui dire oui alors qu'il n'était probablement déjà plus conscient de ce qui l'entourait. Mais elle avait eu peur en songeant que c'était peut-être la seule occasion pour elle de le découvrir... Alors elle avait laissé de côté ses appréhensions et elle lui avait fait confiance. Mais jamais elle n'avait regretté.

      Clémence soupira et releva les yeux, se heurtant au regard torturé de son compagnon. Elle lui avait fair peur, c'était évident... Cela n'aurait pu être différent. Il était si libre, et elle se plaisait à le voir vivre follement, profitant de tout. Elle avait plus d'une fois eu peur de le ralentir, de trop l'attacher à un monde qu'il ne voulait pas faire sien. Elle n'avait pas le droit d'attendre de lui qu'il la prenne dans ses bras et qu'il la garde pour toujours... Il lui était interdit d'espérer et de gâter sa vie. Une douleur sourde envahit son ventre, se répendant dans ses veines, menaçante. Pourquoi ne bougeait-il pas ? Elle aurait préféré le voir crier, partir, même, plutôt que de soutenir son regard pénétrant, inflexible. Etait-ce possible de lui effacer la mémoire ? Certainement. Mais... Mais peut-être qu'il avait juste besoin de temps pour comprendre ce qu'elle lui avait dit, peut-être lui fallait-il réfléchir à la façon dont il lui dirait qu'il l'aimait bien. Mais juste bien. La demoiselle se mordit de nouveau la lèvre, ne pouvant supporter la force qui émanait de lui, comme s'il tentait de trouver en elle une raison, un prétexte. Clémence allait lui dire de ne pas tenir compte de ses paroles lorsqu'elle sentit les doigts d'Endreas effleurer sa joue avec timidité, sans cesser de la scruter. Elle décella une part d'interrogation dans son regard, mêlé d'autre chose pourtant. De désir.

      L'avait-elle connu si doux un jour ? Quand cesserait-elle enfin de se poser des questions ? Elle n'avait pas de réponse. Peut-être parce que dans les deux cas, la réponse était "jamais". Elle se sentit fondre lorsqu'il l'embrassa de nouveau, mais c'était différent. Il n'y avait plus que cette envie qu'elle avait décellée quelques minutes auparavant. C'était différent, trop différent, et pourtant si agréable. Il y avait quelque chose qu'elle reconnaissait mais qu'elle ne parvenait pas à réaliser. Il l'embrassait comme si sa vie en dépendait, comme s'il n'avait jamais voulu autre chose. Il l'embrassait comme s'il l'aimait. La douceur de leur échange la laissa pantoise un moment et lorsqu'elle repprit ses esprit, elle perçut la tension se peindre sur les traits si parfaits d'Endreas.

        « Clémence, je t'aime. Je t'aime depuis le premier jour, lorsque je t'ai fait l'amour, je t'aimais. Je t'aime toujours et je brule pour toi, je n'arrive pas à croire que je te le dis, je ne pense même pas être dans la réalité, j'ai tellement l'impression de ne pas être moi lorsque tu n'es pas là. Je ne sais pas si c'est cela l'amour, mais en tout cas, je suis sur d'une chose, tu es la plus belle chose qui soit en ce bas monde. »


      La Verte et Argent l'observait toujours, sans comprendre. Ou plutôt si, elle comprit lentement, laissant ses paroles s'infiltrer en elle et percuter son coeur. Un frisson brutal la secoua, l'enflammant, lui donnant presque envie de pleurer. D'ailleurs, elle l'aurait sûrement fait si elle avait été seule. Ce n'aurait pas été des larmes de tristesse, non... Mais elle avait sa fièreté immense, elle ne pouvait pas se montrer touchée. Même si elle l'était et qu'elle l'avait été par chacun de ses sourires, de ses regards et de ses gestes. Clémence resta silencieuse un instant, se demandant ce qu'elle pourrait lui répondre. Elle ne pourrait jamais faire quelque chose d'aussi vrai, d'aussi égal. Il lui avait dit qu'il l'aimait. Il le lui avait dit plus d'une fois. Mais le plus incroyable pour elle fut qu'il l'avait aimée lorsqu'il l'avait prise, alors qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer. S'attendait-il seulement à ce qu'elle lui avoue une chose pareille ? Un sourire effleura les lèvres de la jeune femme. Elle caressa les lèvres de son compagnon doucement, son sourire grandissant un peu, son coeur explosant. Elle avait tellement besoin de lui. Elle avait toujours eu besoin de lui.

      Clémence ferma les yeux, laissant ses doigts errer sur sa peau, glissant sur son cou, sentant le sang affluer dans les veines du jeune homme. Elle se rapprocha de lui et appuya son front contre son épaule, le respirant, s'imprégnant de lui. Ses lèvres se posèrent délicatement sur sa nuque, remontant jusqu'à sa bouche qu'elle charma quelques secondes, avant de se fondre en lui, ses bras s'enroulant autour de lui, son souffle se mêlant au sien avec une douceur infinie. Elle ne pouvait plus le lâcher, elle l'avait trouvé, elle l'avait tant cherché... Ses doigts s'enroulèrent dans ses cheveux, refusant de le laisser reculer, voulant le garder près d'elle à jamais. Elle trouva néanmoins la force de relâcher ses lèvres quelques secondes, se noyant dans son regard, avant de sourire. Un vrai sourire, sincère, qu'elle ne destinait qu'à lui et à lui seul.

        « Je t'aime aussi. Je l'ai toujours su. Je ne veux que toi, Endreas... Parce que je t'aime. Oh, bon sang, si tu savais comme je t'aime... »


      Sa voix mourut lentement, se cassant, laissant ses sentiments à fleur de peau, la faisant trembler. Elle se serra plus fort contre lui, aggrippée à son âme comme elle s'aggrippait à son amour. Elle voulait le garder pour toujours.

_________________


        JE VEUX BIEN
        FAIRE LA BELLE
        MAIS PAS DORMIR
        AU BOIS
        JE VEUX BIEN
        ÊTRE REINE
        MAIS PAS
        L'OMBRE DU ROI

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Let Me Be Your Someone. { Endreas }
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