Hogwarts :: La Malédiction de Faust.
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 It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }

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Clémence Murray

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MessageSujet: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Dim 1 Mar - 20:48

        « J'ignore quel est ton problème à toi, mais crois-moi, tu vas me laisser tranquille. Et tout de suite. »


      Clémence avait les lèvres serrées, ses grands yeux gris plantés dans ceux de son assaillant. Certes, elle ne portait pas la tenue idéale pour dissuader les gens trop entreprenants. Mais elle était tout de même libre de faire ce qu'elle voulait, non ? En plus de cela, mademoiselle savait se défendre bien mieux que la plupart des autres êtres humains sur cette Terre. Le fait de se faire accoster ainsi, en plein milieu de la nuit, ne lui faisait donc pas peur. Elle repoussa sans ménagement la main qui avait saisi sa taille, avant de lancer un regard assassin à l'homme auquel la main appartenait. Bien qu'il lui en aurait fallu de peu pour qu'elle la lui arrache complètement, sa foutue main. Qu'il se la mette ailleurs, et puis voilà. La jeune femme soupira et repprit sa marche silencieuse, ses petits pieds nus foulant le sol avec légèreté et grâce. Elle s'était éveillée en pleine nuit, le ventre tordu par la faim. Ce n'était pas la première fois qu'elle se rendait aux cuisines en douce, mais c'était bien la première fois qu'elle croisait quelqu'un sur sa route. Bien éméché, l'homme en question n'avait pas hésité à la coller au mur et à promener ses mains un peu trop longtemps sur elle au goût de Clémence, qui l'avait envoyé balader sans ménagement. Elle ne portait que sa petite nuisette verte pâle, ses boucles blondes cascadant sur ses épaules minces. Elle reconnaissait que ce n'était pas la tenue idéale, surtout pour se promener. Mais celui-là réfléchirait à deux fois avant de l'aborder de nouveau ; elle ne l'avait pas frappé et n'avait pas été agressive, mais elle estimait tout de même avoir été assez claire pour qu'il la laisse en paix. La prochaine fois, elle serait bien plus directe et il risquerait d'en avoir pour son compte.

      La jeune femme soupira et lissa sa nuisette, marchant tranquillement dans les couloirs sombres. Elle les connaissait comme sa poche, depuis le temps qu'elle était ici. D'ailleurs, à la pensée que c'était bel et bien sa dernière année entre ces murs, son coeur se serra. Elle y avait passé tant de moments inoubliables... Clémence secoua énergiquement la tête, refusant de penser à de telles choses, surtout le ventre vide. Ses grands yeux gris allaient et venaient autour d'elle, à l'affut du moindre mouvement. En théorie, elle n'aurait jamais du s'échapper de sa chambre. Mais en pratique, elle faisait ce qu'elle voulait. Clémence avait une réputation certaine à Hogwarts, réputation qui n'était certainement pas à refaire. Elle avait toujours fait ce qui lui plaisait, n'écoutant jamais les conseils des autres. Sa résolution ? S'écouter elle-même. Ainsi, elle ne pourrait s'en prendre qu'à son compte lorsqu'elle échouait - bien que, la plupart du temps, elle avait tendance à rejeter la faute sur les autres, c'était bien plus pratique et facile. Sans coeur ? Peut-être. Elle manipulait à sa guise, à force de sourires, de paroles onctueuses et de promesses qu'elle ne tiendrait jamais. La jeune Verte et Argent avait un charme fou et elle le savait. Elle en profitait donc pour obtenir des autres tout ce qu'elle voulait... Il lui était déjà arrivé de croiser un professeur lors de ses expéditions nocturnes. Mais elle s'en était toujours remarquablement bien tirée. Son petit visage d'ange, ses lèvres roses et pleines, ses boucles soyeuses... Personne ne voyait en elle une femme dangereuse et prête à tout pour atteindre ses objectifs. Et pourtant. Elle était exactement cette femme, ou bien elle voulait l'être. Cela devenait peu à peu la même chose, avec le temps.

      Clémence se passa une main dans les cheveux, regarda derrière elle, puis poussa lentement la lourde porte des cuisines. Elle la referma soigneusement derrière elle, avant de sourire. Elle avait encore triomphé, cela devenait trop facile. Elle s'étira, cligna des yeux, et observa la grande pièce blanche. Il y avait un frigo énorme, sans fond. Elle le connaissait bien, après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle allait s'y servir. La jeune femme sourit à cette idée et s'assit sur un petit banc de bois, callée contre les murs, les yeux clos. Oui, elle s'en souvenait parfaitement bien, de la première fois qu'elle était venue ici.


      F l a s h . B a c k ; O n


      Il devait être un peu plus de minuit. Clémence quitta son lit, aux aguets, enfila en vitesse sa cape et sortit sans bruit de sa chambre. Elle avait une faim de loup, et pour cause : elle n'avait presque rien mangé ce soir-là. La cape serrée sur ses épaules, la demoiselle prit la route des cuisines aussi vite et discrètement qu'elle le pu. Elle n'avait croisé personne sur son chemin... Mais les cuisines n'étaient pas vides à cette heure avancée de la nuit, ce qui la surprit grandement.

        « Mais qu'est-ce que tu fous ici, Clémence ? »
        « Oh, mais je peux très bien te retourner la question, Endreas ! »

      A l'époque, les deux jeunes gens n'étaient pas aussi proches. Ils se connaissaient de vue, et voilà tout. Cela leur suffisait amplement, d'autant plus qu'elle n'avait absolument pas envie de faire ami-ami avec de nouvelles personnes. Elle soupira, braquant un regard assassin comme elle le faisait si bien sur le jeune homme, qui lui répondit d'un petit sourire. S'il croyait qu'elle cèderait, il était loin du compte ! Les bras croisés, Clémence avait attendu presque une heure, appuyée contre le mur, observant Endreas, attendant qu'il parte pour pouvoir manger en paix. Mais il n'avait pas bougé, aussi s'était-elle décidée à l'ignorer. Son ventre avait grondé plus d'une fois ce soir-là. Elle ouvrit la porte du frigo sans un regard pour son compagnon et y prit du jambon, du beurre. Elle se fit un sandwich gigantesque et mordit dedans avec un soupir de soulagement, juste avant de voir qu'Endreas la regardait, amusé.

        « Quoi ? Tu veux ma photo ? »
        « Pourquoi pas... »

      Cette petite remarque mit presque aussitôt fin aux hostilités de la part de Clémence. Elle termina de manger son repas improvisé, à présent intriguée par Endreas. Elle avait prévu de remonter une fois son dîner avalé, mais la nuit s'écoula entre ses doigts sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle avait parlé avec Endreas de longues heures, oubliant totalement le fait qu'elle ne voulait pas lui adresser un mot. Mais elle avait été charmée par ce jeune homme à l'orgueil illimité, qui lui ressemblait en de nombreux points. Depuis ce jour-là, Clémence et Endreas étaient les meilleurs amis du monde. Enfin, presque... Mais là, c'était une autre histoire.

      F l a s h . B a c k ; O f f



      Clémence réouvrit les yeux, sans cesser de sourire. Oui, elle s'en souvenait si bien qu'elle regrettait presque d'être seule dans la cuisine, ce soir-là. Mais bon, elle allait faire avec, après tout. Tant qu'elle mangeait, elle se sentait comblée. La Serpy se releva délicatement et s'approcha du frigo. Ses dernières escapades avaient été solitaires, elle n'avait plus jamais croisé personne ici. Devait-elle s'en réjouir ? Peut-être ; ainsi, elle était sûre que personne ne viendrait lui causer d'ennuis, ce qui n'était pas plus mal. Soupir. Léger. La jeune femme ouvrit le frigo, se demandant ce qu'elle allait prendre pour calmer son ventre grondant. Ses yeux se posèrent presque aussitôt sur une part de gâteau. Oh non, elle n'y résisterait pas du tout, elle avait bien trop faim pour cela. Clémence s'en empara, referma le frigo derrière elle du bout du pied, puis alla s'installer à la grande table en bois où mangeaient d'ordinaire les cuisiniers et les elfes. Une jambe repliée sous ses fesses, l'autre se balançant nonchalamment dans le vide, elle porta une première cuillérée de gâteau à ses lèvres avec ravissement. Voilà, ça, c'était de la bonne nourriture. Rien à voir avec ce qu'on leur avait servi au dîner ce soir-là. Clémence n'était pas difficile en matière de victuailles, mais elle avait quand même ses préférences, disons.

      La Serpy appuya sa joue sur sa main, le coude sur la table, mangeant toujours avec calme. Elle se sentait apaisée, libérée des tensions de sa journée. Elle avait songé à bien trop de choses. A sa relation avec Weston, en particulier. A Endreas. A ses amies les plus proches. Elle avait même pensé à ce qu'elle ferait après avoir quitté Hogwarts. Et elle ne savait toujours pas, d'ailleurs. Elle était douée en botanique, mais c'était tout ; les autres matières ne l'intéressaient pas vraiment aussi ne se donnait-elle pas la peine de vraiment travailler. Pourtant, elle était une élève intelligente et brillante. Elle aurait pu devenir la tête de sa classe, si elle l'avait voulu. Mais non, ce n'était pas son objectif ; jouer les rats de bibliothèque, très peu pour elle, elle avait une image à tenir, et ce n'était sûrement pas celle d'une intellectuelle. Plongée dans ses pensées et dans la contemplation de sa part de gâteau, Clémence n'entendit pas la porte de la cuisine s'ouvrir derrière elle. C'était sans doute mieux, elle aurait été capable de sursauter... Et de faire tomber son gâteau. Fort dommage pour elle.

_________________


        JE VEUX BIEN
        FAIRE LA BELLE
        MAIS PAS DORMIR
        AU BOIS
        JE VEUX BIEN
        ÊTRE REINE
        MAIS PAS
        L'OMBRE DU ROI

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Covington M. N. Mauresby

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Lun 2 Mar - 16:23

« I’m not singing for the future
I’m not dreaming of the past
I’m not talking at the first time
I’ll never think about the last »


The Pogues – A rainy night in Soho




    La salle commune des Serpentards se situait dans les cachots, et ça, ce n’était plus un secret pour grand monde dans Poudlard, à part pour les petits nouveaux mal renseignés. Exceptions faite de ces derniers, il restait peu de monde pour ignorer où se situait la salle commune des vert et argent. L’emplacement approximatif des salles communes était ce que l’on appelle communément un secret de polichinelle, dans le sens où, bien que ne sachant pas l’entrée exact de chacune, la majorité des étudiants avaient une idée d’où elles se situaient. Ce n’était pas difficile de voir chaque élève s’éclipser plus ou moins discrètement vers tel ou tel secteur du château. Mais nous ne sommes pas dans un cours de géographie appliquée aux châteaux magiques n’est ce pas ? Toute cette digression était pour lancer l’approche sur le lieu de vie des serpents. Sachant l’heure plutôt avancée où se déroule notre présent récit, on peut établir clairement qu’il ne restait plus un seul autochtone dans celle-ci. Plus un seul ? Non car à y regarder de plus près, il restait un être, ou plutôt deux, à une table près du feu. La seconde nous importe que peu. C’est un magnifique chartreux aux yeux gris brillants, affalé sur le bois de la table de tout son long, plissant paresseusement les paupières vers la plume de son maître qui s’agitait en l’air pour tracer des mots sur un parchemin.



Citation :
« Cher toi

Je ne sais pourquoi je t’écris, ni pourquoi on a commencé cette étrange liaison platonique et lointaine. Je ne connais pas ton nom, ni comment tu es. Et pourtant, je ne cesse d’attendre tes messages avec appréhension, redoutant de ne pas les voir arriver. Je n’ai pas l’habitude d’espérer quelque chose, surtout avec cette force, mais c’est plus fort que moi ! Je n’arrête pas de lever le regard vers le ciel avec espoir, et je me morfonds en n’y trouvant rien que l’étendue amère et vide. Quand pourrais-je connaître ton identité ? Je ne saurais le prédire mais je ne sais si le savoir que la révélation m’apporterait est une bonne chose. Peut être pourrions nous… »

    (Extrait de la lettre que Covington écrit à son correspondant anonyme)


    Le garçon arrêta d’écrire, ne sachant plus quelle suite donner à tout ceci. L’idée qui venait de lui traverser l’esprit lui sembla tout d’un coup si dérisoire et si stupide qu’il n’osa la formuler sur le papier. Non il était débile de vouloir tenter une rencontre. D’habitude, il n’était pas farouche, mais là, les choses étaient différentes, et pas qu’un peu. La lettre qu’il écrivait, bien qu’étant un peu confuse, exprimait sincèrement ce qu’il ressentait. Parler avec quelqu’un que l’on croise dans un couloir tout bêtement, il savait faire oui. Il était tout sauf timide et n’avait pas froid aux yeux en ce qui concernait les questions de sociabilité. Mais il devait avouer que parler à quelqu’un que l’on ne connaît pas, comme à un vrai confident à qui l’on confierait tout ce que l’on a sur le cœur, le dérangeait quelque peu et bousculait son assurance. Il avait peur de rencontrer cette personne en vrai. Non qu’il ait peur d’être déçut, car il connaissait trop bien la déception, mais c’était l’idée qu’il avait confié trop de choses à cette personne, même sous couvert de l’anonymat. Si cette personne le rencontrait en vrai, elle aurait un fort ascendant sur lui, comme il pourrait en avoir sur elle, et cela ne l’enchantait guère. Il considéra un instant le parchemin. Trop sentimentaliste, il détestait. Il roula la feuille en boule qu’il jeta dans le feu qui ronronnait dans la cheminée. En parlant de ronronnement, le chat regarda son maître en feulant doucement. Il comprenait son désarroi et voulait lui témoigner toute son affection féline. Brave animal, un peu pataud mais si attachant. L’adolescent l’attrapa et le calla contre lui, lui grattant le sommet du crane, déclenchant une série de ronronnements satisfaits. Il en va des chats comme des femmes, il faut se montrer tendre si l’on veut obtenir quelque chose de vrai. Quoique le garçon n’avait jamais vraiment cherché à avoir quelque chose de vrai avec une fille. Il n’était pas un de ces dragueurs à deux balles au cœur de pierre, loin de là, mais il n’aimait les femmes que pour se valoriser. Il les aimait parce qu’elles lui permettaient de s’aimer plus encore.

    Mais que n’ais je pas présenté notre cher personnage amateurs de lettres à tendances romantico-tragiques ? Qui est donc cet énergumène qui écrit de telles choses tout en les détestant ? Un étrange et paradoxal gentleman de la catégorie de ceux qui se sentent supérieurs, j’ai nommé l’orgueilleux Covington Marcus Narcis Mauresby. On pourrait croire que les parents avaient prévu cette capitale faute de leur rejeton en lui attribuant son dernier prénom. Narcis, qui lui rappelait toute la haine de ses parents pour lui et leur volonté de le marquer comme avec un fer rouge. Un prénom qui en disait long sur lui et ses pensées, sa façon d’agir. Un prénom enfin qui le marquait plus que les autres, car les deux premiers avaient l’avantage de n’être pas connotés aussi fort. C’était un adolescent comme tous les autres, avec un style peu différent de ses congénères. Il était ainsi vêtu d’un débardeur bleu électrique mettant ses yeux en valeurs, le genre de débardeur informe porté par les basketteurs qui flottait littéralement au niveau des aisselles. Son pantalon était noir et large, tout aussi informe que le haut. Quand aux chaussures, il avait eut l’idée incongrue de mettre des vans noires dont la couleur des lacets rappelait celui du débardeur. Vous avez sans doute déjà vu des vans sur un lycéen ou un collégien, voire un étudiant ? La chaussure préféré du skateur fou, intra ou péri urbain, qui a la faculté de donner l’impression que vos pieds sont aussi gros que ceux des cartoons tel mickey mouse ou sa compagne minnie. Le tout lui donnait un air débraillé et quelque peu nonchalant, renforcé par sa position affalée sur sa chaise et l’expression délicieusement indolente et boudeuse de son visage.

    Oh ce qu’il n’aimait pas cette solitude inactive. La solitude est une amie fréquentable lorsqu’elle s’accompagne d’une activité à faire pour tuer le temps. Seulement lorsqu’on est seul et désœuvré, le temps est celui qui domine la partie et vous fait cruellement ressentir le vide. Ainsi, il fallait qu’il fasse quelque chose, qu’il prenne une décision. Manifestement, sa prose s’évertuait en cette soirée à n’être qu’un ramassis de niaiseries sans queue ni tête. Inutile donc au bout de la sixième tentative de vouloir produire quelque chose en une heure si tardive. Il se leva, voulant prendre en main son temps pour en faire quelque chose de constructif. Il rangeât sans vraiment faire attention ses affaires dans son sac, bleu comme ses lacets et son haut. Pas besoin de plusieurs sacs ou lacets lorsque l’on est un apprenti sorcier débrouillard… Les sortilèges de changements de couleur font des merveilles. Une fois le contenu rangé dans le contenant, était venu le temps de plier bagages vers des horizons meilleurs et plus attractifs. Il calla donc le sac sur ses épaules et chercha une chose à faire. Le mieux était sans doute de contenter son estomac qui émettait des protestations sous formes de rappels à l’ordre de la nature. Des gargouillements pour être plus précis. Oui, la cuisine lui semblait un lieu idéal pour rassasier sa mélancolie. Il se mit en route, suivit par la boule de poils grise qui trottinait à ses côtés comme un ivrogne après une cuite. Il faut dire que le cher animal était un être de constitution fainéante et peu aventureuse, ce qui rendait ses déplacements plutôt comiques. Mais enfin, cela n’empêcha pas le maître de marcher d’un pas régalien et altier vers la sortie, ou l’entrée suivant où l’on se place, de la salle commune. Il avait cette façon de marcher propres à ceux qui ont vraiment l’instinct de domination. Une démarche souple, presque féline, avec un port noble et distingué. Certains auraient trouvé cette démarche un brin ridicule, d’autres la jugeraient surfaite, et d’autres encore s’émerveilleraient de tant de prestance. Les gouts et les couleurs vous savez, on pourra faire ce que l’on veut mais on ne les fera pas disparaître.

    L’air frais du couloir trancha avec la douce chaleur du feu de la salle commune lorsqu’il sortit de l’endroit en question. Mais cela ne le dérangeât pas, même s’il était peu couvert. Au contraire, il se sentait respirer, comme après une légère suffocation. Il s’arrêta sur le seuil quelques secondes pour profiter de cette fraicheur, et reprit sa marche. Les cuisines n’étaient pas très loin si l’on tenait compte du lieu où se trouvaient le point de départ et le point d’arrivée, tous deux situés dans les sous sols du vieux château. Pourtant, il ne s’y rendit pas aussi directement qu’on aurait put le croire. Il s’amusa à prendre des chemins et des couloirs dérivés pour tromper l’ennui. On ne se rendait pas suffisamment compte d’à quel point les sous sols étaient un véritable gruyère parsemé de trous, de tunnels, de recoins. Force était de constater que c’était pourtant bel et bien le cas, et que les possibilités de se perdre devenaient soudain infinies à ceux qui ne se connaissaient pas en orientation souterraine. En bon Serpentard, Covington avait réussit à dompter ce déboussolement et la claustrophobie qu’il ne manquait pas de provoquer. Il passait un temps considérable dans ces cachots sombres et parfois exigus. Il lui arrivait donc de se perdre volontairement pour voir s’il était capable de retrouver son chemin. Jusqu’ici il avait toujours réussit. Au fil de ses digressions, il se rapprochait inexorablement de son but, les cuisines. Il ne savait pas combien de temps il avait mit pour y arriver vu qu’il n’avait pas de montre. Il n’en avait jamais eut l’utilité, n’étant jamais en retard. Paradoxal mais vrai. Il était toutefois certain qu’il avait mit un temps qui l’était tout autant pour parvenir à l’endroit où il se trouvait maintenant. Le grand tableau représentant une nature morte, en l’occurrence une corbeille de fruits, lui faisait face. Il lui fallait chatouiller la poire dont la chair jaune était si réaliste que l’on pouvait en la regardant la trouver juteuse à souhait. D’ailleurs à proprement parler, on ne chatouille pas un fruit. Mais enfin, depuis qu’il était à Poudlard, il avait apprit à ne plus s’étonner de quoi que ce soit. Il leva donc le bras pour frôler des doigts la poire, ce qui eut pour effet de faire basculer le tableau. Le chartreux, alléché par l’odeur de nourriture qui venait de se rependre aussitôt dans le couloir, se lança en avant dans la pièce, talonné par son maître tout aussi gourmand.

    Si vous me permettez le jeu de mot, je dirais qu’une fois les fruits chatouillés, on pouvait être soi même traité comme une grosse légume. Je ne veux pas dire par là que l’on est apathique comme eux, mais plutôt que la flopée d’elfes de maisons s’empressait toujours de vous prodiguer son attention. Seulement cette fois, Covington ne trouva pas trace des créatures. Elles devaient être en train de faire le ménage quelque part, où bien dormaient elles ? Le Serpentard n’avait jamais vu un elfe dormir et se demandait d’ailleurs s’ils le pouvaient. Covington n’était pas de ces gens odieux avec tout le monde, ravis de pouvoir humilier une créature comme un elfe. Au contraire, il avait une si haute estime de lui-même qu’il se refusait à ce genre d’exactions. Il préférait jouer les grands princes, comme les lions dans les contes qui dirigent avec bonhommie et noblesse leurs royaumes. Il se voyait comme cela, ou plutôt voulait-il être cela. Ainsi il ne faisait pas de mal aux elfes de maisons et les traitait avec beaucoup de sympathie. Enfin, toujours était-il qu’aucune de ces créatures n’était présente dans le secteur. Tant mieux, Covington aimait mieux se servir tout seul plutôt que de les avoir dans les pattes et devoir leur faire courtoisement la conversation. Mais s’il n’y avait aucun elfe, il y avait en revanche quelqu’un d’autre. Covington ne prit pas conscience de cette présence tout de suite, se contentant de diriger ses pas vers le frigo et de l’ouvrir dans l’espoir de trouver son bonheur. Et comment n’aurait il pas put le trouver sachant que c’était un frigo un peu spécial, voire même magique. Il trouva donc rapidement ce qu’il cherchait et le sortit de là avant d’entreprendre d’aller s’asseoir. Seulement le chat lui avait trouvé cette personne. Il s’était approché avec cette absence totale de gène propre aux félins, et la reniflait consciencieusement. Il devait trouver son odeur agréable car il émit un petit miaulement calme qui attira l’attention du Serpentard. Il se rendit enfin compte de la présence de cette personne.

    Il ne vit d’abord que le dos de celle-ci, recouverte d’une fine couche de tissu vert dont la couleur agréable attirait l’œil dans la pénombre relative. Il vit ensuite les boucles soyeuses qui s’échappaient en cascade. Puis la personne se retourna. Son visage était agréable à regarder pour un connaisseur tel que Covington. Joli modèle qui semblait stationner sa magnifique carrosserie là depuis un petit moment avant qu’il n’arrive. Covington ne pouvait pas dire qu’il n’appréciait pas cette compagnie improvisée, bien au contraire. Il s’approcha doucement et s’assit en face d’elle, le plus naturellement du monde, cachant ses pensées sous le masque de la neutralité qu’il savait si bien adopter en cas de force majeure. Il s’avouait mentalement que la comparaison avec un bolide rutilant qui avait traversé son esprit ne lui inspira pas beaucoup d’indulgence avec lui-même. Il était tout de même plus évolué que le genre d’individu grossier et rustre qui formulait d’habitude ce genre de pensée grotesque. Il fallait croire qu’il n’était qu’un homme comme les autres. Mais non, je vous rassure, tous les hommes ne sont pas comme ça. D’ailleurs je crois savoir que les femmes ne sont pas en reste sur ce plan là. Mais soit, on n’est pas ici pour parler de guerre des sexes. Covington regarda avec tendresse son chartreux qui reniflait toujours avec insistance l’odeur de la jeune femme. Il devait avouer que lui-même n’avait put s’empêcher de humer les effluves de son parfum. Il donna une petite tape sur le postérieur du félin qui eut un petit grognement avant d’aller se poser près de son maître à la façon d’un sphinx.


Dernière édition par Covington M. N. Mauresby le Lun 2 Mar - 16:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Lun 2 Mar - 16:25

    _Voyons Carbon Ball, on ne se montre pas impoli avec les dames.


    Le Serpentard sourit au chat qui lui lança un regard impénétrable, comme s’il savait les pensées peu amènes qu’il avait eut précédemment. Ensuite, le garçon entreprit de se découper une part du pannetone qu’il avait sortit du frigo. Il s’agit d’un gâteau italien, ou plutôt d’une grosse brioche truffée de petits raisins secs. Je vous assure que la pâtisserie vaut le détour, malgré un gout pour le moins « étouffe chrétien ». Ce faisant, il observait de son air impassible la jeune femme. Ses traits lui rappelaient quelque chose maintenant qu’il y pensait. Il l’avait déjà vu dans la salle commune, même sil ne lui avait jamais vraiment adressé la parole. Elle était donc fort logiquement à Serpentard. Cette réflexion lui semblât frappée au coin du bon sens sachant que personne d’autre qu’eux n’avaient accès à la salle commune. Il croqua un morceau de son propre gâteau, constatant que la jeune personne en face de lui avait aussi opté pour une pâtisserie. Eh oui, le sucre fait des adeptes, les plus gloutons comme les gourmands occasionnels. Et cette fille, aimait elle manger ou boire ? Un humoriste a dit un jour en une phrase que je juge pleine de justesse que la sensualité d’une femme ou d’un homme se juge souvent à sa façon de se tenir à table. Il est rare qu’une personne dédaignant la gastronomie soit d’une volupté imbattable. En tout cas est ce mon humble point de vue de narrateur. Force m’a été de constater que les exceptions ont été rares. Mais voila qu’il pensait de nouveau à cette fille non pas en terme d’être humain mais en tant que… que quoi exactement ? Etait ce la tenue plus que légère qu’elle portait qui produisait un tel relâchement en lui ? Il se donnait l’impression d’être un gros lourd répugnant, bien qu’il ne laissât rien paraître sur son visage de ses pensées. Cela ne lui ressemblait pas de juger ainsi quelqu’un qu’il ne connaissait pas. D’ailleurs, cela lui fit penser qu’il ne s’était pas présenté. Il se maudit intérieurement de cette omission qui ne ressemblait en rien à l’attitude de gentleman qu’il s’évertuait à présenter au monde. Il arbora donc un grand sourire qui se voulait respirant la franchise et l’honnêteté.


    _Pardonnez moi mademoiselle mais il faut que je me présente. Covington Mauresby. Il me semble vous avoir déjà croisé mais j’ai fait l’erreur de ne pas connaître votre nom.


    Pas mal tourné non ? Il s’en sortait bien le petit tout de même. Certes sa voix était quelque peu empruntée, mais cet aspect était gommé par une voix chaude et caressante comme du velours. Il aimait choisir ses mots, comme un vrai politicien dans l’âme, et ciseler ses phrases comme des bijoux avant de les présenter. Il ne supportait pas la vulgarité et se laissait aller à employer le registre familier que lorsqu’il était en grande colère, c'est-à-dire presque jamais. Il disposait en effet d’un très grand self-control, chose remarquable pour un adolescent bourré d’hormones en ébullitions. Il reprit la dégustation de sa part de gâteau et en donna un petit morceau au félin qui les regardait manger d’un air avide en se pourléchant les babines. Le chat eut un petit feulement, comme un remerciement, et attaqua sa part avec délice. Covington était fou de son animal, comme seuls savent le faire les propriétaires d’animaux qui sont de nature solitaire ou misanthrope. Covington avait des amis, mais il trouvait la majorité des gens vulgaires ou inintéressant, surtout à Poudlard où les pulsions semblaient ne plus se cacher ces derniers temps. Aussi, son chat était la seule créature vraiment digne d’intérêt qu’il avait dans son entourage. Le reste n’était qu’illusion et supercherie. Souvent les gens font semblant de vous aimer, semblant de vouloir vous réconforter ou de vous prêter attention. Mais il est rare qu’ils soient sincères. Les parents de Covington n’avaient jamais fait semblant de l’aimer. Ils ne l’aimaient pas, et puis c’était tout. Mais paradoxalement, il préférait ce genre d’attitude où tout le monde connaît la position de l’autre et n’a pas besoin de les percer à jour. Cela peut vous sembler incroyable mais il préférait les guerres ouvertes que les conflits latents qui n’osent se déclarer. Cela n’avait par contre pas d’incidence sur le fait que lui-même cachait toujours aux gens ses sentiments à leur égard. Il était étrange de constater que la seule personne à qui il disait la vérité était une personne qu’il ne connaissait pas. Peut être était ce justement car il ne la connaissait pas qu’il se sentait en sécurité. Toujours était-il qu’avec le reste du commun des mortels, il avait la fâcheuse habitude de jouer à cache-cache. Même le sourire franc qu’il arborait souvent pour mettre les gens dans sa poche, ce sourire qui brillait de toutes ses dents comme passé au Colgate extra white, était si faux qu’il sonnait comme le sourire des crocodiles face à leurs proies. Le plus étonnant était que peu de gens comprenaient ce sourire et beaucoup trouvaient qu’il était l’expression de l’honnêteté. Certains devraient penser à être moins naïfs.

    _Et tant que j’y suis… cet animal se nomme Carbon Ball. C’est un chartreux ou quelque chose comme ça.

    Covington ne se préoccupait pas réellement de savoir si son chat était un pur race ou un mélangé. Le Serpentard était lui-même sang mêlé, et considérait que le sang ne sert à rien si l’on ne se montre pas à la hauteur. Il voyait trop de ces sangs purs qui s’en vantaient, surtout chez les Serpentards, mais qui étaient bien loin de se montrer digne de leur ascendance. Alors il préférait la noblesse de caractère à une prétendue noblesse de sang et pour rien au monde il n’aurait échangé ses manières contre un arbre généalogique. Non, encore une fois, il valait beaucoup mieux que cela, du moins dans son esprit. Le félin se sentant appelé releva son visage au museau rond et lâcha un miaulement doux qui aurait put être un « enchanté madame » comme un « je suis celui là en effet ». Qui a dit que les animaux ressemblent à leur maître ? En tout cas ce chat là avait le même mode d’expression digne et respectueuse que son propriétaire à ce qu’il semblait quand on l’écoutait. Je doute cependant que le chat lui-même en ait la moindre conscience. Etonnant comme les gens ont tendance à humaniser les animaux, à leur donner un raisonnement, alors qu’eux-mêmes ne semblent pas s’en préoccuper.



(dizoulé... je me suis laissé emporter par l'enthousiasme ^^)
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Clémence Murray

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Lun 2 Mar - 21:23

      Absorbée dans la contemplation de sa part de gâteau, Clémence Murray en avait même oublié de respirer. Elle avait l'esprit ailleurs, vagabondant partout, dès qu'il trouvait une fissure. Elle jouait avec la cerise qui surplombait quelques secondes auparavant l'atroce masse de crème glacée, et qui se trouvait à présent sous sa petite cuillère. Réussirait-elle vraiment à avaler tout ça ? Elle soupira tout bas, en doutant tout à coup. Elle avait faim, mais elle ne pouvait nier qu'une étrange boule d'angoisse lui nouait les entrailles. Weston l'évitait depuis une semaine et elle s'en était bien sûr rendu compte. Elle était perspicace, comme fille, et on ne pouvait pas lui cacher quelque chose longtemps. Même si on s'appelait Weston et qu'on était très doué pour masquer ce qui n'allait pas. Au fond, bien qu'elle voulait à tout prix nier l'évidence, elle s'appercevait qu'elle avait peur. Et c'était peut-être le cas de son compagnon. Lui qui avait toujours aimé sa liberté... Il devait se sentir piégé par son couple. Il était si volage. Cependant, Clémence devait reconnaître qu'il avait été prévenant et doux avec elle, il n'avait jamais été voir ailleurs. Ou bien, il ne le lui avait pas dit. Elle n'avait pas douté de sa fidélité, pas une seule petite seconde. Et voilà qu'à présent, elle se mettait à broyer du noir parce qu'il ne voulait pas se confronter à elle. Bon sang. Elle avait toujours veillé à le laisser aussi libre que possible, ne l'étouffant jamais, évitant de l'empoisonner. Elle lui avait simplement prouvé tout son amour et il le lui avait rendu en retour. Mais il y avait quelque chose qui la troublait et elle ferma les yeux un moment. Il allait la quitter, elle pouvait presque le sentir. Il l'aimait, oui. Mais il était si jeune. Il tenait tant à son pouvoir de séduction et à ses jeux qui dérapaient souvent qu'elle ne pouvait pas l'en priver. Elle ne voulait pas le rendre malheureux, c'était bien la dernière chose qu'elle souhaitait. Cela faisait deux mois qu'ils étaient ensemble et elle était comblée. Mais pas lui, et elle s'en mordrait les doigts toute sa vie. Elle ne savait pas le rendre heureux, elle pouvait le lire dans ses grands yeux bleus. Elle avait pourtant tout donné... Mais il avait besoin de liberté. Que pouvait-elle faire ? Rester avec lui et le regarder aller voir ailleurs ? Souffrir pour l'aimer ? Ou bien accepter qu'il la quitte s'il le lui déclarait ? Elle n'en savait rien, elle ne voulait surtout pas y penser. Elle verrait avec le temps, et elle verrait surtout avec lui. Elle s'était un jour promis de ne pas se faire du mal pour un homme ; seulement, Weston était bien plus qu'un homme pris au hasard. Elle ne pourrait jamais lui en vouloir de se lasser d'elle. Elle savait qui il était, elle savait donc aussi qu'il avait besoin de se sentir libre de ses actes et de ses choix.

      Clémence soupira à nouveau et lâcha sa cuillère avant de repousser son assiette un peu plus loin sur la table. Elle croisa les bras et y enfouit sa tête, les yeux fermés, respirant lentement. Elle allait cesser d'y songer, cela ne ferait que la rendre encore plus nostalgique. Et elle n'avait pas besoin de se prendre la tête, malgré l'envie terrible qu'elle en avait. La jeune femme enroula ses cheveux autour de son index, sentant la bretelle de sa nuisette glisser le long de son épaule. Elle ne la releva pas, bien trop posée pour faire quelque chose. Elle n'était pas vraiment fatiguée, mais le simple fait de se réfugier de la sorte contre elle-même lui offrait un calme inespéré. Elle sentait tous les battements de son coeur, lents, bruts, violents même. Clémence était une jeune femme caractérielle qui savait ce qu'elle voulait dès le premier coup d'oeil. Elle possédait cette force de caractère qui suscitait tant l'admiration des autres ; battante, elle ne s'arrêtait jamais tant qu'elle n'avait pas atteint son objectif. Et tout cela pouvait se ressentir par les simple battements de son coeur contre son sein gauche. Elle était une passionnée, une acharnée, qui déchirait la vie à coup de dents désepérés ou avides selon la situation. Mais elle prennait toujours le temps de réfléchir et de peser le pour et le contre. Sauf quand elle était perdue, un peu comme maintenant. Ce genre de situation pouvait se révéler extrêmement néfaste pour elle. Clémence perdait alors toutes ses défenses, mise à nue aux yeux de tous ; il était facile de la percer en plein coeur et de lui voler tous ses secrets bien gardés. Mais il était surtout facile de l'attier et de lui promettre monts et merveilles, à elle qui, pourtant, ne faisait jamais confiance aux autres, ayant trop souffert par le passé. Elle avait un petit côté enfantin, terriblement irresistible et qui donnait à tous ceux qui la retrouvaient dans cet état de naïveté totale l'envie folle de la protéger, de la serrer fort et de lui murmurer des mots doux. En plus de cela, la demoiselle avait un corps presque parfait. Elle pouvait être si douce, parfois. Elle ne cessait jamais d'étonner le monde, lui souriant lorsqu'il s'y attendait le moins, le repoussant violamment lorsqu'il pensait qu'elle voulait de lui.

      La Verte et Argent avait cette façon bien à elle de voir les choses. Parfois rêveuse, délicate et tendre, elle pouvait passer des heures entières à observer le lointain, presque en transe. Elle n'était pas faible. Elle était juste bien trop sensible pour s'exposer à la cruauté du monde qui l'entourait. Alors, avec le temps, Clémence s'était façonné sa carapace. Un visage ferme, des traits de glace, un sourire figé, des yeux perçants, il ne lui manquait rien. Elle respirait l'assurance et la témérité, traits qui ne l'avaient jamais quittés. Elle avait veillé à mettre en valeur ce qui lui assurerait une survie imparable ; pour le reste, il était bien caché sous sa coquille, véritable forteresse résistant aux assauts des autres. La jeune femme n'avait pas un mauvais fond, loin de là. Cependant, elle jouait si bien la garce que le rôle commençait à entrer en elle avec bien trop de force. Alors il y avait ces petites moments où elle laissait tout tomber, laissant éclater sa vraie nature. Hésitante, méfiante, sauvage et amicale. Oui, parce qu'elle était amicale, elle avait toujours montré une arrogance et une indifférence maladives. Il n'était jamais trop tard pour elle, elle savait qu'elle pouvait choisir un jour de rester telle qu'elle était. Mais où passerait alors ce charme, ce mystère ? Beaucoup de gens avaient voulu la connaître vraiment. Il leur avait fallu du temps pour réussir à creuser une légère fissure dans son épaisse protection, qui avait finallement cédé sous le poid de la confiance et de l'amitié. Et, bien entendu, il y avait eu les gens qui en avaient profité pour jouer avec elle. Ainsi sous leur joug, Clémence avait perdu toute sa noblesse, sa puissance et son charisme. Elle avait été réduite une fois à néant et elle avait trouvé la force de relever la tête, les larmes ayant cessé de dévaler la pente veloutée de ses joues. Depuis, Clémence n'avait jamais retiré une once de sa carapace. Sauf pour Weston.

      La demoiselle releva la tête, les cheveux un peu emmêlés, les lèvres serrées. Elle aimait bien s'abandonner de la sorte, cela lui faisait un bien fou. Prise d'une envie subite de dire aux autres qu'elle voulait vivre pour elle, Clémence se leva d'un bond, dans une geste purement animal. Sauvage. On pouvait retrouver en elle le regard, la tension des muscles semblables à ceux d'un animal sur le point de bondir sur sa proie. Un frisson secoua son corps et elle se mordit furieusement la lèvre inférieure, avant d'enfoncer ses ongles dans la peau tendre de ses bras. Non, elle ne pouvait pas se laisser couler de la sorte. Elle avait peur, tellement peur... Peur de le perdre. Elle était prête à tout sacrifier pour le garder près d'elle. S'il voulait voir d'autres femmes, elle ne l'en empêcherait pas. S'il voulait cesser de la voir un temps, elle ne s'y opposerait pas. Elle voulait tout, elle supporterait tout, pourvu qu'elle ne le perde pas. Elle ne trouvait plus le sommeil, voilà la véritable raison de sa venue aux cuisines. Ce n'était pas une question de faim ou d'envie de nourriture, non. C'était bien plus fort que tout cela. Elle n'arrêtait pas de penser, et lorsqu'elle parvenait enfin à trouver le sommeil, elle se réveillait seule, la gorge nouée, des ombres dansant devant les yeux. Elle ne lui avait rien dit. Elle n'avait rien avoué de sa peur et de son envie de l'avoir encore avec elle. Justement. Si elle le lui avouait, il partirait. Elle voulait le laisser respirer, elle se retenait de l'aimer trop. Elle ne réussissait pas assez... Avec un geste rageur, Clémence abattit son poing sur la table. Le choc se répercuta le long de son bras, atteignit son coeur et explosa avec furie. Elle ne pourrait pas le retenir. Elle l'aimait trop pour le rendre malheureux, et s'il trouvait le bonheur en étant loin d'elle... Elle le regarderait partir tout en se disant qu'elle avait perdu sa chance. Elle l'avait attendu si longtemps... Trop, peut-être. Elle se souvenait de leur premier baiser, tendre, chargé de promesses. Elle gardait aussi en mémoire ses paroles d'amour, ses yeux enflammés de désir, la douceur de sa peau contre la sienne, la ferveur de ses autres baisers. Mais il restait un homme libre et elle n'avait pas le droit de lui imposer sa volonté. Elle se battrait pour vivre et elle y arriverait parce qu'elle ne se laisserait jamais plus abattre comme par le passé. Mais elle ne serait plus la même, parce qu'elle aurait perdu un bout d'elle-même.

      La Serpy s'approcha de l'évier et s'aspergea le visage d'eau glacée, frémissant sous le fin tissu de sa nuisette. Elle en profita pour démmêler doucement ses boucles du bout des doigts, les yeux rivés sur le mur. Elle ne regrettait rien. Elle doutait simplement de sa capacité à bien faire les choses. Elle aimait tellement le voir les yeux illuminés de bonheur... Et elle ferait en sorte que celma se perpétue. Revigorée, la demoiselle se frotta énergiquement les bras et posa ses yeux gris sur la pièce éclairée par quelques néons. Elle avait mangé, son ventre s'emplissant peu à peu ; pourtant, elle avait envie de vomir. Elle ne cilla pas, laissant la bile amère se coincer dans sa gorge. Elle refusait, un point c'est tout.

      Clémence jeta un oeil à la grande porte au moment où celle-ci s'ouvrit. Elle retint les battements affolés de con soeur, cherchant avec désespoir un coin où elle pourrait se cacher. Mais il n'y avait aucun endroit de ibre. Dans le frigo ? Non, elle ne voulait tout de même par mourir de froid. Elle déglutit, puis se retourna en vitesse, retourna s'asseoir à sa place initiale, feignant le désintéressement total. Elle verrait bien qui entrerait... Des bruits de pas, lents, presque calculés. Elle reconnaissait là la légèreté dangereuse d'un prédateur. Gardant les yeux rivés sur son assiette à demi-vide, Clémence conservait la nuque légèrement raide, prête à bondir si le besoin s'en ressentait. Elle leva légèrement le nez, avisant la porte du frigo qui s'ouvrait. Elle ne vit pas pour autant le visage de la personne qui se servait ainsi de la même façon qu'elle, quelques minutes avant. Intriguée par cette présence qui ne semblait même pas s'intéresser à elle, la jeune femme se détendit et posa son coude sur la table, traçant de larges cercles de crème glacée dans son assiette au moyen de sa petite cuillère. Voilà qui était passionnant. Puis, soudainement, elle sentit une masse chaude et douce se coller à sa cuisse. Elle tourna la tête, passablement surprise mais nullement incommodée, elle trouvait ce contact très agréable. Et pour cause ; un sourire ravi se dessina sur ses lèvres pleines lorsqu'elle apperçu le chat qui ronronnait à côté d'elle, braquant ses grands yeux sur elle. Clémence n'était pas toujours tendre avec les êtres humains, en revanche, elle l'était toujours avec les animaux. Elle gratta doucement la petite tête grise, constatant que l'animal la renifflait. Devait-elle prendre cela pour un compliment ? Apparamment oui, il avait plutôt l'air content de sa découverte ! Elle étouffa un petit rire et attira le chat à elle, qui ne résista pas une seconde, avant de se pelotonner contre sa poitrine. Elle continua de la caresser, émerveillée, un doux sourire accroché aux lèvres. Elle n'avait pas vu un aussi bel animal depuis un bon bout de temps. Elle devait forcemment reconnaître qu'il avait l'air en forme : ses yeux brillaient, son pelacge était brillant et soyeux et il ne semblait pas affamé. Elle ne pourrait donc que s'entendre avec son maître...

      Maître qui choisit cet instant pour s'installer en face d'elle, sans la moindre gêne. Clémence haussa un sourcil interrogateur mais ne dit rien, continuant de caresser le chat, roulé en boule contre elle, dévoilant son ventre tout chaud. La jeune femme y enfouit une seconde son visage, se ravissant de la douceur de ses poils, avant de relever la tête. Cela ne se faisait sûrement pas de câliner le chat de quelqu'un d'autre, mais en même temps, il était venu vers elle de lui-même, elle ne l'avait forcé à rien. Curieuse, la jeune femme observait à présent le jeune homme en face d'elle. Il avait l'air aussi affamé qu'elle, enfin, s'il l'était bien, lui. Elle retint un petit sourire et laissa le chat traverser la table pour rejoindre son maître. Elle les trouvait terriblement bien assortis, tous les deux. Elle continua de les regarder, un peu ailleurs, jusqu'à ce qu'une voix résonne doucement dans la cuisine.

        « Pardonnez moi mademoiselle mais il faut que je me présente. Covington Mauresby. Il me semble vous avoir déjà croisé mais j’ai fait l’erreur de ne pas connaître votre nom. »


      Clémence revint à la réalité et secoua un peu la tête, avant de se rendre compte qu'elle l'avait déjà vu dans sa propre salle commune. Un Vert, donc. Cela l'enchantait, elle n'avait pas conversé avec quelqu'un de sa maison depuis un bon bout de temps. Peut-être que cela l'aiderait à penser à autre chose qu'à Lui. La jeune femme sourit légèrement et secoua la tête, amusée par la déclaration du nouvel arrivant.

        « Vous êtes pardonné, monsieur Mauresby. En effet, il me semble vous avoir déjà croisé également... Nous pouvons donc dire que l'erreur est partagée. Clémence Murray. Enchantée. »

_________________


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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Lun 2 Mar - 21:24

      Et, pour une fois, elle était sincère. Elle s'était attendue à être seule dans les cuisines à une heure pareille, mais cela lui faisait du bien de rencontrer quelqu'un. Comme cela, elle ne resterait pas toute la nuit à broyer du noir, ce qui était bien mauvais pour la santé, dit-on. Elle observa plus attentivement Convington, le détaillant discrètement. Oui, cela lui revenait. La dernière fois qu'elle l'avait vu dans les cachots, il écrivait quelque chose. Une lettre, peut-être ? Quelque chose du genre, en tout cas, elle en était presque certaine. Elle n'avait pas osé le déranger, jugeant que c'était mal placé. Enfin, elle n'aimait pas que l'on vienne la gêner lorsqu'elle était concentrée, elle pensait donc que c'était aussi valable pour les autres qui, comme elle, aimaient parfois à se réfugier dans les mots pour combler un manque. Ou pour oublier quelque chose qui faisait peser sur leur vie un étrange sentiment d'angoisse. Oh non, elle allait recommencer. Clémence secoua la tête, les dents si serrées qu'elle les entendait crisser les unes contre les autres. Elle s'était promis qu'elle cesserait. Mais c'était bien plus facile à dire qu'à faire, elle en était tout à fait consciente. Elle se força donc à sourire pour faire bonne figure avant de repporter son attention sur le chat qui se frottait avec ravissement à son maître. Cette simple marque de fidélité et d'amour lui glaça les veines. Tout semblait si facile, entre un animal et son maître. Mais tout était bien différent entre deux être humains qui ne savaient pas s'apprivoiser sans entraver l'autre. Clémence porta une nouvelle cuillérée de gâteau à sa bouche, plus pour s'occuper que pour rassasier son estomac. Elle n'avait plus faim depuis longtemps déjà. Elle termina néanmoins ce qu'elle avait dans son assiette. Sa pauvre mère lui avait toujours dit de ne jamais gâcher la nourriture, aussi faisait-elle en sorte d'honorer ce principe. Dès que cela fut fini, Clémence repoussa une nouvelle fois son assiette, plus délicatement cette fois-ci. Elle releva les yeux vers Covington qui semblait la dévisager avec attention. Gênée, la demoiselle baissa vivement les yeux, sentant le rouge lui monter aux joues. Il l'avait vue dans un moment de faiblesse, dans l'un de ces moments où elle délaissait sa carapace. Et pire encore, il l'avait vu manger un tas de crème glacée. Clémence haussa les épaules. Cela ne le tuerait probablement pas, il avait déjà du voir des filles manger, hein. Mais tout de même, ce n'était pas très élégant. Clémence avait reçu dès son plus jeune âge une formation stricte. Riche enfant, son précepteur lui avait appris à se tenir droite, à sourire aux invités et à manger proprement. Evidemment, elle appliquait toujours ces précieux conseils à la lettre, mais il lui arrivait parfois d'oublier les bonnes manières.

      La Serpy se redressa et releva le menton, devenant subitement bien plus gracieuse et princière. Voilà comment Covington se devait de la connaître. Avec toute sa fougue, et non pas avec son coeur arraché.

        « Et tant que j’y suis… cet animal se nomme Carbon Ball. C’est un chartreux ou quelque chose comme ça. »


      Clémence éclata de rire, franchement. Un rire clair, doux. Elle posa les yeux sur ledit Carbon Ball et hocha lentement la tête avant d'appeler le chat, qui s'approcha d'elle en trottinant. Il se posa de lui-même sur ses genoux dénudés et elle se remit à le caresser doucement, souriant à son maître.

        « Ce nom lui va comme un gant, vous avez bien choisi. Il est magnifique. Qui est à l'image de l'autre ? Est-ce vous, ou bien lui ? »


      Espiègle, la jeune femme rit une nouvelle fois, se rendant compte qu'elle se mettait à plaisanter. Pourtant, rien ne lui était sorti de la tête. Elle avait enfermé le sourire de Weston dans une petite boîte, bien au fond de son coeur. Et, lorsqu'elle serait seule, elle l'ouvrirait une nouvelle fois, se disant qu'elle avait perdu.

_________________


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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Mer 4 Mar - 18:49

    « Cependant qu’en un jeu plein de sales parfums,
    Héritage fatal d’une vieille hydropique,
    Le beau valet de cœur et la dame de pique,
    Causent sinistrement de leurs amours défunts »


    C. Baudelaire – Spleen n°1




    * Flashback on *


    Morne journée qui étirait le flot cotonneux des nuages gris au dessus des maisons paisibles. On était en été, et le ciel aurait dut être d’azur, surtout dans cette région du sud de l’Angleterre. Mais non, l’air était saturé d’électricité prête à éclater. Il y avait cette atmosphère chargée et lourde, pas loin de vous faire suffoquer. Le sang se glace à l’écoute du moindre bruit, craignant on ne sait quelle colère divine. Oui, le déluge est proche, libérateur, venu calmer la sèche aridité des terres, ce qui constitue à l’évidence un pléonasme. Mais pour l’instant, nul éclair ne zèbre le ciel de son éclat terrible, et nulle pluie ne vient soulager les prairies craquelées. Pour l’instant, il n’y a que l’air lourd et désagréable, qui vous prend comme une nausée et ne vous lâche plus. Les animaux se cachent, et les humains font de même. Bien fou celui qui reste dehors par ce temps funeste. On sentait bien que quelque chose de dangereux se tramait. C’était trop dérangeant pour qu’il n’y ait que de l’orage. Oui, autre chose se cachait derrière l’air pesant, plus malsain, plus désespérant que tout ceci.

    La Cornouaille peut vous sembler un paradis vert, pittoresque carte postale de la belle Angleterre ? Et bien sachez messieurs dames qu’il ne faut jamais se fier aux jolis décors, car ils entourent parfois les histoires les plus cruelles. Et dans l’une de ces maisons de pierres, on pressentait déjà la foudre. En effet, dans la cuisine se tenait un petit garçon, perché sur un grand tabouret. Il regardait par la fenêtre, les yeux rougis d’avoir trop pleuré, le visage bouffi par le manque de sommeil. Tout cela était injuste dans son esprit d’enfant, et je dois vous dire que ce qu’il trouvait injuste l’était bel et bien. Une femme blonde entra dans la cuisine et le considéra d’un regard mauvais.


    _Pourquoi pleures tu ?

    _Parce que Robeen est partie… et elle ne va pas revenir n’est ce pas ?

    _Tu crois que c’est une raison pour pleurer ?

    _Je sais pas.

    La main partit et se posa avec violence sur le visage mélancolique encadré de boucles blondes et soyeuses. La femme considéra son fils, une expression choquée sur le visage. Elle ne pouvait pas croire qu’elle s’était laissée aller à le frapper. Mais elle reprit contenance pour ne pas montrer à son fils qu’elle regrettait son geste. Son visage redevint impassible comme à son habitude, bien que ses yeux gris trahissent encore son trouble. Elle croisa les bras et lança encore quelques paroles d’un ton qui se voulait dédaigneux avant de sortir de la pièce, laissant le petit garçon se frotter la joue. Il ne pleurait plus, trop choqué lui aussi. Longtemps encore il devait considérer les dernières paroles que sa mère avait dites avant de sortir.

    _Ne pleures jamais sans une bonne raison, et surtout, ne montre jamais que tu pleure. Sinon, tu ne seras jamais personne Narcis !


    * Flashback off *



    Instinctivement, Covington posa la main sur sa joue en repensant à cet événement. Mais tout de suite après, il se ressaisit et reporta de nouveau son attention sur la fille en face de lui. Elle venait de décliner son identité à son tour. Clémence Murray, un bien joli nom. Elle devait être irlandaise s’il en jugeait par la consonance du patronyme. Covington ne mettrait pas longtemps à enregistrer ce nom dans sa mémoire. Il avait une bonne souvenance des noms et des visages, ce qui lui était fort utile pour ne pas commettre d’erreurs. Les gens aiment qu’on se souvienne d’eux, cela leur donne l’impression d’être important, et cela, Covington le savait bien. Et il ne lui serait pas difficile de se souvenir de mademoiselle Murray. Elle avait le regard un peu triste dans lequel l’anglais put lire qu’elle avait été certainement en train de pleurer quelques minutes avant qu’il entre, ou de faire ce genre de choses que l’on fait lorsque l’on est malheureux. Elle lui souriait tranquillement et il remarqua qu’elle avait fait l’effort de se relever discrètement, ce qui lui conférait un air plus altier. Mais cela ne changeait rien car on pouvait encore voir dans ses yeux sa tristesse. Covington avait lui-même beaucoup trop souffert pour ne pas remarquer ce genre de choses. Mais bien sur, il ne releva pas le fait, et demanda encore moins à la jeune femme ce qui l’ennuyait. Les gens qui vous demandent comment vous allez veulent bien faire mais ne se rendent pas compte qu’ils font plus de mal que de bien. Il savait ce que cela coutait de cacher sa douleur pour aller de l’avant, et ne pouvait pas lui reprocher. Au contraire, il sentit un profond respect pour la demoiselle l’envahir. Oui il savait ce que cela coutait et il admirait les gens qui comme lui, étaient capables de surmonter les épreuves pour opposer un visage plus souriant à la vie. Il n’avait jamais ressentit de respect pour quelqu’un. Un peu d’affection, de l’amitié, peut être, mais pas du respect. Il ne respectait d’ordinaire que lui-même. Mais cette fille justement, lui rappelait un peu sa propre personne. Il sentait en elle cette même force de caractère que lui-même avait, cette envie d’aller plus loin que sa souffrance, de surpasser sa tristesse, et de ne pas avouer ses peurs aux gens. Cela aurait put l’effrayer de voir que quelqu’un d’autre que lui était capable de cette sorte de duplicité, mais étrangement, cela le rassura. Il s’était souvent demandé s’il n’était pas un monstre de mentir aux gens et de vouloir leurs cacher certaines choses. Il avait pensé que peut être, ce n’était pas une façon normale ou correcte d’agir. Au moins maintenant il savait qu’il n’était pas le seul à faire semblant.

    De plus, il devait avouer que ces yeux pleins de tristesse étaient très beaux à regarder. Non il n’était pas sadique, il n’aimait pas voir souffrir les autres, mais il trouvait que les yeux étaient souvent ce qu’il y avait de plus beau à regarder chez quelqu’un. D’ailleurs, les sien étaient gris comme la fourrure de son chat. Gris avec des reflets bleus, ou bleu avec des reflets gris. C’était selon le temps qu’il faisait. Et son regard scrutait avec attention l’intérieur d’une bouteille de jus d’abricot qu’il avait trouvé dans le frigo et qu’il avait soudainement une sournoise envie de vider. Sauf qu’il ne pouvait dignement se permettre de boire à la bouteille comme un porc devant une dame. Il fit une moue et sortit sa baguette d’une poche de son pantalon. Il prononça rapidement un « accio verres », ce qui eut pour effet, comme vous vous en doutez, de faire planer jusqu’à la table deux verres de couleur bleue. Il se saisit de l’un d’eux et entreprit de se servir du jus de fruit. Quand ceci fut fait, il reboucha la bouteille qu’il posa sur la table délicatement. Il avait vu son interlocutrice chipoter avec la fin de son gâteau avant de le terminer courageusement et il pensait inutile de lui proposer à boire. Elle se serait peut être sentie obligée d’accepter par courtoisie et il ne voulait pas la force à quoi que ce soit. Il avait tout de même fait venir deux verres au cas où elle veuille boire à son tour. Il se remit à la considérer de son regard de rayon X, comme s’il voulait sonder son âme. Il était tout de même curieux de savoir ce qui pouvait la blesser. Pas que ce cas le touche profondément, mais il aimait savoir comment une aussi épineuse rose pouvait se trouver mise à mal. Chagrin d’amour était le motif le plus fréquent, talonné de très près par souvenirs douloureux qui refont surface. Il y avait même des cas particulièrement tordus où l’un impliquait l’autre. Mais ça, Covington pensait que c’était un non problème dans la mesure où il fallait selon lui une sacré bonne dose de mauvaise volonté pour se forcer à ne pas aimer quelqu’un par peur du passé. C’était son avis, pas forcément le mien ni celui d’autres personnes.

    Covington porta son verre à sa bouche et commença à boire doucement, regardant le chat s’étirer voluptueusement à l’appel de la demoiselle. Carbon Ball était véritablement un très beau chat, qui avait un esprit vif à défaut d’avoir la même vivacité physique. Il avait l’air bien nourri car c’était le cas, outre le fait qu’il ne faisait pas beaucoup d’exercice. En bon chat de salon, le chartreux se plaisait à se vautrer dans la paresse. En cela il différait quelque peu de son maître qui avait tendance à trop bouger, au grand déplaisir de l’animal qui voulait toujours le suivre partout dans ses balades. Le félin alla prendre place sur les genoux de Clémence avec le plus grand naturel, comme si cette place lui avait toujours été réservée. Ce petit cabotin aimait se donner en spectacle et s’arroger les bonnes places. Covington devait avouer que sur ce point, le chat lui ressemblait. Carbon Ball aimait la compagnie des jolies dames, ce en quoi le maître ne pouvait que lui donner raison. Présentement, ledit félin était occupé à ronronner de toute la puissance de sa petite voix, présentant son pelage chaud et son corps souple aux caresses et aux gratouilles. Quel joyeux animal, que l’on aurait crut tel le pacha sur ses poussins de soi, bienheureux être. Le plumeau gris qu’était sa queue se balançait tranquillement au rythme des battements de son cœur, et ses petits yeux gris s’étaient refermés paresseusement. Certes, par delà la couleur gris-bleu qui était commune à l’humain et à l’animal, on pouvait dire que les deux étaient liés par leur envie de profiter de ce que la vie pouvait leur offrir, que ce soient nourriture, repos ou femelles. Une vision fort hédoniste de la vie en vérité. Carbon ball était encore un petit chat, pas tout à fait adulte, ce qui faisait de lui une grosse boule grise, comme un plumeau à ramoner les cheminées. Mais ses yeux intelligents, on semblait pouvoir lire de la sagesse propre à cette race de chat. Les chartreux ont cet air bonhomme et solide, mais en même temps si plein de connaissance, qui fait penser au moine jovial et bedonnant travaillant dans quelque scriptorium.


    _Ce nom lui va comme un gant, vous avez bien choisi. Il est magnifique. Qui est à l'image de l'autre ? Est-ce vous, ou bien lui ?

    Elle avait éclaté de rire lorsqu’il avait parlé du chat, et souriait maintenant à Covington. Il était content de l’avoir fait rire. Mais il sentait bien qu’elle n’en oubliait pas pour autant ses malheurs. Il le voyait là encore dans ses yeux. Il aurait aimé pouvoir lui dire des choses plus rassurantes pour qu’elle en oublie d’être malheureuse, mais il ne savait vraiment pas quoi dire. Puis, il ne voulait pas qu’elle se sente poussée dans ses retranchements par un individu qui avait comprit sa tristesse. Le moins qu’il pouvait faire était de tenter de la faire rire. Ca, il pouvait toujours s’y essayer en se forçant un peu, même si le rire n’était pas son fort. Il fallait déjà commencer par répondre à sa question.

    _Je me plais à penser que c’est l’animal qui ressemble à son maître mais il y a des fois où je me pose des questions. Mais c’est souvent le cas avec les chats… ils ont ce don de vous laisser croire qu’ils sont supérieurs.

    Comme pour répondre à cette parole, le chat ouvrit ses petits yeux en amande et jeta un regard paisible à son maître avant de lâcher un petit feulement satisfait. Il avait l’air incroyablement ravi de sa situation. Le chat levait sa petite patte poilue et jouait avec des boucles blondes qui s’échappaient autour du visage de Clémence. Ses yeux fixaient les mèches de cheveux tandis qu’il agitait sa petite patte, griffes rentrées pour le jeu. Son but n’était pas de blesser mais de faire voltiger la délicate boucle. Covington regardait son animal avec tendresse, un mince sourire accroché à se lèvres. Le chat sembla comprendre qu’il était le centre de l’attention car il passa une petite langue rose sur ses babines avant de pousser un bâillement sonore et de retourner à sa sieste. Il avait décidé qu’il avait assez fait son cirque pour le moment. Covington détacha son regard du félin pour se reconcentrer sur le visage de la fille. Il ne pouvait pas s’en empêcher, alors il lança le plus innocemment possible.

    _Quelque chose m’étonne. Que fait une aussi jolie dame à cette heure ci, à se gaver de sucrerie toute seule ?

    Sa voix était toujours chaude et douce, comme la fourrure du chat, et le ton calme et apaisé qu’il avait prit montrait qu’il ne cherchait pas à mal. Il était tout simplement curieux de savoir si elle réagissait pareil que lui ou si le rapprochement qu’il avait fait entre eux deux n’était qu’une vue de l’esprit. Seulement aussitôt que la question avait franchie ses lèvres, il regretta de l’avoir posée. Non il ne pouvait pas se permettre de lui poser ce genre d’interrogation. Ce n’était pas très courtois de sa part de vouloir ainsi la questionner. Il parut troublé et son sourire assuré sembla s’évanouir un instant de sur sa bouche, avant qu’il ne reprenne contenance et qu’il ne chuchote.

    _Non laissez tomber Clémence. Vous n'avez pas à répondre à cela ! Excusez moi...
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Mer 4 Mar - 19:50

      La présence du chat gris sur ses genoux offrait à la jeune femme un agréable sentiment de paix et de sécurité. Elle ferma les yeux, bercée par le doux ronronnement de l'animal, sans cesser pour autant de lui gratouiller la tête. Elle aussi, elle avait eu un chat à une époque. Elle lui avait d'ailleurs donné un nom des plus étranges... Mais elle ne parvenait plus à s'en rappeler. Elle était petite, d'après ses souvenirs lointains. Peut-être cinq ans, mais pas plus. Quel était donc ce fameux nom ? Elle secoua la tête ; cela lui reviendrait peut-être plus tard, lorsqu'elle serait complètement calmée et détendue. Surtout grâce à la présence impromptue du jeune homme et de son compagnon. Clémence s'étira discrètement, sa bretelle glissant une nouvelle fois le long de son épaule. Elle la remonta machinalement, toujours plongée dans ses pensées. Avec son frère, lorsqu'ils étaient plus jeunes, elle passait son temps à ramener des animaux blessés au pieds de sa mère. Celle-ci ne disait rien, aimant trop la nature pour s'en offusquer, mais c'était loin d'être le cas de son père. Edward était un homme imposant, glacial et sombre. Clémence avait toujours été persuadée qu'il ne l'aimait pas, et elle en avait eu la confirmation l'été de ses quinze ans. Dès que M. Murray voyait un nouvel animal chez lui, il avait l'habitude de le tuer. Probablement parce que la plupart du temps, ces pauvres bêtes étaient à l'article de la mort. Mais il voulait surtout apprendre à ses enfants à faire preuve d'absence de sentiments. Alors à chaque fois, c'était le même rituel. Il les sermonnait, alors que les deux petits baissaient les yeux, comme s'ils avaient commis une erreur. Mais non, non. C'était leur père qui commettait la pire des erreurs, Clémence l'avait toujours pensé, jusqu'au jour où elle le lui avait enfin avoué.

      La demoiselle secoua la tête, sortant de ses pensées un brin macabres. Elle ne savait pas pourquoi, tout d'un coup, ce souvenir lui revenait en tête. Elle n'avait jamais apprécié son père, aussi ne voyait-elle pas de raison à penser à lui de la sorte. Quoi qu'elle fasse, elle s'était promis de ne plus vivre avec l'ombre de son père, pesante, mauvaise conseillère. Etonnée des dérives de son âme, la jeune femme se passa une main dans les cheveux, songeuse. Elle n'avait pas remis les pieds en Irlande depuis ce fameux été, où son père lui avait proposé de le rejoindre et de travailler pour lui. En tant que gentille petite fille bien élevée, Clémence aurait accepté de bon coeur, et elle s'était même apprêtée à le faire. Juste avant de savoir de quoi il s'agissait.


      F l a s h . B a c k ; O N


        « Je veux que tu viennes avec moi, Clémence. Tu as plus de charme que tu ne le penses. Tu m'aideras, tu brilleras. »

      Clémence était encore jeune, mais elle avait tout de même bien mûrit. De taille moyenne, une mine méfiante comme à son habitude, elle dévisageait son père avec insistance. Ses boucles blondes étaient emmêlées par le vent qui lui soufflait dans le dos, sauvage et incontrôlable. Il lui ressemblait tant.

        « Je sais que je brillerai. Mais je n'ai pas besoin de ton aide pour cela, crois-moi. Tu ne m'as jamais montré le moindre signe de tendresse. Et tu crois que je vais tomber à tes pieds, comme toute fille aimante le ferait pour son père ? Seulement tu vois, la différence, c'est que moi, je n'ai pas de père. Je n'en ai jamais eu. Et je n'en veux pas. »

      Impassible, Clémence avait parlé d'un ton neutre mais néanmoins chargé de haine et de souffrance. Elle était loin de la petite enfant faible. Jeune fille attirante, belle et intelligente, elle avait tout pour réussir. Il lui manquait simplement un déclic, un moyen de faire quelque chose de remarquable.

        « Tu fais quoi comme boulot, au juste ? Tu tues des animaux ? Comme tu l'as fait avec Hysteria ? »

      La jeune fille serra les dents, les poings sur les hanches.

        « Je ne tue pas des animaux... Mais... Mais je tue, tout court. Des gens ont besoin de mes services, et nous, nous avons besoin d'argent. Tu vois Clémence, sans moi, tu n'aurais rien de tout cela. Pas de manoir. Pas de poney. Pas de parc magnifqiue. »

      La demoiselle avait reculé lentement, effrayée. Elle ne pouvait fixer autre chose que les yeux gris métalliques de son père - les même que les siens. Bon sang, elle avait tout de lui... Elle avait tout. Elle regarda ses mains et les serra violemment, ses ongles s'enfonçant dans sa chair.

        « Non... Non. Tu ne feras pas de moi un monstre... Je ne veux pas être comme toi... Je ne serai jamais commte toi, tu m'entends ? Jamais ! »

      Clémence s'était enfuie en courant, des larmes lui brûlant les yeux. Et pourtant, malgré la vitesse et le vent qui lui fouettait le visage, elle sut en les entendant qu'elle n'oublierait jamais les mots de son père.

        « Tu ES comme moi, Clémence Alexandara Murray ! Tu as mon sang, tu deviendras comme moi, que tu le veuilles ou non ! »


      F l a s h . B a c k ; O F F



      Clémence serra les dents comme elle l'avait fait ce jour-là. Le nom de son chat lui était revenu. Hysteria. Un chat qui comme bien d'autres n'avait pu vivre longtemps avec eux. Mais s'il n'y avait eu que cela... A la simple pensée que son père, son monstre de père, continuait à assassiner des gens influents de sang froid, la bile remonta jusqu'à ses lèvres. La jeune femme appuya sa paume contre sa bouche, s'efforçant de respirer calmement, le coeur comme marqué au fer rouge par ce souvenir. Le pire était que son père avait raison. Elle devenait comme lui. Elle faisait souffrir les autres parce qu'ils lui avaient fait du mal. Elle y prennait presque plaisir. Elle avait besoin d'aide, mais elle ne se l'avouerait jamais. Il ne se passait pas une seule journée sans qu'elle ne pense à ces mots qui l'avaient heurtée de plein fouet. Clémence mettait tout en peuvre pour devenir quelqu'un de bien. Mais elle devait se rendre à l'évidence, elle n'était pas quelqu'un de bien...

        « Quelque chose m’étonne. Que fait une aussi jolie dame à cette heure ci, à se gaver de sucrerie toute seule ? »


      La douce voix de Covington la remana à la réalité, l'arrachant à son passé troublé. Un hoquet lui échappa, alors qu'elle ravalait ses larmes. Elle vit presque aussitôt le visage du jeune homme changer de couleur, comme s'il craignait être allé trop loin en lui posant cette question. Il s'excusa d'ailleurs ensuite, avec un ton qui la fit légèrement sourire. S'il savait combien elle voulait qu'il lui parle. Tout le temps, sans jamais s'arrêter, pour la faire revenir dans ce monde qui était réel. Elle ne voulait plus de son passé, non. La jeune femme rêvait d'un avenir nouveau, sans aucune marque ancienne. Mais c'était bien plus facile à vouloir qu'à obtenir, elle le savait bien. Elle se remit à caresser le chat gris et soupira. Haussement d'épaules. Il aurait été ridicule de sa part de lui mentir, alors que cela crevait les yeux qu'elle n'allait pas bien. Mais elle était Clémence et elle avait son fichu orgeuil.

        « Je... J'avais envie de me promener un peu... Merci pour votre compliment. »


      Elle sourit un peu plus pour tâcher de son montrer convaincante, avant de baisser les yeux à nouveau, se mordant férocement la lèvre. Une goutelette de sang s'en échappa, perlant sur sa chair tendre, et elle la captura d'un coup de langue, avant de relever la tête vers son compagnon, les yeux voilés.

        « Dites moi, Covington... Pouvez-vous me parler de vous ? Ou bien, je ne sais pas... De ce qui vous passe par la tête. J'aime votre voix, je crois qu'elle m'attache à la réalité. »


      Clémence avait penché la tête légèrement sur le côté, l'observant avec sérieux. Oui, elle en avait vraiment besoin.

_________________


        JE VEUX BIEN
        FAIRE LA BELLE
        MAIS PAS DORMIR
        AU BOIS
        JE VEUX BIEN
        ÊTRE REINE
        MAIS PAS
        L'OMBRE DU ROI

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Covington M. N. Mauresby

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Jeu 5 Mar - 21:38

    « Words like violence, break the silence
    Come crashing in, into my little world
    Paintfull to me, piece right to me
    Can’t you understand, oh my little girl ? »


    (Depeche Mode – Enjoy the silence)




    Oui, elle avait parut un peu gênée par sa question. Les yeux fixant devant elle sans voir puis les prunelles bougeant subitement autour d’elle comme si elle cherchait à se rappeler de pourquoi elle était là. Comme il l’avait prévu, sa réponse fut évasive, lointaine, comme incongrue. Il n’était pas dupe, il voyait bien sa douleur. Ainsi il avait eut raison sur cette ligne là, elle souffrait, mais ne voulait pas le laisser voir. Quoique franchement, elle mentait très mal à ce moment là. En tant qu’expert en la matière, Covington se doutait qu’elle était fatiguée par l’effet conjugué de l’heure tardive et d’un quelconque chagrin. Covington termina sa part de pannetone et son verre le plus dignement possible et reposa ce dernier sur la table tranquillement. Clémence était en train de se mordre la lèvre inferieure jusqu’au sang, au sens littéral du terme. Une fine goutte de ce liquide perla sur sa peau blanche, vite rattrapée par un coup de langue. Ca aussi, le Serpentard pouvait comprendre. Ce besoin de se confier à quelqu’un, de dire ce que l’on a sur le cœur, mais ce foutu orgueil qui vous rattrape toujours pour vous en empêcher. Combien de fois lui-même avait voulut parler à quelqu’un et dire ce qu’il ressentait. Mais toujours, la phrase de sa mère lui revenait en mémoire. Ne pleures jamais sans une bonne raison, et surtout, ne montre jamais que tu pleure, sinon tu ne seras jamais personne. Ne pas montrer que l’on souffre, c’est bien beau comme idée, mais comment vraiment la tenir ? Comment faire lorsque l’on arrive plus à avancer, que l’on a plus la force de se lever, et qu’on a un tel besoin de chaleur humaine ? Covington s’était toujours interdit par principe de trop se rapprocher des gens, mais il en avait tellement marre. Il aurait voulu avoir quelqu’un qui le comprenne. Mais à chaque fois qu’il s’était sentit sur le point de se libérer du fardeau, il s’était reprit et avait gardé son masque. Au tout dernier moment, une force l’en empêchait. Jamais il ne s’était confié, pas même les petites confidences mineures faites à son mystérieux correspondant. Cependant il en était à un tel point de secret et de mystère que même ces quelques révélations minimes le mettaient en rage. Oui, en rage, car il avait donné une clef, aussi petite soit elle, de son cœur, et cela lui faisait peur. Que quelqu’un soit en mesure de dire qu’il souffrait l’ennuyait fortement. On pouvait même dire que cela le rendait malade. Mais bon, ce qui était fait ne pouvait être défait.

    _Dites moi, Covington... Pouvez-vous me parler de vous ? Ou bien, je ne sais pas... De ce qui vous passe par la tête. J'aime votre voix, je crois qu'elle m'attache à la réalité.

    La voix de sa camarade de maison le ramena à la réalité du moment. Perdu dans ses pensées, il en avait presqu’oublié la cuisine où il se trouvait et sa présence. Non pas sa présence, car il ne pouvait plus en faire abstraction désormais. Elle lui ressemblait trop, comme un animal acculé qui puise dans ses ultimes réserves pour garder la tête haute. Cette force du désespoir qui semble dire au monde : tu me tue mais au moins, je meurs avec ma dignité. Avec ou sans dignité, le résultat serait peut être le même après tout ? Cette voix lui semblât incroyablement faible et frêle. Il se leva doucement et fit le tour de la table pour venir s’asseoir à côté d’elle sur le banc de bois. Parler oui, mais parler de quoi ? Il n’était pas à l’aise lui non plus pour parler de lui-même et il redoutait de le faire. Parler de banalités alors, comme il avait apprit à le faire avec les gens que fréquentait son père, les notaires, les avocats, les médecins ? Oui, ça il savait très bien le faire. Après tout, elle voulait seulement qu’il lui parle, même de ce qui lui passait par la tête avait elle dit. Alors, pourquoi ne pas parler de choses inutiles ? Pourquoi ? Parce qu’il trouvait cela malhonnête. Elle était en position de faiblesse face à lui, à se retenir de pleurer. Il ne trouvait pas ça très gentleman de prendre le beau rôle en la laissant dans celui de demoiselle en détresse qu’elle semblait particulièrement détester. Toujours assit à côté d’elle, il eut un soupir avant de sourire de nouveau, sincèrement cette fois. Il aurait tant voulu trouver les mots, mais ceux qui lui venaient lui semblaient si dérisoires.

    _Je ne sais pas de quoi parler. Pourtant je sais parler oui. Enfin j’en ai la capacité et je sais parler aux gens… d’habitude. J’ai l’impression que là je perds ma voix, ou plutôt mes mots.

    Il prit une profonde inspiration. Il sentait que ce qu’il disait était stupide au possible. Jamais il n’avait pensé à ce qu’il pourrait dire à quelqu’un qui voulait qu’il parle à n’importe quel prix. D’habitude, les gens vous laissent parler mais le contenu à plus de valeur que le fait que vous parliez. On parle pour communiquer, jamais juste pour le fait de parler. Covington était déstabilisé par cette demande étrange. Ce qui faisait qu’il parlait peut être légèrement plus vite que d’habitude. Mais sa voix, même plus rapide, soufflait comme le vent d’été, chaud et sec, confortable. Sa voix était un atout, dont il se servait souvent. Oui il savait parler, et il savait surtout comment parler. C’était le plus important non ? Car parler pour ne rien dire, cela ne l’intéressait pas. Il fallait qu’il y ait un but. Alors il fallait s’en trouver un ou ne plus parler, refuser de gaspiller sa salive pour les temps perdus, aller de l’avant enfin. Que dire alors ? Il avait une petite idée de comment faire passer son discourt. Il prit sa baguette et la fit tourner entre ses doigts, cherchant autour de lui. Quand il eut trouvé ce qu’il cherchait, il pointa sa baguette dessus et murmura une formule qui se perdit comme un souffle léger. C’était un vieux balai oublié là, certainement par un elfe de maison. Le vieil ustensile se transforma en un instrument, de musique bien sur. Il s’en saisit vivement et retourna s’asseoir auprès de Clémence et du chat, toujours lové entre les bras de celle-ci. Une guitare oui, en bois vernis et étincelant, acoustique. Il tourna son visage vers la demoiselle et eut un grand sourire avant de lancer doucement.

    _Une petite chanson ?

    Il détourna la tête pour se concentrer sur la guitare. Il plaqua quelques accords, puis essaya une autre mélodie, avant de pousser un grognement satisfait. Puis il commença à jouer quelque chose, il ne savait pas exactement quoi mais il se rappelait l’avoir entendue quelque part. C’était une jolie musique d’ailleurs, lente et doucereuse comme un secret, latente et sourde, une vraie ballade de malade. A y regarder, ou plutôt à y écouter, de plus près, cette chanson avait un petit quelque chose de malsain. Ce qui ne s’arrangeât pas quand la voix de Covington revint sur le devant de la scène, susurrant ses mots comme une profonde litanie venue de loin. C’était comme un chant religieux, mêlé à une ballade anglaise. Et les paroles, loin de faire froid dans le dos, avaient un quelque chose de rassurant et de calme.


    Citation :
    Listen to my call, those who have no pain
    You don’t know what your luck is
    Because those like me who are vain
    Don’t think about the mess they’re in

    They just judge the other’s vanity
    Forgetting they’re from the same though
    And they dream about a sense of glory
    Sleeping when the three furies laugh

    Look, we are from the same wood
    The one of some dead old tree
    Burnt in the flames we don’t understood
    Because of our cruel and stupid lunacy

    (Extrait de la chanson que Covington chante à Clémence)


    Il chanta encore quelques instants son étrange mélopée, et il s’arrêta. En fait il n’avait plus d’inspiration et il ne se souvenait pas de la suite de la mélodie. Oui bon on faisait mieux comme petite improvisation, mais au moins, c’était toujours cela de gagné. Il se tourna de nouveau vers Clémence, un petit sourire, mélancolique cette fois, sur le visage. Il souffla de nouveau, mais sans chanter.

    _Sincèrement Clémence… pourquoi pleurez vous ?
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Dim 8 Mar - 19:02

    Clémence observait toujours Covington, presque implorante. Elle ne le connaissait pas, et elle avait pourtant l'impression étrange de l'avoir déjà vu, d'avoir eu l'occasion d'explorer son âme avec une facilité qui la troublait. A vrai dire, elle se retrouvait dans ses gestes et dans sa façon de la regarder. Alors oui, peut-être qu'elle le connaissait sans le savoir, sans le vouloir. Mais sur l'instant présent, tout lui était égal ; elle voulait s'ancrer à la réalité pour cesser de revivre les moments d'échec de son existence. La demoiselle le suivit des yeux lorsqu'il vint s'installer à ses côtés alors qu'elle le remerciait du regard. Elle avait du le mettre dans l'embarras, à lui demander une telle chose... Elle qui, d'habitude, demandait plutôt aux gens de se taire, se retrouvait en position de faiblesse. Elle ressentait le besoin irrépressible de s'aggriper à lui et de planter ses ongles dans son bras, afin d'être certaine qu'il était réel, qu'elle n'était pas seule dans cette immense cuisine qui lui sembla subitement bien moins accueillante qu'auparavant. La jeune femme déglutit et ferma les yeux, luttant contre la nausée. Il y avait bien trop de choses qui arrivaient en même temps ; elle n'était pas certaine d'avoir le courage et la force de toutes les supporter. Mais elle n'avait pas d'autre choix, que pouvait-elle faire d'autre ? Sa vie durant, l'Irlandaise s'était battue contre son destin, ne laissant personne décider à sa place. Sauf que ces derniers temps, elle avait baissé les yeux et s'en était remise à l'avis d'autrui. Et voilà où elle en était.



    F l a s h . B a c k ; On


      « Ne pleure pas, ma chérie. Tout va s'arranger, je te le promets.»
      « Mais il m'a frappée... Il... »
      « Chut, tout va bien se passer, je suis là. Je ne te quitterai jamais, tu m'entends ? Tu ne seras jamais seule, Clémence. Et même si tu ne me vois pas, je serai toujours à tes côtés. »
      « Je ne veux plus le voir. Je ne veux plus jamais le voir... »
      « Ne pleure pas, a nighean don. Si tu montres ta faiblesse, les gens en profiteront. Ne pleure jamais devant quelqu'un. Devant moi ou ton frère, cela n'a pas d'importance, nous t'aimons, nous ne te ferons jamais de mal. Mais méfie toi toujours des gens, a chuisle. Ils ne sont pas ce qu'ils prétendent être, et tôt ou tard, ils abuseront de ta douleur... Ne pleure pas. Garde tes larmes et laisse-les mourir lorsque tu es seule. »
      « Il ne me touchera plus jamais... »


    F l a s h . B a c k ; O f f



    En effet, son père n'avait plus jamais levé la main sur elle. Clémence l'avait défié, insulté, cherchant à le pousser à bout pour qu'il la frappe. Et pour qu'elle puisse lui rendre chacun des coups qu'il lui donnait, sans jamais s'arrêter. Mais elle avait fait une promesse à sa mère, celle de ne plus jamais souffrir devant autrui. Elle avait failli, offrant sa peine et sa douleur aux yeux d'un homme, qui avait souri devant son manque de protection. Un homme qui lui avait soufflé des mots d'amour lorsqu'il la prennait, pour lui avouer un jour qu'il préférait s'arrêter là, parce qu'il avait le besoin d'aller voir d'autres femmes. Pourquoi avait-elle failli à sa promesse ? La jeune femme se prit la tête entre les mains, presque sûre qu'elle allait exploser. Tout lui revenait en mémoire d'un bloc et elle ne pouvait rien contrôler. Elle était persuadée que la folie la guettait, tapie dans un coin sombre de son âme, prête à la dévorer dès qu'elle baisserait un peu plus sa garde... Qu'y avait-il de pire ? Les coups de son père ? L'abandon de son coeur ? Le manque de sa mère, qu'elle ne reverrait jamais plus ? Ou bien ce vide qui creusait en elle un gouffre béant, aspirant toutes ses émotions pour ne lui laisser que l'envie de crier ?

      « Une petite chanson ? »


    La voix de son compagnon la fit une nouvelle fois revenir sur Terre et elle cligna des yeux, cherchant à retrouver un point de vue stable. Clémence hocha lentement la tête, ne le quittant pas des yeux. Elle aurait tout pris pour ne plus avoir ses pensées délirantes. Non, ce qu'elle voulait le plus au monde, c'était avoir mal physiquement. Pas avec autant de violence et de déshumanité que lorsque son père lui avait lacéré le dos, l'obligeant à garder les yeux baissés et à expier sa faute. Non, elle voulait une douleur réelle, simplement charnelle, qui lui ferait comprendre qu'elle était là, qu'elle existait... L'Irlandaise repporta son attention sur Covington et se surprit à des songes lubriques, totalement dénués de sentiments. Elle en avait juste besoin. Clémence serra les dents et détourna les yeux, se dégoûtant elle-même. Comment pouvait-elle songer à ce genre de choses alors qu'elle ne le connaissait pas et qu'elle ne pouvait plus supporter la présence d'un homme près d'elle ? Oh, si, en fait, elle pouvait le supporter. Mais elle ne voulait pas n'importe quel homme dans sa vie, et puisqu'elle ne pourrait jamais l'avoir, elle préférait ne plus s'attacher, gardant en mémoire sa souffrance. Afin de ne plus tomber dans ce trou à rat qu'était la solitude causée par la perte, le manque, le chagrin.

    La demoiselle posa sa tête contre l'épaule de Covington alors qu'il chantait tout bas. Elle avait froid, mais elle avait aussi l'impression que son sang bouillait dans ses veines. Une larme roula sur sa joue sans qu'elle ne s'en apperçoive. Si elle l'avait vue glisser, elle se serait gifflée. Elle avait promis... Mais elle ne tenait jamais ses promesses. Les mots du jeune homme cheminèrent en elle, enrobant son coeur d'un voile protecteur, apaisant sa brûlure, apprivoisant son âme. Au fur et à mesure qu'il chantait, elle s'abandonnait au calme, sa respiration ralentissant. C'était si attrayant. Pourtant, elle savait que dès qu'elle ouvrirait les yeux, elle y repenserait. Elle n'avait pas le même genre de pensée macabre que son père, non. Mais elle aurait aimé qu'il souffre, lui qui avait osé la laisser. Elle voulait le voir transpercé par sa douleur, esclave de sa folie, rongé par son amertume. Non, elle ne l'aimait plus. Elle en était certaine. Mais elle ne pourrait pas le lui pardonner... Elle n'avait été qu'un jouet. Un moyen d'assouvir ses besoins. Il s'était servi d'elle à partir du moment où elle avait pleuré devant lui.

      « Sincèrement Clémence… pourquoi pleurez vous ? »


    Clémence tressaillit et réouvrit les yeux, avant de constater que ses joues étaient humides et collantes. Elle y porta la main, tremblante, ne parvenant plus à aligner une pensée cohérente. La jeune femme regarda Covington, ne sachant pas quoi lui répondre. Non, elle n'avait pas voulu pleurer...

      « Je... Je ne pleure pas. »


    Elle releva les yeux, dure aussi bien envers elle-même que son compagnon, qui n'y était pour rien. Il lui avait offert un échappatoire... Mais elle ne parvenait pas à s'en saisir.

    « Votre chanson me rappelle ma mère. Elle me disait la même chose... Elle m'a toujours dit la même chose. Vous chantez bien... Elle aussi, elle chantait bien. J'aurai aimé qu'elle me transmette son talent... »

    Clémence baissa les yeux, ses épaules s'affaissant un peu alors qu'elle se calmait. Elle secoua la tête, un sourire triste et amer aux lèvres. Elle s'appuya de nouveau contre le jeune homme, sans éprouver la moindre gêne, ce qui était plutôt étrange de sa part. Elle ne faisait pas partie de ces filles qui faisaient tout selon leur bon vouloir, non. Elle se sentait protégée. Cependant, ses propres envies refirent surface lorsqu'elle glissa ses doigts dans les cheveux de Covington, attirant son regard vers le sien. Elle le connaissait, parce qu'il était elle.

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Covington M. N. Mauresby

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Lun 9 Mar - 22:46

    « I tried to be like Grace Kelly
    But all her looks where too sad
    So I tried a little Freddie
    I’ve gone identity mad ! »


    (Mika – Grace Kelly)



    Covington jouait de la guitare oui, plutôt bien même. Il jouait du piano de même, pas trop mal non plus. Il se laissait souvent aller à chanter et il trouvait presque toujours le bon rythme. Non je plaisante, car Covington jouait et chantait très bien, même mieux que beaucoup de gens qu’il avait vu jouer et qui se prenaient pour des cadors. Il était loin d’être modeste, ce qui faisait que chacun avait put profiter de ses vocalises et de ses mélodies. Au moins on finissait vite par le savoir. Il aimait bien la musique, à un point qu’il pouvait en oublier tout ce qu’il y avait atour. Le jazz surtout était sa grande passion. Louis Armstrong ou Glenn Miller, il n’y avait pas mieux pour le rendre joyeux et le faire se déhancher. Il se perdait dans ce qu’il faisait, comme on se noie dans la mer. Sauf que pour lui, la musique ne l’étouffait pas, bien au contraire. C’était une musique si joyeuse, si entrainante, qu’il oubliait ses peurs. Il aurait aimé vivre à la Nouvelle Orléans dans les années 50. Ainsi, il n’avait même pas sentit sa tête se poser sur son épaule pendant qu’il jouait, concentré qu’il était sur son jeu. Mais lorsqu’il sortit de sa mélodie et qu’il laissa la réalité reprendre possession de son esprit, il sentit immédiatement ce qui n’allait pas. Il sentait les cheveux de Clémence cascader sur son épaule, son souffle apaisé dans son cou. Il s’en voulut presque d’avoir posé sa question lorsqu’elle se détacha de lui pour le regarder. Ses yeux étaient comme perdus, et leur étendue semblait ne pas avoir de fin, comme le vide, comme l’océan. Une autre chimère où se noyer. Elle avait des yeux si grands, si beaux.

    Puis son regard reprit une expression dure et elle répondit d’un ton qui se voulait confiant et sur. Non elle ne pleurait pas, elle ne voulait pas l’admettre. Elle se retranchait encore une fois dans ses positions et n’en démordait pas. Elle était si fière et si farouche, qu’elle lui faisait penser à une amazone, une guerrière qui ne lâcherait pas prise. Il préférait ça plutôt qu’elle ne se mette à fondre en larme. Mais il fallait avouer qu’elle état si attendrissante avec ses joues humides et ses yeux qui lançaient des éclairs pour se donner contenance. Elle lui rappelait Carbon Ball lorsqu’il l’avait trouvé. Covington l’avait trouvé tout bébé dans un grand carton, sous la pluie, transit de froid. Quelqu’un avait dut l’abandonner là pour qu’il y meure de faim. Covington était un sans cœur avant cela. Il ne se prenait d’affection pour personne, et il était toujours sous l’emprise de sa mère. C’était l’année dernière, avant que tout ne change. Il avait recueillit l’animal, malgré les protestations de sa mère. Elle ne voulait pas de cet animal. Il n’était pas propre et Dieu seul savait quelles maladies il pouvait avoir. Mais il n’avait pas lâché l’affaire, et avait gardé son chaton. Le petit animal avait d’abord eut ce même regard qu’avait Clémence, fier. Mais après, il s’était laissé allé dans la chaleur des bras de son nouveau maître et n’en avait pas été trop malheureux. D’ailleurs, le félin avait quitté les genoux de la demoiselle pour aller roupiller allégrement sur la table. Il savait que quelque chose de pas net se tramait et qu’il ne valait mieux pas déranger.


    _Votre chanson me rappelle ma mère. Elle me disait la même chose... Elle m'a toujours dit la même chose. Vous chantez bien... Elle aussi, elle chantait bien. J'aurai aimé qu'elle me transmette son talent.

    Bon, dans cette situation là, Covington aurait certainement répondu « oui je sais que je suis doué mais ce n’est pas grand-chose vous savez ». Mais aux vues de la scène qui se jouait, l’orgueil pouvait se permettre d’être mit deux minutes au placard. Il n’allait quand même pas se vanter alors qu’elle allait si mal. Quoique ça aurait put la faire rire. Mais non, il n’était pas comme ça. Alors il eut un sourire et articula un « merci » qui se voulait le plus humble et le plus simple possible. Quel gentil hein ? Sauf qu’elle choisit ce moment pour s’appuyer contre lui de nouveau. Bon, il fallait reconnaître que la situation n’était pas des plus confortables pour le jeune homme. Ce n’est pas parce qu’on veut jouer les gentlemen qu’on n’a pas d pulsions, et Covington était du genre à en avoir. Il balbutia quelques remerciements pour son compliment, mais ne put pas articuler beaucoup plus. Cela ne s’arrangea pas lorsqu’il sentit sa main dans ses cheveux. Il en aurait ronronné. Puis elle le força à la regarder dans les yeux. Son regard le brulait de l’intérieur, diffusant en lui un feu sournois qui brulait tout sur son passage. Ce fut brulant, comme un feu de paille sèche par une après midi d’été. Aucun survivant. Il était venu faire quoi ici au fait ? Plus rien ne comptait vraiment, à part ses désirs qui faisaient surface. Elle était vraiment très légèrement vêtue. Ilse sentait, comment dire, électrisé. Oui c’était le mot en effet. Il ne savait plus vraiment ce qu’il faisait, totalement hypnotisé par les yeux de Clémence. Il lui sembla qu’il se penchait progressivement vers elle, petit à petit, sans vraiment s’en rendre compte. Toujours est il que ses lèvres rencontrèrent les siennes plus vite qu’il ne l’aurait crut. Il se contenta de les déposer doucement, sans forcer, comme un simple contact. C’est ce qui le réveilla, cette sensation. Il écarta son visage et la regarda encore dans les yeux.

    _Clémence, n’attends rien de moi surtout. Je ne suis pas un salop, je préviens. Mais rien ne peut me retenir, aucune femme, et encore moins un homme. N’espère rien de plus qu’une profonde amitié.

    Son ton était sérieux et posé. Il avait dit ça comme une simple constatation, en abandonnant le « vous ». Suite à quoi il l’embrassa de nouveau, plus passionnément. Libre à elle de le repousser, il lui laissait le choix. Il ne voulait pas la forcer, et il comprenait sa détresse. Elle était son reflet dans un miroir, celui qui lui permettait de se voir lui-même et de constater ses blessures. Il n’allait pas la faire souffrir, comment se faire souffrir soi même ? N’étant pas masochiste, il ne pouvait être sadique envers elle. Il se contenterait de suivre l’instinct de Clémence, qui était en fait accordé sur le sien comme les instruments d’un orchestre. Pour l’instant, le baiser retenait toute son attention et il aurait eut du mal à réfléchir à toute cette dimension. Comme tout narcissique, Covington finissait par être légèrement nymphomane sur les bords. Résultat, il se laissait facilement griser par les jupons. Et il fallait dire que l’odeur de Clémence, la chaleur de sa peau, l’éclat de ses yeux, et le gout de ses lèvres, ne lui déplaisaient pas. Il écart sa bouche de la sienne pour reprendre son souffle, mais le manque de ses lèvres lui donna rapidement l’impression d’étouffer. Il passa sa propre main dans les cheveux blonds de Clémence, attirant son visage de nouveau contre le sien. Oui bon, pour lui laisser le choix, c’était un peu biaisé. Il l’embrassa encore, glissant son autre main sur sa hanche. On pouvait sentir son magnétisme d’animal sauvage à des kilomètres tant sa sensibilité se faisait à fleur de peau. Ses muscles se crispaient sous sa peau et tout son corps se faisait plus félin, plus souple, plus électrique. Il était animal pensant, chat et chien, chasseur et proie en même temps. Il voulait se laisser porter par son côté prédateur, mais il hésitait encore. Il voulait d’abord connaître la réaction de Clémence. Si elle le repoussait, il surmonterait. Il savait que d’autres filles voudraient bien de lui. Mais si elle acceptait ces instants sans promesses derrière, il pourrait se laisser aller. Sa main se glissait sur sa nuque avec tendresse, tandis que l’autre emprisonnait sa taille avec plus de passion. Il lui était extrêmement dur de résister à la tentation. Ainsi, son visage s’aventurait déjà sur sa gorge. Non, pas trop vite, cela ne serait pas drôle ! Il redressa la tête pour la regarder dans les yeux, et le bleu gris vide s’était doté d’une lumière profonde comme celle des étoiles. Ses yeux étaient un ciel presque voilé par les nuages. Il eut un sourire doux et rassurant avant de poser son front contre le sien. D’un voix presque sourde, et surtout, imperceptiblement implorante, il posa la question fatidique.

    _Que décides tu ?
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Mar 10 Mar - 21:49

      La perte de sa capacité à penser correctement ne l'effrayait pas le moins du monde. Elle avait déjà été dans cet état là, bien que, la plupart du temps, la drogue l'y aidait beaucoup. Mais ce soir-là -cette nuit-là?-, elle se sentait droguée, emportée par cette délicieuse sensation de flottement qui pénétrait son coeur, commençant par envahir ses veines, avant de se répandre dans l'ensemble dans son corps comme un filet aux mailles indéchirables. Elle avait envie de fermer les yeux et de se laisser aller sur les vagues de l'inconscience sans se poser de question. Mais lui était-ce seulement possible ? Pouvait-elle flirter avec le Diable sans le voir ? Elle ressentait le manque cruel du feu dans son sang, véritable bûcher qui l'enserrait de toute part lorsqu'elle se callait contre son mur, la tête renversée, les mains tremblantes, les yeux rêveurs et un sourire de plaisir aux lèvres. Il y avait quelque part un monde qui la rendait bien plus sereine, bien plus ouverte aux autres et à l'humanité. Elle n'avait jamais vraiment placé d'espoir dans l'Homme, mais lorsqu'elle se surprennait à y songer, le venin sillonant son être, elle voyait les choses sous un autre angle. Pourquoi n'y aurait-il pas un espoir de rédemption, une nouvelle vie ? Elle n'avait pas fait de belles choses par le passé, mais, étrangement, elle ne conservait presque aucun regret. Sauf en ce qui concernait sa mère, mais c'était une tout autre histoire.

      Clémence revint lentement à la réalité, un peu à la dérive. Elle ne savait pas ce qu'elle était en train de faire, et elle fut un moment électrisée par le regard que Covington posait sur elle. Elle pencha légèrement la tête, intiguée, avant d'appercevoir ses propres doigts glissés dans ses cheveux et de sentir la caresse de son souffle sur sa joue. Elle était droguée. Mais ce n'était pas la même substance que d'habitude, non ; cette fois-ci, il s'agissait plutôt d'un désir irrépressible qui grondait sous sa peau, excitait la moindre de ses cellules. Il avait cessé de chanter et elle comprit pourquoi. Alors la demoiselle sourit, désirant jouer jusqu'au bout. Parce qu'elle n'avait rien à perdre, tout à gagner, et parce qu'elle était avant tout une excellente joueuse qui aimait gagner, peu lui importait le gain final. Covington irradiait l'envie aussi bien qu'elle, du moins, elle s'en doutait. Elle ne l'avait pas provoqué, pas encore. A vrai dire, elle était plongée dans un tel fleuve d'inconscience quelques minutes auparavant qu'elle ne se souvenait même plus de l'avoir touché. Mais à mesure qu'elle repprenait le contrôle d'elle-même et de sa fièreté, elle parvenait à enfouir en profondeur ses souvenirs désagréables pour se concentrer sur le présent et tout ce qui allait avec. Son sourire s'agrandit un peu plus, dévoilant ses dents blanches et alignées.

      C'était idnéniable, il se penchait vers elle. Clémence ne bougeait pas, attendant de voir jusqu'où il irait, amusée par la situation. Oui, elle avait été désemparée, anéantie et elle l'était d'ailleurs toujours. Mais elle savait parfois faire abstraction de certains points afin de profiter du meilleur. Elle s'y attendait, mais la douceur du contact la désempara. Ses lèvres effleurèrent celles de son compagnon, dans un baiser inoffensif, léger, terriblement prometteur pourtant. La jeune femme n'avait cessé de sourire, bien qu'un peu plus douce tout de même après ce léger apperçu.

        « Clémence, n’attends rien de moi surtout. Je ne suis pas un salop, je préviens. Mais rien ne peut me retenir, aucune femme, et encore moins un homme. N’espère rien de plus qu’une profonde amitié. »


      Médusée, la jeune femme ne trouva rien à dire. Elle éclata d'un rire franc et clair, sans parvenir à retrouver son souffle. Bon sang, il était drôle, en plus. Elle avait trouvé une perle rare... Lui caressant la joue du bout des doigts, elle se pencha vers lui et lui mordilla le lobe de l'oreille, avant de lui susurrer quelques mots joyeux ;

        « Je n'attends rien de toi, Covington. Et la question d'un amitié ne se pose pas, je crois. Elle est déjà en marche. Je ne veux pas te retenir, et ce ne sont pas du tout mes intentions... Bien que tu ne pourras te passer de moi. »


      En effet. Clémence n'avait pas songé une seule seconde à avoir une relation avec lui. Tout d'abord, parce qu'elle préférait connaître les gens avant de s'aventurer ce le terrain glissant qu'était le couple, ou du moins, ce qui pouvait s'en approcher. Mais la raison exacte était qu'elle n'en avait pas besoin. Elle le voulait, lui, tout simplement, sans se poser de question. Elle savait qu'elle l'aimerait, mais pas de cet amour sans borne qu'une femme peut éprouver pour son mari. Ils étaient bien trop semblables... Elle le savait. Elle savait aussi qu'elle ne quitterait pas, quoi qu'il puisse se passer entre eux. Ils venaient tout juste de se croiser, mais elle avait la vague impression de le connaître depuis toujours. Non, il n'était pas un salaud. Elle ne voulait pas lui voler son coeur, et elle ne lui offrirait pas le sien. Tout ce qu'elle avait à lui donner était son âme, pour qu'il la panse et la chérisse comme son frère l'avait fait pour elle. Et elle avait son corps. Dont il disposerait sans doute d'un accès illimité, à en juger par le désir flambant qui vivait en elle lorsqu'elle le regardait.

      Elle se pencha vers lui alors qu'il faisait de même, dans un balai parfait, comme s'ils étaient aimantés. Ses doigts s'enfoncèrent un peu plus dans ses cheveux alors qu'elle l'attirait à elle, capturant ses lèvres, ne pouvant retenir un gémissement d'envie. Elle percevait les battements accélérés du coeur de Covington, son odeur l'envahissant, s'inflitrant en elle, lui faisant découvrir de nouvelles vagues. Elle avait beaucoup à apprendre de lui et elle pressentait que tous deux auraient une relation des plus particulière, soudée et tendre. Se retenant d'enfoncer ses ongles dans sa chair avec violence, elle sourit intérieurement, quelque peu affamée. Elle l'aurait, cela ne faisait aucun doute. Mais elle ne voulait pas gâcher ce moment qui la libérait de tous ses démons. Sa langue glissait contre la sienne, cherchant à la plier à ses envies, l'asservissant, l'imprégnant de son passage pour qu'il ne l'oublie jamais. Le jeune homme recula légèrement, la prennant au dépourvu alors qu'elle le regardait, la lueur de sauvagerie qu'elle venait de voir dans ses yeux lui donnant encore plus envie de lui. Etait-ce possible de vouloir quelqu'un sans pour autant avoir envie de partager sa vie ? Oui, elle en avait la preuve devant elle. Oh, si, il partagerait sa vie, son lit, mais elle n'avait rien de plus à lui offrir qu'une amitié profonde, tendre, douce et plaisante. Tous les deux s'en contenteraient avec émerveillement.

      Covington cligna des yeux en même temps qu'elle, avant de replonger, l'embrassant une nouvelle fois. Clémence refusait de lâcher le désir qui ne demandait qu'à exploser en elle, voulant se faire souffrir un moment. Parce qu'elle savait que la récompense de ses efforts n'en serait que plus belle encore... Elle ferma les yeux, sentant le sang battre dans ses veines avec force, alors que les lèvres de son compagnon glissaient dans son cou, pressantes, provoquant des myriades de frissons dans son corps. Avait-elle vraiment frémi ? Elle était incapable de le dire. Elle ne savait rien, si ce n'était qu'elle le voulait en elle, le plus longtemps possible. Non, non, d'abord, elle voulait le faire attendre... Elle voulait l'implorer autant qu'elle voulait le voir à ses pieds. Le bras du jeune homme enserra sa taille, la collant à lui, ne cachant plus son envie folle. Avait-elle le choix, pouvait-elle lui dire non ?

        « Que décides tu ? »


      [size=118]L[/size]'Irlandaise ferma les yeux, écoutant la respiration saccadée de Covington près d'elle, son front posé contre le sien. Elle ne répondit pas tout de suite, laissant la tension de ses muscles s'apaiser un peu. La demoiselle réouvrit pourtant les yeux et elle su au regard qu'elle lui offra qu'il valait toutes les réponses du monde. Elle pouvait presque sentir ses joues embrasées, le souffle lui manquait et elle n'ignorait pas la flamme qui vibrait dans son propre regard.

        « Je te veux. »


      Sa voix était rauque, implorante elle aussi. Elle reppartit à la conquête de ses lèvres, ses doigts glissant le long de son cou, cueillant sa nuque, la renversant pour offrir à sa langue une ligne toute tracée. Elle goûta sa peau tendre, frotta son nez à sa carotide, sentant son sang affluer avec fureur. Elle le mordilla doucement, remontant lentement à sa bouche, comme s'il lui était impossible de vivre sans elle. Sa main gauche glissa le long du bras de Convington, traçant du bout des ongles une trace blanche, embrasant son être et son âme. Elle s'offrait à lui sans limite.

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        MAIS PAS DORMIR
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Jeu 12 Mar - 1:03

    « Tonight I'm gonna have myself a real good time
    i feel alive
    and the world turning inside out yeah
    floating in around in ecstasy »


    (Queen – Don’t stop me now)



    Tremblant, Covington attendait une réponse. Elle lui semblait si lente à venir. Une éternité passée à attendre qu’elle lui donne sa réponse. Il avait bien vu qu’elle en avait aussi envie que lui, mais il ne faisait jamais rien sans confirmation. Il n’avait pas envie de s’attirer des ennuis. Mieux vaut être très prudent, tel était son credo. Ainsi, il reprenait sa respiration, scrutant le visage de Clémence. Cela n’avait duré que quelques instants avant que ses yeux ne se fondent dans les siens, mais il avait lui parut que cela avait duré un siècle. Le manque de ses lèvres surtout lui donnait cette impression. Il braquait ses yeux sur elle, percevant bien ce que son regard à elle signifiait. Il n’aurait même pas eut besoin qu’elle parle tant ses yeux criaient la réponse. C’était limpide comme l’eau d’un lac. Comme au ralentit, il l’entendit prendre son souffle, la vit ouvrir la bouche, et sentit vibrer dans l’air la phrase qui le libéra.

    _Je te veux.

    Vous savez lors des compétitions sportives, lorsque pour marquer le début de la course, on tire un coup de fusil ? Eh bien je peux affirmer sans mentir que cette phrase fit le même effet sur Covington. Il démarra au quart de tour, cependant plus comme un marathonien que comme un sprinteur. Comprenez par là qu’il ne voulait pas non plus se laisser emporter par la vitesse. Non, précipiter les choses n’a rien de bien drôle. Il remarqua dans une demi-conscience que son ton était incisif et tendre en même temps, comme un mélange d’ordre et de supplique. Il aimait ce ton, cette voix, cette respiration. Il l’aimait tellement cette bouche aussi, qui se posa sur la sienne pour l’embrasser avec frénésie. Folie, douce folie, destructrice folie, traumatisme des sens qui l’envahissaient petit à petit. Il était encore bien lucide, peu être moins que d’habitude, mais toujours avec une pointe de clarté. Celle-ci finirait toutefois par disparaître, grillée au barbecue de ce feu du désir qui le rongeait. C’était un vrai poison qu’il goutait de sa bouche, un enchanteur, un puissant. Il le frappait de toute sa traitrise. Mais il aimait cela, lui qui pourtant aimait tout contrôler. Il sentait la bouche de Clémence qui partait à la recherche de sa gorge, ses mains se glissant sur sa nuque, dans ses cheveux. Alors il décida qu’il fallait se lancer pour de bon. Au diable que quelqu’un entre et les surprenne, cette idée ne lui traversait plus l’esprit depuis maintenant un bon moment. Il laissa sa main l’attraper dans le dos, enserrer sa taille, et il l’attira plus encore contre lui, leurs corps serrés l’un contre l’autre. Elle mordillait son oreille, et lui plongeait son visage dans ses cheveux. Il respirait leur odeur, inspirant à pleins poumons à tel point qu’il arrivait presque à court d’oxygène, en apnée. Puis il laissa sa bouche embrasser le cou de Clémence, juste sous l’oreille, et descendre progressivement pour prendre possession de son épaule. La bretelle de sa nuisette verte était déjà retombée, laissant le champ libre au Serpentard. Doucement, s’musant à remonter et à redescendre sur cette épaule dénudée, il goutait sa peau chaude et délicate. Il sentait la main de Clémence descendre le long de son bras en traçant une ligne de son ongle. Elle voulait jouer ? Covington fit remonter sa main dans son dos en traçant des arabesques du bout de son doigt. Comme il n’avait pas les ongles longs, il ne lui faisait pas mal. Ce n’était pas son but après tout. Il posa ses mains à plat dans le dos de Clémence et continua son exploration de son corps en partant découvrir son bras gauche. Un baiser par ci, un autre par là, et il sentait que son envie grandissait à chaque secondes. Lorsqu’il fut arrivé au niveau du coude, il lui fut difficile d’aller plus loin sans se plier en deux, ce qui fait qu’il eut à remonter vers la gorge de sa compagne.

    Tout cela se passait si vite, si soudainement, qu’il eut peu de temps pour réfléchir à ce qu’il faisait. Il se contentait donc de se laisser porter par son instinct, ce qui lui donnait vaguement l’impression d’être un animal. Oh et au diable les convenances, il n’est pas utile de réfléchir quand on va passer la nuit, ou quelque chose d’approchant, avec quelqu’un. Quelle manie de vouloir penser et théoriser. Il prit donc le partit d’abandonner son esprit au vestiaire et de se concentrer un peu plus sur l’action. Il laissa sa langue décrire de petits cercles dans la gorge de Clémence. Oui, on s’amuse comme on peut. Il serrait toujours dans ses bras le corps de cet ange qui lui était tombé du ciel. Non ce n’était pas habituel pour lui de sauter sur les gens sans les connaître, même lorsqu’il s’agissait de superbes filles légèrement vêtues. Mais c’était bien différent. Il avait l’impression de déjà connaître Clémence depuis une éternité. Il lui semblait qu’elle lui ressemblait tellement qu’ils n’avaient pas besoin de mots. C’était un sentiment si nouveau, si frais, si tout. Pour une fois, il n’avait pas besoin de faire semblant, de se retenir. Et ce parce qu’elle pouvait le comprendre, il en était persuadé.

    Ses mains caressaient doucement son dos, tandis que Covington frissonnait de plus en plus entre les bras de sa camarade de maison. Son corps se contractait à chaque fois qu’elle touchait sa peau, provoquant des quantités de petites émotions toutes différentes. Chaleur, courage, sentiment de force, tendresse, joie, mélancolie. Un tel cocktail d’émotions pures comme un shoot de cocaïne, bien que Covington ne se soit jamais drogué. Mais ça lui faisait le même effet en fait, celui de le mettre hors de possession de se moyens, tout juste capable de se laisser porter par la vague. Il ne nageait pas, il flottait, et s’enfonçait de plus en plus dans les yeux de Clémence. Il sentait des picotements sur les endroits qu’elle avait embrasée, et gardait une douce sensation de chaud sur ceux qu’elle avait touchée. Son cœur battait comme un Roger Taylor sous acide, ce qui voulait dire très vite et très anarchiquement. Sa respiration était plus saccadée, et il ne reprenait son souffle que lorsque sa bouche cessait ses aventures pendant quelques instants. Un vrai nageur de compétition, catégorie nage papillon. Ses mains commençaient à désespérer d’enlever la nuisette de la jeune femme, mais il attendait un peu pour faire durer le suspense. Il n’était vraiment pas le genre à être impatient, même lorsque son désir faisait surface. Il voulait surtout que tout soi impeccable.
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Jeu 12 Mar - 11:30

      Le silence était roi, elle l'avait toujours aimé. Et parce qu'un silence succint suivit sa déclaration, elle pressentit qu'elle ne pourrait qu'adorer la suite. Clémence n'était pas le genre de personne qui s'offrait au premier venu, bien que l'idée l'eu plusieurs fois taraudée. Non, elle avait un certain goût et elle avait de bonnes manières, ce qui ne l'empêchait pourtant pas d'agir sans peser les conséquences. Parfois, juste parfois. Elle regardait à moitié Covington, cherchant le moyen de lire dans ses yeux ce qu'elle voulait voir en lui entre deux baisers farouches. Néanmoins, la jeune femme percevait cette envie furieuse, animale, qui possédait les chairs et rongeait l'âme jusqu'à obtenir une libération coûte que coûte. Elle-même se sentait à quelques pas de la folie, tentant par tous les moyens de calmer son corps qui entrait en contradiction avec ses pensées ; pas totalement, certes, mais un minimum. Elle voulait en profiter, bien qu'au fond, elle n'ignorait pas que cette scène se reproduirait - elle y veillerait, si cela devait s'avérer nécessaire. Mais elle cherchait toujours la perfection, y compris dans ce domaine. Surtout dans ce domaine. Pouvait-elle se faire désirer encore plus ? A en juger par l'ardeur qui émanait des baisers de Covington et de ses gestes tremblants, il lui serait difficile de le retenir trop longtemps. D'ailleurs, elle ne voulait pas attendre, non. Mais juste un peu... Juste pour voir. Peut-être que pendant ce court laps de temps où elle laisserait le commandement à sa raison, elle pourrait le découvrir dans les moindres détails...

      Clémence ferma les yeux en sentant les lèvres de son compagnon caresser son épaule et elle ne pu retenir un frisson des plus violents. La douceur de ses doigts qui flirtaient avec sa peau lui donnait l'envie irrésistible de le prendre de force, de l'entendre gémir. Leurs corps serrés criaient pour eux, brûlants de rage et de fougue. Si elle avait été plus calme, elle se serait amusée de voir jusqu'où son compagnon pouvait tenir. Mais elle n'était pas en état, il lui était purement impossible de penser correctement. Chaque geste de Covington lui fermait une porte, l'empêchant de retrouver le contrôle d'elle-même. Il était rare de la voir dans cet état, offerte dans sa totalité. Clémence n'aimait pas perdre le contrôle des choses, mais elle devait reconnaître que cette perte pouvait avoir des avantages énormes. Surtout en cet instant précis. Les mains du jeune homme glissaient sur elle, enivrantes, passionnées, porteuses de sensations agréablement puissantes. Elle ressentait son désir, qui s'échappait de tout son être, se pressant contre elle, exigeant. La main de la demoiselle effleura les doigts du jeune homme, avant de gagner sa gorge où elle les laissa errer, s'émerveillant de la douceur de sa peau. Elle suivait les lignes légères de ses veines, remontant à sa bouche qu'elle caressa doucement du bout des doigts, se retenant de se jeter sur lui. Les yeux brillants, le souffle court, elle ne pu résister plus longtemps et l'embrassa de nouveau. D'abord avec délicatesse, puis de plus en plus follement, leurs souffles agités se mêlant, embrasant son bas-ventre et son coeur. Elle se serra encore plus contre lui, lui imposant sa présence, ses mains légères comme des plumes dessinant de longues lignes sur ses bras nus. Clémence savourait cette sensation de sécurité lorsqu'il la tenait dans ses bras, la plaquant contre son torse, inspirant le parfum de ses cheveux et de sa peau. Pourtant, elle savait qu'elle n'était pas protégée de tous les dangers, le premier étant elle-même et son envie dévorante.

      L'Irlandaise recula légèrement de façon à lui faire face, et planta ses yeux gris dans les siens. D'un même gris, si intense et châleureux... Sans le quitter des yeux, sa main descendit, atteignant le bas de son débardeur. Clémence sourit légèrement, faisant remonter le tissu avec une lenteur quelque peu sadique, se délectant de l'expression de Covington. Elle voulait le rendre fou, et plus encore, elle voulait qu'il perde le contrôle de lui-même, qu'il s'abandonne à elle avec force. Continuant son petit manège, elle baissa les yeux vers lui, admirant la courbe de ses muscles, le grain clair de sa peau. Le débardeur finit par s'envoler, finissant sa course sur sol blanc de la cuisine dans un bruit étouffé. Clémence ne parvenait pas à détacher son regard du corps du jeune homme, si parfait son goût. Ses doigts caressèrent tendrement son ventre, s'amusant des frissons qui le secouaient à mesure qu'elle le touchait, qu'elle le marquait de sa présence. Elle déposa un baiser sur sa clavicule, posant son front contre lui, inspirant à plein poumon l'odeur de son corps en ébullition. Oui, cela lui plaisait énormément. Elle continuait sa découverte, parcourant son torse du bout des doigts d'abord, telle une enfant timide. Elle tâchait d'apprendre ses traits par coeur, de graver chaque nuance colorée en elle. Sa bouche regagna celle de Covington, doucement, l'entraînant dans un Paradis sucré et vibrant.

      Clémence posa ses mains à plat sur lui, le caressant avec plus d'assurance, effleurant ses mamelons qui se dressèrent à son contact. Souriante, la jeune femme embrassa sa gorge chaude, tout en le faisant légèrement pivoter sur lui même, l'obligeant à se mettre à califourchon sur le banc. Elle veillait à ne pas se détacher de lui, persuadée qu'elle en perdrait sa respiration si cela arrivait. Le manque de ses lèvres se fit de nouveau cruellement sentir, aussi s'en empara elle encore, éternellement, avant de glisser ses jambes autour de sa taille, s'installant doucement sur lui. Elle enserra la taille de Covington comme dans un étaux, collée à lui et à sa peau nue. Déglutissant avec peine, la jeune femme caressa son dos, ardente, consummée par son désir. La tendresse de leur étreinte la surprennait pourtant ; elle ne s'y était pas attendue, mais elle se rendit compte que cela n'émanait pas uniquement de Covington, mais aussi d'elle-même. Elle avait peur de le casser, lui qui était si parfait, si doux. Elle aimait la perfection, aussi la lui offrirait-elle dans toute son ampleur. Sa poitrine était collée à lui, si bien qu'elle ressentait les battements de son coeur qui faisaient vibrer son être. La châleur qu'il dégageait et la présence de ses bras refemés sur elle lui fit tourner la tête un moment. Elle cligna des yeux, étonnée d'être toujours en vie, et lui sourit à nouveau. Jamais encore elle n'avait été aussi sûre d'elle-même et de ses désirs.

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Ven 13 Mar - 20:42

    «This fire is out of control
    I'm gonna burn this city
    Burn this city… »


    (Franz Ferdinand – This Fire)



    Un crescendo de sensations. Oui, c’était ainsi que l’on pouvait qualifier tout cela. Quoique pour l’instant, Covington avait l’impression de se brider un peu. Il ne voulait pas aller trop vite, il voulait que cela soit parfait. Il lui arrivait d’être bestial parfois, mais jamais il ne bâclait ce qu’il faisait. Mais là, c’était encore plus différent, encore plus important. Il lui fallait faire les choses bien, et même mieux que bien. Il ne pouvait donc pas se permettre de ne suivre que ses propres volontés. Mais il fallait avouer que plus ça allait, plus sa raison se faisait enfermer dans un placard par la douce folie qui le gagnait. D’ailleurs, il n’essayait même pas de la combattre, bien au contraire. Il la sentait se diffuser en lui et le rendre presque groggy, puis les caresses de Clémence provoquaient comme des décharges électriques qui le réveillaient de la torpeur. C’était un sentiment de bien être précaire qui l’envahissait, confortable et éphémère, comme ne tenant qu’a un fil. Il sentait son ego flatté quand elle se lovait contre lui avec passion. Cela flattait son orgueil de male de l’entourer de ses bras pour la protéger. Il se sentait plus fort, plus chevalier servant. Cela lui plaisait beaucoup. Il se serrait donc contre elle, laissant la chaleur de leurs deux corps ne faire qu’un. Il sentait sa bouche et se mains s’aventurer dans son cou et sur ses bras avec délectation. Elle avait l’air de vouloir retenir toutes ses formes en les imprimant dans la paume de ses mains. Il comprenait d’ailleurs parfaitement cette pensée. Lui-même sentait sa peau sur ses mains et voulait en retenir le moindre détail de texture.

    Il la sentit se dégager un peu de son étreinte, tout d’un coup. Il en conçut immédiatement un sentiment de manque flagrant et une sorte de frustration qu’il avait peu coutume de connaître à un tel point. Mais l’angoisse ne dura que quelques secondes, quand il comprit son intention. Ses yeux ancrés dans ceux de sa partenaire, il la laissa descendre ses mains pour relever son débardeur. C’était lent, si lent, beaucoup trop lent. Les yeux de Covington furent traversés l’espace d’un instant par une lueur féroce, comme ceux d’un chat sauvage en colère qui désespère de pouvoir se jeter sur sa proie. Il aurait dut bien sur comprendre son manège, se rendre compte qu’elle ne voulait que le rendre encore plus fou, mais il n’y pensait pas. Son corps n’attendait et ne se damnait que pour une chose, le sien, et il sentait un grondement sourd monter en lui, se traduisant par un petit grognement qui échappa de sa gorge. Sentir son regard sur sa peau brulante sans pouvoir être tout de suite être séparé de ce vêtement qui l’enserrait était insoutenable. Mais enfin, la délivrance arriva. Le débardeur allât valser plus loin, et Clémence commença son exploration par son ventre, passant délicatement ses mains sur la peau veloutée du jeune homme. Il sentait tout son corps devenir frissons et chaleur, comme s’il était prit dans une sorte de shaker. Il constatait à travers le brouillard qui les entourait que son corps était violement soumit à des spasmes miniatures. Sensation qui ne s’arrangeât pas lorsqu’elle embrassa sa peau, au niveau de sa clavicule. Elle inspirait son odeur comme lui-même l’avait fait, comme un noyé qui redécouvre le plaisir de l’air pur sur son visage et dans ses poumons, ce souffle vital qui courait avec le sang dans les veines. Ses mains s’aventuraient sur son torse, tandis que celles de Covington enserraient toujours la taille de la vert et argent.

    Enfin, le manque de sa bouche sur la sienne fut comblé, car Clémence l’embrassa de nouveau. Puis, elle repartit à l’assaut de sa gorge. Il sentit qu’elle l’obligeait à pivoter sur le banc, ce qu’il ne rechigna pas à faire, se retrouvant à califourchon face à elle. Quelque chose lui disait qu’il ne pouvait pas la lâcher, de peur de se retrouver comme une pauvre âme sans radeau au milieu de l’océan. Et elle glissa ses jambes autour de ses hanches, se collant contre lui. Covington se sentait comme possédé par une force extérieur, possédé par le pêché ou le diable en personne, qui savait. Il avait extrêmement chaud, et il sentait une sensation familière au niveau de son bas ventre qui lui soufflait traitreusement de la posséder. Il avait conscience de son désir à elle, qui brulait l’air qu’ils respiraient comme avec un briquet et de la poudre. Elle était collée contre lui, et lui contre elle, tout aussi tendrement que passionnément. Là était le sublime paradoxe qui les unissait apparemment. Il sentait leurs deux cœurs qui battaient comme des fous furieux dans leurs cages thoraciques respectives, formant une mélodie un peu tribale et ancienne. Il savait ce qu’il voulait et ce qu’il devait faire. Alors il laissa ses mains remonter dans son dos, entrainant au passage sa nuisette verte. Même si elle avait été lente, Covington n’avait pas la patience de faire pareil, et il remonta le vêtement un peu plus rapidement. Ne pas confondre vitesse et précipitation. La nuisette allât bien vite rejoindre son camarade débardeur sur le sol froid de la cuisine. Mais ça, ça n’avait que peu d’incidence tant les corps des deux jeunes gens étaient chauds.

    Le Serpentard put donc profiter de la peau nue de sa camarade de jeu contre la sienne, et de la douceur de poser ses mains sur elle sans l’obstacle que constituait un vêtement. Ses mains s’en donnèrent à cœur joie, frôlant et caressant délicatement son dos. Les gestes de Covington étaient félins, sauvage et pourtant si doux, si délicats et si dynamiques. Il aimait cette contradiction perpétuelle qui était reprise par ses sens. Un grand sourire de prédateur fit son apparition sur ses traits tandis qu’il mordillait l’oreille de Clémence avec douceur. Joueur aussi, encore un aspect félin de sa démarche.
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Sam 14 Mar - 18:49

      Il y avait un immense fossé qui séparait le petite Clémence, jeune, timide et insolente, de celle qu'elle était à présent. Oh, elle n'avait rien perdu de son orgueil démesuré et de son insolence farouche, certes, mais elle se sentait bien plus grande. Plus mûre et responsable. Et elle s'estimait suffisamment sûre d'elle pour assumer les conséquences de chacun de ses actes, choses qu'elle n'avait pu faire avant. Parce qu'elle avait grandi en beauté, développant un corps mince, athlétique et sensuel, Clémence avait toujours eu ce qu'elle voulait de la part des hommes. Elle n'avait plus besoin de batailler, comme elle devait le faire étant plus jeune. Mais là encore, elle avait été trop inconsciente pour réaliser qu'elle prennait des risques. En prennait-elle un avec Covington ? La Clémence adulte sourit, secouant intérieurement la tête ; non, elle n'appelait pas cela un risque, plutôt... Une satisfaction personnelle. Elle n'était pas en état de contrôler ses émotions et ses envies, mais elle savait par contre qu'elle assumerait tout, et qu'elle ne regretterait absolument rien. Elle ne s'offrait plus par manque ou par nécessité, cette période était révolue. Si elle avait décidé de dire oui, c'était parce qu'elle en avait envie. Et uniquement pour cette raison.

      La demoiselle frémit une nouvelle fois lorsque les mains de son compagnon glissèrent sur elle avec une avidité qui la fit sourire légèrement. Elle le scruta, amusée de son trouble et de sa contenance. Elle aurait juré qu'il crevait d'envie de se jeter sur elle et pourtant, il n'en faisait rien. Seuls ses yeux le trahissaient, brillant d'une lueur sauvage et affamée qu'elle prit pour un compliment. Elle se trouvait dans le même état, mais elle voulait le provoquer... Et elle réussirait, elle se connaissait suffisamment pour pouvoir l'avouer. Clémence allait lui faire vivre un Enfer, mais juste quelques secondes. Simplement pour qu'il se déride enfin et qu'il laisse faire l'envie animale qui grondait en lui. Etrangement, elle rêvait de se laisser dévorer violemment. Mais elle savait que même si l'envie y était, cela ne serait probablement pas aussi dénué de douceur. Elle se sentait incapable de repousser toute tendresse de ses gestes, cela lui était tout simplement impossible. Il lui ressemblait trop pour qu'elle se permette de mal le traiter... Après tout, elle aimait prendre soin d'elle.

      Le léger grognement qu'il laissa échapper accentua encore son sourire. Ce qu'il pouvait être adorable, lorsqu'il se retenait... Elle savoura le moindre de ses frissons, sentant chacun des muscles de Covington se contracter lorsqu'elle les effleurait. Elle n'avait pas quitté sa bouche, ressentant le besoin presque vital de ne pas s'éloigner, tantôt lui mordillant les lèvres, tantôt le caressant du bout de la langue. Clémence ferma les yeux, s'abandonnant contre lui, alors qu'il remontait avec ardeur le tissu fin de sa nuisette. Le contact de l'air bouillant sur sa peau nue lui hérissa la chair, mais elle trouva cette sensation agréable. Elle réouvrit tout de même les yeux, le fixant sans relâche tandis qu'il continuait son geste, finissant pour envoyer valser sa nuisette, qui attérit près de son débardeur. Elle se sentit tout de suite désavantagée, constatant qu'elle ne portait rien en dessous. Rien, mis à part une petit culoette de dentelle. Elle ne se sentit pas gênée pour autant, lui souriant sans cesse, se mordillant la lèvre avec provocation. Elle respirait le désir de son compagnon et elle sentait le sien l'envelopper, insistant, furieux. La demoiselle s'appuya contre lui, tremblant de nouveau lorsque sa peau nue se colla à celle de Covington, lui écrasant la poitrine. Elle voulait se fondre en lui, le sentir tellement plus proche...

      Ses mains continuaient leur exploration, titillant ses mamelons, caressant doucement la peau de son ventre, ses lèvres s'aventurant sur la courbe de son épaule droite. Enivrée, Clémence déposa un baiser fiévreux dans son cou, appuyé et enragé. Elle le mordilla légèrement, continuant son petit jeu de séduction. Il allait craquer, il le fallait... Elle ne voulait pas céder la première. La jeune femme effleura ses lèvres d'un baiser, son nez se frottant à celui de Covington dans un geste suave. Elle sourit de plus belle, animale à son tour, répondant à sa mimique. Elle l'aurait. Sans le quitter des yeux, elle fit glisser avec une lenteur tortueuse se braguette, sentant la respiration de son compagnon se couper subitement. Ravie, la demoiselle retourna à l'assaut de son cou, y laissant errer sa langue. Sa main entreprit de le débarasser de son jean, les mettant ainsi à égalité. Elle préférait cela... Et en plus, elle se sentait dominante, assise sur lui, l'entravant dans ses mouvements. Clémence lui attrappa la lèvre, la mordant, alors que sa main libre attrappait celle de Covington, la plaçant sur son sein, l'obligeant à se faire violence de plus en plus férocement. Elle serra les doigts du jeune homme sur sa peau, sentant tout son corps se tendre comme un arc à ce contact délicieux. Elle savait qu'elle-même ne tiendrait pas longtemps, elle le désirait trop pour cela. Caressant sa cuisse, Clémence s'empara de l'un de ses mamelons, le mordillant légèrement, cherchant à éveiller l'animal qui sommeillait en lui. Elle se sentait terriblement bien, presque nue entre ses bras. Mais elle en voulait plus, encore plus.

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Dim 15 Mar - 17:47

    « She’ll make you take your clothes off and dancing in the rain
    She’ll make you live a crazy life but she’ll take away your pain
    Like a bullet to your brain… »


    (Ricky Martin – Living la vida loca)



    Son corps emprisonné par les bras et les jambes de sa partenaire, serré contre elle, il aurait put se sentir prit au piège. Il aurait put se dire qu’il préférait dominer la partie, se laisser emporter par sa sauvagerie. Peut être qu’il la laissait prendre sa liberté en ce moment même. Mais il ne pensait pas à tout cela. Cette pensée ne traversait pas son esprit, non pas à cause de son incapacité à réfléchir, mais bien car il n’avait pas cette impression. Lui qui aimait tant avoir le contrôle de la situation tout le temps, il présentait que cette situation était bien différente. Avec Clémence, ce n’était pas une question de liberté puisque chacun d’eux la gardait. Il n’y avait pas d’engagement, seulement le désir et le plaisir qu’ils pouvaient se donner. Ils étaient semblables, et désiraient en ce moment même la même chose, profiter de l’instant et ne pas songer au futur qu’ils ne pourraient jamais avoir ensemble. Pas de contraintes, ce qui plaisait beaucoup au Serpentard. Mais il savait autre chose, que Clémence cherchait à le faire craquer. Lequel aurait le plus d’orgueil pour tenir face à la douce torture qu’ils s’infligeaient ? Lequel craquerait le premier ? Bien sur, la capitale faute de qui tenait Covington comme une compagne lui soufflait de ne pas flancher, de tenir bon, mais il avait de plus en plus de mal à contenir sa fougue et sa passion. Il allait craquer, ce n’était qu’une question de temps, mais encore fallait il savoir si elle aurait la patience de tenir plus. Il se posait sérieusement la question en constatant la sauvagerie dont la jeune femme faisait preuve elle aussi, embrassant son épaule puis son cou fiévreusement.

    Mais bien sur, il ne faut jamais sous estimer une femme qui veut quelque chose. Et Clémence était quelqu’un qui avait l’habitude de toujours avoir ce qu’elle désirait. Elle était en train de baisser sa braguette avec une lenteur exagérée. Covington retint son souffle quelques secondes, surprit par le geste. Bien sur, il se doutait que ça en arriverait là à un moment ou à un autre, mais cela le décontenançait tout de même. Et cette petite peste qui prenait un malin plaisir à le provoquer par sa lenteur. Il eut un sourire en regardant la douce folie qui s’installait dans les yeux de sa camarade. Il la laissa lui enlever son pantalon, docile, met prêt à bondir. Elle ne pensait tout de même pas s’en tirer aussi facilement ? Tranquille, il lui permit de revenir mordiller sa lèvre, puis son teton, sans opposer de résistance. Il fomentait sa petite vengeance en donnant le change. Puis quand il la sentit se coller plus contre lui avec délectation, il décida que le moment était venu de faire son coup d’état. Rapidement, ses bras serrés autour de sa taille et de ses épaules, il bascula en avant, la faisant se coucher contre le bois frais du banc. Avec un petit ricanement, il la sentit frissonner de ce contact. Puis il resta à quatre pattes au dessus d’elle, la regardant avec des yeux où luisait une lueur animale.


    _Alors, contente d’avoir gagné le petit jeu ?

    Son ton était amusé et calme, mais il ne lui laissa pas le temps de répondre à la provocation. Déjà, sa bouche emprisonnait celle de la jeune femme, et sa langue venait jouer avec la sienne. Il se laissa aller contre elle, posant ses mains sur ses hanches dans un mélange de douceur et de brusquerie. Il frissonnait de plus en plus férocement, sa peau collée contre celle de la vert et argent comme s’il voulait que leurs corps se mélangent. Mais n’était ce pas ce qui allait se passer ? Covington posa ses lèvres sur la gorge offerte de Clémence, passant de petits coups de langue râpeux. Puis il continua sa course vers sa poitrine, sa bouche parcourant avec passion sa peau brulante et douce. Il frémissait, bien que l’air de la pièce se soit déjà réchauffé de quelques degrés. Ce n’était pas le froid qui le mettait dans cet état, mais l’excitation et l’idée de ce qui allait suivre. Tandis qu’il s’amusait à savourer la texture de peau de Clémence, ses mains caressaient ses hanches et ses flancs avec une rage mal contenue. Certes il avait perdu au jeu de la tentation, mais peu lui importait. Tout ce qui comptait désormais était la suite des événements et la promesse qu’ils comportaient. Comme un seul être, ils l’étaient déjà plus ou moins, et cela devait être accompli jusqu’au bout de la logique. Tel était la volonté de Covington, et il était rare que sa volonté ne soit pas satisfaite.
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Clémence Murray

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Dim 15 Mar - 19:47

      Clémence savait parfaitement qu'elle jouait avec le feu. Cette impression se renforça un peu plus lorsqu'elle croisa le regard de Covington. Elle lui imposait une souffrance délibérée, néanmoins prometteuse. Mais elle pouvait lire dans son regard acier qu'elle ne perdait rien pour attendre et cela fit sourire encore plus. Elle n'attendait que ça, si seulement il voulait bien lui céder... La jeune femme avait ce trait de caractère parfois encombrant qu'elle estimait être une arme solide ; elle aimait tout contrôler, mais ce que beaucoup ne savaient pas était qu'elle réalisait souvent sa bonne volonté pour pouvoir être renversée par la suite. Pour elle, la vie était un combat constant, une envie de tout réussir et de ne pas flancher. Elle n'aimait pas les gens qui baissaient les yeux devant elle, qui se contentaient de lui obéir. Cela manquait cruellement d'action et d'intérêt. Alors qu'elle passait ses doigts sur la peau nue de son compagnon, la Verte se félicita. Il avait du répondant, il lui plaisait fortement, et elle savait d'avance que tous deux arriveraient à leur fin, qui était bien entendu la même. Ayant un orgueil incomensurable, Clémence s'estimait intelligente. Covington l'était aussi, et, chose rare, elle le plaçait au même niveau qu'elle. Evidemment. Elle ne le connaissait que peu, mais elle avait trouvé en lui son double. C'était si étrange... Un fonctionnement parallèle, autant au niveau gestuel que mental. Ils pensaient sans doute à la même chose en l'instant présent, et leurs gestes se complétaient avec une précision déconcertante. Elle n'aurait pu rêver mieux.

      Clémence était toujours aggrippée à lui, imprimant sa marque sur sa peau, désirant qu'il ne l'oublie jamais. De toute façon, il ne le pourrait pas. Elle passa une main dans ses cheveux noirs, ses lèvres cajôlant les siennes, chargées de désir et de promesses. Elle se délecterait de chacun de ses soupirs, de chacun de ses gémissements. La demoiselle ne s'était jamais vue dans un tel état. Elle en perdait presque la tête, tant l'envie qu'il la possède devenait forte, obscurcissant son âme, l'empêchant de penser à autre chose. Il lui faisait perdre la raison, aussi espérait-elle qu'il en allait de même pour lui. Avant qu'elle n'ait pu continuer ses pensées lubriques, elle se retrouva renversée en arrière, appuyée contre le bois froid du banc sur lequel ils étaient installés. La stupéfaction traversa son visage un dixième de seconde, alors qu'un sourire de prédateur fleurissait lentement sur ses lèvres. Elle devait reconnaître qu'il l'avait bien eue... Non, il ne l'avait pas encore, mais elle sentait son corps tendu au-dessus du sien. Elle se trouvait dans le même état d'attente insupportable, comme si elle était le siège d'une fièvre mortelle. Elle se nourrit du regard qu'il lui lança, caressant son torse du bout des doigts sans le quitter des yeux, sa main glissant légèrement, ses ongles le griffant doucement. Sa main arrêta sa course lorsqu'elle eut atteint le bord du sous-vêtement de Covington, le tirant, puis le laissant claquer sur sa peau avec un sourire innocent.

        « Alors, contente d’avoir gagné le petit jeu ? »


      Clémence le regarda, faisant la moue, enfantine. Mais avant qu'il n'ait pu savourer sa supériorité trop longtemps, ses jambes se refermèrent autour de sa taille, l'obligeant à s'appuyer contre elle, exerçant une pression délicieuse sur son bas-ventre. Avec un sourire animal, elle lui susurra quelques mots, sa main effleurant délicatement sa virilité.

        « Oh, mais le jeu ne fait que commencer... Je déteste perdre... Mais peut-être que pour toi, je ferai une exceprion, encore faudrait-il que tu me montres que tu le mérite...»


      La demoiselle laissa sa langue glisser dans son cou, alors que son corps se contractait violemment sous les caresses de Covington. Le sang affluait à ses temps, la faisant presque suffoquer. Elle avait besoin de lui, tout de suite. Ici, peu lui importait -elle ignorait presque où elle se trouvait, obsédée par l'homme qui se tenait devant, ou plutôt, au-dessus d'elle. Clémence resserra ses jambes autour de la taille de son compagnon, affermissant leur étreinte, sans ressentir la moindre douleur. Elle n'était pas dans la position la plus confortable, allongée sur le banc, les jambes relevées pour l'empêcher de s'échapper. Mais cela ne la dérangeait pas, au contraire. Elle s'empara une nouvelle fois de sa bouche, lui donnant un baiser étrangement doux, tendre, passionné. Elle aimait la sauvagerie lorsqu'elle pouvait la teinter de douceur, et c'était exactement le cas. Ses lèvres se promenaient sur son corps, commençant à l'assimiler, reconnaissant les parcelles de sa chair. Elle le sentait si près d'elle, contracté lui aussi... Imposant, collé à elle, lui promettant monts et merveilles. Un bout de tissu pouvait parfois faire vivre un Enfer... Elle en avait la preuve ici-même. Mais le compte à rebour avait commencé, elle ne donnait pas cher de l'obstacle qui les séparait encore.

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Sam 21 Mar - 17:35

    « I'm a barbie girl, in a barbie world
    Life in plastic, it's fantastic.
    You can brush my hair, undress me everywhere.
    Imagination, life is your creation. »


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    Covington manqua de s’étouffer, et son cœur rata quelques battements, lorsque sa camarade fit glisser sa main sur son torse puis son ventre, finissant sa course assurée du côté d’un endroit particulièrement sensible. Tout cela cassa son impression de dominer la partie. Certes il était au dessus, mais il en avait presque oublié qu’elle disposait d’un excellant moyen de pression. Il y aurait encore bien des péripéties avant que l’un ou l’autre ne soit en mesure de se rendre compte qu’aucun ne pouvait gagner. Car ils étaient tous les deux à égalité, faits des mêmes sentiments et des mêmes envies. Aucun des deux ne pouvait matériellement prendre le dessus dans cette histoire. Mais Covington comme Clémence cherchait encore à prendre avantage et à être le meneur. A croire qu’aucun des deux ne refusait de lâcher le morceau. Mais après tout, n’était ce pas ça le plus amusant, tenter d’être le plus fort et de circonvenir l’autre à ses propres intentions ? Il se laissait aller de bonne grâce contre son corps, enserré de nouveau par ses jambes impérieuses. Il entendit sa voix susurrer quelques mots à son oreille, le faisant frissonner de plus belle.

    _Oh, mais le jeu ne fait que commencer... Je déteste perdre... Mais peut-être que pour toi, je ferai une exception, encore faudrait-il que tu me montres que tu le mérite

    S’il le méritait ? Covington constatait avec satisfaction qu’elle cherchait à le provoquer. C’était de toute évidence le signe qu’elle ne tiendrait pas longtemps et qu’elle voulait à tout prix le pousser à céder en premier avant qu’elle ne se compromette plus sérieusement. Et il fallait reconnaître que le vert et argent adorait cette information. Et il était encore plus ravi de constater combien le corps de Clémence se contractait sous ses caresses. D’ailleurs, il n’était pas non plus en reste tant le sien était secoué de frissons mal contenus. Il avait du mal à trouver l’équilibre, serré férocement par les jambes que sa partenaire avait entourées autour de ses hanches. Et son souffle lui manquait, entre deux baisers fiévreux et violents. Il se consumait sans rien faire, sans chercher à récupérer l’air qui lui échappait, sans songer même à décoller ses lèvres de celles de la jeune femme. Suffoquer, rester en apnée, lui procurait une sensation d’infinie plénitude.

    Plus que par les jambes de Clémence, il se sentait entravé par autre chose. Les sous vêtements sont une excellente chose la plupart du temps, mais Covington sentait que le sien le gênait atrocement. Il se sentait cadenassé par son boxer et il lui prenait l’envie soudaine de le retirer, de l’envoyer rejoindre le reste des vêtements, très loin de lui. Oh les vilaines pensées perverses qui s’insinuaient dans son esprit. Mais mieux valait les vivre que les théoriser. Ainsi, il mit en œuvre de laisser ses mains glisser le long des hanches de sa compagne, frôlant sa peau agréable avec expérience. Il les laissa descendre ainsi jusqu’à sa petite culotte. Son visage proche du sien, séparé seulement par leurs souffles roques et quelques millimètres, il eut un sourire fin et si imperceptible que l’on se demandait si c’en était un. Délicatement, il fit glisser le tissu sur sa peau, la mettant à nu sous ses yeux. Il se dégageât de l’étreinte de ses jambes pour terminer d’enlever le vêtement. Ce dernier fut violement projeté vers ses camardes pour attendre sagement le moment où il serait remit. Combien de fois Covington avait rêvé de se réincarner en soutien gorge !

    Il reprit sa place presqu’aussitôt entre les bras de sa presqu’amante, se lovant contre elle avec délice. Le corps de la jeune femme n’était plus protégé face aux mâles exigences de Covington, nu et sans protection, et si attirant. Le Serpentard était hypnotisait par cette peau splendide, par cette nudité originelle. Sans artifices, sans camouflage, juste la pure beauté, la vérité nue. Elle lui semblait bien plus belle et bien plus parfaite dans cette absence de tenue. Il l’embrassa dans le cou, caressa son corps de ses mains, tenté plus encore qu’avant par son être, avide de mélanger leurs âmes jumelles. Mais il lui laissait la liberté d’éradiquer l’ultime barrière entre eux, le dernier survivant de ce strip teese improvisé et brulant. A elle l’honneur, les femmes d’abord. Pour l’heure, il profitait de la douceur de se sentir près d’elle et de la montée immuable de son désir ardent. Il se sentait tiraillé par la vivacité de son envie et en même temps par le besoin presque vital de rester dans ses bras sans bouger, juste à écouter sa respiration forte et les battements sourds de son cœur pressé.
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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Mar 24 Mar - 14:31

      Voir Covington ainsi sous son contrôle lui donnait une agréable sensation de plénitude. Bien qu'elle ne désirait qu'une chose, à savoir lui, Clémence prennait un malin plaisir à se faire souffrir elle-même en s'obligeant à y aller lentement. Que recherchait-elle exactement sous cette forme de torture ? Elle n'aurait su le dire, mais elle trouvait la chose purement délicieuse. Son léger sourire ne quittait pas ses lèvres, alors qu'elle laissait ses doigts avides glisser sur le corps du jeune homme, s'émerveillant de sa douceur, se flattant de provoquer en lui les frissons qui parcourait sa peau nue. Elle se demanda soudain si elle était dans le même état que lui. Cela lui était plutôt difficile à savoir, puisqu'elle ne pouvait pas se voir ; mais le fait que Covington lui ressemble tant lui donnait un petit apperçu de sa propre image. Tremblante, fiévreuse, sur le point d'éclater de désir inassouvi. Devait-elle envisager de céder, dans ce cas ? Impossible, elle avait bien trop de fièreté pour se lancer et lui rendre la tâche trop aisée. Au contraire, lui résister le rendait encore plus pressant et cela lui plaisait beaucoup. Clémence lui sourit à nouveau, lui caressant doucement la joue, l'embrassant sans cesse avec une tendresse mal dissimulée. Elle n'épprouvait rien de particulier pour lui, à part sans doute un sentiment d'amitié naissante, sincère. Elle le voulait, lui, son corps. Mais posséder son coeur ne l'intéressait pas, du moins, pas dans le sens où les gens entravent générallement le coeur de quelqu'un. S'offrir à lui était pour elle une sorte de gage d'amitié. Etrange, non ? Surtout lorsque l'on sait que la demoiselle tient toujours ses amis loin de son corps, refusant de s'adonner à des plaisirs qu'elle juge presque incestes avec eux. Mais Covington était différent. Il lui était si semblable... Au fond, ce serait un peu comme s'unir à elle-même.

      La Verte et Argent l'observait toujours, amusée de le voir si impatient. S'il venait à perdre son self-contrôle, elle savait qu'il ne ferait qu'une bouchée d'elle. C'était justement ce qu'elle attendait ; qu'il la dévore, qu'il l'emmène terriblement loin. La jeune femme ferma les yeux sous les caresses de son compagnon, pour qui les femmes ne semblaient plus avoir de secret. Mais Clémence était loin d'être comme toutes les femmes et elle se surprit à espérer qu'il s'en rende compte. La plupart des êtres féminins ne pouvait se résoudre à donner leur corps à un homme sans rien en retour. C'était la raison pour laquelle la plupart de ces femmes se retrouvaient seules au lever du jour. Clémence aurait pu faire partie de cette gens, mais ce n'était pas le cas. Bien sûr, elle avait espéré de nombreuses fois et souvent, elle n'avait pas été déçue. Mais le fait qu'elle n'attende rien en retour la surprennait. Non pas qu'elle ne voulait rien en échange -elle était partie du principe qu'ils partageraient cette expérience à deux et donc qu'ils s'engageraient tous deux à vivre un moment inoubliable-, mais la simple pensée d'avoir une histoire la rebutait. Ne pouvait-elle pas simplement avoir droit à une nuit, à plusieurs nuits avec lui, sans qu'il ne se passe rien de plus ? Probablement que si, elle le sentait. De toute façon, il avait été clair dès le départ et elle l'en remerciait silencieusement. Ainsi, elle-même était sûre qu'il ne s'attendrait à rien de sa part, ce qui l'enchantait.

      Clémence se rendit compte qu'elle était partie dans ses pensées, négligeant le fait qu'il ne lui restait presque plus rien pour la couvrir. Ce que Covington semblait avoir remarqué, lui. Elle se mordilla la lèvre, cherchant à le provoquer de plus belle, collant sa peau nue à la sienne. Ce somple contact poovoqua une myriade de frissons en elle. Que se passerait-il donc lorsqu'elle en aurait bien plus venant du jeune homme ? Elle laissa plâner sa question, ne voulant pas avoir la réponse tout de suite. Un peu de mystère lui allait bien... Ses ongles s'enfoncèrent légèrement dans le dos de Covington lorsque celui-ci s'attaqua à sa petite culotte, la faisant glisser sur ses jambes. Elle le libéra de son emprise une seconde seulement, regardant le bout de tissu s'envoler et rejoindre ses compagnons de cause. Un courant d'air frais s'immisca en elle et la fit frémir, se heurtant à la châleur bouillante de son être. Elle attira à nouveau le jeune homme contre elle, sa nudité ne la mettant pas mal à l'aise. Au contraire. Qu'il la mémorise, cela lui ferait plaisir. De toute façon, tout cela était à charge de revanche, n'est-ce pas ?

      C'était une chance pour eux que le banc soit assez large, autrement, elle n'aurait pas manqué de tomber. Mais elle avait de la place, ou plutôt, ils avaient de la place. Avec un sourire entendu, elle laissa ses lèvres embraser le cou de Covington, y allumant une foule d'incendies, alors que ses mains habiles s'emparaient de son boxer, le faisant glisser à son tour. Ils seraient alors à égalité, ce qui l'arrangeait bien. Le vêtement fut retiré avec une vitesse qui ne lui ressemblait pas, s'écrasant sur le carrelage blanc de la cuisine. Elle perdait peu à peu son calme, sentant son corps s'enflammer et son souffle s'accélérer. Elle le voulait, il n'imaginait pas à quel point elle le voulait... Ou peut-être que si. Clémence recula légèrement de façon à le voir dans sa totalité et sourit, satisfaite. Il était beau et elle ne doutait pas du fait qu'il en était conscient. Il était divin et cette nuit, il était à elle, rien qu'à elle... Elle posa ses mains sur les fesses de Covington, avec une délicatesse non attendue, l'attirant lentement à elle, l'obligeant à s'appuyer sur son corps dans sa totalité. Un nouveau sourire fleurit sur ses lèvres lorsqu'elle sentit son désir se presser contre elle, la brûlant. Clémence faillit lâcher prise et s'ouvrir à son envie puissante, mais elle tint bon, embrassant l'épaule de Covington, ses mains caressant son dos, l'enlaçant, le collant au maximum à elle. Elle en devenait folle. Il était là, si près... Elle sentait le sang affluer dans son corps tendu, allumant en elle une nouvelle flamme impérieuse. Ses jambes se glissèrent autour de celles du jeune homme, alors qu'elle ne le quittait pas des yeux, écoutant sa respiration saccadée, s'emparant de ses lèvres pour survivre.

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MessageSujet: Re: It's the Start of something New. { Covington M. N. Mauresby }   Ven 27 Mar - 23:49

    «Don't want to tell you about the way I really feel
    But you're still pushing a heart that`s only made of steel
    And any minute you'll be back to ask me if I got the answer now
    Still she waits for me… »


    (Cinema Bizarre – She waits for me )




    Il s’amusait de la foule de frissons qui parcourait son propre corps ainsi que celui de sa camarade. Il avait expérimenté nombre de sensations au cours de sa jeune et tumultueuse existence, mais celles-ci avaient une saveur particulière. Peut être était ce le fait qu’il n’avait pas à se soucier de penser à plus tard. Combien de fois il avait craint, et souvent avec raison, de se retrouver avec une fille ne voulant pas le laisser reprendre sa liberté. Alors que là, il savait qu’il gardait son indépendance et qu’il n’avait pas besoin de le cacher. Cette relation semblait peut être peu logique à un observateur externe, mais Covington trouvait cela paradoxalement plus sain. Elle était comme lui, et aspirait à la même chose. Inutile donc de se compliquer la vie et de chercher des mi journées deux heures plus tard. Comme tout cela pouvait être doux et agréable. Ne pas penser, se contenter de suivre son instinct. C’était ce qu’ils étaient en train de faire, sans se poser de questions. Juste tout qui marchait comme sur des roulettes, sur un rail devrait on même dire, vers quelque chose de plus froid sentimentalement mais qui aurait l’outrageux mérite d’être plus vrai et sincère que nombre de relations soit disant amoureuses.

    Il sentait sous ses mains frôleuses le corps de Clémence qui enchainaient en alternance contractions brusques et frissons profonds. Il se laissait aller à poser ses paumes sur son dos, son ventre, ses épaules, ses cuisses. Il semblait vouloir capter au travers de sa peau toute l’excitation qu’elle ressentait pour la mêler à la sienne et laisser toute leur âme communier en parfaite symbiose. Les ongles de la blondinette laisseraient très certainement de nombreuses petites marques en demi lune et rosées sur sa peau pâle, mais il ne ressentait aucun mal, aucune gêne, lorsqu’ils s’enfoncèrent légèrement dans son épiderme. Au contraire, cette sensation provoqua en lui un petit choc supplémentaire, comme s’il se réveillait, chose qu’il avait pourtant faite depuis bien longtemps. Mais ce n’est pas le plus grand choc qu’il subit à ce moment là. Avait il été si concentré sur la peau de sa partenaire qu’il en avait oublié les milles sensations qui émaillaient la sienne à cet instant ? Toujours était-il qu’il prit soudain conscience des mains de Clémence sur ses hanches, tirant vers le bas le dernier rempart à leur jeu dangereux. L’aliénation dont fut victime le malheureux et bleu boxer fut courte pour lui, paix à son âme. Il allât rejoindre bien vite ses camarades odieusement sacrifiés sur l’autel du désir rapide et soudain. Son corps ne fut plus protégé par le tissu et il dut admettre que l’air était bien plus frais que son corps. Ainsi, la chaleur qui avait prit possession de tout son être se trouva en contact avec l’extérieur et sa réalité, provoquant en lui un immense frisson qui aurait put ébranler de bien nombreuses tour. Un court et prodigieux frisson qui s’insinua dans ses veines comme un choc électrique implacable.

    Il ne pensait pas pouvoir se retenir plus encore et se posa même la question de savoir s’il ne devait pas se jeter immédiatement sur elle comme un mort de faim sur un morceau de viande. Puis il tenta de se reprendre, en appelant aux ultimes forces et principes de chevalier noble et beau qui l’habitaient encore et qui n’avaient pas battu en retraite face à la blitzkrieg de ses envies brulantes. Ce qui le rassura était de voir que sa compagne de jeu avait tout autant de mal que lui pour se retenir. Ses gestes fiévreux et la façon dont elle le touchait, se serrait contre lui, ne faisait pas le moindre doute à ses yeux. Il savait reconnaître le désir furieux et impétueux lorsqu’il l’avait sous les yeux, en étant lui-même un grand adepte. Et elle était sous cette emprise à en juger par ses mouvements quasiment frénétiques. Il remarqua aussi ses regards sur son corps, comme lui-même l’avait fait un peu avant, et sur sa nudité. Il était beau, c’était indéniable, et il en était absolument convaincu. Il aurait put être parfaitement imbuvable de prétention dans beaucoup d’autres cas que celui-ci, mais comme il ne s’agissait pas ici de parler, il ne pouvait pas rendre compte de son ego surdimensionné. Il se contenta donc d’un sourire satisfait qui en disait déjà long. Ravi comme un chaton se blottissant dans les bras de sa maitresse, Covington se laissa délicatement attirer contre Clémence. Tout son corps se tendait et ne tendait que vers le sien, brulant de ce feu intérieur et destructeur. Il n’en pouvait plus d’attendre et fut prit d’une furieuse envie de démarrer le match. Ils transpiraient le désir par tous les pores de la peau, et cela avait un peu trop duré aux yeux du félin sauvage et impitoyable qui dormait sous la peau du calme opossum. Il eut un petit rire joyeux et approcha sa bouche de l’oreille de Clémence, embrassant au passage son épaule et sa joue, ainsi que son cou.


    _ Gros chat sauvage veut dévorer petite souris immédiatement !

    Suite à quoi il mordilla tendrement l’oreille de sa camarade en basculant les reins dans une position plus logique. Après avoir prit une profonde inspiration, il entra en scène, dans l’arène, en elle. Et comme si le temps s’était plus encore arrêté autour d’eux, la seule chose qu’il sentit fut le flot de désir plus ravageur qui s’empara de son être entier, monopolisant son ultime concentration et balayant la dernière ligne de résistance de son instinct de chevalier servant.
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