Hogwarts :: La Malédiction de Faust.
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 I can't hide myself anymore || ASH ||

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Liam S. Doherty

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MessageSujet: I can't hide myself anymore || ASH ||   Dim 22 Fév - 18:29


    Liam se réveilla en sursaut en poussant un cri. Les yeux écarquillés de terreur, il regarda autour de lui et mit longtemps à s’habituer à l’obscurité. Il était trempé de sueur et respirait difficilement, empêtré dans ses couvertures. Il jura et tira sur les draps afin d’en sortir, et se mit assis sur son lit. Ses mains tremblaient de manière incontrôlable. Ses yeux se posèrent sur une silhouette allongée à côté de lui, dans le lit. Cela ne lui fit ni chaud ni froid, ne le surpris pas. Il s’en foutait. Il était dans une chambre qu’il ne connaissait pas, preuve qu’il avait squatté le lit de quelqu’un d’autre, mais il s’en fichait complètement. Non, là, le seul truc qui était important à ses yeux, c’était réussir à se calmer. Il inspira, expira, sans grand succès. Il tremblait toujours comme une feuille. Il se leva et attrapa son boxer qui traînait sur le sol, afin de couvrir sa nudité. Au passage, il nota quelques marques rougies et des griffures sur sa peau pâle, cela le fit grimacer. Étaient-ils tous incapables de faire ça sans marquer sa peau fragile ? Il enfila rapidement son pantalon et passa sa chemise blanche sur ses épaules, sans la fermer puis sortit de la pièce sans un bruit, laissant l’endormis derrière lui, sans chercher à savoir de qui il s’agissait. Se dirigeant au radar, il traversa la salle commune des… Serdaigles, apparemment. Tiens, il avait passé la nuit à dépraver un Serdaigle ? Intéressant, ça changeait de ses habitudes. Liam soupira, ne parvenant même pas à rire de sa bêtise.

    Il ressemblait à un Zombie, et ce n’était définitivement pas à cause de sa nuit courte. Il sortit de la salle commune et traîna dans les couloirs, au hasard. Ce rêve… ce foutu souvenir qui l’empêchait d’avancer. Pourquoi fallait-il qu’il revoie cela chaque nuit ? C’était insoutenable, invivable. Les souvenirs et la culpabilité pesaient de plus en plus sur ses épaules, les « et si » menaçaient de l’achever à tout moment. Il ne stagnait même plus, il reculait. Ses pas le menèrent jusqu’à la plus haute tour de Poudlard. Il haussa les épaules et monta les escaliers. Une fois en haut, il alla s’asseoir prêt de la fenêtre, qu’il ouvrit en grand afin de profiter de l’air frais. Il faisait encore nuit et il ignorait quelle heure il était, mais le vent faisait entrer la légère pluie à l’intérieur, mouillant le visage de Liam et son torse découvert par sa chemise ouverte.

    Le Gryffondor farfouilla dans la poche de son jean et en tira un paquet de cigarettes complètement écrasé. Il grogna mais réussit à en sortir une à peu près droite. Il la glissa entre ses lèvres, l’alluma, et tira longuement dessus, les yeux clos. Il se fichait totalement de se faire prendre par un prof qui n’apprécierait peut-être pas de le voir fumer ici.

    Liam - « Tu m’manques, » murmura-t-il d’une toute petite voix, rauque et mal assurée.

    Il remarqua alors qu’il pleurait. Des larmes, épaisses et nombreuses, coulaient sur ses joues pâles. Ses yeux d’ordinaire magnifiquement dorés, étaient rougis par les larmes. Cela l’énerva affreusement. Bordel, il chialait comme un gosse ! Malgré tout ça, il n’était pas foutu d’être devenu plus fort ? Il se redressa, tremblant encore plus qu’avant. Cette foutue situation le rendait malade. Une colère brute s’empara de lui, se déversant dans ses veines comme l’aurait fait la lave brûlante d’un volcan en éruption. Aveuglé par la rage, il donna un violent coup de poing dans le mur de pierre, en face de lui. Il entendit ses os craquer et une douleur atroce remonta le long de son bras. Il s’était ouvert la main et du sang s’en échappait abondamment.

    Liam - « FAIT CHIER ! »

    Ignorant la douleur, il frappa, encore et encore, dans le mur, jusqu’à ce que ses jambes tremblent trop pour le supporter. Il se laissa tomber sur le sol, pleurant de douleur. Il avait mal depuis trop longtemps et le fait de frapper le mur n’avait rien arrangé du tout, ça avait juste rendu sa douleur physique. Il était incapable de pleurer silencieusement, de laisser simplement les larmes couler le long de ses joues. Il pleurait, véritablement, comme l’aurait fait un enfant. Il pleurait, parce qu’il craquait, parce qu’il n’en pouvait plus de faire semblant. Jouer un rôle chaque jour, sourire à tout le monde, plaisanter, faire semblant d’aller bien. Alors qu’il allait terriblement mal. Il pleurait, agité de soubresauts, incapable de se calmer, tandis que sa main saignait, tachant le sol et sa chemise.

    Un léger poids sur sa cuisse attira son attention. Embry, son jeune rat, l’avait suivit jusqu’ici et comme à chaque fois qu’il allait mal, espérait lui offrir un peu de réconfort. Mais l’animal n’avait jamais vu son maître dans un tel état. D’habitude, il se perchait ici, fumait une cigarette et laissait échapper une larme avant de se ressaisir. Mais là, il semblait que le jeune Irlandais n’en pouvait plus. Le rat grimpa et alla se blottir dans le cou de son maître, lui donnant un peu de sa chaleur.

    Liam - « Embry… gémit-il sans arrêter de pleurer. J’en ai marre, j’te jure. J’revois toujours la même chose ! Toutes les nuits ! Ça s’arrête jamais ! Il m’enlace, me dit qu’il m’aime, m’appelle « mon frère », puis je vois la lumière, blanche, aveuglante, étincelante d’horreur et de vérité, puis lui, son corps sans vie, désarticulé, le sang… J’me jette sur lui, j’hurle… »

    Sa voix se brisa. Ses yeux étaient perdus dans le vide, comme s’il racontait quelque chose qui ne le touchait pas. On aurait pu penser cela, si tout son corps ne tremblait pas et si sa voix n’était pas aussi rauque.

    Liam - « J’essaye… j’essaye de le ramener, j’appuie, j’appuie, je souffle dans sa bouche, le sang… y a plus que le sang… »

    Coincé dans ses souvenirs, les yeux écarquillés d’effrois, Liam trembla plus fortement, incapable de se calmer, terrifié. La pauvre bête nichée dans son cou ne pouvait hélas pas faire grand-chose pour le calmer.
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Ashtray Coma

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MessageSujet: Re: I can't hide myself anymore || ASH ||   Dim 22 Fév - 20:48

Spoiler:
 
La nuit. Les profondeurs insondables de la nuit, insondables surtout pour une Ashtray assoupie, pour une fois. Il était en effet rare qu'elle s'endorme si facilement, elle n'apprécierait donc pas d'être réveillée. Les nuits noires étaient trop rares pour être gâchées, le lit d'Ashtray ne connaissait que rarement le calme apaisant. Alors quand la jeune femme entendit une espèce de cri d'épouvante retentir dans le noir, son sommeil léger s'évapora en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et elle sursauta, complètement réveillée, et s'assit sur le bord de son lit en inspectant la pièce. Les rideaux bleu sombre du baldaquin lui frôlaient l'épaule et elle frissonna. Ce n'était pourtant pas si stupide, il pouvait bien y avoir des fantômes à Hogwarts, ce ne serait pas une première... seulement Ashtray n'était pas adepte des bruits nocturnes qui font peur et elle se leva, sentant la fatigue retomber sur son pauvre corps fourbu. « Reste à savoir si je serais encore vivante avant de passer la porte, ahah. » Elle avança, les pieds de plomb, et se décida à ne pas jeter un seul regard vers le miroir sur la penderie, histoire de ne pas se décourager d'office. Ainsi, elle sortit du dortoir en chemise, les cheveux en bataille, des cernes dignes du plus vieux des vampires sous les yeux. Le premier qui croiserait sa route aurait le droit d'entendre tout ce qu'elle avait envie de dire, c'est à dire beaucoup d'injures et un exposé entier sur l'interruption du sommeil paradoxal, ça promettait d'être festif. La jeune Irlandaise descendit précautionneusement l'escalier qui menait à la salle commune et se retrouva au milieu de nulle part selon elle. Le feu crépitait encore dans la cheminée et elle faillit se laisser avoir par le spectacle envoûtant des flammes quand elle entendit des pas s'éloigner. La porte de la salle commune se refermait et Ashtray secoua la tête. Peut-être était-ce le responsable de son réveil.

Elle abandonna ses flammes et leur sécurité rassurante pour suivre les traces du fuyard. Il montait vers la plus haute tour du château, Ashtray était pieds-nus, d'ailleurs pas fort habillée dans l'ensemble, il allait faire froid mais tant pis. Il fallait vraiment être taré pour faire tant de bruit en pleine nuit, surtout dans les environs d'Ashtray, qui, de notoriété commune, détestait la nuit, le réveil, la journée... en bref, n'aimait pas grand chose. Elle grimpa quatre à quatre les marches et se fit soudain plus discrète. « Si ça se trouve c'est un psychopathe qui se terre là en attendant qu'une frêle jeune fille sans défenses tombe sur lui par hasard...! » Plus méfiante que jamais, elle avançait à pas de loup mais commença soudain à ressentir les effets d'un courant d'air persistant. Il avait ouvert la fenêtre... non mais le dingue. La chair de poule hérissa les poils sur les bras de la jeune femme qui se promit de lui faire la tête au carré, au dissident étranger qui se reposait peinard dans le froid glacial de la tour.

Il y eut du bruit, comme si on projettait quelque chose de plutôt dur mais de pas très résistant contre le mur de pierre, et des lamentations qui retournèrent le coeur de l'Irlandaise. Il torturait quelqu'un. C'était pas possible autrement, forcément quelqu'un souffrait le martyr après avoir vu son corps entier s'écraser contre la pierre impersonnelle de la tour. Ashtray s'emballa soudain et ouvrit la porte à la volée, créant un double-courant d'air qui lui glaça le sang dans les veines et resta bouch-bée. Une seule personne dans la pièce, ou plutôt une loque humaine, faite de sang et de jean, ça faisait presque pitié à voir. La jeune femme dut s'y reprendre à deux fois avant de se souvenir ce qu'elle venait faire là. Taper ce mec pour qu'il se repente doublement de lui avoir bousillé sa nuit de sommeil mensuelle. Mais un coup d'oeil à son corps dépravé, une oreille tendue à ses pleurs lancinants lui firent changer d'avis. Il y avait peut-être plus urgent. Elle s'approcha de lui, presque épouvantée. Il n'y avait pas d'autre supposition que celle qui se formulait dans l'esprit d'Ashtray. « Il s'est bousillé la main tout seul. Enfoiré. » Ashtray ne savait absolument pas à qui elle avait affaire. Juste qu'il était dans un sale état, et qu'elle ne pouvait décemment pas le laisser comme ça.

Ses yeux commençaient à s'habituer à l'obscurité moite de la pièce, et bientôt, Ashtray reconnut le malade qui se mutilait tout seul dans son coin mais sans aucune discretion. « Comment il s'appelle déjà? C'est un Gryffondor. Ouais... un Irlandais de ce que j'ai compris. » L'illumination divine se fit bientôt et elle put mettre un nom sur ce visage creusé. Liam Doherty. Qu'elle ne connaissait que pour être un affreux coureur de jupons (pas que de jupons d'ailleurs), sans aucun sentiment. Elle le détailla. Même complètement meurtri, les traits ravagés par les larmes, il restait attirant. Comme quoi les gens beaux... Ashtray secoua la tête et se souvint qu'elle n'était pas là pour décider si Liam était digne de son attention ou pas, mais pour arrêter ce saignement incessant dont l'odeur commençait à lui retourner les tripes. Vraiment, hein, tous incapables de se laisser envie et en un seul morceau. Elle défia un instant le jeune Rouge des yeux, évaluant son degré d'abattement, et se dit que tout n'était peut-être pas perdu. Peut-être qu'une fois qu'il serait à peu près rétabli elle pourrait lui régler son compte.
    « Tu m'as réveillée mec, donc tu vas te laisser faire. »
Elle lui ôta sa chemise dégueulasse et se dit que de toute façon dans l'état où elle était, elle était irrécupérable, oubliant le B.A-BA de la magie domestique. Rien-à-foutre, c'était pas SA chemise à elle qu'elle allait retirer pour soigner ce grand con. Ashtray déchira le tissu blanc en lambeaux et sélectionna les morceaux les moins touchés par le sang qui continuer à goutter lentement de la blessure et prit la main du jeune homme. Elle grimaça en sentant qu'il ne devait plus y avoir un seul os intact là-dedans. « Putain mais qu'est-ce qui lui a pris?! » Sincèrement effarée, elle pansa rapidement la blessure, faisant son possible pour ne pas abîmer la main de Liam plus qu'elle ne l'était déjà mais pour bien stopper le saignement. Ashtray agissait avec douceur et concision, ne laissant pas son regard s'échapper de la main meurtrie. Elle ne pensait pas que Liam était du genre à se bousiller les métacarpiens contre un mur. Il paraissait trop sûr de lui, le succès qu'il avait auprès de 99% des Ravens le prouvait bien. (c'est Ashtray le pourcent restant ahah.) Mais là, il tremblait comme un enfant et la jeune femme n'arrivait pas à revêtir son masque d'arrogance et d'indifférence, tout simplement parce qu'elle ne connaissait que trop bien ce genre d'états. Il n'était vraiment pas bien et ne devait pas avoir eu quelqu'un à qui parler au bon moment. C'était moche de voir toute cette souffrance dans les yeux d'un seul homme.
Ashtray tapota doucement la main pansée et releva la tête, plongeant son regard d'acier dans les yeux noyés de Liam.
    « Sérieux, t'es malade toi... tu vas souffrir le martyr jusqu'à ce que l'infirmière se réveille... J'ai fait ce que j'ai pu mais c'est pas du travail de pro. Désolée pour ta chemise. »
Sa voix douce n'avait d'autre but que de pousser Liam à se confier, même si elle s'était fortement retenue d'ajouter "petit con" à sa jolie tirade.
    « Qu'est-ce qui t'a pris? »
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MessageSujet: Re: I can't hide myself anymore || ASH ||   Lun 23 Fév - 23:16

I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that’s real

Johnny Cash.

    L’obscurité et la solitude. Cette solitude, pesante et sournoise, qui était capable de faire ployer un jeune homme comme Liam, d’ordinaire fort et impénétrable. Cette solitude qui, en cet instant, lui faisait plus mal que jamais. Qu’aurait-il donné pour pouvoir simplement appuyer sa tête contre l’épaule d’un ami, pouvoir se laisser aller, partager la chaleur d’un corps. Oublier la douleur engendrée par la perte d’amis, oublier ce qu’il avait vu, passer outre le fait que s’il s’attachait, il risquait encore d’avoir mal. Liam se sentait prisonnier. Il était prisonnier de souvenirs qui, comme un brouillard épais, l’entouraient et s’agrippaient à son cors, le glaçant d’épouvante et l’empêchant de faire le moindre mouvement. Cette douleur insoutenable, si longtemps restée morale, était désormais devenue physique. Et cela ne l’avait pas soulagé du tout, bien au contraire. Il se sentait stupide. Merlin il était pitoyable ! Pourquoi se mettait-il dans un état pareil ? N’avait-il pas réussi à faire son deuil, à passer à autre chose ?

    La porte s’ouvrit brusquement, le faisant sursauter et laissant entrer un énorme courant d’air ainsi qu’une jeune femme. L’Irlandais posa un regard vide sur elle, incapable de la reconnaître. Il l’avait déjà croisée, avait sûrement déjà parler avec elle. Mais donner un nom à ce visage mal réveillé et énervé n’était pas dans ses possibilités, pour l’instant. Et de toute manière, ça ne faisait pas partie de ses priorités. Non, ce qu’il voulait, c’était se calmer. Cesser de pleurer devant cette fille, parce que c’était ridicule.

    « Tu m'as réveillée mec, donc tu vas te laisser faire. »

    Liam regarda la Serdaigle, l’air hagard et grimaça de douleur tandis qu’elle pansait sa plaie. Un frisson lui rappela qu’elle avait retiré sa chemise et il fronça légèrement les sourcils. Pourquoi lui avait-elle retiré sa chemise ? Il avait froid, maintenant. Et puis il s’en foutait pas mal, de saigner… Néanmoins il se laissa faire, incapable de dire ni de faire quoi que ce soit d’autre que la regarder à l’œuvre. Merlin, elle le voyait dans un état si pitoyable… Il se mordit la lèvre inférieure, honteux et dans l’incapacité de retenir ses larmes et ses tremblements. Il n’en avait même plus envie ; pourquoi faire semblant ? Il n’en pouvait plus. Pour une fois, il voulait être lui-même, soit l’adolescent perdu et blessé par la perte de ses amis. Il en avait marre de ces sourires, ces blagues et ces rires qui sonnaient atrocement faux à ses yeux. Paraître fort, invincible… sa fierté immense l’avait poussé à agir ainsi, mais désormais elle ne suffisait plus, la plaie était trop profonde. Elle avait commencé à se nécroser et le tuait à petit feu. Il devait stopper la gangrène.

    La jeune fille tapota doucement sa main désormais pansée et lui dit qu’il était malade. Oui, sûrement. Quant à l’infirmière, il s’en moquait éperdument. Les yeux du rat, niché dans son cou, se braquèrent sur Ashtray, l’air peu avenant. Il intimait à la demoiselle d’éviter la moindre parole déplacée. Ce n’était qu’un rat, mais un rat assez intelligent pour comprendre que son maître n’était pas en état de supporter quoi que ce soit. Alors il essayait de le défendre, à sa manière.

    « Qu'est-ce qui t'a pris ? »

    Liam tressaillit. Il avait oublié sa cigarette et venait de se brûler. Pourquoi avait-il fait ça ? Il n’en savait rien. C’était stupide et irréfléchi, mais il avait pensé en avoir besoin sur le moment. L’Irlandais se recroquevilla sur lui-même, ramenant ses jambes contre son torse et entourant ses genoux avec ses bras. Sa main lui faisait affreusement mal, mais il l’avait cherché, après tout. Ses yeux dorés étaient posés sur Ashtray, brillant de la même lueur que le regard d’un animal blessé physiquement et dans son estime. Il avait mal, il n’y avait pas une seule parcelle de son corps qui aille bien. Sa main paraissait presque dérisoire, face au reste.

    Liam - « Je m’en fiche, murmura-t-il d’une voix brisée, c’est rien face au reste. Rien du tout. Qu’est-ce qui m’a pris ? Rien, j’ai juste pété un plomb. Pourquoi ? Dit-il avec un rire jaune. Parce que ma meilleure amie est morte dans un accident et que le mec que je considérais comme mon frère s’est jeté sous un train, devant moi. Parce que je revois son visage pâle et ensanglanté toutes les nuits. Parce que j’ai mal, intérieurement, et que je n’en peux plus de le cacher. »

    L’Irlandais se tut et enfouit sa tête entre ses bras, masquant ainsi son visage à la jeune Serdaigle en face de lui. Merlin, il l’avait dit. Et à une inconnue, de plus. Il était ridicule.

    Liam - « Désolé, » gémit-il.

    Oui, désolé d’être une telle loque, désolé de t’avoir dit ça, de t’avoir réveillé pour que tu assistes à un spectacle aussi pitoyable. Désolé.


[C'est nuuuuuul ! ç.ç]
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MessageSujet: Re: I can't hide myself anymore || ASH ||   Mar 24 Fév - 6:22

Spoiler:
 
Le silence était lourd. Il enveloppait les deux adolescents de sa moiteur malsaine, ce n'était pas vraiment le silence serein d'une réflexion posée, Ashtray ne savait pas ce qu'elle attendait, dans le froid de janvier, en pleine nuit, face à un psychopathe suicidaire, ou presque. Elle aurait mieux fait de remonter se coucher, plutôt que de s'intéresser directement au cas de Liam S. Doherty. De toute façon, que pouvait-elle changer à sa vie? Elle ne savait pas ce qui clochait chez lui mais en avait déjà bien assez avec sa propre caboche, s'il lui fallait s'occuper de toutes les âmes en peines du château... déjà ça n'était pas son genre du tout. Elle dérogeait complètement à sa propre éthique, mais ça devait être le noir environnant, l'air froid sur ses jambes nues, l'état improbable du jeune homme en face d'elle. Ils allaient congeler là mais l'Irlandaise aurait fait une bonne action. Trop bien. Soudain la voix hachée, fatiguée, de Liam retentit dans la pénombre et Ashtray sentit de nouveau son estomac se retourner. « C'est pas possible d'avoir tant mal. » A côté de lui, elle se sentait légère, c'était stupide mais il était dans un état quelque cent fois pire que le sien, alors quand elle pensait aux innombrables minutes perdues à se plaindre sur sa vie / son caractère / son père / ses choix / ses erreurs... elle se méprisait. Ca n'allait pas durer, certes, peut-être dans quelques heures aurait-elle repris le contrôle sur son cerveau, mais là face au Gryffon, il refusait d'être sarcastique pour ne s'accorder qu'une compassion déplacée.
    « Je m’en fiche, c’est rien face au reste. Rien du tout. Qu’est-ce qui m’a pris ? Rien, j’ai juste pété un plomb. Pourquoi ? Parce que ma meilleure amie est morte dans un accident et que le mec que je considérais comme mon frère s’est jeté sous un train, devant moi. Parce que je revois son visage pâle et ensanglanté toutes les nuits. Parce que j’ai mal, intérieurement, et que je n’en peux plus de le cacher. »
C'était donc ça. Encore cette connasse de mort qui s'incruste et fait du mal. Ashtray serra les poings, ses jointures blanchirent. Elle avait mal pour lui qui ne pouvait que subir, et que pouvait-elle faire? Une colère sourde se réveilla en elle et il faudrait qu'elle s'occupe de la faire taire, ça n'était pas le moment de se péter la main elle aussi. La jeune femme repassa dans sa tête sa vie d'avant, quand sa mère était toujours là, et se demanda comment Liam avait fait. Parce qu'elle se souvenait, elle, qu'elle avait beau être très jeune, le jour de la mort de sa mère et les longs mois qui suivirent, elle n'avait été qu'une loque. Certes, elle était peut-être plus fragile puisque seulement âgée de neuf ans, mais affronter la mort d'un être cher, ça doit faire mal quelque soit l'âge. Ca fait mal quelque soit l'âge, il en était la preuve. Mais la jeune femme aurait bien voulu qu'il n'en soit pas, déjà elle aurait pu aller se coucher sans être poursuivie par des images d'homme brisé, et en plus elle aurait pas eu mal. Elle n'aurait pas ramené à sa mémoire le visage de Kate souriant, elle n'aurait pas dû affronter le souvenir de sa pâleur mortelle. Elle secoua ses boucles brunes pour se remettre les idées en place: sûrement qu'elle n'avait pas le temps de s'apitoyer sur son pas-si-triste sort, elle s'était promis de remettre Liam un peu plus sur pied qu'il ne l'était quand elle était entrée dans la pièce. Elle allait devoir employer des trésors d'ingénuosité mais peu importait, de toute façon elle n'avait plus du tout sommeil et son lit ne lui serait d'aucun réconfort.

Ashtray s'assit en face du jeune homme, ou plutôt de la barrière de ses genoux, ce qui était plutôt malaisé mais elle finit par se mettre en tailleur, penchée vers lui, et elle entendit donc s'échapper des lèvres exsangues de Liam un Désolé déchirant. Désolé? Ashtray ne voyait plus le visage ravagé du jeune Gryffondor mais elle l'aurait bien secoué de toutes ses forces pour lui faire reprendre ses esprits. Désolé? Mais de quoi? Depuis quand fallait-il être désolé d'être malheureux? C'était le monde à l'envers. Le grand n'importe quoi. Mais en y regardant de plus près, la situation était déjà n'importe quoitesque avant ce petit mot lâché au petit bonheur la chance. Elle en chemise dans la plus haute tour portant secours à un jeune Rouge désemparé en plein milieu de la nuit, tous ces mots côte à côte ne formaient qu'une suite improbable de contradictions. Un Rouge n'était jamais désemparé. Ashtray ne portait jamais secours à personne. Elle ne sortait jamais de sa chambre en chemise et on ne se balade pas la nuit dans Poudlard. Donc on n'était pas à une bizarrerie près, elle pouvait bien s'arrêter trente secondes de réfléchir pour tenter de comprendre et d'aider un damoiseau en détresse. Si elle n'essayait pas de toute façon elle s'en voudrait. Terrible vérité.

En vértité, elle ne savait pas quoi dire. Avoir vécu, comprendre un peu, ne veut pas dire savoir gérer. Si Ashtray était encore une enfant, elle se serait contentée de prendre Liam dans ses bras frêles et de le bercer en lui disant que tout irait mieux. Mais c'était difficile maintenant qu'elle avait grandi, savait que ça n'irait pas forcément mieux, et surtout qu'on n'a pas forcément envie de se retrouver avec une inconnue dans les bras quand on vient de péter un câble. Pourtant, Ashtray ne pouvait s'empêcher de trouver le jeune homme attendrissant. En temps normal paraissait-il qu'il était juste attirant, même si elle-même n'y avait pas prêté garde (ce qui n'était pas rare il fallait dire), là, l'Irlandaise ne voulait qu'une chose: voir un sourire, si faux soit-il se dessiner sur ces traits éreintés. Elle aperçut quelque part dans son champ de vision le museau d'un rat qui tentait tant bien que mal de réconforter son maître, et elle sourit, d'un sourire triste, fatigué aussi, désolé, vraiment désolé pour le coup. Elle tendit une main et la posa sur le genou de Liam, gênée d'être là alors qu'il aurait sûrement préféré être seul.
    « Je... je sais pas si je comprends ce qui se passe dans ta tête. Je pense pas. Faut dire aussi que j'ai pas l'habitude de m'intéresse aux autres, donc je peux pas faire la psychologue là tu vois. De toute façon tu t'en fous je suis con. Mais euuh... Du courage mec, franchement tu crois que ça sert à quoi de t'avachir comme ça? »
Ashtray s'interrompit, ahurie. Comme si c'était à elle de dire ça. Comme si elle avait un quelconque droit de parole dans le cas de Liam. Surtout qu'il venait de lui dire qu'il en avait marre de faire semblant, alors niveau délicatesse, peut mieux faire...
    « Merde. Je suis désolée. Mais là tu vois je peux pas te laisser repartir comme ça. T'es pas... »
Ne réussit pas à achever sa phrase. Se trouva bien conne, pendant deux secondes, avant de céder à l'impulsion. Se déplaça à côté de Liam et le prit dans ses bras, incapable de faire, de dire autre chose de plus sensé. Elle avait l'impression de combler son propre vide avec ce geste insensé, mais il n'était pas question d'elle, là. Ashtray avait vu trop souvent le jeune Lion éclater de rire, tous ces sons lui revenaient en mémoire comme un horrible mensonge à soi-même, et ses sanglots étouffés résonnaient par trop de vérité exposée au grand jour, enfin dans la nuit noire mais aux yeux impitoyables de l'Irlandaise. C'était vraiment trop con, que les apparences soient si trompeuses.
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MessageSujet: Re: I can't hide myself anymore || ASH ||   Ven 27 Fév - 17:05


    Le suicide. Il y avait deux raisons pour lesquelles Liam ne s’était jamais laissé embarquer là-dedans, malgré ce qu’il avait vécu. La première, et la plus évidente, il avait vu ce que cet acte était capable d’engendrer auprès des proches du défunt. Il savait à quel point ça faisait mal de perdre une personne de cette manière et il n’était pas assez égoïste pour infliger cela à qui que ce soit. Cette douleur qui accompagnait la mort, vicieuse et capable de s’insinuer partout, détruisant des vies autour d’elle, il ne voulait pas la voir se glisser dans la vie de ses parents et des quelques amis qu’il avait encore. La deuxième raison était qu’il avait peur de la mort. Ca pouvait paraître puéril et stupide, mais c’était ainsi. Car il ignorait ce qu’il y avait après et n’étant pas croyant, cela empirait ses craintes. Il redoutait plus que tout qu’il n’y ait rien après. Car le néant l’effrayait. C’était bête, car s’il n’y avait rien, il n’avait pas grand-chose à craindre. Mais mourir pour rien, devenir une tombe parmi d’autres, cela le terrifiait. Il avait cette espèce de désir, cette envie de grandeur, ce rêve de rester en vie très longtemps dans l’esprit des gens. Alors vivre pour mourir, ça rimait à quoi ? Pas grand-chose. Alors il était resté en vie, il avait continué, espérant s’en sortir, se débarrasser de ses fantômes. Il avait continué pour ses deux amis qui eux n’avaient pas pu. Sa douce Clémence, parce qu’elle avait eu ce terrible accident, parce qu’elle avait fait l’erreur de monter avec un incapable. Et Johnny, son ami, son frère, qui n’avait pas réussi à faire face aux choses qui leur tombaient sur la figure.

    Liam avait perdu deux amis précieux, et il n’arrivait pas à se remettre aussi facilement que ce qu’il avait espéré. Il aurait tout donné pour arrêter de faire ces cauchemars, pouvoir vivre libre de ses souvenirs. Mais il en était incapable, parce qu’en s’emmurant dans le silence, en refusant d’en parler à qui que ce soit, il avait signé sa chute dans la folie. Mais aurait-il pu deviner que le fait de tout garder pour lui allait le pourrir ? Il avait refusé d’en parler, car il n’aurait pas supporté la pitié que certaines personnes auraient ressentie pour lui et encore moins leur attitude hypocrite. Car les gens aiment le malheur qui touche les autres. Ca leur donne l’impression de ne pas être aussi malchanceux qui le pensent, et le fait de connaître une personne qui « souffre » donne un sentiment d’importance à beaucoup trop de gens. Liam avait craint ces personnes qui disent « je suis là pour toi » sans en penser un mot. Alors il s’était tut, gardant tout pour lui, sans réaliser que ses souvenirs pourrissaient en lui, l’atteignant plus qu’il ne l’aurait voulu.

    Cette nuit, il avait fait un rêve qui l’avait quasiment achevé. Il avait revu le visage livide et ensanglanté de Johnny, comme toutes les nuits ou presque, mais il l’avait vu se faire remplacer par ceux de ses amis les plus précieux ici, à Poudlard. Zaren, Cassian et Elixir. Pourquoi ce rêve ? Il n’avait pas compris. Après les grandes vacances, il avait décidé de ne plus s’attacher, parce qu’il redoutait de perdre quelqu’un à nouveau, mais ça avait été plus fort que lui. Ses trois amis s’étaient glissés dans sa vie, et ne pouvaient désormais plus en sortir. Il avait commencé à se sentir un peu mieux, bien qu’un peu coupable de faillir à la promesse qu’il s’était fait. Mais là, c’était comme si sa conscience lui criait de faire attention. Une sonnette d’alarme, qui avait résonné dans son crâne pour le laisser dévasté et effrayé.

    Une main se posa sur son genou et l’Irlandais ne bougea pas. Il en était incapable. Puis la jeune Serdaigle prit la parole et il l’écouta. Il voulut lui répliquer acidement de s’occuper de ses affaires, peut-être même la repousser brusquement pour ce qu’elle venait de dire. Ne pas s’avachir ? Il avait tenu plusieurs mois, se forçant à sourire quand ça n’allait pas, cachant sa douleur au plus profond de son âme et c’était la première fois qu’il craquait vraiment et elle lui demandait ça ? Il ouvrit la bouche, prêt à répondre, mais elle reprit la parole. Il se calma automatiquement et se sentit stupide. La jeune fille ne savait pas quoi dire, et c’était tout à fait normal. Oh, il s’en voulait de l’avoir entraînée là-dedans en plein milieu de la nuit.

    Le Gryffondor sentit alors des bras se refermer autour de lui. Il écarquilla les yeux, surpris par cette étreinte, et voulut s’en dégager mais ne réussit pas à bouger. Puis une douce chaleur s’empara de lui, calmant ses frissons et ses sanglots. Il ne la connaissait même pas. Il se mordit la lèvre inférieure et, cédant sous l’impulsion, il passa ses bras autour d’Ashtray, de manière un peu brusque, afin de profiter impunément de sa chaleur. Il nicha son visage dans son cou et la serra contre lui, comme si sa vie en dépendait. Les étreintes amicales, les rires de ses amis, les aventures d’un soir, rien n’avait réussi à l’apaiser, à lui redonner véritablement le sourire. Parce qu’il n’avait jamais été franc, entier, et cela l’avait empêché de faire son deuil, de guérir. Il le comprenait, désormais.

    Là, pour une fois, il avait été franc et l’étreinte que la Serdaigle lui donnait était étrangement bienfaisante. Il se laissa aller, ignorant sa fierté et son égo, puisqu’il n’y avait plus que cela. Il avait essayé de masquer la douleur, jouant un rôle qui n’était pas le sien. Certes, Liam restait un garçon plein de vie, enthousiaste, piquant et à l’humour débordant. Mais il avait oublié qu’il avait le droit d’être triste, lui aussi.
    Il resta ainsi durant de longues secondes qu’il ne comptait même plus. Puis ses tremblements se calmèrent en même temps que ses sanglots. Quelques larmes s’égaraient encore sur ses joues car cela n’avait pas suffit à faire disparaître sa souffrance, mais il s’était calmé. Liam se redressa lentement et pour la première fois, regarda la jeune fille en face de lui. Elle était plutôt jolie et il se rappela alors comment elle s’appelait. Ashtray Coma. Il ne la connaissait pas plus que cela et se sentit affreusement gêné d’avoir ainsi craqué face à elle.

    Liam – « Je… je suis désolé, dit-il à nouveau d’un air penaud. Ce n’est pas mon genre de… enfin, tout ça ne me ressemble pas. Je ne pensais pas voir qui que ce soit ce soir mais je… Merci. »

    Pour sa main, pour ne pas s’être enfuie en courant alors qu’elle ne le connaissait même pas, pour cette étreinte. Oui, il la remerciait pour cela. Il déglutit difficilement, ayant du mal à garder ses yeux dorés ancrés dans les pupilles de la demoiselle. Il détourna le regard.

    Liam – « Si… tu pouvais garder ça pour toi. Parce que… eh bien disons que tu es la seule au courant. Et je n’ai pas vraiment envie que les gens sachent pourquoi j’ai la main explosée. »

    Fierté d’Irlandais.
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MessageSujet: Re: I can't hide myself anymore || ASH ||   Dim 1 Mar - 22:01

Ashtray ne s'attendait sûrement pas à ce que Liam l'autorise à s'approcher tant, surtout pas après les aberrations qu'elle lui avait sorties. Elle n'avait pas peur, cependant, de voir son amour propre blessé par un rejet qu'elle espérait presque de toute façon. Elle non plus n'était pas dans son état normal, il était tard, elle était fatiguée, elle n'avait absolument pas prévu de se transformer en Sainte Rita des Causes Perdues, surtout pas pour un inconnu. Elle se doutait qu'en face, ledit inconnu était encore plus gêné qu'elle donc elle se tut, et attendit, les yeux fermées, qu'il se dégage de cette étreinte incongrue qu'il n'avait pas demandée. Tout en pensant qu'elle non plus n'avait rien demandé, qu'elle voulait juste dormir, alors il aurait été un peu injuste quand même mais compréhensible. La jeune Anglaise comprenait, évidemment. Ce soir, elle ne pouvait pas faire grand chose d'autre, c'était le moins et elle s'acquittait de cette tâche sans broncher. Ca lui faisait presque plaisir d'être là pour quelqu'un, pour une fois, de n'être pas à la place du jeune homme, pour une fois, d'être celle dont on a besoin.

Soudain, à sa grande surprise, les bras de Liam se refermèrent sur elle et elle sentit qu'elle avait eu raison. Que pour une fois ce n'était pas une erreur, qu'elle n'avait pas fait une bourde qui lui vaudrait des remords et des regrets, qu'elle l'avait aidé un peu. Il n'allait pas aller mieux grâce à elle, qu'avait-elle fait de constructif? Mais il allait se calmer. Déjà sa respiration s'apaisait, ce n'était toujours pas serein mais c'était déjà ça. Ashtray releva un peu la tête quand elle sentit le jeune Gryffondor cacher son visage dans son cou et posa une main sur sa nuque, caressant maladroitement ses cheveux. Elle ne pouvait pas faire plus mais sentait que ça suffirait. Liam devait être de ceux qui ne s'octroyaient jamais de moments de doute, dans le sens mélancolique du terme. Ashtray, elle, profitait de chaque jour de pluie pour mêler ses humeurs sombres aux nuages gris, ça ne suffisait jamais mais c'était toujours mieux que rien. Liam Doherty n'était pas comme ça, c'était évident. Il ne serait pas aussi désespéré en ce moment-même mais il jouerait aussi moins bien son rôle au jour le jour. Parce que si la jeune femme était aussi peu sociable, aussi seule et agressive, c'était surtout parce qu'elle était tout le temps triste. Elle n'évacuait jamais sa peine d'un coup d'un seul, vivait en permanence avec une couche pesant de plomb au fond d'elle et n'arrivait pas à jouer le jeu de l'insouciance. Elle avait un but dans la vie, certes, mais il n'était pas des plus gais, ce qui ne l'aidait pas. Pas du tout. Cependant, Ashtray ne parvenait pas à penser que la solution du Rouge était la meilleure. Elle était incapable de rire tout le temps, de feindre sans arrêt, de n'être qu'une illusion. Quand elle avait vraiment mal cependant, elle n'était pas plus sage que lui et c'était plus souvent sa tête que sa main qui se retrouvait fracassée contre un mur. Ca faisait plus mal, pendant plus longtemps, mais elle, ça la soulageait. Ce qui n'était apparement pas le cas du jeune homme.

Liam se redressa et Ashtray posa ses mains blanches sur ses épaules, vérifiant du regard qu'il était toujours entier, qu'il allait un peu mieux, que sa main ne saignait plus trop. Les larmes sur ses joues avaient creusé des sillons brillants et l'Irlandaise esquissa une moue mi-rassurée mi-anxieuse, se rendant compte qu'elle se souciait vraiment du jeune homme à présent, qu'elle aurait bien aimé le connaître les jours où ça allait bien, qu'elle l'appréciait, sûrement parce qu'il était sincère, qu'il n'était pas non plus de ceux qui refusaient d'admettre les larmes comme issue de secours. Elle le laissa la dévisager, se demanda s'il évaluait sa franchise à elle aussi, ou s'il essayait juste de se remémorer qui elle était vraiment. Le regard de Liam trahit soudain une espèce de gêne qu'Ashtray ne mit pas longtemps à décrypter. Ils ne se connaissaient pas, raison de plus pour la détester d'avoir assisté à son mal-être qui n'était pas courant. Il allait justement en parler, tiens.
    « Je… je suis désolé. Ce n’est pas mon genre de… enfin, tout ça ne me ressemble pas. Je ne pensais pas voir qui que ce soit ce soir mais je… Merci. »
Ashtray plissa les yeux, étonnée. Elle n'attendait pas de remerciements ce soir, surtout pas. Qu'il la jette, lui conjure de se taire, de faire comme si cette nuit n'avait jamais existé, oui, mais pas de merci. Ca ne lui ressemblait pas? Ashtray aurait plutôt pensé que c'était plus ressemblant de se laisser aller à ses vrais sentiments que de se cacher derrière des façades mais elle laissa cette pensée dans un coin de sa tête, pas certaine que ça ferait plaisir au blessé à côté d'elle.
    « Si… tu pouvais garder ça pour toi. Parce que… eh bien disons que tu es la seule au courant. Et je n’ai pas vraiment envie que les gens sachent pourquoi j’ai la main explosée. »
Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Ashtray. Elle voyait mal à qui elle pourrait raconter ça, ni quel intérêt elle en tirerait. Elle essayait de toujours raisonner par intérêt, et ne voyait vraiment pas ce qu'elle pourrait gagner à étaler la souffrance d'un autre devant les gens. Déjà elle n'avait pas d'amis. Hormis Cole, Clémence et Cassandra, personne ne l'écoutait parce qu'elle ne parlait pas, mais quand même. Mais elle, elle savait ce que c'était que d'avoir mal et de devoir cacher pourquoi. Elle se tairait, évidemment, limite c'était vexant que Liam le lui ait demandé.
    « T'en fais pas. Tu peux compter sur moi, sur ma discrétion, sur... si jamais t'as besoin... je te connais pas, je te juge pas, je... Me remercie pas. Tu m'as rien demandé, tu me dois rien. »
Elle encadra le visage du jeune homme qui ne la regardait pas avec ses mains froides et secoua la tête, pensive.
    « J'aimerais tellement que tu ailles bien, tu sais. C'est con ce que je dis mais vraiment... Enfin bref. Laisse-toi aller de temps en temps, mec, ça te ferait pas de mal. Ca t'éviterait de te casser la main trop souvent... »
Une de ses mains vint secouer sa crinière noire, elle était embarassée, ne savait plus quoi faire. Il aurait sûrement fallu qu'elle se lève et s'en aille, à présent, c'était le bon moment pour une sortie théâtrale, un baissé de rideau sur fond de violons, laissant le héros réfléchir à ces sages paroles. Sages paroles?! Où ça? ...ouais bon, OK. Ashtray chercha des yeux le regard doré de Liam et y planta ses prunelles d'acier. Elle était parfaitement réveillée, n'arriverait pas à se rendormir, attendrait ici jusqu'à ce qu'il lui dise de s'en aller et de le laisser seul. Elle obéirait, quand on s'incruste on assume chuchotait une petite voix dans sa tête.
    « Dis-moi, si tu veux que je m'en aille. Sinon... parle-moi. Je te connais pas, ça me semble dommage. T'es quelqu'un de bien... »
Ce qu'elle pensait sincèrement, sans savoir se justifier, sans le vouloir non plus, pour elle ça n'était qu'une vérité assénée qu'il devrait accepter, d'accord ou pas. Point.
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MessageSujet: Re: I can't hide myself anymore || ASH ||   Mer 25 Mar - 23:45


    Dans d’autres circonstances, Liam aurait sûrement refusé qu’on l’approche. Sa fierté et sa jovialité habituelles l’empêchaient de se montrer vulnérables devant les autres. Il détestait se montrer faible et attristé, parce qu’il refusait de s’attirer la pitié des autres. C’est pourquoi il gardait toujours tout pour lui, même si ça le pourrissait lentement. Heureusement pour lui - malheureusement pour les autres présents et ses phalanges - il finissait toujours par craquer. Et dans les cas là, c’était non seulement les gros problèmes qu’il évacuait mais aussi les plus petits, parfois insignifiants. Ainsi la « solution » du jeune Irlandais n’était pas forcément la meilleure.
    Mais là, il avait accepté qu’Ashtray l’enlace et avait même répondu à son étreinte, trop éprouvé, trop épuisé et trop mal en point pour pouvoir la repousser. Et il avait réalisé que finalement, se laisser aller de temps en temps, ce n’était pas une faute grave. La chaleur des bras de la jeune femme, la douceur de ses caresses dans ses cheveux l’avaient apaisé, ragaillardi. Evidemment, il n’était pas libre de tous ses maux, il ne le serait peut-être jamais, mais au moins sa peine semblait s’être quelque peu allégée, comme si Ashtray l’avait aidé un instant à porter son immense fardeau et l’avait rendu moins lourd par un procédé dont il ignorait l’étrange magie.

    Pourquoi détester la Serdaigle d’avoir assisté à cela ? Ce n’était pas de sa faute mais de celle de Liam si elle s’était réveillée en pleine nuit et avait désiré chercher l’origine de ce qui l’avait empêchée de dormir. Il remarqua son étonnement lorsqu’il la remercia et ne comprit pas vraiment d’où il venait. N’était-ce pas normal que de remercier la personne qui vous avait soutenu quelques instants sans vous connaître et sans s’enfuir en courant face à cet écart de comportement ?
    Le Gryffondor avait demandé à sa camarade de ne rien dire à personne par pur réflexe, pour se rassurer. Il voyait mal en effet à qui elle aurait pu raconter cela. Après tout, cela lui aurait rapporté quoi ? De plus, Liam n’avait pas vraiment d’ennemis, alors ce genre de nouvelle n’aurait fait plaisir à personne.

    Il tressaillit lorsque les mains froides d’Ashtray se posèrent sur son visage, le forçant à la regarder. Il ancra ses prunelles dorées dans les yeux de la demoiselle et entrouvrit les lèvres, comme pour répondre quelque chose, mais en vérité, il était trop surpris par ses propos pour dire quoi que ce soit. Il baissa le regard, l’air un peu gêné. Se laisser aller de temps en temps ? Le pourrait-il sans se vautrer dans la déprime à la moindre occasion ? Il n’en était pas sûr, pas sûr du tout. Ce serait tellement plus facile, après tout. Laisser tomber, être quelqu’un de triste et de repoussant de par la noirceur qui émanerait de lui, mais au moins, il ne ferait plus semblant.
    Liam secoua légèrement la tête. Non, il n’en était pas question. Il avait juré sur la tombe de ses deux meilleurs amis qu’il vivrait pleinement pour eux, qu’il avancerait et deviendrait un adulte dont-ils pourraient être fiers. Un être qu’ils auraient plaisir à revoir une fois dans l’au-delà. Un être dont-ils pourraient dire « ce type, j’l’ai côtoyé de mon vivant, il est en or ». Pour cela, il n’avait qu’une seule solution : devenir plus fort afin d’affronter sa tristesse.

    S’il voulait qu’elle s’en aille ? Non, pas vraiment. Pas du tout, en fait. Il n’avait pas envie d’être seul ce soir. Certes, il était rarement seul physiquement, puisqu’il passait ses soirées à découcher, mais là ce n’était pas la même chose. Ashtray n’était pas présente que physiquement. Il la regarda, sensiblement surpris. Qu’il lui parle ? Lui parler de quoi, au juste ? De ce qui n’allait pas ? Non, ce serait bien trop long. Et puis il n’aimait pas raconter sa vie.

    Liam - « Quelqu’un de bien ? Répéta-t-il avec un sourire ironique. La moitié de Poudlard est capable de te contredire, preuves à l’appui… Mais je te remercie. J’aurais aimé commencer à te parler dans d’autres circonstances… »

    Et c’était vrai. La jeune demoiselle avait fait preuve d’intelligence et paraissait être quelqu’un d’intéressant, aux yeux de Liam. Il l’avait toujours trouvée discrète - et c’était d’ailleurs pour cela qu’il ne la connaissait pas, l’Irlandais s’approchait plutôt des gens de son espèce : exubérants. Même si, bien sûr, il lui arrivait de bien s’entendre avec des gens plus discrets.

    Liam - « Parler ? Je suis un moulin à paroles. Je ne m’arrête jamais, parce que ça comble le silence, silence que je hais car il est synonyme de solitude, avoua-t-il sans aucune gêne apparente. Mais je n’ai pas vraiment envie de t’embêter avec mes histoires alors que tu sembles épuisée et que tu te trouves dans une des pièces les plus froides de Poudlard, à peine vêtue. »

    Et il n’avait pas tort, la jeune fille n’avait même pas enfilé de pull ou quelque chose qui puisse lui tenir chaud ! Il se redressa vivement et referma la fenêtre qu’il avait jusqu’alors laissée ouverte. Liam sortit alors sa baguette de la poche arrière de son jean et lança un sort que sa mère lui avait montré pendant les vacances de Noël un an plus tôt, afin de faire apparaître deux gilets noirs, simples et larges, mais très chauds. Il eut un petit claquement de langue satisfait et posa un des gilets sur les épaules d’Ashtray, avec un petit sourire, puis il enfila l’autre, frissonnant légèrement.

    Liam - « Parler… Ok, j’ai une idée, dit-il avec un sourire. Si tu es épuisée, je te raccompagne jusqu’à ton dortoir, c’est la moindre des choses. Mais personnellement je ne risque pas de dormir avant un moment, alors si tu comptes rester éveillée, j’ai une proposition. »

    Le sourire du jeune homme s’agrandit, lui donnant un air candide.

    Liam - « On raconte une anecdote, sur notre passé, notre enfance, chacun notre tour. Le premier qui est à court d’anecdote est celui qui devra réveiller les Elfes de Maison pour qu’ils nous préparent une boisson chaude. Et je tuerais pour un Irish Coffee, là, alors je suis prêt à te raconter les moments les plus humiliants de ma piètre existence ! »

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