Hogwarts :: La Malédiction de Faust.
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 « Strange Day » |Pv|

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Noam S. Dickson

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MessageSujet: « Strange Day » |Pv|   Lun 2 Fév - 2:09





« Another day of decomposing light
In a world called catastrophe
»
- Matthew Good -




    Les dernières lueurs du crépuscule disparaissaient peu à peu, chassées par le voile sombre de la nuit. A l’intérieur, le silence s’engouffrait progressivement dans les couloirs du château. Un silence seulement interrompu par des pas qui résonnaient sur le sol de pierres. La démarche de Noam était calme et mesurée. Rien ne viendrait le contrarier ce soir là ; il avait décidé de se trouver un petit coin tranquille où il pourrait lire, sans que personne ne vienne le déranger. Du moins, il l’espérait. Après une journée éprouvante, il avait fuit l’effervescence de la salle commune des Gryffondors. En effet, cette foule d’élèves hystériques et agités, lui donnait plutôt la migraine et il préférait partir en quête d’un endroit plus calme. Bien sûr, il aurait pu s’isoler avec l’une des rares personnes qu’il considérait comme faisant parti de ses amis mais par moment, son côté solitaire reprenait le dessus. Etre seul l’empêchait de déverser sa mauvaise humeur sur la première personne venue. Bien qu’il n’en retire aucun remord, après tout il ne demandait à personne de l’approcher, bien au contraire.

    Ses pas s’interrompirent brutalement. Perdu dans ses pensées, il s’était déconnecté de la réalité et il n’avait pas remarqué qu’il s’était instinctivement dirigé vers la bibliothèque. A présent, la lourde porte de bois de ce temple du savoir, lui faisait face. Il n’avait pas choisi ce lieu par hasard ; entouré de tous ces livres, il se sentait à sa place et c’était donc l’endroit idéal pour s’installer à l’écart du monde. Poussant la porte, il pénétra dans les ténèbres de la pièce. Les étagères se découpaient en ombres familières, à peine visibles. Pourtant, il n’eut aucun mal à se diriger vers l’une des cheminées, se trouvant dans l’un des recoins de la pièce, derrière plusieurs rangées de livres. Dans un silence presque total, il s’agenouilla devant l’âtre et après avoir sorti sa baguette, il alluma un feu. La chaleur des flammes l’entoura peu à peu, éclairant également le coin où il s’était installé. Quelques fauteuils l’entouraient, accompagnés de coussins posés à même le sol, lui permettant ainsi de se préparer un petit nid pour la soirée. Satisfait, il posa son sac puis il l’ouvrit afin de sortir les quelques réserves de bièraubeurre qu’il avait amené. En effet à ses yeux, passer une soirée en solitaire à la bibliothèque ne voulait pas dire qu’il n’allait se nourrir que de mots. La nourriture spirituelle qu’il trouvait dans ce lieu était certes importante pour lui mais elle était loin d’être son seul plaisir ; ses vices reprenaient souvent le dessus sans qu’il ne cherche à s’en détourner.

    S’éloignant de son campement, préparé pour la nuit, il avança lentement à travers les rangées de livres, à la recherche des ouvrages qu’il allait lire. Son attention se portait sur les livres qui élargiraient sa culture magique mais aussi sur ceux qui feraient voyager son esprit aussi sûrement qu’une de ces drogues moldues, qu’il avait expérimenté lors de soirées passées dans la ville où il avait grandit. Laissant son esprit vagabonder, Noam glissait ses doigts sur les couvertures en cuir qui se trouvaient à sa portée. En les frôlant ainsi, il avait presque l’impression de pouvoir effleurer l’essence même du livre, ce qui pouvait s’apparenter à son âme si il avait été vivant. D’ailleurs certains d’entre eux l’étaient ou du moins ils en donnaient l’impression lorsqu’ils essayaient de mordre leur propriétaire ou lorsqu’ils ne s’ouvraient que selon leur propre volonté. Pourtant ils n’avaient sûrement pas de conscience, mis à part peut-être celle de protéger le savoir qu’ils renfermaient. Cependant, le jeune lion était bien placé pour savoir que leurs réactions ne faisaient qu’attiser l’envie de connaître leurs secrets. Tout le monde sait que si on essaie de cacher quelque chose c’est que cela doit avoir de la valeur, quelqu’elle soit. Les livres les plus malins étaient donc ceux qui faisaient tout pour se fondre dans le paysage et qui n’attiraient l’attention de personne, ceux qui paraissaient devenir invisibles de par leur banalité. Du moins c’était une théorie intéressante, même si Noam préférait s’attardait sur un maximum de livre pour qu’aucun sujet intéressant ne lui échappe.


    - Flash Back -

    L’obscurité était presque totale, seul un rayon de lune permettait au voyageur égaré de savoir approximativement où il posait les pieds. Chaque pas était plus silencieux que le précédent et seul le ronflement régulier, qui s’échappait de la pièce voisine, rompait le silence. La petite silhouette se déplaçait en direction de la véranda qui semblait éclairée par une petite lumière surgissant de nulle part. Quelqu’un s’était installé dans un recoin entre la baie vitrée et le mur. Le cœur de l’enfant se mit à battre plus rapidement sous le coup de la peur. Qui se trouvait là ? Pourquoi ? La petite fille se figea, puis n’écoutant que sa curiosité, elle continua à avancer en direction de la véranda. Cependant lorsque ses pas se rapprochèrent de l’entrée, elle hésita et par précaution, elle décida, tout d’abord, de jeter un coup d’œil avant d’entrer. Son petit visage se pencha alors dans l’embrasure de la porte et ce qu’elle vit fit tomber toute la tension qu’elle avait accumuler jusque là.

    ELLYAH . « - Noam ?! Qu’est ce que tu fais là ? »

    Le petit garçon, alors âgé de neuf ans, leva les yeux et dévisagea sa jeune sœur. Pensant qu’elle dormait , il ne s’attendait pas à la voir surgir ainsi. Cependant cela aurait pu être pire, l’un des Sheffield aurait pu se trouver à la place d’Elly. Noam désigna les livres qui étaient éparpillés autour de lui et celui qu’il tenait déjà dans ses mains.

    NOAM . « - Tu vois bien que je lis. »
    ELLYAH . « - Ah cette heure-ci ? Mais pourquoi ? Tu pourrais te faire punir par Mr Sheffield ! »
    NOAM . « - Tu comprends pas… Demain, j’aurais pas le temps de lire, ils feront exprès de me donner du travail… Mais je les laisserai pas m’empêcher de lire, Elly. Je lis quand même le soir quand ils dorment, parce que tu vois, dans ces livres il y a pleins de choses à découvrir, et ces découvertes, personne ne pourra jamais me les enlever… Même pas eux. »

    La petite fille fronça les sourcils, elle n’était pas sûre d’avoir saisi l’étendu de ses propos mais elle avait compris l’essentiel. De toute façon, elle n’était pas en mesure d’empêcher son frère de faire quoi que ce soit, lorsqu’il avait décidé de faire quelque chose, rien ne pouvait l’arrêter, pas même les risques qu’il encourait.

    - Fin du Flash Back -



    Tout en se remémorant ce souvenir, Noam continuait son inspection parmi les étagères. Effleurant, ouvrant, sondant, les livres qui lui passaient sous la main, il en avait déjà réuni quelques uns qui reposaient entre son bras gauche et son torse. Lorsque la pile commença à devenir conséquente, il fit demi-tour, retournant lentement vers son refuge. La chaleur grandissait à chaque pas qu’il faisait et elle devint douce et enivrante lorsqu’il fut de nouveau face à la cheminée. Il posa alors les livres par terre à côté de ses réserves de bièraubeurre, puis il s’installa confortablement sur les coussins. Fermant les yeux un instant, il profita de la sérénité qui flottait dans la pièce. Rien à voir avec le chahut présent dans la salle commune. Non, ici il n’y avait ni cris hystériques, ni plaisanteries de mauvais goûts qui avaient pour but d'amuser la foule. Simplement un calme plaisant, aux notes apaisantes. Noam ouvrit à nouveau les yeux et attrapa une bouteille de bièraubeurre. Après s’être désaltéré, il attrapa le premier livre qui surmontait la pile et lorsqu’il ouvrit, sa conscience quitta la pièce pour se fondre dans les pages jaunies de l’ouvrage.


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Andrew Bradford

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Lun 2 Fév - 20:01


    La caresse d'un drap sur sa hanche, la douceur d'une couverture recouvrant sa peau nue ou, encore, le plaisir s'insinuant dans de fines veines trop bleues... Ces détails étaient chose courante dans la vie de l'adolescent. Andrew se délectait toujours de ces plaisirs qui n'appartenaient qu'à lui seul. Il appréciait d'avantage de sentir la caresse de ses draps tandis qu'il glissait d'un coté à l'autre de son lit, simplement vêtu d'un tissu si fin qu'être nu n'aurait fait aucunes différences. Il aimait sentir la fraîcheur des couvertures sur son corps lorsqu'il se glissait dessous. Il suffoquait littéralement lorsque ses veines étaient animées de ce besoin trop pesant qu'était celui de sentir une présence à ses cotés. Parfois, son corps tout entier réclamait cette présence et, durant ces moments, il devenait difficile de résister. Généralement, Andrew n'essayait pas même d'ignorer ces besoins inexplicables. Il se contentait de se redresser et d'enfiler les premiers vêtements qui lui passait sous la main avant de quitter dortoir et salle commune dans l'espoir de trouver âme qui vive au détour d'un couloir.

    Malheureusement, ses recherches n'étaient pas toujours fructueuses et ses pas avaient tendances à l'emporter dans des lieux qui, même en plein jour, ne lui aurait jamais inspiré confiance. Et pour cause : Un soir, il s'était retrouvé en haut de la tour d'astronomie, son regard rivé vers les étoiles striant le ciel en multiples endroits. Si l'adolescent s'en souvenait, ce n'était pas pour la hauteur du lieu, mais bien pour le souvenir mémorable qu'il en avait gardé. Jamais il n'avait prêté attention au ciel, durant ses six premières années et, il avait suffit d'une simple envie, pour que son regard croise l'étendue étoilée recouvrant le château comme un voile protecteur. Un autre soir, Andrew s'était surprit à roder aux alentours du lac alors que la lune était pleine. L'eau, ou plutôt les reflets de la lune, lui restait encore vaguement en mémoire. Les couleurs s'étaient mélangée sous son regard émerveillé et, l'eau qui au premier abords ne reflétait que le jaune bleuté de la lune, s'était mu de telle façon que les reflets en étaient devenu parfois indescriptible et fascinant. Au final, le serpentard s'était laissé emporter par la beauté du lieu, assit aux pieds d'un arbre et la brise fraîche l'emportant sur la voie du sommeil... Quoi que l'on en dise, les paysages magique ou moldu restaient les plus belles choses à contempler durant la nuit. Particulièrement lorsque la solitude se faisait trop pesante...

    L'adolescent eut un vague sourire en s'imaginant sujet à une telle nostalgie. Ce n'était pas dans ses habitudes de penser de cette manière. Il était encore moins logique qu'il se surprenne à se remémorer des souvenirs pourtant si vague en temps normal. Peut-être était-ce la solitude qui commençait à empiéter sur sa santé mentale, ou peut-être devenait-il aussi mièvre qu'un poufsouffle s'amourachant d'une personne pour une quelconque raison. Dans les deux cas, ce n'était que des plus pitoyable, en son sens. D'ailleurs, de qui aurait-il pu s'enticher ? Aucune personne n'avait réussit à faire battre son coeur plus vite que de raison. Personne n'avait su lui taper dans l'oeil, ni à faire frémir son corps. De plus, personne, que ce soit fille ou garçon, ne méritait qu'il ne s'y intéresse plus que de nécessaire. Peut-être était-ce parce qu'il était trop égoïste que pour voir le monde l'entourant. A vrai dire, cela n'avait pas d'importance. Du moment qu'il prenait du plaisir, le reste n'existait plus pour lui.

    C'est sur cette dernière pensée que l'envie s'éveilla brusquement en lui. D'abord, discrète et imperceptible, elle se manifesta sous forme de frissons et des fourmillements le long de ses membres puis, petit à petit, se fit plus pesante allant jusqu'à s'insinuer dans ses veines dont le sang se mit à bouillonner d'impatience. Dans ces moments là, l'adolescent ne pouvait plus contrôler son corps ou ses pensées. Il se devait simplement d'obéir à cette pulsion dans les plus brefs délais. C'est d'ailleurs se qu'il fit, ses jambes glissant d'elles-mêmes hors de son lit tandis qu'il se redressait, sa main agrippant naturellement le jeans qu'il avait retiré quelques heures plutôt. Il ne mit pas moins de trois secondes pour enfiler le vêtement, l'habitude ayant accentuer son agilité de façons concidérable. Son regard se porta alors sur la malle ouverte au pied de son lit. Un t-shirt rehaussé d'une chemise fairait amplement l'affaire. Décidé, l'adolescent plongea littéralement dans sa malle afin d'en ressortir les deux vêtements qu'il enfila l'un par dessus l'autre.

    Sa tenue faisait assez négligé, particulièrement dut à la chemise chiffonnée qu'il avait enfilé et qu'il n'avait pas prit la peine de boutonner. Ça, mais aussi ses cheveux qu'il n'allait certainement pas coiffer. A quoi bon ? Ce n'était pas comme si il partait à la conquête de l'âme soeur. Un coup d'un soir suffirait amplement a calmer cette envie insupportable. Une heure de débauche, voilà ce dont il avait besoin en ce moment. A vrai dire, un seul instant dans les bras de quelqu'un, c'était tout ce qu'il demandait. L'adolescent n'était pas difficile, du moment qu'il pouvait se sentir vivant durant quelques minutes, il ne demandait pas plus. Et, lorsqu'il y songeait, le sexe n'était il pas le meilleur moyen de se sentir vivant en ce bas monde ? Si, pour lui, c'était la meilleure des solutions.

    Sans qu'il ne s'en soit réellement rendu compte, l'adolescent avait quitté son dortoir ainsi que la salle commune de sa maison. Il avait aussi, à en juger les portraits accrochés au mur, dépassé la limite des cachots. Où se trouvait-il ? Malheureusement, le garçon l'ignorait et pour cause, il était difficile d'identifier les alentours alors qu'il ne possédait, en tout et pour tout, que d'une simple baguette magique diffusant un faible halo de lumière. Lueur qui, naturellement, ne faisait qu'éclairer les quelques centimètres alentours. Après tout, Andrew était toujours prudent lors de ses sortie et il savait parfaitement qu'il suffisait d'une baguette trop lumineuse pour qu'un professeur se rende compte de quelque chose. Dans ces moments là, il devenait difficile de se cacher. Particulièrement lorsque le décor se résumait en un mur littéralement tapissé de portraits le scrutant dans un concert de murmures.

    Ces murmures, Andrew les ignora, un sourire discret rehaussant ses lèvres. A quoi bon prêter attention à tout ces portraits trop bavard ? La plupart existaient déjà bien avant sa naissance, alors que pouvaient-ils raconter d'intéressant ? Que son style vestimentaire était provoquant ? Que ses cheveux en batailles étaient indécent ? Ou encore, que ses vêtements n'étaient pas conforme au règlement ? Foutaise ! Il n'avait que faire du règlement en cet instant. A vrai dire, il se fichait de tout, seule l'envie d'une tierce personne lui importait. D'ailleurs, s'il connaissait le lieu où il se trouvait, peut-être aurait-il plus de facilité à se retrouver dans ce labyrinthe de portes et de couloirs. Peut-être pourrait-il parvenir plus rapidement au but qu'il s'était fixé. Peut-être, ou peut-être pas...

    L'adolescent quitta un énième couloir avant de s'enfoncer dans les entrailles du château ou, plutôt, dans une pièce si sombre et lugubre qu'il cru sa baguette cassée. La lumière qu'elle diffusait semblait si faible, si fragile, qu'elle n'éclairait pratiquement plus rien. Le sol, quant à lui, était si sombre qu'il ne savait où poser le pied. Ou était-il ? Risquait-il de s'enfoncer dans les ténèbres s'il continuait sa course ? Parviendrait-il au coeur de poudlard s'il ne s'arrêtait pas ? Avait-il découvert un lieu secret qui ne s'affichait que durant les jours sans lune ? Andrew se surprit à glousser, pareil à une adolescent apercevant l'homme de ses rêves. PITOYABLE.

    Au bout de quelques mètres, Andrew distingua les objets qui l'entourait. Des étagères et des livres. Des rambardes et des échelles. Des tables et des chaises. Des bureaux et de la poussière. Le tour réunit en un seul et même lieu : La bibliothèque. L'adolescent posa son regard sur quelques ouvrages sans qu'il ne comprenne réellement le sens des intitulés. La, un livre sur les potions. Ici, un grimoire sur les sortilèges de première année. Plus loin, des bouquins résumant la vie des licornes. Ça, ou quelque chose qui s'en approchait étrangement. Le serpentard glissa son regard d'un livre à l'autre, avançant progressivement, s'enfonçant de plus en plus dans les ténèbres à tel point qu'il ne distinguait plus qu'une faible lumière au fond d'une rangée d'ouvrage.

    Curieux, l'adolescent s'approcha, aussi silencieux qu'un félin traquant sa proie. Ce qui, en cet instant, ne devait pas vraiment dévier de la réalité. Quelques pas et l'adolescent se figea en scrutant les ténèbres, son regard tombant sur un garçon confortablement installé sur des coussins, au coin d'un feu et un large pavé - que certaines personnes qualifiaient de livre - posé ouvert face à lui. Le jeune homme était silencieux, probablement absorbé par sa lecture. Andrew pouvait d'ailleurs remarquer ses sourcils froncés sous la concentration. Quel était ce livre qui captivait tant ce garçon ?

    Le serpentard avança de quelques pas, de telle façon qu'il se retrouva bientôt à quelques mètre de l'autre garçon. Vu de près, l'adolescent n'avait plus du tout l'air d'un inconnu, bien au contraire ! Andrew connaissait parfaitement ce visage, ces traits fins, cette mâchoire délicate et ces yeux océans. Il connaissait aussi ce dos caché derrière cette couche de vêtements, il connaissait ce corps pour l'avoir caressé plus d'une fois en pensées. Le garçon, étendu là, plongé dans sa lecture, il le connaissait par coeur pour l'avoir détaillé à multiple reprise. Le seul garçon qui, malgré tout efforts, continuait de le repousser. Peut-être les choses changeraient-elles cette nuit ? Un sourire malicieux vint rehausser ses lèvres tandis que ses pas le rapprochaient peu à peu de Noam. Lorsqu'il ne fut plus qu'à un mètre de distance, ses jambes de fléchirent d'elles-mêmes si rapidement qu'il cru d'abord défaillir, mais son corps se stabilisa brusquement lorsqu'il fut accroupit. Ainsi installé, Andrew glissa l'une de ses paumes sous son menton puis son coude sur son genoux de telle façon qu'il pouvait détailler l'adolescent qui, étrangement, ne semblait pas encore l'avoir remarqué.

    ANDREW_ «
    J'aimerais te poser une question... »

    Le serpentard pencha légèrement la tête sur le coté, appuyant la joue sur sa paume de telle façon qu'il lui donnait de faux-airs de transit amoureux. A cela, on pouvait ajouter la lueur malicieuse qui animait ses pupilles, les faisant scintiller de mille feux.

    ANDREW_ « Tu connais ce dicton moldu qui dit que quand on veut, on peut ? »

    La lueur s'intensifia brusquement tandis que ses lèvres se rehaussait dans un nouveau sourire bien plus malicieux que le premier. Andrew ignorait ce qui lui arrivait. Il ignorait l'origine de ces mots, de cette attitude qui n'était pas la sienne. Il ignorait tout de ce comportement étrange, que ce soit du sourire à ses mimiques enfantines. Pourtant, bien que cela fut étrange et nouveau pour le garçon, il refusait de s'arrêter. Comme si son corps, sa tête, ses pensées refusaient de se tourner sur autre chose, sur quiconque d'autre que l'adolescent face à lui. Était-ce toujours l'envie qui animait ses gestes ou bien décidait-il de lui même sans qu'il ne le remarque ? A vrai dire... Cela avait-il une quelconque importance ? Le serpentard glissa son autre bras, pareil que le premier. Coude sur la cuisse et paume soutenant son visage. Si, au départ, l'adolescent laissait penser à un amoureux transit, cette attitude ne laissait en rien présager quelque chose de plus naturelle.

    ANDREW_ « Dis moi, Noam... Si je t'avoue que ce que je veux, c'est toi... Je pourrais... ? »

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Noam S. Dickson

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mar 3 Fév - 4:00



    Les mots pourtant immobiles sur les pages jaunies du vieil ouvrage, semblaient prendre vie. Ils n’était plus simplement un ensemble de caractères ayant un sens, non, ils étaient devenus des images, des sentiments, des sensations… Ils étaient habités, ils étaient réels. Noam ne se contentait pas de les lire, son esprit percevait les images crées par ces mots. Le jeune lion n’était plus dans la bibliothèque de Poudlard, il était ailleurs, là où le livre l’avait transporté.

    « Mes pas m’avaient alors conduit jusqu’en Pologne. Un pays autrefois ravagé par une guerre moldue dont les cicatrices étaient encore visibles lorsque l’on savait où regarder. Cependant, ce n’était pas la force d’une ancienne armée destructrice qui m’intéressait et qui m’avait guidé jusque là. Non, il s’agissait plutôt d’une tout autre force, bien plus fascinante à mes yeux, peut-être parce qu’elle n’a rien d’humain. En effet, on ne cessait de me parler d’Ivan Romanov, un sorcier vivant dans les forêts polonaises et qui possédait le plus bel élevage de dragons d’Europe. Du moins c‘était ce que l‘on racontait. J’avais tout d’abord pensé que ce n’était qu’une simple rumeur sans fondement; Après tout quel éleveur ne se venterait pas de posséder les spécimens les plus remarquables? Néanmoins, je dois admettre que ma curiosité m’avait poussé a entreprendre ce voyage afin de constater de mes propres yeux si ces dragons méritaient de tels louanges.
    […] Mes yeux se posèrent alors sur l’immense créature qui se déplaçait entre les arbres. Son corps massif était recouvert d’écailles orangées aux reflets dorés semblables à de l‘or pur. Leurs éclats étaient tels que ma fascination en fut immédiate. Je ne pouvais plus m’en détourner tant il semblait irréel. Pourtant, il était bel et bien là, à plusieurs mètres de l’endroit où je me trouvais et sa menace était bien réelle. Sa puissance brûlait dans son regard tandis que sa force était palpable dans chacun de ses muscles saillants… »
    - Extrait de l'ouvrage lu par Noam -


    ANDREW . « - J'aimerais te poser une question... »


    Totalement absorbé par sa lecture, Noam s’était coupé du monde extérieur, faisant instinctivement le vide autour de lui. Il n’avait donc pas perçu l’arrivée du Serpentard. Depuis combien de temps ce dernier était en train de l’observer, ainsi accroupi devant lui ? Le jeune lion n’aurait pas su le dire, il n’avait pas ressentit sa présence, alors que le jeune homme n’était qu’à un mètre à peine. Cependant, sa voix s’était chargée de rectifier cela en le ramenant brutalement dans la réalité. Noam en était quelque peu irrité. Ce doux moment de tranquillité, loin du château, loin de tout, était terminé, à son plus grand regret. Dans un soupir contrarié, le gryffondor referma vivement l’ouvrage dans lequel il s’était plongé corps et âme. Son regard azuré se posa alors sur l’inopportun qui avait troublé son moment de tranquilité pour… Pourquoi d’ailleurs? Pour lui poser une question? Lorsque les yeux du lion observèrent l’individu, il ne lui fallut que quelques secondes pour reconnaître son interlocuteur. Andrew… Le serpentard ne lui était pas inconnu. Ni lui, ni son corps d’ailleurs. Pourtant, ils n’avaient jamais couché ensemble et c’était sûrement là que résidait toute la complexité de leur relation. Le vert et argent l’avait déjà embrassé, pressant son corps contre le sien. A première vue, rien de désagréable, surtout lorsque l’on avait eu le loisir d’observer le corps du serpentard. Cependant, ce dernier s’était littéralement jeté sur lui, le plaquant contre le mur en pierre d’un couloir, avant de s’emparer de ses lèvres sans qu’il n’ait le temps de réagir. Or le lion n’appréciait pas être ainsi prit de cours, il s’était senti pris au piège et il s’était donc instantanément braqué. Depuis, Noam mettait un point d’honneur à repousser Andrew à la moindre occasion, ne lui laissant pas le loisir de disposer de lui à sa guise. Cela malgré le fait qu’il trouvait le jeune homme très attirant.

    ANDREW . « - Tu connais ce dicton moldu qui dit que quand on veut, on peut ? »

    Le gryffondor fronça les sourcils. A quel jeu était-il en train de jouer? Bien sûr, il connaissait ce dicton, il avait grandit parmi les moldus. Cependant, il était persuadé que venant d’Andrew cette question n’avait rien d’anodin. En effet, l’air faussement amoureux qu’il avait affiché jusque là, le sourire qui étirait ses lèvres et les lueurs malicieuses qui brillaient dans son regard, lui indiquait que le serpentard avait une tout autre idée derrière la tête. D’ailleurs, Noam savait à quel petit jeu il jouait, du moins si le comportement du jeune homme n’avait pas changé à son égart, il savait déjà à quoi s’attendre. Andrew perdait son temps si il espérait que le lion allait agir différemment ce soir-là. Pourtant, le gryffondor savait que le jeune homme tenterait quand même, car si il avait bien quelque chose en commun c’était bien ce côté têtu.

    Posant son livre sur le sol, Noam resta silencieux. Peut-être que si il ne lui répondait pas il repartirait et le laisserait lire en paix. Non, cette hypothèse était purement utopique, être repoussé ne l’avait pas arrêté alors pourquoi une absence de réponse serait-elle soudain plus efficace? Il est clair que cela n’aurait aucun effet. Néanmoins, avant de dire quoi que ce soit, il allait attendre qu’Andrew lui dise où il voulait en venir en évoquant ce dicton. Noam n’était pas dupe, il était certain que cette question menait quelque part, sur un chemin que le rouge et or n’avait certainement pas envie de suivre. Peu importe, il ne se gênerait pas pour lui faire comprendre son point de vue, comme d’habitude.

    ANDREW . « - Dis moi, Noam... Si je t'avoue que ce que je veux, c'est toi... Je pourrais... ? »

    Surpris, Noam dévisagea Andrew. C’était une blague? Le regard bleuté du gryffondor sembla interroger celui du jeune homme. Il semblait sérieux, du moins autant que ce genre de question pouvait l’être. Pourtant comme stratégie de drague, il avait vu mieux. Se moquait-il de lui ouvertement? Si c’était le cas, il n’obtiendrait pas plus facilement ce qu’il voulait, au contraire. Surtout que lorsque Noam avait décidé de ne pas se montrer coopératif, il était difficile de le faire changer d’avis. Par conséquent, Andrew ne savait peut-être pas sur quel chemin il s’aventurait car il y avait de grande chance qu’il se heurte à l’opposition du jeune lion. Refuser de succomber au plaisir charnel simplement parce qu’il se sentait pris au piège, cela ressemblait bien à l’un des comportements étranges de Noam. En particulier quand on sait que généralement coucher avec la première personne venue est l’un de ses vices les plus marquants. Alors pourquoi refusait-il de céder aux avances du serpentard? Peut-être simplement parce que cette fois, il savait qu’il était la proie et non plus le prédateur. Cela lui ressemblait bien, il n’aimait pas qu’on décide à sa place, qu’on le prenne par surprise. Il voulait se sentir libre de choisir. Voilà pourquoi il ne cessait de repousser Andrew.

    NOAM . « - J’aimerais également te poser une question, Andrew. »


    Lentement, le gryffondor se redressa avant de s’approcha du serpentard. Il ne s’arrêta que lorsqu’il n’y eut plus qu’une vingtaine de centimètres entre leurs deux visages. A cette distance, il pouvait sentir l’odeur du jeune homme. Une saveur attirante, celle d’un corps qui appelait le sien. Pourtant il ne bougea pas et son expression neutre ne se modifia pas tandis qu’il observait les traits du serpentard. La dernière fois qu’il l’avait vu d’aussi près, ils s’étaient embrassés, ou plutôt Andrew l’avait embrassé avant même qu’il ne puisse avoir la moindre réaction. Et si c’était lui qui avait pris l’initiative de l’embrasser, les choses auraient-elles été différentes à présent? Il n’aurait pas su le dire. Tout ceci était assez ambigu pour lui, il était partagé entre l’attirance qui le poussait à vouloir coucher avec lui comme il l’avait fait avec d’autres hommes et femmes, et entre l’envie de s’éloigner, de le repousser, de le fuir. Voilà ce qui le poussait à agir de cette façon avec le serpentard. Même si il ne savait pas vraiment pourquoi il y avait cette ambigüité entre eux.
    Son regard bleu azur s’accrocha au regard pétillant de malice du jeune homme, comme si il voulait attirer toute son attention sur ce qu’il allait dire.

    NOAM . « - Si je te dis non, est-ce que tu abandonneras cette envie? »


    Son ton était calme, neutre, il laissait seulement paraître sa propre détermination. La réponse à sa question, il pensait la connaître. Du peu qu’il savait, Andrew n’était pas quelqu’un qui se décourageait facilement. La preuve, Noam l’avait déjà repoussé, allant même jusqu’à user de la colère et le jeune homme tentait pourtant encore d’avoir ce qu’il désirait. A croire que personne ne lui résistait en tant normal et que par conséquent, il essayait d’empêcher Noam d’être le premier. Si c’était le cas, cela serait une raison supplémentaire qui pousserait le lion à le repousser. Sans qu’il ne s’en rende compte c’était comme un petit jeu qui s’était installé entre eux et dont la règle était simple: le premier qui laissait tomber perdait la partie.

    Reculant vivement, il retrouva sa position initiale sur les coussins. Sans accordé un regard au serpentard, il se pencha pour attraper une bouteille de bièraubeurre. L’alcool était un autre de ses nombreux vices. A vrai dire, il ne les comptait plus, il se contentait de vivre pleinement. Après quelques gorgés, il leva à nouveau les yeux vers Andrew. Comment lui faire comprendre qu’il ne le laisserait pas disposer de son corps? En admettant que cela soit possible, bien entendu.

    NOAM . « - Trouve-toi un autre jouet, je ne suis pas intéressé. Je me trouverai une proie mais je ne compte pas devenir la tienne. »

    Le regard du jeune lion, intense et pénétrant, plongea dans celui du serpentard. Son ton avait été clair, direct et pourtant, il ne pouvait être sûr que le message était bien passé. Silencieusement, il l’espérait car plus le temps passerait plus il lui serait difficile de résister aux douces saveurs de cet autre corps, si tentant… A une heure aussi tardive, son désir se réveillait doucement, mais il était prêt à le faire taire si il le fallait.

    [ ]

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Andrew Bradford

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mar 3 Fév - 22:29


    Les mots qu'Andrew avait prononcé, cette assurance, cet air d'amoureux transit, ce sourire malicieux, rien de tout cela ne lui avait semblé vrai ou juste. C'était comme si son corps, lasse d'attendre, avait agit pour lui. C'était comme si ses envies avaient survolé ses pensées, de telle façon qu'Andrew se sentait à présent comme le pire des imbéciles. Il était claire que les mots qu'il avait prononcés ne seraient pas du goût de l'autre adolescent. Le serpentard était même certain que ces quelques phrases avaient suffit à réduire ses maigres chances à néant. Cela se voyait au visage du Gryffondor où la surprise s'était glissée sur ses traits, où son regard s'était changé et, progressivement, avait accroché le sien, lui donnant l'impression qu'il cherchait à lire a travers lui. Que cherchait-il exactement ? Essayait -il de savoir si il était sérieux ? Merlin lui même n'aurait su le dire, au vue de la bataille acharné qui se dressait à présent dans l'esprit de l'adolescent. Il était tiraillé par deux envies : Celle de rester, d'attendre la réponse du lionceau et, peut-être, tenter de comprendre, de savoir pourquoi il le repoussait tant. La seconde, la plus difficile à contenir, était cette terrible envie, celle de lui sauter littéralement dessus, de déposer ses lèvres sur les siennes, de sentir la chaleur de son corps contre lui et, pourquoi pas, aller plus loin s'il ne se montrait pas trop réticent...

    Néanmoins, Andrew savait que cette seconde solution ne fairait qu'aggraver la situation. Noam n'apprécierait certainement pas qu'il se jette sur lui avec une fougue non dissimulée. Cela lui donnerait probablement l'impression d'être un objet, une proie parmi tant d'autre, bien que ce ne soit aucunement le cas. A vrai dire, aussi étrange soit-il, Andrew respectait ce garçon qui ne cessait de le repousser. La raison, il ne la connaissait pas et il ne cherchait pas même à la connaître. Chercher reviendrait à dire qu'il s'intéressait, indirectement, à Noam et cela ne pouvait être une bonne chose, du moins, pensait-il. Jamais, auparavant, il n'avait chercher à connaître ses conquêtes ou à savoir ce qu'elles aimaient. Jamais, il ne s'était remémoré leur baiser, jamais il ne s'était surprit à rêver d'eux. Pourtant, Noam avait suffit pour que toutes ces choses prennent un sens. Il avait cherché à connaître son nom, il avait voulu savoir ce qu'il aimait - dans l'espoir de mieux le séduire, essayait-il de se convaincre - il s'était aussi remémorer ce baiser qu'il lui avait arraché, il s'était imaginé dans ses draps et, pire que tout, il se rappelait même de son odeur. Au final, il n'avait suffit que d'une personne pour que tout ses principes soit réduit à néant. Ou, plus exactement, d'un gryffondor, Noam.

    NOAM . « - J’aimerais également te poser une question, Andrew. »

    Lorsque ces quelques mots s'insinuèrent dans son esprit, l'adolescent n'eut d'autre choix que de quitter ses pensées afin de se concentrer pleinement sur le lionceau. A première vue, la surprise avait quitté ses traits tandis que son visage, lui, semblait se rehausser de sa neutralité d'origine. Ses traits étaient redevenus fins et son regard sans émotions, comme il avait l'habitude de le voir chaque fois que leur chemins venaient à se croiser. Souvent, Andrew s'était demandé ce qu'il cachait derrière ce visage, derrière cette apparence qui, selon lui, n'était pas faite pour lui. Le serpentard savait que quelque chose se cachait derrière ce masque de neutralité. Noam cachait un mystère, un secret qui, selon lui, était trop douloureux pour qu'il n'en parle. Oui, il avait suffit qu'il pose le regard sur lui à multiples reprises pour qu'il en vienne à cette conclusion farfelue. Peut-être se trompait-il, à présent. Ou peut-être approchait-il de la réalité sans qu'il ne s'en rende réellement compte. Au final, cela ne servait à rien d'y penser. Quant bien même il lui poserait une question qu'il n'obtiendrait aucunes réponse en retour.

    L'adolescent continua de ruminer ses pensées durant quelques instants, ne remarquant pas que le gryffondor s'était redressé, abandonnant son livre, tandis qu'il s'approchait lentement de lui. Ce ne fut que lorsqu'il se trouva à une trentaine de centimètre que ses yeux semblèrent le remarquer, alors qu'il s'avançait encore d'une dizaine de centimètre. Que faisait-il ? Essayait-il d'échanger leurs rôles ? Tentait-il de faire de lui une proie, et non plus un prédateur ? Si tel était son but, alors le serpentard n'aurait su rechigner car, en cet instant, il n'était plus à même de réfléchir. Quant bien même il serait venu à l'embrasser qu'il n'aurait pas su bouger. A vrai dire, il était comme paralyser, le regard du gryffondor ne l'aidant d'ailleurs en rien. Ce regard trop bleu dont il ne pouvait plus se détacher, c'était comme ci Noam avait déclencher un pouvoir hypnotique qui le perdait de seconde en seconde. Était-ce raisonnable de rester, de l'écouter ?

    Ses yeux se détachèrent avec peine de son regard océan, glissant sur son visage jusqu'à être venu se poser sur ses lèvres roses. Peut-être parviendrait-il à l'embrasser s'il s'avançait brusquement ? Peut-être pourrait-il goûter de nouveau à leurs douceur si Noam ne se reculait pas entre temps. Après tout, c'était lui qui était venu se placer si près de lui, il ne pourra pas lui reprocher le fait d'être tenter en pareil circonstance, si ? Son regard se détacha de ses lèvres, remontant se poser dans les prunelles azur du gryffondor tandis qu'il cherchait à reprendre son souffle. Certes, il était déstabilisé par cette proximité, mais ce n'était pas pour cela qu'il avait perdu son air de prédateur pour autant ! Du moins, l'esperait-il...

    NOAM . « - Si je te dis non, est-ce que tu abandonneras cette envie? »

    Sa voix était restée calme et posée, bien qu'Andrew parvenait à y percevoir la détermination qui se cachait dessous. Une détermination qu'ils semblaient d'ailleurs avoir un commun. L'un pour repousser, l'autre pour avancer. C'était un jeu malsain auquel ils se prêtaient, plus particulièrement pour Andrew, mais que pouvaient-ils faire contre ? Chacun d'eux savaient ce dont l'autre était capable, c'est pourquoi ils ne baisseraient jamais les bras. Lorsque l'on y réfléchissait, Noam était certainement celui qui possédait les meilleures cartes à ce jeu. Après tout, Andrew était celui qui cherchait à séduire, malgré les réticences de l'autre. Pouvaient-ils continuer ainsi indéfiniment ? Ou bien, Noam finirait-il par comprendre que le serpentard était sérieux lorsqu'il prononçait ces mots parfois douteux ? Au final, l'un des deux finirait bien assez vite par se lasser et à laisser tomber. Andrew se promettait que cette personne ne serait pas lui.

    Avant même qu'il n'ait eut le temps de tenter quoi que ce soit, l'adolescent avait retrouver sa place initial sur les coussins, son attention tourné vers le sol. Par Salazard ! S'amusait-il donc à le chauffer ? N'était-ce pas à lui d'avoir pareil comportement ? C'était à n'y rien comprendre et, à vrai dire, l'attitude du gryffondor commençait sérieusement à lui chauffer les oreilles. D'ailleurs, pourquoi lui avait-il posé pareil question alors qu'il connaissait déjà pertinemment la réponse ? Andrew fronça les sourcils, voyant l'autre garçon se pencher pour attraper une bouteille de se qu'il croyait être de la bièraubeurre. Essayait-il de se saouler ? Noam porta l'objet à ses lèvres et bu quelques gorgées avant de reporter le regard sur lui. Un regard intense et pénétrant qui, sans qu'il ne sache réellement pourquoi, le fit frissonner.

    NOAM . « - Trouve-toi un autre jouet, je ne suis pas intéressé. Je me trouverai une proie mais je ne compte pas devenir la tienne. »

    La voix du lionceau avait été claire, il avait comprit qu'il ne rigolait plus, qu'il le repousserait quoi qu'il arrive. Néanmoins, cela ne suffirait pas à l'arrêter. Pas quant cette envie qui le tiraillait se faisait aussi pesante en lui. Il voulait Noam et, quoi qu'il dise, quoi qu'il face, il finirait bien par le faire craquer. Que ce soit cette nuit, ou une autre, le gryffondor craquerait. Il DEVAIT craquer.

    ANDREW_ « En es-tu si sûr, Noam ? »

    Le serpentard leva un sourcil, son sourire toujours présent sur ses lèvres. Son air de prédateur revenait en flèche pour prendre possession de son corps. Son envie reprenait le contrôle sur ses gestes. Une envie qui, Andrew devait l'avouer, n'était aucunement comparable à celle qu'il avait ressentie jusqu'à présent. Peut-être que le fait qu'il le repousse qui l'intensifiait ? Peut-être s'accentuait -elle à cause de ce jeu ? Ou peut-être était-ce dut à une autre raison, à une autre chose qu'il ignorait encore... L'adolescent ne voulait pas y réfléchir pour l'instant, il avait une tâche bien plus importante à accomplir, faire craquer le gryffondor. Andrew se laissa tomber à genoux, s'aidant de ses mains pour ne pas tomber face contre terre. Ainsi, à quatre pattes, il se permit de sourire comme jamais auparavant. Un sourire directement adressé à Noam. Un sourire qui lui faisait comprendre chaque pensées qui lui traversait l'esprit. De la plus chaste, à la moins catholique...

    Lentement, l'adolescent se déplaça, toujours à quatre pas. Un air sensuel semblant animé chacun de ses gestes, de ses pas. Un air aguicheur avait prit place sur ses traits. Ses pupilles s'étaient mises à scintiller, ses lèvres avaient rehaussé un sourire des plus chaleureux . Certes, son attitude devait être passablement ridicule du point de vue de Noam, mais dans sa tête, ses gestes étaient si calculé qu'il en devenait séduisant. Son avancé était lente, pourtant, il se trouva devant le gryffondor en un rien de temps. Sa main quitta alors le sol, s'approcha de la sienne et se referma sur la bouteille qu'il n'avait pas encore reposée. Il était temps qu'il laisse la bièraubeurre de coté...

    ANDREW_ « Et ceci ? Serait-ce une excuse, si tu venais à te laisser séduire ? »

    Son sourire s'élargit quelque peu tandis qu'il lui arrachait l'objet des mains, l'approchant de ses lèvres dans l'espoir d'y recueillir les dernières gorgées. Une fois la bouteille terminée, il la posa à terre, la laissant rouler lamentablement sur le sol tandis qu'il s'approchait encore de quelques centimètre. Son torse touchait déjà ses jambes, ses bras encadraient son corps et son visage était plus proche que jamais. D'ici, l'odeur de Noam lui parvenait plus forte que jamais, une odeur délicate de fruits rouge... L'adolescent se redressa légèrement, approchant son visage de son cou.

    ANDREW_ « Penserais-tu différemment si je t'avouais
    que ce n'est pas de sexe que j'ai envie ? »

    Il huma son odeur durant quelques instants, s'enivrant du parfum délicat de sa peau, cherchant à le mémoriser, à l'enfouir quelque part au fin fond de sa mémoire afin de ne jamais l'oublier. Puis, sans qu'il ne puisse s'en empêcher, ses lèvres vinrent se poser sur sa jugulaire. Un baiser chaste, animés par sa seule envie, et non plus par un besoin quelconque de chair. Il s'éloigna alors de quelques centimètres, remonta vers son oreille et murmura d'une voix douce et sensuelle :

    ANDREW_ « Est-ce que tu me croirais si je te disais que j'ai aussi envie de toi ? De ton corps, mais aussi de tes lèvres ou de ton regard posé sur moi... »

    Sans comprendre ce qui lui traversait l'esprit, l'adolescent mordilla le lobe du gryffondor en douceur avant de s'éloigner. Il releva son visage, le plaça face au sien, à quelques centimètre à peine... Une simple pulsion, un simple mouvement et il pourrait goûter ses lèvres. A peine quinze centimètres à franchir et il serait capable de l'embrasser. Peut-être pouvait-il d'ailleurs en profiter maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, avant que Noam ne se recule, avant qu'il ne s'éloigne et le traite comme un moins que rien... Ou peut-être devait-il d'abords prononcer ces mots qui lui brûlaient la langue... Oui, peut-être devait-il obéir à cette seconde envie ?


    ANDREW_ « Noam... Changerais-tu d'avis si je te laissais devenir un prédateur ? »
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Noam S. Dickson

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Jeu 5 Fév - 0:56



    Consumé par la chaleur de la cheminée se mêlant à l’ivresse de l’alcool ainsi qu’au désir grandissant qui lui brûlait le bas du ventre, Noam essayait de rester calme. Il ne laisserait pas la situation lui échapper. Jamais, il n’avait laissé quelqu’un décider à sa place, que ce soit une personne extérieure ou bien les instincts de son propre corps. Bien sûr, il faisait des choses insensées mais c’était un choix, et aussi incompréhensible soit-il, c’était le sien. Sans qu’il n’ait besoin de prononcer un seul mot, sa détermination était palpable; son regard parlait pour lui. Ses prunelles azurées défiaient le regard sombre du serpentard. Une attitude qui traduisait sa prise de position, mais pas seulement… En effet, même si il ne se l’avouait pas, se concentrer ainsi sur le regard d’Andrew lui permettait de ne pas s’attarder sur son corps, si tentant, qui mettait sa résistance à l’épreuve. Généralement, il n’aurait pas cherché à lutter contre une telle envie mais ce soir là c’était différent, à chaque fois qu’il s’agissait de ce serpentard, c’était différent. Il s’interdisait de le laisser gagner, de le laisser prendre possession de son corps; il refusait de devenir la nouvelle proie d’Andrew.

    ANDREW . « - En es-tu si sûr, Noam ? »

    Les sourcils froncés, le gryffondor observa minutieusement son interlocuteur. Pensait-il vraiment qu’il n’était pas sérieux? Evidemment qu’il en était sûr. Devenir le jouet de quelqu’un, ce n’était pas le genre de choses que l’on prend à la légère sans être sûr de notre décision. De plus, Andrew savait pertinemment que Noam avait choisi depuis quelques temps de le repousser alors pourquoi cette insinuation? S’attendait-il à ce qu’il change si vite d’avis? Si c’était le cas, il allait être déçu. Le lion était plus têtu qu’il en avait l’air, derrière ses airs distants, c’était une forte tête. Il aimait défendre une conviction jusqu’au bout même si pour cela il devait faire taire une partie de lui-même. Cette même partie qui lui disait de laisser sa fierté de côté et de se jeter sur le serpentard, de n’écouter que son désir qui le poussait vers lui. Cependant, il ne comptait pas suivre ce chemin, c’était ce qu’Andrew voulait depuis leur première rencontre et Noam, lui ,ne voulait pas le laisser se servir de lui afin d’assouvir ses pulsions. Pourtant, il avait déjà agit de cette façon, attirant des inconnus dans son lit, juste pour une nuit, juste pour satisfaire ses envies. Alors pourquoi repoussait-il quelqu’un qui agissait de manière identique? Parce que c’était de lui qu’on se servait cette fois, parce qu’il n’avait pas choisi? Ou y avait-il une autre raison qui le poussait à se montrer retissent? Il ne voulait pas y réfléchir, sentant que cela le mènerait sur un terrain où il refusait de s’aventurer.

    Sortant de ses pensées, les yeux de Noam se posèrent sur le serpentard. Ce dernier avait changé de position et à présent, il était à quatre pattes, lui adressant à nouveau un regard prédateur. Intrigué, le jeune lion l’observa s’avancer lentement vers lui, lisant les pensées du jeune homme dans le sourire qu‘il lui adressait. Avec sensualité, Andrew se rapprocha peu à peu, et face à son air aguicheur, Noam ne savait pas si il devait se méfier ou être amusé par le petit jeu dans lequel ils se lançaient. Néanmoins, il n’avait pas vraiment le temps d’y réfléchir, car le serpentard fut rapidement devant lui. Pourtant le gryffondor conserva son air neutre et son immobilité. En réalité, il restait aux aguets, craignant que le jeune homme ne tente d’user de la force pour mettre fin à sa résistance. Andrew n’en fit rien, du moins pour le moment, il se contenta de tendre la main et de s’emparer de la bouteille de bièraubeurre que le jeune lion tenait toujours. Noam ne chercha pas à retenir sa boisson, ce n’était pas sa première bouteille et il avait déjà bien assez bu pour la soirée.

    ANDREW . « - Et ceci ? Serait-ce une excuse, si tu venais à te laisser séduire ? »

    Amusé, le sourcil du gryffondor s’arqua au-dessus du regard surpris qu’il adressa au serpentard. Que cherchait-il à insinuer? Pensait-il vraiment le séduire? C’était bien regrettable pour lui car Noam n’était pas du genre à être séduit par quiconque, quelque soit le degré d’attirance qu’il ressentait. Car à ce niveau là, rien à dire, Andrew l’attirait même si il ne s’aviserait certainement pas de lui confier cette pensée, mais cela ne voulait sûrement pas dire qu’il allait lui tomber dans les bras. Ce n’était jamais arrivé, même avec Adam il n’avait jamais baissé sa garde, alors il n’allait pas commencer maintenant. Cependant, il ne dit rien, préférant observer le serpentard qui vidait à présent la bouteille en quelques gorgées. A présent inutile, l’objet termina à nouveau sur le sol de la bibliothèque, mais le lion n’eut pas le temps de s’y intéresser car Andrew s’approcha davantage. Il était si proche de lui à présent qu’il sentait la présence de son corps frôlant le sien tandis que son visage n’était plus qu’à quelques centimètres. Malgré tout, le gryffondor ne bougea pas, cette proximité le déstabilisait mais il le camoufla avec une habileté acquise par l’habitude. De son côté, Andrew continuait à mettre sa résistance à l’épreuve en approchant son visage du cou de Noam qui retint instinctivement sa respiration.

    ANDREW . « - Penserais-tu différemment si je t'avouais que ce n'est pas de sexe que j'ai envie ? »

    Le souffle du serpentard glissait sur la peau du lion. Une sensation de chaleur, agréable et apaisante, se diffusa alors lentement sur son épiderme. Pendant ce temps, il entendait la respiration d’Andrew qui semblait sentir son odeur comme si il voulait s‘en imprégner. A cette instant là, il prit conscience que l’odeur du jeune homme l’avait déjà envahit, la saveur de sa peau, de son corps, était si présente qu’un instant, l’idée de baisser sa garde et de l’attirer contre lui, effleura ses pensées. Néanmoins, il se reprit rapidement et il réussit même à garder l’immobilité d’une statue de marbre. Du moins, jusqu’à ce qu’il ne sente les lèvres d’Andrew embrasser sa peau à l’endroit où se trouvait sa jugulaire. Le gryffondor réprima alors un frisson, refusant de dévoiler l’impact que ce simple contact avait eu sur lui. Repensant aux paroles que le serpentard avait prononcé, il esquissa un sourire en coin, plein d’ironie. Il ne lui ferait pas croire que ce n’était pas le sexe qui lui faisait envie en cet instant, alors qu’une telle tension sexuelle pesait entre eux, réveillée par le moindre geste, le moindre contact. Il l’avait même lu dans son regard quelqu’un instant auparavant. Et puis, que pouvait-il bien chercher d’autre?
    Le souffle d’Andrew remonta jusqu’à son oreille avant de se stabiliser à la hauteur de celle-ci.

    ANDREW . « - Est-ce que tu me croirais si je te disais que j'ai aussi envie de toi ? De ton corps, mais aussi de tes lèvres ou de ton regard posé sur moi... »

    Sa voix était douce, sensuelle, elle caressait son oreille avec la légèreté de l’air. Un frôlement bref, immédiatement suivi par la bouche du jeune homme qui lui mordilla le lobe en douceur. Noam ferma les yeux un instant afin de reprendre ses esprits et de reformer la barrière qu’il avait imposé entre eux. Ces petits gestes, ces mots, ne devaient pas briser sa résistance, il n’était pas aussi facile de le désarmer, même si Andrew semblait y arriver plus aisément qu’il ne s’y était attendu. Pourquoi? Noam ne voulait pas le savoir, cela constituait une faiblesse, même si elle était encore minime, il devait l’étouffer et non pas l’aider à s’éveiller en lui. La situation était déjà bien assez compliquée sans qu’il n’est besoin d’y rajouter quoi que ce soit. D’ailleurs, le serpentard avait de nouveau placé son visage face au sien. Une quinzaine de centimètres seulement les séparaient et si il l’avait voulu, il aurait suffit d’un simple mouvement pour que cette distance ne disparaisse. Cependant, si il le faisait, si il l’embrassait, il ouvrirait la voix à Andrew, il lui laisserait croire qu’il avait réussi à l’amadouer, or ce n’était pas le cas. En aucune façon, il n’avait changé d’avis et cela même si il ne pouvait nier que le serpentard avait un effet sur lui mais ça, il le garderait pour lui.

    ANDREW . « - Noam... Changerais-tu d'avis si je te laissais devenir un prédateur ? »

    Était-il sérieux? Était-il prêt à devenir la proie, simplement pour qu’il change d’avis? Pour quelles raisons changeait-il de stratégie? Noam ne comprenait pas quelles étaient ses motivations, pourquoi insistait-il autant alors qu’une autre personne serait sûrement disposée à prendre le rôle et à assouvir son désir sans rechigner. Le gryffondor ne pouvait croire les paroles qu’il avait prononcé, ce n’était qu’une histoire de sexe rien de plus. Du moins, c’était ce qu’il pensait. Le faire changer d’avis était une tâche difficile, il ne croyait en rien et ce depuis toujours, c’était l’idéologie de toute une vie qu’il fallait refaçonner. Néanmoins des brèches s’étaient déjà former en lui, même si il les gardait cachées comme une honteuse faiblesse. En retour, il ne montrait qu’un masque neutre, celui qui le protégeait des douleurs passées, celui qui lui rappelait qu’il ne devait pas faiblir à nouveau…

    Noam se rapprocha lentement. Ses yeux accrochèrent le regard du serpentard et ils ne s’en détachèrent que lorsque la vision du gryffondor se brouillait peu à peu alors que la distance entre eux se réduisait. Puis soudainement, il s’arrêta. Ils étaient si proches que leurs lèvres se frôlèrent un instant mais avant que le contact ne puisse s’intensifier la bouche du lion s’éloigna. Cette dernière s’approcha alors de l’oreille d’Andrew et elle ne s’immobilisa que lorsque le souffle de Noam fut assez proche pour la frôler doucement. Le silence s’installa ainsi un instant, attendant que le gryffondor le brise enfin, libérant sa voix de ténor. Et dans un murmure, il se décida enfin à répondre à cette attente muette.

    NOAM . «  - Tu serais donc prêt à devenir ma proie, juste pour que je change d’avis? Pourquoi insistes-tu à ce point? »

    Alors qu’il s’éloignait lentement, un sourire prédateur se glissa sur ses lèvres. Leur petit jeu commençait à prendre une tournure différente, Noam ne se contentait plus de le repousser, il se rapprochait pour mieux s’éloigner. Un comportement quelque peu sadique, qu’il ne contrôlait pas autant qu’il le laissait croire. En effet, même si il en jouait, ses réactions n’étaient que le résultat du combat qui se menait en lui: céder ou résister. Entre les deux, sa raison et ses désirs s’opposaient dans un puissant débat qui ne semblait jamais prendre fin. Pourtant, il faudrait trouver une issue avant que tout ça ne dégénère. Cependant, Noam n’était pas prêt à céder même si son envie grandissait et devenait plus alléchante encore maintenant qu’il pouvait ne plus être la proie. Néanmoins, entrer dans le jeu d’Andrew, même en temps que prédateur, ne signifiait-il pas qu’il s’abandonnait à lui quand même? Ne tombait-il pas quand même dans le piège qu’il lui tendait?

    Le jeune lion attrapa Andrew par les épaules et il l’incita à rouler sur le côté afin qu’il ne soit plus penché sur lui mais couché sur le dos à côté de lui. Le gryffondor se redressa alors et dans un geste souple et rapide, il s’installa à califourchon sur le corps du serpentard. A présent, la proximité qui l’avait tant dérouté quelques instants plus tôt, devenait plus gérable puisqu’il ne craignait plus qu’Andrew ne réussisse à briser ses dernières réticences. Cependant, il devait tout de même se retenir afin de ne pas aller trop loin et ne pas briser lui-même ses dernières barrières. Il garda cette pensée en tête lorsqu’il se pencha, posant ses mains de chaque côté du corps d’Andrew. Ainsi penché à quelques centimètres au- dessus du serpentard, il plongea ses yeux bleus dans les prunelles sombres de ce dernier.

    NOAM . « - Et ne me dis pas que ce n’est pas le sexe qui t’intéresse, je n’y crois pas. Pourquoi devrais-je croire ce que tu me dis? Ce ne sont que des mots destinés à essayer de m’amadouer. »

    Sa voix gardait ses intonations neutres pourtant elle laissait entendre qu’il ne se laisserait pas séduire, du moins pas si rapidement. Au contraire, il faisait tout pour garder la tête froide tout en gardant son instinct de prédateur qui le poussait, paradoxalement, à franchir quelques unes des limites qu’il s’imposait. Etait-ce pour cela qu’il se rapprochait doucement du visage d’Andrew? Une envie soudaine le poussait à se rapprocher encore et encore sans qu’il ne puisse stopper un geste qu’il allait sûrement regretter ou bien camoufler en insinuant qu’il faisait parti du « jeu ». En tout cas, il n’avouerait pas qu’il commençait à perdre ses moyens dès que leur proximité devait trop intime, dès que l’odeur enivrante du corps du serpentard l’attirait et le poussait à lâcher prise. Ne pouvant plus arrêter cette tentation qui le poussait à rapprocher ses lèvres du visage d’Andrew, il cessa de lutter durant quelques secondes. Juste assez pour donner le temps à ses lèvres d’embrasser l’arrête de la mâchoire du jeune homme et de descendre, avec sensualité, déposer un autre baiser sur la peau de son cou, qui l‘attirait de sa douce saveur parfumée.

    Reprenant ses esprits, Noam se releva rapidement, libérant ainsi le corps d’Andrew. Il s’installa ensuite à côté de lui, à la place qu’il avait occupé quelques instant auparavant. De nouveau assis sur les coussins, il en profita pour se reprendre en main afin de ne pas laisser son attirance le guider plus loin encore que ce qu’il ne s’était déjà permis de faire. Il allait devoir choisir entre son désir de repousser le serpentard et celui qui le poussait à coucher avec lui sans plus attendre. Cependant, le choix n’était pas aussi simple qu’il en avait l’air. En effet, lorsqu’il résistait, son désir de céder devenait douloureux mais lorsqu’il commençait à céder, l’attirance qui s’emparait de lui et qui le dévorait, l’effrayait. C’était difficile à admettre et pourtant c’était la stricte vérité, il le savait. Pour se donner une contenance, il chercha la bouteille de bièraubeurre vide et il l’attrapa. La faisant tourner dans ses mains, il posa un instant son regard sur Andrew.

    NOAM . « - Ceci, comme tu dis, ne me servira pas d’excuse pour la simple raison que je ne me laisse jamais séduire. »

    Cherchait-il à mettre les choses au clair, à insister sur le fait que malgré le geste qu’il avait eu, il n’avait toujours pas changé d’avis? Ou essayait-il de se convaincre qu’Andrew ne serait pas le premier à briser ses défenses? Bien sûr, il était tenté par la première proposition mais honnêtement, il ne pouvait être certain de ce qui l’avait poussé à dire ça. Néanmoins, même lorsque sa propre détermination était ébranlée, il se refusait à le montrer. Toujours cette façade, cette distance qui ne servait qu’à le protéger de ses faiblesses qui l’avaient déjà trop fait souffrir. Au fond, si il continuait à repousser Andrew, ce n’était que parce qu’il n’était pas sûr de ce qu’il voulait réellement : continuer à se protéger ou succomber à son désir et s’exposer à ce qui l’effrayait et qui lui était inconnu.

_________________

« Mes blessures
me rassurent,
Je suis humain par
delà les ratures»

-Psykup-


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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Jeu 5 Fév - 4:59


    Une fois les derniers mots prononcés, Andrew n'avait pu se résoudre à la solution qui l'avait tant fait frémir d'impatience. En d'autre mot, il n'avait pu franchir les quelques centimètres qui le séparait encore de sa proie. Il n'avait su réunir suffisamment de courage que pour répondre à son envie silencieuse qu'était celle de l'embrasser. A vrai dire, ce n'était pas l'envie qui lui manquait car, lorsqu'on y réfléchissait suffisamment, il n'aurait suffit que d'une pulsion pour que le gryffondor se soit retrouvé plaquer au sol, les poignets maintenus avec force tandis qu'Andrew aurait répondu aux envies qui s'intensifiaient de secondes en secondes en lui. Malheureusement, c'était comme si son corps refusait de répondre à ces attentes, comme si son esprit avait dressé une barrière invisible autour de Noam. Pire, c'était comme si son propre corps protégeait le sien ce qui, en sommes, était passablement ridicule. Quoi que pas totalement illogique en fin de compte.

    Andrew glissa son regard sur les traits fins qui composaient le visage du gryffondor. Se rendait-il seulement compte de la sensualité qui émanait de ces traits ? De la beauté qui rayonnait littéralement autour de lui par le biais de ce visage angélique ? Un sourire s'esquissa sur ses lèvres, le plus tendre des sourires que le serpentard était capable d'adresser à une personne, aussi chère soit-elle. Peut-être Noam prendrait-il différemment ce geste car, en fait de compte, celui ci ne lui était adressé que dans un but de mise en confiance. Le rassurer pour mieux l'amadouer, cela va s'en dire. Évidement, cette réflexion était celle qu'il avait fondée dans l'espoir de se protéger de la réalitée. Cette dure réalitée qui voulait que ses défenses s'effritent à la vue de ce regard azur qui semblait lire en lui comme dans un livre ouvert et Merlin savait à quelle point il détestait ce sentiment qu'il l'assaillait. Une impression de faiblesse, de vulnérabilité qu'il n'éprouvait qu'en seule compagnie du gryffondor. Peut-être devait-il s'éloigner avant que les choses ne dégèN7rent plus sérieusement ?

    Malheureusement, il était déjà trop tard. Avant même qu'il n'ait eut le temps de se reculer, le regard de Noam avait subitement accroché le sien. Ainsi confronté au regard de l'adolescent, Andrew n'avait eut d'autre choix que de rester immobile, attendant un geste ou un mot qui lui permettrait de savoir si l'autre garçon avait changer d'avis a la suite de ces quelques mots murmurés à son oreille. Chose qui, vraisemblablement, ne risquait pas d'arriver de si tôt. Pas si le gryffondor continuait à se montrer aussi réticent. Alors que ses pensées continuaient de tourner inlassablement dans son esprit, il pu apercevoir le visage trop parfait de l'autre garçon s'approcher dangereusement du sien. Peut-être avait-il décidé de se laisser tenter, finalement ? Peut-être que ses lèvres, si douces, allaient effleurer les siennes avant de l'emporter dans un baiser effréné ? Ou peut-être Andrew était-il simplement entrain de caresser un rêve, une illusion, une chimère qui ne prendrait jamais forme.

    Cette solution était probablement la plus raisonnable de toute au vue du comportement du rouge et or. Comme la dernière solution le laissait présager, son impression n'avait été qu'une illusion. Noam n'avait aucunement l'intention de l'embrasser. Peut-être simplement avait-il voulu s'amuser en lui laisser miroiter ce doux rêve qui lui tiraillait les méninges. A croire que cet air angélique n'était qu'une apparence. Peut-être que, derrière ces traits trop lisse et ce regard trop bleu se cachait, en fin de compte, un être doté d'une cruauté sans bornes ? Un démon, un être vile qui s'amusait de ses victimes avant de les abandonner à leur triste sort, mais cette description n'était-elle pas aussi la sienne ? Ne se comportait-il pas comme cette personne qu'il venait de décrire en croyant avoir découvert la véritable nature de Noam ? Cette attitude... Peut-être le rouge et or avait-il accepté sa proposition. Peut-être était-il entrain de se comporter comme un prédateur, et non plus comme une proie.

    Dans tout les cas, cette attitude ne lui plaisait aucunement. Il n'aimait pas à sentir ses lèvres si proche de lui. Il n'appréciait pas de sentir son souffle à quelques millimètres de ses lèvres. Il aimait encore moins des se voir arracher cette douce chaleur qui émanait de son corps. Ce n'était pas humain de se comporter avec tant de cruauté. Andrew fronça légèrement les sourcils lorsque les lèvres douces du lionceau s'éloignèrent des siennes avec une rapidité non feinte, a croire que ce simple contacte avait brûlé sa peau si délicate. Alors que le serpentard s'imaginait finir la soirée seul, le rouge et or prenant la fuite tandis qu'il était en transe, un léger souffle le ramena pieds à terre. L'adolescent s'était rapproché et sa bouche n'était plus qu'à quelques centimètres de son oreille. Il pouvait d'ailleurs entendre sa respiration régulière ou encore son souffle effleurant sa peau dans une infime caresse. Était-ce cela, le summum du désir ? Le serpentard ne pu y songer que la mélodie gracieuse de se voix résonnait déjà à ses tympans, le faisant littéralement frémir d'envie.

    NOAM . « - Tu serais donc prêt à devenir ma proie, juste pour que je change d’avis ? Pourquoi insistes-tu à ce point? »

    La réponse flotta dans l'air durant quelques instants, Andrew étant dans l'incapacité de prononcer le moindre mot. C'était une chose de tenter de séduire un homme qui se montrait inlassablement réticent, s'en était une autre d'essayer de résister à une envie qui ne faisait que croître à chaque instant, raidissant ses muscles et privant ses poumons d'oxygènes sous la force du désir. A n'en pas douter qu'Andrew finirait par succomber par l'un de ses nombreux vis. Peut-être risquait-il d'ailleurs sa vie en restant ici en compagnie du lionceau. Peut-être que l'envie qu'il ressentait finirait par avoir raison de lui. Peut-être tomberait-il raide, pour avoir trop attendu. A vrai dire, peut-être devait-il arrêter de penser. Peut-être pouvait-il simplement profiter de cet instant et s'abandonner au regard de Noam le temps d'une minute. Une infime minute durant lequel il le laisserait percevoir ses sentiments.

    Non, il ne pouvait pas. C'était hors de question qu'il s'adonne à pareil pratique. Il n'avait jamais agit comme cela, ça ne serait pas cette nuit que ses habitudes viendraient à être bousculée. Quoi qu'il arrive, le serpentard ne devait pas se laisser emporter par l'abysse de ses envies. Il devait rester concentrer et ne pas perdre son objectif. Cet objectif, comme il l'appelait, n'était autre que Noam. Ce rouge et or qui ne cessait de chambouler ses pensées en un geste plus que futile. Si son simple souffle parvenait à lui faire penser pareilles choses, qu'adviendrait-il de lui s'il se laisser véritablement porter par l'envie qui le submergeait ? Que se passerait-il s'il abandonnerait entièrement à cet ange déchu, s'il débridait ses pensées, s'il déliait sa langue sans qu'il ne s'en aperçoive ? Et s'il ne parvenait plus a contenir ses gestes ? Que devra-t-il faire ?

    Les questions se bousculèrent, inlassablement. Toujours plus graves, toujours plus nombreuses. Elles ne cessaient de pleuvoir sur lui, l'ensevelissant sous les craintes et les doutes. Pourtant, son visage ne laissait en rien présager une telle guerre intérieur. Son visage restait impassible, neutre, tout comme celui de Noam, malgré ce merveilleux sourire qui continuait de tirailler la commissure de ses lèvres depuis nombreuses secondes. Quant au gryffondor... Andrew laissa son regard vogué jusqu'à lui, jusqu'à ses lèvres qui s'étaient rehaussées de ce sourire de prédateur qu'il avait lui même endossé quelques minutes auparavant. Alors c'était donc cela, le véritable visage de Noam lorsqu'il entrain en action ? Lorsqu'il se laissait submerger par le jeu du chat et de la souris ?

    Le serpentard frissonna malgré lui lorsque le lionceau lui agrippa les épaules. L'espace d'une seconde, Andrew se demanda la raison de ce geste, puis il comprit lorsqu'il sentit une légère pression là où les mains de Noam s'était posée. Sans opposer la moindre résistance, l'adolescent se laissa choir sur le coté, son dos rencontrant la chaleur réconfortante des coussins en un rien de temps. S'était étrange de se laisser guider, d'obéir aux gestes du gryffondor alors qu'il n'avait jamais agit avec une telle docilité auparavant. Jamais il ne s'était laissé dominé par quiconque. A vrai dire, l'adolescent n'avait jamais permit à une seule personne de s'installer sur lui comme Noam venait de le faire. Pouvait-il comprendre tout ceci ? Pouvait-il percevoir ce changement radicale qui se produisait dans son corps ? C'était comme si plus rien ne lui obéissait. Quant bien même il aurait eut l'envie de repousser Noam que ses bras n'en auraient pas eut la force.

    Devait-il se méfier de ce changement ou agissait-il simplement dans le but d'assouvir ses pulsions ? Le serpentard doutait de plus en plus aux raisons qui le poussait à agir de telle façon. Lorsque le rouge et or se pencha, encadrant son corps de ses bras, Andrew ne put le détacher des yeux. Il devait se concentrer sur un point fixe, il devait tenter de garder le peu de raison qui le maintenait un temps soit peu éveillé en cet instant. Peut-être parviendrait-il a reprendre contenance s'il fixait suffisamment les joyaux azur du garçon ? Ou peut-être cet océan d'un bleu infini terminerait par emporter ses dernières réticences. Peut-être se laisserait-il emporter par les vagues ondulantes de ses pupilles et finirait-il par se perdre dans le flot continu de son regard...

    NOAM . « - Et ne me dis pas que ce n’est pas le sexe qui t’intéresse, je n’y crois pas. Pourquoi devrais-je croire ce que tu me dis? Ce ne sont que des mots destinés à essayer de m’amadouer. »

    Le ton de sa voix était toujours aussi neutre, aussi dénudé d'émotions, pourtant quelque chose semblait avoir changé dans cette intonation. Une chose infime, pratiquement imperceptible mais néanmoins différente. Peut-être était-ce simplement sa manière de percevoir les choses qui s'étaient métamorphosées ? Peut-être était-ce l'envie qui lui donnait l'impression que sa voix était plus chaleureuse, plus douce encore qu'auparavant. Et peut-être rêvait-il aussi lorsqu'il semblait percevoir une lueur d'envie dans ces iris orageuses. Peut-être ses neurones avaient-ils été trop mit à l'épreuve pour qu'il ait cette étrange impression que le visage du lionceau se rapprochait a nouveau dangereusement du sien. Ou peut-être n'était-ce pas qu'une illusion ? Son regard s'encra plus profondément dans le sien, captant la moindre lueur et le moindre battement de cils dont il était victime. Se concentrer, la seule échappatoire, la seule solution pour ne pas perdre la face. Il devait reprendre contenance avant qu'il ne soit réduit en une simple souris entre les griffes d'un chat. Certes, il avait cherché à se trouver dans pareille situation, mais ce n'était pas pour autant qu'il avait l'envie que les choses se déroule de cette manière.

    Il ne voulait pas simplement coucher avec Noam. A vrai dire, il ne savait pas réellement se qu'il souhaitait, pourtant il savait pertinemment que ses envies ne s'arrêtaient pas simplement à cela. C'était comme si son corps réclamait plus. Plus que ce regard. Plus que ce sourire. Plus que sa chaleur. Que pouvait-il y avoir de plus consistant que tout cela ? Andrew l'ignorait, mais il le voulait... Alors qu'il réfléchissait à la meilleure solution pour inverser leurs rôles ou, du moins, faire passer la balance en une charge équivalente, il sentit un douce caresse sur l'arrête de sa mâchoire. Un simple frôlement qui lui fit tourner la tête sur le coté tandis qu'un souffle chaud balayait sa peau, glissant sur sa gorge pour s'arrêter en un chaste baiser déposer dans son cou. Un simple baiser et Andrew perdit littéralement pied. Comment pouvait-il équilibrer la balance quant Noam se risquait à ce genre de comportement ? En fin de compte, l'adolescent n'était plus du tout sure de posséder toutes les cartes en mains. Il doutait même d'en avoir encore une...

    Le serpentard continua de ruminer ses pensées, cherchant une solution avant qu'il ne soit trop tard. C'est alors que le lionceau se redressa, sans demander son reste. Un geste qui eut pour effet de libérer l'adolescent qui se retrouva, subitement, privé de la chaleur du rouge et or. Il ne pouvait pas y avoir que des bons cotés à cette situation. En quelques secondes, Noam récup7RA la bouteille de bièraubeurre qu'il fit tourner dans ses mains, le regard toujours posé sur Andrew malgré ses gestes. Comment parvenait-il a rester si distant alors que, lui même, en quelques secondes avait réussit à perdre deux fois la face. Alors qu'il fallait avouer qu'il était rare qu'il se montre aussi... Aussi peu lui.

    NOAM . « - Ceci, comme tu dis, ne me servira pas d’excuse pour la simple raison que je ne me laisse jamais séduire. »

    ANDREW_ « Tu n'avais pas l'air si sûr de toi lorsque tes lèvres ont effleurées ma gorge... A moins que je ne me trompe et que ceci ne soit dut qu'à mon imagination... »

    Un sourire insolent vint prendre place sur ses lèvres roses. Sa voix s'accentuait, devenant elle-même insolente. C'était une mise au défi, il cherchait à évaluer la répartie du gryffondor. Et, quant bien même il ne répondait rien, cela n'avait aucune importance. Il n'avait que faire des excuses et des blablas. Il était lasse de parler, de s'expliquer, de tenter de séduire cet empêcheur de tourner en rond. Pourquoi n'ouvrait-il pas les yeux une bonne fois pour toute ? Ou, plutôt, pourquoi n'essayait-il pas de comprendre les mots qu'Andrew peinait tant à prononcer ? Lui avouer qu'il le voulait lui, et non pas seulement du sexe avait été une chose difficile. Cette simple phrase avait fait volé en éclat ses principes. Une simple phrase et il lui avait ouvert la porte en grand et lui... Lui, il continuait de fixer la fenêtre en se demandant pourquoi elle était obstinément close. Du moins, c'était l'impression qu'il lui donnait. Une étrange impression qu'il ne parvenait à expliquer.

    ANDREW_ « Chercherais-tu d'autres excuses, Noam ? La prochaine, viendra-t-elle démentir tes actes ? Viendras-tu me dire que tu contrôlais tes gestes ? Que ceci n'était qu'une mise en scène pour me faire croire que tu acceptais mon idée ? »

    Il était temps qu'il réagisse, qu'il fasse comprendre au lionceau les pensées qui le tourmentait tant. Il devait comprendre la guerre qui se déroulait dans sa tête et ce, même si cela devait annoncer la fin de ses principes. C'est sur cette bonne pensée que l'adolescent se mit à ramper vers l'autre garçon. Il n'avait plus rien avoir avec un prédateur. A vrai dire, seul son sourire, lui donnait un semblant d'humanité. Quant à ses traits, la détermination pouvait s'y lire avec une facilité déconcertante.
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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Jeu 5 Fév - 5:03


    ANDREW_ « Crois-tu que je m'occuperais de tes sentiments si j'avais seulement envie de m'envoyer en l'air ? Il y a un tas d'élèves à poudlard, des tas de gars et de filles que je pourrais me taper en ce moment, pourtant, je reste là... »

    Une fois arrivé face au rouge et or, Andrew leva la main, non dans le but de frapper Noam, mais bien dans l'espoir de maintenir son visage en place le temps que sa langue se délie. Ses doigts sur refermèrent sur sa mâchoire qu'il agrippa fermement, non sans lui faire mal pour autant. Ainsi, il se redressa légèrement tout en approchant son visage du sien, a quelques centimètres à peine de ses lèvres. C'était à croire que ce jeu n'était fait que de cela. De caresses et d'effleurements. De lèvres qui se frôlent sans jamais parvenir à se toucher.

    ANDREW_ «Regarde moi bien dans les yeux, Noam. »

    La lueur folle qui animait ses pupilles plutôt dans la soirée était revenue, brillant d'avantage encore. S'il demandait au lionceau de le regarder, de fixer ses pupilles, ce n'était pas seulement par envie. C'était aussi pour qu'il voit, qu'il lise la sincérité lorsque les mots continueraient de passer la barrière de ses lèvres. C'était pour qu'il comprenne enfin la portée de ses mots lorsqu'il les répéterait une nouvelle fois.

    ANDREW_ « Je ne veux pas seulement coucher avec toi. Je veux aussi sentir ton regard posé sur moi... Je veux goûter tes lèvres... Je veux sentir ton souffle contre ma peau... Et, ce que tu ne sembles pas être en mesure de comprendre, Noam, c'est que, non seulement je veux tout ça, mais je veux aussi te rendre la pareille... C'est d'ailleurs à cause de ce dernier point que mes principes partent en fumée... Parce que c'est la première fois que je me préoccupe, un temps soit peu, des envies d'une personne autre que moi... »
    [ C'est un peu merdique, désolé. neutre ]
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Noam S. Dickson

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Ven 6 Fév - 4:22



    Les souvenirs sont parfois lourds à porter. En particulier lorsque l’on fait tout pour les effacer. Ils refont surface continuellement, comme pour nous rappeler qu’ils sont là, réveillant par la même occasion d’anciennes blessures qui n’ont jamais cicatrisées; Certaines douleurs semblent éternelles. Les souvenirs de Noam lui rappelaient constamment que tout est éphémère et qu’il ne croyait plus en rien. Si jamais il avait le malheur de l’oublier, il revoyait ses parents, il revoyait Adam. Tout ceci était à l’origine du combat qui se menait à présent en lui. En effet, si il ne se laissait jamais séduire, si il ne croyait pas les paroles d’Andrew, c’était pour cette raison, parce que son passé lui avait appris que croire en toutes ces choses ne pouvait être que nocif. Pourtant, il sentait que l’attirance qu’il ressentait était en train d’ébranler toutes ses convictions et il n’était tout simplement pas prêt à les abandonner ; il n’était pas prêt à quitter son armure. Alors, il se cachait derrière cette distance qu’il maîtrisait si bien en général, affirmant qu’il était toujours impossible de le séduire. Cependant était-ce encore le cas ?

    ANDREW . « - Tu n'avais pas l'air si sûr de toi lorsque tes lèvres ont effleurées ma gorge... A moins que je ne me trompe et que ceci ne soit dut qu'à mon imagination... »

    Certains mots sont plus efficaces que des gestes. Ceux là eurent le même effet qu’une gifle. Le ton était tout aussi insolant que le sourire que lui adressait Andrew. Essayait-il de le provoquer ? Une colère sourde s’empara alors de Noam qui jeta un regard mauvais en direction du serpentard. Croyait-il lire en lui juste parce qu’il avait embrassé son cou ? Cela ne voulait rien dire, si il avait été séduit par chaque personne qu’il avait embrassé de cette façon, il aurait fait de l’ombre aux adolescentes qui se laissaient séduire par un simple sourire. En aucun cas, les quelques contacts furtifs qu’ils avaient échangés ne remettait en doute le fait qu’il ne se laissait pas séduire. Du moins, c’était ce qu’il voulait croire. Au fond, c’était loin d’être aussi simple. Cependant, comment pouvait-il accepter que tout cela ait pu changer, en l’espace d’une soirée ? Pouvait-il perdre sa méfiance aussi facilement ? Il ne pouvait pas y croire, malgré le doute qui s’était emparé de lui chaque fois qu’ils s’étaient rapprochés. Chaque geste, chaque contact ne faisait que semer le trouble dans son esprit. Pourtant, il refusait encore de penser que le jeune homme avait le pouvoir de le séduire. Que ferait-il si c’était réellement le cas ? Cela ne s’était jamais produit auparavant, à part avec Adam mais ce n’était pas la même chose puisqu’il était mort quelques heures après que le gryffondor n’ait enfin réalisé ce qu’il ressentait vraiment. Néanmoins, la douleur qu’il avait connu était toujours là, blottie dans son esprit, elle se chargeait de lui rappeler qu’il ne devait pas faiblir à nouveau afin de ne pas revivre la même chose.

    Préférant ne pas répondre à la provocation d’Andrew, pour ne pas risquer d’aggraver la situation, il se contenta de lui lancer un regard noir supplémentaire avant de détourner le regard. La colère qui lui serrait le cœur était-elle réellement destinée au serpentard ? Il aurait certainement été tenté de dire que c’était le cas et pourtant, il savait que ce n’était pas entièrement vrai. Si sa remarque l’avait tant énervée c’était à cause de la part de vérité qu’elle contenait. En effet, Noam était conscient qu’il n’était pas vraiment sûr de lui au moment où il avait embrassé son cou. Il savait également que si il ne s’était pas forcé à s’éloigner, il aurait pu rapidement aller plus loin… Cependant, le dire à voix haute n’était pas concevable, il ne comprenait déjà pas pourquoi il agissait ainsi alors avouer ses doutes était quelque chose dont il n’était pas encore capable. En particulier devant Andrew qui n’attendait qu’une réaction de sa part pour faire tomber les dernières barrières qui les séparaient.

    ANDREW . « - Chercherais-tu d'autres excuses, Noam ? La prochaine, viendra-t-elle démentir tes actes ? Viendras-tu me dire que tu contrôlais tes gestes ? Que ceci n'était qu'une mise en scène pour me faire croire que tu acceptais mon idée ? »

    Surpris, le lion se tourna vivement vers Andrew. Que cherchait-il encore ? Noam ne s’était donné aucune excuse, il s’était contenté de ne pas céder à ses avances. Bien sûr, il avait été plus loin en se rapprochant ainsi pour mieux s’éloigner mais après tout ce n’était que parce que le serpentard l’avait cherché, il l’avait volontairement attiré vers lui. Lui reprochait-il de ne pas réussir à le repousser avec autant de conviction qu’avant ? Ne comprenait-il pas qu’il était tiraillé encore deux pulsions contraires ? Non, il ne ferait appel à aucune excuse, il n’avait simplement pas envie de s’expliquer. Comment aurait-il pu le faire alors qu’il détestait parler de lui. Les mots ne réussiraient pas à franchir sa bouche, toutes ses réflexions étaient bien trop personnelles à ses yeux, elles allaient à l’encontre de ce qu’il avait toujours été. Jamais auparavant, il n’avait à ce point douter de lui et de ses principes. Pourtant Andrew était en train de changer tout ça et à présent il y avait un sacré bordel dans son esprit. Lui même ne s’y retrouvait plus, il ne savait plus comment agir. Voilà pourquoi son comportement était hasardeux. Cependant, il ne comptait pas donner une excuse pour justifier tout cela, même si il n’était pas non plus disposé à donner la véritable raison. De toute façon, il n’était pas certain de la connaître. Il était trop occupé à nier le fait qu’il pouvait changer pour comprendre ce qui se passait en lui. Sans compter que les reproches du serpentard ne l’aidaient pas, ils ne faisaient que le braquer davantage, le poussant à s’enfermer dans son armure, derrière ces convictions, celles qui le protégeaient d’une nouvelle blessure.

    N’accordant même plus un regard à l’être qui bouleversait ses idéaux, il essayait de reprendre pieds dans le peu de repères qui lui restait. Cela avait toujours été difficile pour lui d’avoir des repères auxquels se fier, car sans parents pour l’aider à les trouver, il avait du les construire lui même au risque de s’en faire une carapace solide pour se protéger des autres. Comment pouvait-il avoir confiance en quelqu’un alors que ses propres parents l’avaient abandonné ? Les gens sont persuadés que les liens qu’ils ont avec les autres les protégent, mais Noam, lui, fuyait ce genre de liens car il savait que ça ne durait pas, que c’était ces mêmes liens qui créaient les blessures, ils n’étaient pas une sécurité, au contraire il représentait le danger qu’il voulait éviter. Plus tard, Adam lui avait prouvé que même lorsque les personnes ne cassent pas volontairement ces liens, la vie s’en chargeait à leur place. Alors à quoi bon ?

    Sans qu’il ne puisse se l’avouer, derrière sa colère et sa distance, il avait peur. En effet, si il cédait, si il allait trop loin et qu’il n’arrivait plus à garder ses distances par la suite, il serait exposé pour la première fois. Autrefois, il n’avait pas réalisé qu’Adam s’était glissé derrière sa carapace, mais à présent si il laissait cette attirance devenir trop importante, il ne pourrait pas se cacher derrière son ignorance. C’était pour cela qu’il se montrait si réticent. Cependant, il n’eut pas le loisir d’y réfléchir davantage car ses pensées furent interrompu par l’arrivée d’Andrew. Ce dernier rampait jusqu’à lui, l’air déterminé. Le regard du lion l’observa avancer doucement jusqu’à lui, sans dire un mot, appréhendant déjà la proximité qui allait à nouveau s’installer entre eux.

    ANDREW . « - Crois-tu que je m'occuperais de tes sentiments si j'avais seulement envie de m'envoyer en l'air ? Il y a un tas d'élèves à poudlard, des tas de gars et de filles que je pourrais me taper en ce moment, pourtant, je reste là... »


    Accompagnant ses paroles, la main du jeune homme se leva et se dirigea instantanément en direction du visage de Noam. Ce dernier ne bougea pas lorsque les doigts du serpentard s’agrippèrent fermement à sa mâchoire. De cette façon, Noam était contraint de lui faire face et de le regarder dans les yeux. Ce qu’il fit sans rechigner, attendant calmement de savoir où Andrew voulait en venir. Pour l’instant, il était perdu car même ses paroles le laissaient perplexe. Il ne savait pas ce qu’il croyait, tout simplement parce qu’il ne comprenait pas pourquoi Andrew agissait de cette façon avec lui, pourquoi il restait là alors que comme il le disait il y avait des tas d’autres personnes à Poudlard avec qui il pourrait coucher en ce moment. Etait-ce cette étrange attirance qui l’emprisonnait lui aussi ? Ou cherchait-il seulement à avoir la seule personne qui lui résistait ? C’était encore flou dans son esprit, il ne savait plus ce qu’il devait croire, ce qu’il devait faire. Et lorsque le serpentard se trouvait à nouveau aussi près de lui, son visage si proche du sien, il lui était encore plus difficile de savoir ce qu’il devait faire et ce qu’il devait penser. Le désir brouillait son esprit et sa capacité de raisonnement, alors il attendit simplement que le jeune homme prenne la parole puisqu’à présent il avait toute son attention.

    ANDREW . « - Regarde moi bien dans les yeux, Noam. »

    Les yeux azurs de Noam plongèrent alors dans les prunelles sombres d’Andrew, luttant quelque peu pour ne pas se laisser engloutir par leur intensité. Cherchait-il à l’envoûter grâce à son regard ? Si c’était le but de la manœuvre, le gryffondor avait de grandes chances de finir par perdre ses moyens car il allait sûrement finir par se sombrer dans le voile sombre de ses iris. Ainsi perdu dans son regard, il pouvait voir que la lueur qui y brillait auparavant, était revenue l’animer, le rendant encore plus vivant.
    Luttant pour se concentrer, le gryffondor attendit patiemment, espérant que le serpentard s’exprimerait avant que le proximité et l’intensité de ses prunelles ne le rendent fou et ne le pousse à céder.

    ANDREW . « - Je ne veux pas seulement coucher avec toi. Je veux aussi sentir ton regard posé sur moi... Je veux goûter tes lèvres... Je veux sentir ton souffle contre ma peau... Et, ce que tu ne sembles pas être en mesure de comprendre, Noam, c'est que, non seulement je veux tout ça, mais je veux aussi te rendre la pareille... C'est d'ailleurs à cause de ce dernier point que mes principes partent en fumée... Parce que c'est la première fois que je me préoccupe, un temps soit peu, des envies d'une personne autre que moi... »


    Chaque mot, chaque parole prononcé par Andrew se répercuta dans son esprit, tandis que son regard continuait à s’accrocher au sien, cherchant à lire sa sincérité. Et il était sincère. Noam ne savait pas si il devait s’en réjouir ou s’en inquiéter. Tout cela était trop nouveau, trop inquiétant. Si les principes d’Andrew partaient en fumée, il en était de même pour les siens. Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher d’essayer de les retenir, peut-être parce qu’il ne savait que trop bien que ça pouvait mal finir. Pourtant, il avait l’impression qu’il était trop tard pour fuir cette situation bien trop complexe à son goût. Peut-être n’avait-il tout simplement plus la force de partir, d’abandonner la lutte et de protéger ses principes. A bien y réfléchir, c’était même sûrement trop tard pour envisager cette possibilité. Son corps ne pouvait plus se défaire de cette proximité, il se sentait bien trop attiré par le corps du serpentard pour pouvoir partir maintenant. Cependant, il ne pouvait plus continuer à osciller entre l’attirance et la résistance, il devait choisir avant que tout ceci ne devienne trop malsain.

    Puisqu’il était déjà trop tard pour qu’il n’envisage une quelconque échappatoire, il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire… Saisissant le bras d’Andrew, il se libéra de l’emprise de sa main puis, dans un élan simple et rapide il rapprocha son visage du sien. Cependant, malgré la rapidité du geste, lorsque ses lèvres se posèrent sur celles du serpentard, elles le firent en douceur sans se presser maintenant qu’elles avaient atteint le but qu’elles convoitaient tant. Les frôlant d’abord, elle finirent par s’emparer des lèvres du jeune homme, avec un peu plus de fougue. A présent que son désir n’était plus bridé, il essayait de se libérer avec une force qui surprenait le gryffondor et qu’il tentait de canaliser au mieux. Jamais il n’avait tant attendu avant de s’autoriser un geste généralement si anodin à ses yeux. D’ailleurs, même si ils s’étaient déjà embrassés la première fois qu’ils s’étaient vu, au détour d’un couloir, là c’était différent. Cette fois, une douceur nouvelle se mêlait à la fougue de leur échange, et l’attente le rendait plus intense, plus attendu voir même désiré. Une certaine avidité s’emparait du gryffondor, comme si il avait attendu une éternité avant de pouvoir enfin céder à cette tentation bien trop intense pour être ignorée. Pourtant, cette frénésie ne se ressentit pas dans ses gestes, et lorsque sa langue partit à la recherche de celle d’Andrew, se fut avec cette même douceur mêlé d’un désir à peine contenu.

    Le bras de Noam se glissa lentement derrière la nuque de serpentard, puis sa main se faufila dans ses cheveux, l’aidant inconsciemment à rapprocher leurs visages et à prolonger leur baiser. Soudainement, l’esprit du gryffondor s’était vidé, il ne pensait plus à rien d’autre qu’aux lèvres d’Andrew contre les siennes et à la chaleur de leur contact. Mais pour combien de temps ? Ses démons, ses peurs, ses convictions, n’allaient pas tarder à le rattraper, que ce soit maintenant ou le lendemain matin. Le conflit qui le tiraillait avait été mis de côté mais il n’avait pas été éliminé. Il avait simplement choisi de l’ignorer, préférant céder à cette envie qui le brûlait de toute part, le poussant inexorablement vers le serpentard.


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Dernière édition par Noam S. Dickson le Mer 11 Fév - 22:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Ven 6 Fév - 4:24




    Sans quitter les lèvres d’Andrew, le rouge et or se laissa basculé en arrière entraînant le jeune homme avec lui. Son dos rencontra à nouveau les coussins, tandis que le serpentard se retrouvait sur lui. Noam ne chercha pas à lui imposer sa domination comme il avait fait quelques instants auparavant. Sa main quitta simplement les cheveux d’Andrew, glissant le long de son dos avant de s’arrêter juste au dessus de ses fesses. Alors que ses lèvres quittaient celles du jeune homme pour s’aventurer sur son cou, sa main, quant à elle, se faufila sous son tee-shirt afin de découvrir sa peau du bout des doigts. Ce contact chaud et doux attisa son envie, l’attirant vers ce corps avec encore plus d’ardeur. Suivant cette impulsion, il roula légèrement sur le côté entraînant toujours le serpentard avec lui. Une fois qu’ils furent allongés l’un à côté de l’autre, Noam releva lentement le tee-shirt d’Andrew, puis alors que ses mains soulevait le tissu toujours plus haut, les lèvres et la langue du gryffondor partirent à la découverte du bas ventre, du ventre puis du torse du jeune homme. Déposant des baisers un peu partout sur la peau douce et parfumée du serpentard, il s’abandonnait à cette saveur enivrante, sans retenu. Sa bouche remonta lentement le long de son torse, jusqu’à ce que le tee-shirt ait entièrement disparu et que le cou d’Andrew vienne à nouveau accueillir ses lèvres. Son souffle glissa ensuite lentement sur sa peau lorsque Noam releva la tête. Ses yeux se posèrent alors sur le visage du vert et argent, s’accrochant même un instant à son regard sombre.

    NOAM . « - Cette nuit, tu as gagné, je cesse de résister… mais surtout, ne m’en demande pas plus, mes principes sont déjà ébranlés et je ne les laisserais pas partir en fumée… »


    Sa voix avait gardé le même timbre, cependant son ton habituellement neutre avait changé, comme si un peu de la douleur qui était à l’origine de sa réticence, avait réussit à percer malgré lui. Pourtant, son visage ne trahit rien comme pour compenser la faiblesse de sa voix, qui en avait déjà trop dit. Préférant même agir comme si ses paroles ne les avaient pas interrompu, Noam glissa encore une fois son bras derrière la nuque d’Andrew afin de l’attirer lentement vers lui alors que ses lèvres s’emparaient à nouveau des siennes, l’entraînant dans un baiser plus fougueux et plus intense encore que le précédent. Il espérait que les lèvres du serpentard anesthésieraient ses pensées comme elles l’avaient fait la première fois afin qu’il cesse de ressasser ses principes qui lui criaient de stopper ce petit jeu et de partir immédiatement : une chose qu’il était bien incapable de faire, il était déjà aller bien trop loin. Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher de penser qu’il s’avançait sur un terrain dangereux et qu’il risquait de le regretter. Et si après cette nuit, cette attirance inexplicable ne disparaissait pas ? Serait-il capable de résister à nouveau si Andrew essayait encore de le tenter? Il avait bien peur de connaître la réponse et cela l’inquiétait, malgré le plaisir qu’il ressentait en cédant ainsi à cette envie incontrôlable. Il ne savait que trop bien pourquoi cela l’alarmait à ce point. Malgré tout, il essayait de repousser ses idées dans un recoin de son esprit, s’abandonnant ainsi au désir qui commençait déjà à s’emparer de lui.

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Dim 8 Fév - 5:18


    Exprimer ses sentiments, faire part de ses pensées, de ses ressentis, toutes ces choses qu'il avait terré au fond de lui sans en prendre réellement conscience ressurgissait subitement dans l'espoir de contenter son petit coeur meurtrit. Car cette souffrance, cette blessure était la seule cause de son comportement, de cette haine inexplicable envers le monde, de ce désert si dense au plus profond de son âme. C'était toujours à cause de cela qu'il se comportait avec une telle indifférence, à cause de ce manque d'amour. Celui dont il avait été privé durant la majeur partie de son enfance. Malheureusement, l'adolescent n'avait jamais pu combler ce manque pour la simple et bonne raison que, jusqu'à maintenant, personne ne lui avait semblé digne de confiance. Pourtant, il n'avait suffit que d'une seule personne pour que toutes ses barrières se brisent les unes après les autres. Il n'avait suffit que d'un gryffondor pour mettre un terme à sa haine durant quelques instants. Au final, il n'avait suffit que de lui, de Noam, pour que ses principes s'envolent, aussi légère qu'une plume emportée par le vent.

    Ces changements qui, loin d'être progressifs, avaient éclatés en lui aussi rapidement qu'un bouchon de champagne. Lui qui, d'ordinaire, n'exprimait jamais le fin fond de sa pensée, se surprenait à présent à les dire, les murmurer. Chaque mots que composaient ces pensées farfelues franchissaient ses lèvres dans l'unique but de convaincre Noam, non pas de coucher avec lui, mais bien de sa sincérité car, s'il y avait bien une chose qu'il ne pouvait nier, aussi grande soit sa volonté, c'était bien la sincérité de ces quelques mots. Lasse de se préoccuper tant de ses actes, le serpentard desserra légèrement son emprise sur la mâchoire de l'autre garçon, regrettant presque de s'être comporté avec tant de violence. Certes, il avait du employer les grands moyens pour que le gryffondor prenne enfin conscience des choses l'entourant, mais était-il nécessaire qu'il en vienne à de telles extrémités ? N'aurait-il pas suffit qu'il lui demande plutôt que de lui meurtrir les joues ? Si, sûrement, mais les mots l'auraient probablement moins touchés que par cette solution. A vrai dire, Andrew était soulagé d'avoir pu exposer ses sentiments, bien qu'ils soient adresser à une personne aussi têtue que Noam. Mais peut-être comprendrait-il enfin, à présent...

    Lorsqu'il remarqua le mouvement de son bras, sa première réaction fut de relâcher brièvement sa mâchoire, non sans retirer sa main pour autant. La simple pression de ses doigts frôlant sa peau, voila ce que devait ressentir le lionceau. Néanmoins, son bras continua sur sa lancée et, durant une fraction de seconde, Andrew cru être la prochaine victime d'une gifle mémorable. Peut-être le coup serait-il suffisamment puissant pour que ses principes resurgissent et lui fasse prendre conscience de sa folie ? Mais a vrai dire, et sans qu'il ne comprenne réellement pourquoi, les doigts du gryffondor se refermèrent autour de son bras, lui faisant lâcher prise. Son regard se fixa alors sur le visage de Noam, plongeant littéralement dans l'azur de ses pupilles. Par ce geste, Andrew tentait de comprendre, de savoir ce qu'il se tramait dans l'esprit de l'autre garçon. Il cherchait, plus particulièrement, à savoir ce qu'il s'apprêtait à faire. Peut-être allait-il réellement le frapper ? Ou peut-être préférerait-il lui lancer un sortilège ? Les solutions étaient nombreuses et, a dire vrai, jamais le serpentard n'aurait imaginé que celle qu'allait choisir Noam serait celle qu'il mit justement en pratique.

    D'un geste simple et rapide, le gryffondor avait rapproché son visage, manquant de faire reculé Andrew sous la surprise. Néanmoins, le serpentard resta obstinément fixe, ses yeux d'un noir intense plongeant à nouveau dans ceux de son vis a vis. Si, jusqu'alors, son regard était resté étonnement neutre, il n'en était désormais plus question et, pour cause, Andrew était beaucoup trop songeur. La proximité de leurs visages, le laissait d'ailleurs perplexe. Une perplexité qui l'abandonna brusquement lorsqu'il sentit les lèvres de Noam se déposée sur les siennes, manquant de le faire fondre comme neige au soleil. C'était la première fois que le lionceau prenait l'initiative de l'embrasser. C'était aussi la première fois qu'il pouvait sentir la caresse de ses lèvres, celles ci le frôlant avec une extrême douceur. C'était le second baiser qu'ils échangeaient et, pourtant, Andrew aurait volontier oublier le premier, celui qu'il lui avait volé sans aucune honte car ce baiser était beaucoup plus agréable, beaucoup plus doux que le précèdent. Le serpentard ne put d'ailleurs résister bien longtemps à la tentation de fermer les yeux et de s'abandonner entièrement à ces lèvres si tentatrices. Le baiser était doux et agréable certes, mais la douceur fit rapidement place à la fougue, les lèvres du lionceau cherchant à s'emparer des siennes avec une envie mal contenue.

    Peut-être Andrew se comportait-il avec autant de fougue ? Depuis le temps qu'il attendait ce moment, peut-être ses gestes se faisaient-il aussi pressant que les siens ? A vrai dire, le serpentard avait du mal à se retenir, à contenir l'envie de se coller à lui, de glisser ses mains dans son dos, à caresser sa nuque ou a se frotter littéralement contre lui. Il se demandait d'ailleurs comment il pouvait se comporter si tendrement, sa main se contentant de se poser sur sa joue avec une infinie douceur tandis que l'autre se déposait à peine sur sa hanche. Pouvoir toucher son corps, goûter ses lèvres, s'enivrer de son parfum en un seul geste était la plus merveilleuse des sensations. Le fait d'avoir patienter aussi longtemps, d'avoir attendu que Noam l'autorise un geste rendait les choses d'avantage excitante. L'attente en elle même l'avait été. Certes, dit comme cela, les choses pouvaient paraître étrange, elles n'en étaient pas moins différente. Puis, lorsque la langue de Noam chercha la sienne, lorsqu'il sentit son bras glisser derrière sa nuque, quant ses cheveux furent balayés par sa main, Andrew ne put résister à l'envie de s'approcher plus encore, sa main se faufilant inconsciemment sous son pull, reprenant sa place à même la peau. Ses lèvres, elles, se pressaient plus violemment encore contre celles du gryffondor tandis que le baiser s'intensifiait, lui faisant littéralement perdre pieds. La chaleur qui émanait du lionceau avait d'ailleurs le don de l'emporter dans un autre univers. Un univers où seul Noam et lui avaient leurs places.

    Quant au fait que ses gestes, ses pensées, ses envies n'étaient pas en accords avec les quelques principes qui s'étaient accrochés à lui, cela n'avait aucune importance particulière. La seule chose qui lui importait un temps soit peu, c'était de savoir si le gryffondor n'allait pas se défiler ou plutôt, s'il n'allait pas s'enfuir brusquement en se rendant compte de ses propres gestes. Quant bien même, Andrew pourrait tout aussi bien lui courir après et le retenir si l'envie lui prenait... Du moins, n'aurait-il pas même besoin de courir après qui que ce soit au vue du dévouement du gryffondor. Noam, toujours collés à ses lèvres, s'était lentement laissé glissé en arrière, emportant avec lui le serpentard. A vrai dire, Andrew se refusait à quitter le lionceau, pas après avoir attendu aussi longtemps. Et si Noam avait prit l'initiative de l'embrasser, se serait à lui de décider quand s'arrêter. Hors, il n'en avait aucunement l'intention pour l'instant. Pour être sincère, l'adolescent était bien décidé à rester collé à lui tant que son souffle le lui permettait. Autant dire que Noam pouvait toujours attendre...

    Une fois que le dos de Noam eut touché les coussins, le serpentard s'autorisa enfin à toucher son corps. Ses doigts, posés sur hanche, glissèrent sur sa peau, frôlant ses cotes puis redescendant vers son estomac qu'il caressa avec une infinie douceur, tandis que son autre main, toujours posée sur sa joue, remontait pour se perdre dans ses nombreuses mèches folles. Noam, de son coté, laissait glisser sa main de sa nuque jusque dans son dos, ses doigts glissant sur sa chemise lui donnant déjà l'impression de frôler sa peau, chose qui le faisait frissonner comme jamais auparavant et, a travers les fins tissus qui recouvraient son dos, Andrew pouvait déjà sentir la caresse de ses doigts, ainsi que la douceur de sa paume. Chose qui, au bout de quelques instants, ne fut plus qu'une impression. Et pour cause, après avoir séparés leurs lèvres - et fait grommeler Andrew de mécontentement - Noam avait laissé ses doigts se faufiler sous ses vêtements. Néanmoins, ce ne fut pas cette main baladeuse qui gagna le coeur du serpentard, mais bien les lèvres qui s'étaient aventurées jusque dans son cou. Un doux contacte qui lui fit, lentement, relevé la tête dans le but de faciliter la tâche de l'autre garçon.

    Transporté par la chaleur de son corps, il ne remarqua pas - ou sinon très brièvement - le changement de position provoqué par le gryffondor. Un simple mouvement, et il s'était retrouvé sur le coté, ses doigts pourtant toujours scotchés à la peau du lionceau. En parlant de ces doigts, ceux-ci ne cessaient de voyager sur le corps de Noam, caressant inlassablement sa hanche et son dos tandis qu'il se laissait porter par la vague de désir de l'autre garçon. A vrai dire, chaque secondes passés sous les lèvres, sous les doigts, sous les paumes de Noam ne faisait qu'accentuer sa propre envie, son propre désir de continuer. Toujours plus vite, toujours plus loin... Rapidement, le tissu qui le recouvrait ne fut plus qu'un vague souvenir. Celui ci se soulevant toujours plus haut tandis que les mains baladeuses du lionceau s'évertuaient à caresser sa peau en multiples endroits. Néanmoins, Andrew n'eut profiter sérieusement de ces mains qu'elles étaient déjà remplacées par ses lèvres si douces et fines. Elles s'attardèrent tout d'abord sur son ventre, puis sur son torse. Elles déposaient multiples baisers sur sa peau et, pour tout avouer, chaque fois qu'elles frôlaient sa peau, le serpentard avait le plus grand mal à dissimuler ses frissons de plaisir. Certes, il voulait que le gryffondor craque, mais jamais il n'aurait imaginé être sujet à une telle douceur en si peu de temps. Et pour cause, ces lèvres, ces doigts qui s'évertuaient à lui procurer le plus grands des plaisirs. Toutes c'est choses étaient nouvelles pour lui et il était loin d'être contre la nouveauté !

    Bientôt, son haut quitta son corps et les lèvres de Noam vint s'apposer une nouvelle fois dans son cou, le faisant encore une fois tourner la tête pour faciliter sa tâche. Chaque baisers que déposaient le lionceau au creux de son cou lui donnait l'envie de frissonner, de frémir ou de gémir tant les sensations se décuplaient dans son corps. A peine l'éffleurait-il que son corps en réclamait encore. Toujours plus de caresses, toujours plus de frôlement, toujours plus de baisers... Toujours et encore ses lèvres sur sa peau ou son souffle au creux de son oreille. Encore tout cela, sans jamais cesser. Si seulement tout cela n'avait pas de fin, alors Andrew serait l'homme le plus combler de tout Poudlard. Lorsque le souffle de Noam vint glisser dans son cou, le serpentard ne put qu'ouvrir les yeux, cherchant à comprendre pourquoi il s'arrêtait en si bon chemin. Puis, sans qu'il ne le voit vraiment, le visage de Noam lui apparut, son regard azur plongeant dans ses prunelles sombres. C'était étrange de constater à quel point ce visage pouvait l'attirer, d'être ainsi constamment tiraillé par l'envie de glisser ses doigts sur ses joues ou de simplement caresser ses traits. Peut-être pourrait-il justement se laisser tenter, juste pour cette fois. Il pourrait tout aussi bien oublier ses gestes par après ou, du moins, faire comme si de rien était. Oui, peut-être pourrait-il... Ou peut-être que non.

    NOAM . « - Cette nuit, tu as gagné, je cesse de résister… mais surtout, ne m’en demande pas plus, mes principes sont déjà ébranlés et je ne les laisserais pas partir en fumée… »

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Dim 8 Fév - 5:20

    La voix du rouge et or était toujours aussi neutre, pourtant, une touche dans cette voix l'avait fait comme sursauté. Andrew n'aurait pas su dire quelle était le sentiment qui avait transpercé, l'espace d'un instant, cette voix trop sur d'elle, néanmoins, ce fut comme un déclic pour lui, comme l'autorisation qu'il attendait depuis que Noam s'était laissé tenté. D'un seul geste, il releva la main et caressa doucement son visage, ses yeux toujours intensément encré dans les siens. Il était bon de se laissé guider par ses gestes, par ses envies, et non plus seulement par le besoin de vouloir faire une chose qu'il n'avait pas forcement envie de faire. Pourtant, aujourd'hui, Andrew avait envie de se laisser tenter. Il avait envie de s'abandonner aux bras du gryffondor et, peu importe, qu'il soit le prédateur et lui la proie, tant qu'il pouvait rester là, en compagnie du lionceau, alors plus rien n'avait d'importance. Ces choses, néanmoins, le serpentard s'abstiendrait certainement de les prononcer à vive voix, au risque que ces mots ne soient retournés contre lui dans le futur. Alors qu'il s'apprêtait à murmurer quelques mots, le bras de Noam se glissant sur sa nuque, l'empêchant ainsi d'ouvrir les lèvres. Tant pis...

    Se laissant guidé par son bras, Andrew se redressa, partant à la conquête des lèvres du gryffondor sans le moindre regrets. Une fois arrivé à la hauteur de sa bouche, Noam s'empara de ses lèvres, l'entraînant rapidement dans un baiser intense et fougueux. L'adolescent aimait cette intensité, ce laissé allé donc faisait preuve le rouge et or. C'était comme si le jeune homme se découvrait, comme s'il se laissait emporter par une chose qu'il avait longtemps mise de coté. Et, à vrai dire, Andrew ne devait pas être très éloigné de cette impression. Lui même avait du mal a contenir ses gestes, ses envies, ses désirs et ses besoins. Pourtant, il essayait de se retenir, parce que, bien qu'il avait cette terrible envie de le déshabiller, il voulait faire les choses calmement, sans se presser. Il voulait profiter de chaque instants car il avait la nette impression que Noam ne lui laisserait pas de secondes chances. C'était maintenant qu'il devait faire ses preuves, qu'il devait lui prouver qu'il pouvait se montrer patient et faire les choses bien, alors il s'en tiendrait à ce programme. Il prouverait à Noam que ses principes ne s'étaient pas ébranlés pour rien.

    D'un geste tendre, l'adolescent agrippa le haut de son compagnon, l'attirant à lui tandis que le baiser se faisait plus fougueux encore, plus passionné. A travers ce baiser, Andrew essayait de communiquer les sentiments qui l'assaillait, la multitude de sentiment nouveau qui prenait par de lui et qu'il avait envie de partager. Pour ne pas être seul à les ressentir, pour ne pas être l'unique personne à ressentir toutes ces choses qui se bousculaient les unes après les autres. Doucement, le serpentard coucha Noam sur les coussins avant de s'asseoir sur le haut de ses cuisses, ses lèvres toujours étroitement collées aux siennes. Il n'avait pas envie de quitter ses lèvres, d'abandonner sa bouche. A vrai dire, c'était comme si un sentiment de peur le traversait à l'idée de se séparer de lui. Peut-être avait-il réellement peur de se détacher de Noam ? Pour quelle raison, il l'ignorait, mais la réponse n'allait certainement pas tarder à lui venir. Du moins, ne s'agissait-il que d'une question de temps.

    Lasse de se poser tant de question ou de se terrer autant dans ses pensées, l'adolescent y coupa court, préférant se laisser guider par la vague de folie qui déferlait dans son corps. Ses mains, comme possédées, se faufilèrent sous le haut de Noam avant de se posées sur ses hanches qu'elles caressèrent un court moment. Puis, tout comme le rouge et or l'avait fait, ses mains relevèrent le vêtement, toujours plus haut, ses doigts glissant toujours sur la peau du gryffondor. Ses paumes s'amusaient a effleurer son corps, à caresser sa peau dans l'espoir de le faire frissonner comme lui l'avait fait. Il voulait que Noam ressente toute la tendresse qui animait son corps. Il voulait qu'il ressente toute la passion qu'il ressentait à son égard. Il voulait, aussi, lui faire ressentir ce sentiment si fort qui animait ses gestes. Il voulait, lui même, ressentir ce sentiment dans chaque parcelle de son corps, afin de pouvoir lui faire ressentir plus facilement encore.

    Ses doigts se retrouvèrent bientôt accrochés au tissu et ses lèvres durent se séparées des siennes le temps qu'il lui retire le fichu vêtement qu'il envoya valdinguer à travers la pièce. A vrai dire, le temps que sa tâche s'accomplissent, ses lèvres eurent rapidement fait de trouver une nouvelle partie de son corps à picorer. En premier lieu, elles s'étaient glissées sur sa clavicule qu'il avait embrassé à multiples reprises, puis il avait relevé le visage, glissant sur son cou, s'amusant à souffler sur sa peau avant d'y déposer de légers baisers. Ce manège dura quelque instants puis, lasse, l'adolescent s'arrêta au niveau de sa jugulaire. Il fit tout d'abord courir sa langue le long de sa peau, laissant parfois ses lèvres s'y poser avant de recommencer, puis de s'arrêter à nouveau le temps que ses lèvres s'amusent à suçoter sa peau. A plusieurs endroits, il marqua son cou. Que ce soit par de légères morsures ou de légers suçons.

    C'est d'ailleurs lorsqu'il remarqua son comportement qu'il se recula légèrement pour contempler son oeuvre, ses doigts frôlant les quelques marques qu'il lui avait infligé au niveau de la jugulaire. Loin d'être discrets, les suçons tournaient déjà en un rouge violacé de toute beauté. Lorsque son regard s'attarda sur l'une de ses marques, un maigre sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il songeait à la significations de ces quelques traces. Ces suçons prouvaient son affection, il montrait clairement qu'il était attaché au gryffondor. Et pour cause, Noam était la première personne qu'il marquait ainsi, comme du bétaille. N'était-ce pas la un signe qu'il voulait que le lionceau ne soit qu'a lui ? Ou qu'il refusait qu'une autre personne que lui n'appose sa propre marque ? Si, bien sure que si. Et si cette nuit n'avait s'agit que d'une seule nuit, alors Andrew n'aurait probablement pas eut les lèvres si légères. Et pour cause, les marques laissées dans son cou aurait plutôt fait songés à celles d'une sangsue plutôt que celles d'un homme... Noam lui en voudrait-il de s'être comporter ainsi ?

    ANDREW « Je... Je crois que tu vas devoir porter une écharpe durant quelques jours... C'est que... Je pensais y avoir été plus doucement que ça... Désolé... »

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mar 10 Fév - 23:11


    Certaines sensations sont si intenses qu’elles semblent prendre possession du corps qui les ressent. Sournoisement, elles s’emparent de cet être, le submergeant entièrement. Noam s’étaient pris dans leur piège, il avait perdu le contrôle et ses gestes lui étaient étrangers. Pourquoi avait-il soudainement céder de cette façon ? Certes, il avait aperçu la sincérité dans le regard d’Andrew, mais pourquoi ces révélations avaient-elles finie par avoir raison de lui ? Ce n’étaient que des mots, rien de plus. Pourtant ce que ressentait le serpentard ne le laissait pas de marbre, peut-être parce que de son côté aussi il avait senti un changement. Oui, quelque chose changeait et cela l’effrayait. Ses propres principes s’effritaient et même si ils voulaient les retenir, il ne pouvait s’empêcher de se sentir irrésistiblement attiré vers le jeune homme qui lui faisait face. Alors faisant taire ses convictions durant quelques instants, il s’était laissé aller, se noyant peu à peu dans ce désir intarissable.

    Ces lèvres, si douces, si tentantes, il ne pouvait résister à leur appel, à cette attraction qui le poussait à les frôler, à les embrasser. De la douceur à la fougue, il mêlait tout dans ce contact si simple et pourtant si intense. Il perdait complètement pied, c’était effrayant et pourtant si enivrant. C’était si contradictoire, si douloureux et pourtant si beau en même temps. Une douce folie à laquelle il ne pouvait résister, il s’était piégé et il ne pouvait plus faire marche arrière à présent. En effet, son bras retenait la nuque du serpentard afin que leurs lèvres restent soudées, comme si il avait peur que sa raison ne l’arrache à cet instant d’abandon. Un abandon total qui ne lui ressemblait pas ; son âme semblait mise à nue, exposée à un désir, à une envie qu’il ne comprenait pas. Cependant, il ne voulait pas savoir ce qui se cachait derrière tout ça, pas tout de suite, pas tant qu’il n’avait pas la force d’y faire fasse et de se battre. Un combat qui ne servirait qu’à le protéger de tout ces changements, de tout ce qui brisaient son armure… Derrière son entêtement, il craignait simplement de souffrir à nouveau.

    Sentant les mains d’Andrew agripper doucement son haut, Noam se laissa attirer un peu plus contre le corps du serpentard qui l’entraînait à présent dans un baiser, plus fougueux, plus passionné. Toutes sortes de sentiments se mêlaient dans ce contact intime, des sentiments qui lui étaient inconnus et qui l’inquiétaient sans pour autant le faire fuir car malgré tout c’était agréable. Néanmoins, il savait que derrière leurs airs enchanteurs ces douces sensations étaient parfois traîtresses et la souffrance pouvait se cacher sous leurs belles promesses. Pourtant, il ne voulait pas lutter, pas en cet instant, pas tant qu’il pouvait profiter ne serait-ce qu’un peu de cet univers inconnu et attirant. Fermant les yeux, il tenta de faire taire cette petite voix qui le rappelai sans cesse à l’ordre et il se laissa doucement aller. Son dos rencontra à nouveau les coussins sans qu’il ne se souvienne avoir bougé. En effet, ainsi lié aux lèvres d’Andrew il en avait presque perdu la notion du temps et de l’espace, s’abandonnant à ce baiser comme si plus rien d’autre n’avait compté à ce moment précis. Et peut-être était-ce le cas sans même qu’il n’en prenne conscience.

    Sans quitter ses lèvres, le serpentard s’installa sur le haut des cuisses de Noam. Une position et une proximité, qui le firent frémir, l’entourant de la chaleur du vert et argent. Il était conscient qu’ainsi placé sous le corps du jeune homme, il aurait du se sentir pris au piège, du moins c’est ce qu’il aurait ressentit quelques minutes auparavant, pourtant à présent ce n’était pas le cas. Etait-ce le baiser qu’ils échangeaient qui faisait la différence ? Voyait-il la situation différemment maintenant qu’il était prisonnier de la douceur de ce contact ? Il était incapable de le dire et à vrai dire, il ne souhaitait même pas y réfléchir. De toute façon, il n’était plus vraiment en état de le faire ; les mains d’Andrew qui venaient de se glisser sous son haut, attiraient toute son attention. En effet, les caresses du jeunes homme sur sa peau, sur ses hanches, le firent frissonner tandis que sans s’en apercevoir il avait retenu son souffle durant quelques secondes. Ce n’étaient pas les premières mains qui frôlaient son corps, et pourtant c’était la première fois que de simples caresses le faisaient réagir de la sorte. Andrew réalisait-il l’impact qu’il avait sur lui ? Noam espérait que ce n’était pas le cas. Cependant, il ne put s’en inquiéter davantage car les mains du serpentard relevait déjà son haut et les caresses reprirent de plus belles. Tentant vainement de contrôler ses réactions, le rouge et or sentit à nouveau son corps frémir sous les mains aventureuses d’Andrew. Comment pouvait-il avoir une telle emprise sur lui ? C’était déroutant, mais il ne pouvait rien faire pour s’en libérer, il n’en avait pas la force, du moins pas maintenant qu’il s’était laissé aller de cette manière. Mais avait-il seulement envie de s’en défaire ? Là était toute la question, et la réponse que le gryffondor préférait éviter car il ne la connaissait que trop bien, son corps ne cessait de le montrer malgré lui.

    Soudain, les lèvres du serpentard se séparèrent de celles du rouge et or, qui en ressentirent immédiatement le manque. Noam allait montré son mécontentement lorsque les mains du jeune homme finirent de lui retirer son haut. Pendant que le bout de tissu s’échouait non loin de là, les lèvres du vert et argent trouvèrent une nouvelle partie du corps du rouge et or à embrasser. Déposant une multitude de baisers sur la clavicule du gryffondor, Andrew déclencha une nouvelle vague de frissons dans tout le corps du lion, qui faisait de son mieux pour cacher ses propres réactions. Cependant, il n’était plus vraiment maître de ces mouvements, chaque fois que le serpentard embrassait sa peau il avait l’impression de perdre ses moyens durant plusieurs secondes. Et cela ne faisait que commencer. En effet, à présent le souffle du jeune homme caressait doucement sa peau de son cou avant que ses lèvres n’y déposent un baiser. Il répéta ces gestes à plusieurs reprises, nourrissant toujours un peu plus le désir qui vibrait déjà dans le corps de Noam. Allait-il finir par succomber à cette vague de désir qui s’emparait de lui à chaque contact qu’il partageait avec Andrew ? Après tout, c’était sans aucun doute la plus douce et la plus agréable des façons de se consumer.

    L’espace d’un instant tout s’arrêta, les lèvres du serpentard stoppèrent leur petit manège et il n’y eut plus ni ce souffle chaud sur la peau du lion, ni la douceur des baisers. Comme une pause qui loin de le libérer, le mettait au supplice. A présent, il avait besoin de ce contact, il ne voulait pas s’en passer si vite, cela viendrait bien assez tôt… Cela ne dura que quelques secondes durant lesquelles la bouche du vert et argent s’était arrêtée au niveau de sa jugulaire. Pourtant cela lui sembla plus long, peut-être parce que chaque contact était devenu si intense que la moindre pause, si petite soit-elle prenait plus d’ampleur. C’était sûrement ridicule d’en arriver là, mais à cet instant, il n’avait plus la moindre emprise sur ce qu’il pouvait ressentir. Et lorsque la langue d’Andrew glissa lentement sur sa peau, il se sentit fondre doucement comme si il perdait le peu de résistance qu’il pouvait lui rester. Incapable de prononcer le moindre mot ou d’esquisser le moindre geste, Noam ferma les yeux, sentant par moment la langue du serpentard s’immobiliser pour laisser la place à ses lèvres qui suçotaient alors sa peau. Accompagnant leur rythme, le souffle du gryffondor était saccadé, s’accélérant subitement avant d’être retenu durant quelques secondes.

    Lorsque le cou du lion fut marqué à plusieurs reprises, Andrew s’interrompit et s’éloigna assez pour pouvoir observer le résultat. Les doigts de ce dernier frôlèrent alors les marques qu’il venait d’apposer sur la peau de Noam. Que signifiait donc ces quelques morsures et ces suçons ? Le gryffondor ne pouvaient pas les voir mais il devinait leur teinte qui devait déjà commencer à se démarquer sur sa peau. Le regard bleu du lion chercha celui du serpentard, espérant y trouver la raison de ces agissements mais il ne réussit pas à déchiffrer ses pensées. Seul le sourire qui apparut sur les lèvres du jeune homme lui indiquait qu’il appréciait son œuvre. Aimait-il voir le gryffondor porter sa marque de cette façon ? Noam, lui, était partagé. En effet, ne pas savoir ce que cela signifiait aux yeux d’Andrew le mettait mal à l’aise car de son côté il avait l’impression de porter un signe de propriété, comme un animal. D’un autre côté, il avait apprécié ce moment où le vert et argent s’était amusé à apposer ces quelques marques sur son cou.

    ANDREW . « Je... Je crois que tu vas devoir porter une écharpe durant quelques jours... C'est que... Je pensais y avoir été plus doucement que ça... Désolé... »


    Les paroles du serpentard reportèrent l’attention du lion vers l’aspect voyant des marques qui se trouvaient sur son cou. Apparemment, elles devaient être beaucoup plus visibles que ce à quoi Andrew s’attendait au moment où il les avait faites. D’ailleurs son ton semblait hésitant, comme si il se souciait de ce que Noam allait penser des suçons et des morsures qui ornaient à présent sa peau. Peut-être était-ce réellement le cas, après tout il s’était également excusé. Le regard du gryffondor scruta un instant les traits du jeune homme. Il semblait si différent de ce qu’il avait pensé de lui jusqu’à ce soir là. En effet, Andrew montrait généralement une image de lui plus arrogante, plus confiante et surtout plus égoïste. Du moins, c’était comme ça qu’il l’avait perçu auparavant, mais maintenant il ne savait plus vraiment quoi penser. Etait-il différent lui aussi ? C’était probable. En tout cas, sa colère ne s’était manifestée depuis quelques temps déjà et son côté froid et distant s’était effacé pour laisser son désir s’exprimer, même si il restait sous-jacent et au moindre écart il en profiterait pour se manifester à nouveau.

    Pour ce qui était de cacher les marques avec une écharpe, Noam ne voyait pas l’intérêt. En effet, ce que pourraient penser les gens en les voyant lui importait peu, de toute manière, ce qu’il faisait ne les regardait en aucune façon. En plus, même si il cherchait à les dissimuler, quelqu’un finirait bien par les voir d’une manière ou d’une autre. Pour les cacher, il lui aurait fallut porter constamment une écharpe et cela même à l’intérieur du château où les sources de chaleur ne manquaient pas. Sans parler du fait qu’il n’allait sûrement pas faire vœux d’abstinence à cause de quelques marques. Après tout, il n’avait de compte à rendre à aucune des personnes avec qui il passait la nuit, pas même Andrew. Pourtant, il ne pouvait nier qu’avec lui c’était différent même si il aurait été incapable d’en donner les raisons. A vrai dire, il évitait volontairement la question qui le mettait mal à l’aise, réveillant une peur qu’il avait longtemps enfouit au plus profond de son âme. Ne dévoilant en rien ses pensées, le regard azur de Noam se posa sur le visage du serpentard, plongeant un instant dans son regard sombre.

    NOAM . « - Une écharpe ? J’en porte une quand je sors, avec le froid qu’il fait c’est normal, mais il y a des endroits dans Poudlard, comme celui-ci, qui sont trop près d’une cheminée pour que je supporte une écharpe. Et puis, à certains moments ce n’est pas la chaleur de la cheminée qui me pousse à me déshabiller, si tu vois ce que je veux dire, donc là aussi l’écharpe serait de trop. De toute façon, je n’ai de compte à rendre à personne donc je n’ai pas à les cacher, je me fiche que les autres les voient, je suis libre de faire ce que je veux. »


    Les prunelles bleues du jeune lion brillaient, animées par une lueur malicieuse. Parler de sa liberté et de son absence d’attachement lui donnait l’impression de se retrouver un peu. En effet, depuis l’arrivée d’Andrew dans la bibliothèque, il avait eu le sentiment de se perdre peu à peu, tandis que le jeune homme ébranlait ses convictions. Alors parler ainsi de ses habitudes, le rassurait un peu même si ça paraissait stupide. Après tout, malgré la légèreté avec laquelle il prenait les choses, ses marques étaient loin d’être aussi insignifiantes qu’il voulait le laisser croire. Cependant, il n’était pas prêt à l’avouer, surtout qu’il ne connaissait pas vraiment leur réelle signification, celle qu’elles avaient aux yeux du serpentard. Dans quel but l’avait-il marqué de cette façon ? En particulier, si c’était pour ensuite lui conseiller de porter un écharpe durant quelques jours. Cela n’avait aucun sens, à part si il pensait simplement que c’est ce que le lion voudrait faire. En réalité, Noam ne savait pas du tout ce qu’il pensait de ces marques, elles l’intriguaient sans qu’il ne sache comment décrire le sentiment qu’elles lui inspiraient. Se sentait-il plus lié à Andrew à travers elles ? Etait-ce ridicule de penser que c’était peut-être en partie vrai ? Jamais auparavant il n’aurait pensé quelque chose d’aussi ridiculement sentimental et pourtant…

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mar 10 Fév - 23:12



    Pour chasser ses pensées dérangeantes, Noam se concentra à nouveau sur le corps d’Andrew. Lui adressant un sourire en coin, le gryffondor se redressa vivement avant d’attraper le serpentard par les épaules et de l’attirer contre lui, dans le but de l’entraîner avec lui sur les cousins. Ensuite dans un mouvement rapide, Noam les fit rouler sur le côté afin qu’Andrew se retrouve allongé sur le dos, sous le corps du gryffondor. Ce dernier se redressa, mettant fin à cette proximité qui l’avait troublé lorsque son torse s’était retrouvé blotti contre celui du serpentard. Cependant, il n’avait mis fin à ce contact que dans le but d’en créer un autre. En effet, ses mains glissèrent sur le torse du vert et argent, caressant ainsi sa peau du bout des doigts, tandis qu’il s’asseyait sur les jambes de ce dernier. Ses doigts descendirent ensuite lentement en direction du jean d’Andrew. Lorsqu’il rencontrèrent le tissu, loin de s’arrêter, ils continuèrent leur route, frôlant au passage l’entrejambe du jeune homme. Pendant ce temps, Noam observait la réaction du serpentard, tout en esquissant un sourire prédateur à son intention. Puis lentement, ses mains s’emparèrent du bouton afin de le défaire. Une fois que le jean fut ouvert, les doigts du lion s’emparèrent de la fermeture éclair de la braguette avant de l’ouvrir avec une lenteur exagérée. Tandis qu’elle glissait doucement, les mains du gryffondor frôlaient volontairement le tissu qui se trouvait en dessous.

    Noam se releva, s’agenouillant ensuite à côté des jambes d’Andrew. Les mains du gryffondor agrippèrent alors le haut du jean, à présent ouvert, et le firent doucement glisser vers les pieds du jeune homme. Une fois débarrassé du pantalon, le lion le jeta en direction des autres vêtements qu’ils avaient déjà enlevé. Puis, se tournant vers le serpentard, il ne put s’empêcher d’observer quelques instants son corps, qui n’était plus caché que par un sous-vêtement. Comment pouvait-il résister à une telle tentation ? C’était tout simplement impossible, il était trop… attirant et encore le mot est faible. S’avançant lentement vers Andrew, le lion s’assit à nouveau à califourchon sur son corps. Sa main glissa ensuite vers la joue du serpentard, qu’elle frôla avec douceur avant de se perdre dans ses cheveux. Au même moment, le visage de Noam s’approcha lentement de celui du vert et argent, avant de l’embrasser avec cette intensité, mêlant les sensations complexes qui semblaient les unir cette nuit-là. Approfondissant le baiser, il s’abandonna à nouveau dans ce contact qu’il appréciait bien plus qu’il ne l’aurait du, même si il faisait mine de l’ignorer. En général, il fuyait Andrew, mais ce soir là, c’était la réalité qu’il fuyait de peur qu’elle le pousse à tout arrêter. Combien de temps pourrait-il encore se voiler la face ? Cela serait sûrement plus court qu’il ne l’espérait mais tant que sa conscience le laissait tranquille jusqu’au lever du jour, il n’en demandait pas plus. D’ici là, il allait en profiter un maximum.
    Ses lèvres se séparèrent de celles du serpentard et il se redressa lentement. Le lion chercha ensuite la main du jeune homme et lorsqu’il la trouva, il la mena jusqu’à son cou, la déposant sur les marques qu’il lui avait faites.

    NOAM . « - Pourquoi les cacher ? D’une certaine manière, tu les as faites pour qu’on les voit, non ? On ne marque pas quelqu’un sans raison, même si je ne connais pas la tienne. »

    Le regard de Noam plongea dans les prunelles sombre d’Andrew, comme si il voulait y chercher une réponse. Que signifiait ces marques pour le serpentard ? En attendant d’avoir une quelconque réponse, les lèvres du gryffondor partirent à la découverte du cou du vert et argent, l’embrassant à divers endroits. Pendant que sa bouche gouttait la peau du jeune homme avec avidité, sa main descendit lentement vers le dernier vêtement qu’il portait. Lorsqu’elle rencontra le sous-vêtement, elle se glissa doucement sous le tissu. Tandis que ses lèvres continuaient de déposer des baisers dans le cou d’Andrew, ses doigts commencèrent, de leur côté, à caresser une partie plus intime de l’anatomie du serpentard. Ses gestes étaient doux et entreprenants ; il voulait éveiller chez le jeune homme, un désir similaire à celui qui le consumait déjà à chacun de leurs contacts aussi simples soient-ils.


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Andrew Bradford

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Jeu 12 Fév - 4:14


    L'adolescent continua de caresser les marques durant quelques instant, son regard obstinemment fixé sur elles. C'était la première fois qu'il se laissait aller à une telle marque d'affection. Même le plus tendre de ses amants n'y avait eut droit, pourtant Merlin savait comme certaines personnes auraient mérités de telles attentions. Pourtant, jamais ses lèvres ne s'étaient amusées à suçoter la peau d'un autre cou, jamais sa langue ne s'était amusée à glisser sur les quelques marques parsemant une jugulaire et, aussi loin qu'il se rappelait, jamais il n'avait prit la peine d'embrasser des marques, comme pour se faire pardonner. Certes, certaines de ses conquêtes n'étaient pas ressorties indemne d'une nuit passée dans ses draps et, pour cause, l'adolescent avait tendance a se perdre dans ses pensées durant ce genre d'opération, oubliant parfois que ses ongles griffaient des dos ou que ses dents mordaient de pauvres épaules innocentes, mais ces marques, elles, étaient différentes. Celles apposées sur le cou de Noam étaient uniques, personne d'autre n'y avait eut droit. C'était peut-être pour cela qu'il se sentait si étrange, parce qu'il avait agis différemment qu'avec chacun de ses partenaires passé. Ou bien la raison était-elle différente ? Les battements de son coeur se firent plus réguliers tandis qu'il relevait les yeux vers son amant, délaissant les suçons parsemant son cou. Le gryffondor le fixait avec attention, lui rappelant le regard qu'il avait eut bien plutôt dans la soirée. Cherchait-il à le sonder, encore une fois ? Voulait-il comprendre pourquoi il lui avait fait ces marques ? Ou bien, cherchait-il seulement à savoir pourquoi il semblait si different ?

    NOAM . « - Une écharpe ? J’en porte une quand je sors, avec le froid qu’il fait c’est normal, mais il y a des endroits dans Poudlard, comme celui-ci, qui sont trop près d’une cheminée pour que je supporte une écharpe. Et puis, à certains moments ce n’est pas la chaleur de la cheminée qui me pousse à me déshabiller, si tu vois ce que je veux dire, donc là aussi l’écharpe serait de trop. De toute façon, je n’ai de compte à rendre à personne donc je n’ai pas à les cacher, je me fiche que les autres les voient, je suis libre de faire ce que je veux. »

    Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres tandis que ces mots se répercutait contre la paroi de ses pensées. Apparemment, si Noam était la première victime de ses baisers passionnés, il n'en était pas moins différent pour le gryffondor. Combien de lèvres avaient glissées sur sa gorge ? Combien de filles et de garçons s'étaient jeté dans ses bras ? Combien de doigts, de paumes, de mains avaient voyager sur son corps ? Combien étaient-ils a savoir ce qui le faisait perdre pieds ? Combien de personnes avaient apposées le même genre de marque sur son cou ? Combien avaient eut des sentiments pour lui ? Étaient-ils aussi nombreux que pouvait l'imaginer Andrew ? Ses conquêtes, d'un soir ou non, étaient-elles aussi nombreuses que les siennes ou Noam avait-il un peu plus d'estime que lui sur sa personne ? Pouvait-il seulement passer une nuit avec lui, alors que son corps s'était glissé dans tant de draps différents, alors que ses lèvres avaient accueilli plusieurs dizaines d'autres lèvres ? Pouvait-il souiller ce corps qui lui faisait tant envie ?

    La lueur de son regard vacilla tandis que l'adolescent perdait lentement confiance en lui. C'était pourtant tellement rare qu'il doute autant de sa personne, de ses actes ou des ses gestes. D'ailleurs, ce doute qui s'installait lentement en lui commençait à apparaître sur son visage, déformant quelque peu ses traits pourtant si tiré. Noam pouvait-il voir ce manque de confiance ? Pouvait-il lire les questions que se posait l'adolescent ? Pouvait-il sentir que ses gestes devenaient maladroits tandis qu'il recommençait à effleurer sa gorge ? Le serpentard fronça les sourcils, son regard d'un noir intense tentant de soutenir les pupilles océans de son vis à vis. Il était évident qu'il pouvait lire en lui a travers ce regard. Il suffisait qu'il plonge suffisamment loin pour que toutes ses pensées se répercutant sur son visage. Si Noam était suffisamment patient, alors il pourrait comprendre l'adolescent et peut-être même parviendrait-il à le comprendre...

    Alors qu'il s'apprêtait à reculer pour fuir le gryffondor, celui ci se redressa, un sourire au coin des lèvres et, sans qu'il n'ait eut le temps de prononcer le moindre mot, Noam agrippa ses épaules pour l'attirer tout contre lui. Andrew se laissa faire, non sans une pointe d'hésitation. Après tout, était-il raisonnable de coucher avec lui ? Certes, il n'avait pas mal couru après le gryffondor pour qu'ils en viennent à une telle situation, pourtant Andrew n'était plus sur de rien. Peut-être devait-il s'abstenir, ne serait-ce que par respect pour le lionceau. L'adolescent respira fébrilement, se retenant difficilement de frissonner tandis que Noam inversait de nouveau leurs positions. C'était comme un jeu, en fin de compte. L'un dominait l'autre durant un court instant puis l'autre reprenait le dessus le temps de contenter l'autre. Ou peut-être se trompait-il, en fin de compte. A vrai dire, lorsqu'on y réfléchissait un temps soit peu, leurs attitudes n'étaient pas vraiment prémédités. Du moins, Andrew, lui, se laissait plutôt porter par ses gestes, et non par son envie de dominer le gryffondor. Et puis, un lionceau n'était-il pas censé rester sauvage et indomptable ? Si, bien sur que si et il n'y aurait aucuns mérites à retirer l'indépendance d'un être si fière et si beau...

    L'adolescent ne put pousser ses pensées plus loin, Noam s'étant redressant le faisant grommeler de mécontentement. Ainsi éloigné de lui, Andrew ne pouvait plus sentir la chaleur émanant de son torse ou de son corps tout entier, chose qui lui semblait forte déplaisante en cet instant si crucial. Certes, il avait l'envie de fuir la bibliothèque, fuir Noam, son regard trop intense ou son corps et ses lèvres si tentatrices, mais cela ne l'empêchait pas de vouloir continuer, de vouloir se laisser tenter rien qu'une fois ou de connaître une nuit dans les draps d'une personne qu'il jugeait unique et spéciale. Cela ne l'empêchait pas, non plus, de vouloir se laisser porter par les sentiments et les besoins qui parsemaient son corps. A vrai dire, ce n'était pas parce que Noam lui faisait peur qu'il voulait s'éloigner de lui - très peu de choses l'effrayait, en fait - mais plutôt le fait qu'il se sente si désarmé face à lui, comme si toutes ses défenses s'étaient littéralement envolées dès l'instant où il avait posé ses lèvres sur les siennes. Cela, mais aussi son regard qui le sondait constamment, lui donnant l'impression d'être mit à nu. C'était comme si Noam parvenait à lire en lui, à comprendre les changements qui procédaient dans son corps ou dans son esprit. C'était comme si l'adolescent perdait ses moyens dès que le lionceau amorçait un geste ou prononçait une parole et tout ceci, mit cote à cote, formait une illusion parfait qui, elle, parvenait à l'effrayer.

    En compagnie de Noam, il ne se sentait pas lui même. Ses gestes étaient trop doux, trop tendre pour lui appartenir. En temps normal, il ne se comportait jamais ainsi, c'était pour cela qu'il avait cette étrange sentiment de ne plus être maître de ses faits et gestes. Pourtant, cette douceur, cette tendresse qu'il se découvrait ne le répugnait pas. Il n'avait pas envie de se montrer plus dure ou brutal. Il aimait se montrer si prévenant, à caresser son visage pour le simple plaisir de toucher sa joue délicate. Il ne voulait pas griffer son dos ou abîmer ses épaules en y plantant les crocs. Non, il ne voulait pas se comporter avec lui comme avec tout ses amants. Il voulait que Noam découvre la facette qu'il prenait tant soin de cacher et ce, sans réellement en prendre conscience. A vrai dire, cette histoire de séduction n'était-elle pas un moyen détourné que pour apparaître sous un jour différent au lionceau ? N'était-il pas entrain de se dévoiler, pour ne plus avoir le besoin de se cacher derrière des masques d'indifférence ? Le serpentard restait perplexe et confus, malgré son désir de comprendre.

    Les mains du gryffondor l'arrachèrent à ses songes dès qu'elles se posèrent sur son torse, plus douce encore qu'il ne l'avait imaginé. Elles glissaient sur son torse, caressaient chaque parcelles de peau qui se présentaient sous leurs doigts, le faisant frissonner à multiples reprises lorsqu'elles s'aventuraient sur son ventre ou sur ses cotes alors que ses jambes accueillaient le lionceau. Il ne suffit que d'un mouvement pour qu'il se retrouve assit sur ses cuisses, ses doigts s'aventurant toujours plus bas, s'arrêtant quelques instants à la barrière de son pantalon. Andrew, lui, ne bougeait pas vraiment - voir pas du tout. Il se contentait de fixer Noam dans le blanc des yeux, surveillant chacun de ses gestes, se concentrant sur chacune de ses mimiques. C'était comme un besoin naturel de voir ce que faisait le lionceau. Il était impératif qu'il enregistre le moindre de ses gestes ou de ses regards. Il devait mémoriser chacun de ses sourires, pas parce qu'il y était contraint, mais bien parce qu'il en avait l'envie.

    Néanmoins, ces envies furent quelque peu mises de cotés lorsqu'il surprit les doigts du gryffondor continuer leurs courses folles, frôlant son entre-jambe au passage. Ce simple frôlement se répercuta dans l'entièreté de son corps, le faisant frissoner de manière incontrôlée. C'était comme si ce simple geste s'était intensifié, raisonnant avec force contre les parois de son cerveau tandis que Noam lui souriait. Ce n'était pas un sourire tendre, ni même amicale, mais plutôt le genre de sourire qui laissait clairement comprendre : " Tu es ma prochaine proie, attends toi à être mangé tout cru dans les quelques minutes qui suivent. " Évidemment, Andrew savait que ce sourire ne lui était pas adressé en l'air. Il le savait rien qu'au regard que lui lançait le gryffondor. Cela mais aussi à ses doigts qui s'efforçaient de détacher son pantalon, d'abord en défaisant le bouton puis en faisant glisser la fermeture éclaire.

    En cet instant, le coeur de l'adolescent ne cessait de s'emballer. Soit par les gestes calculés du rouge et or, soit par Noam qui ne cessait de le fixer de son regard azur. Cela, ou bien à son sourire carnassier qu'il avait envie de lui arracher d'un simple baiser. Pourquoi ne se relevait-il pas d'ailleurs, ne serait-ce que pour cueillir ses lèvres d'un geste tendre ? Pourquoi restait-il si immobile alors que ces doigts aventureux ne cessaient de frôler la bosse qui s'était formée sous le tissu qu'était son sous-vêtement ? Le serpentard ignorait la raison d'un état si végétatif et, à vrai dire, il ne parvenait pas à s'en défaire. C'était comme si tout ses muscles étaient tétanisé ou, plutôt, comme si son corps avait été plongé dans des litres et des litres de ciment moldu, l'emprisonnant de sa dureté infernal et, même lorsque Noam le déshabilla, il ne put faire le moindre geste.

    A vrai dire, ce n'est que lorsqu'il sentit les lèvres de l'adolescent se déposées sur les siennes qu'il se reconnecta enfin à la réalitée, remarquant que sa main s'était posée d'elle-même sur la cuisse du gryffondor. Quant à celui ci, il semblait avoir trouvé sa place, installé sur ses jambes. C'était d'ailleurs une agréable sensation de le sentir ainsi posé sur lui avec, pour seul rempart entre leurs deux corps, son pantalon. Pourtant, le tissu n'empêchait en rien le fait qu'il puisse sentir la chaleur de son corps, celle ci se faufilant à travers les fibres du jeans sans même qu'il ne s'en aperçoive... La seconde chose qu'il trouvait agréable était les lèvres du lionceau se mouvant contre les siennes, l'emportant à nouveau dans l'abysse de ses pensées. C'était une chose enivrante d'embrasser le gryffondor, peut-être même plus que de se perdre dans son regard océan. Trop rapidement, peut-être, les lèvres de Noam quittèrent les siennes alors que sa main cherchait la sienne. Une fois qu'il l'eut trouvé, il la remonta à son cou, laissant le loisir à Andrew de glisser à nouveau ses doigts sur les quelques marques trônant sur sa gorge.

    NOAM . « - Pourquoi les cacher ? D’une certaine manière, tu les as faites pour qu’on les voit, non ? On ne marque pas quelqu’un sans raison, même si je ne connais pas la tienne. »

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Andrew Bradford

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Jeu 12 Fév - 4:15

    Les yeux azur du gryffondor plongèrent dans les siens tandis qu'il réfléchissait. A vrai dire, il ignorait encore le sens de ce geste. Peut-être s'agissait-il réellement d'une marque d'affection. Peut-être voulaient-elles dire qu'Andrew ne permettait à personne d'autre que lui d'embrasser ce cou si parfait. Peut-être voulait-il que Noam garde une trace de cette nuit passé à ses cotés. Ou peut-être y avait-il une autre raison qui lui échappait. Peut-être cherchait-il tout simplement à graver ses sentiments étranges quelques part et ses lèvres s'étaient chargées de trouver l'endroit adéquat, soit : le cou de Noam. Certes, il était étrange de penser ainsi, de se dire que ces suçons avaient une raison particulière d'exister et pourtant, ce n'était pas totalement illogique. Andrew lui même se posait la question, cherchait à savoir le but de ces marques et, bien qu'il continuait de chercher, les mêmes réponses revenaient inlassablement dans son esprit. Peut-être devait-il cesser d'y réfléchir, en fin de compte...

    Andrew cessa de réfléchir une fois que les lèvres du rouge et or partirent à la conquête de son cou, glissant sur sa gorge et embrassant sa peau en divers endroit. Chaque fois qu'elles se posaient sur lui, le serpentard ne pouvait s'empêcher d'avoir cette étrange impression au creux de l'estomac, mais aussi au fond de son coeur. Les battements répétés de ce muscle ne cessaient d'ailleurs de s'accroître de secondes en minutes, prenant un rythme qu'il n'avait jamais atteints auparavant. Peut-être était-ce ça, l'euphorie d'avoir un amant auquel on tenait réellement. Peut-être Andrew prenait-il plus de plaisir avec les autres parce qu'il avait de l'estime pour Noam. Ou peut-être appréciait-il le gryffondor, au fond de lui. Ce qui, dans tout les cas, n'était pas la meilleure chose. Lui aussi finirait sûrement par souffrir si il cherchait à aller trop loin. Peut-être souffriraient-ils d'ailleurs tout les deux si Noam quittait les derniers principes qui le rattachait à la réalitée... Ou peut-être aurait-il la force de se protéger, avant qu'il ne soit trop tard ?

    L'adolescent reporta son attention sur les choses l'entourant, semblant seulement remarquer la main qui s'était aventurer jusqu'à la limite de son dernier vêtement. Qu'était-il entrain de faire ? Comptait-il réellement glisser ses doigts sous la dernière rempart de tissu ? Andrew n'eut pas même le temps de poser la question que cette main aventureuse s'était déjà glissée sous le vêtement pour caresser la partie la plus intime de son anatomie. A peine s'était-elle posée sur lui qu'un frisson lui traversa l'échine, le faisant se cambrer légèrement tandis que Noam continuait à picorer sa gorge avec avidité. Les lèvres du gryffondor ne cessaient d'embrasser son cou alors que ses gestes doux achevaient, peu à peu, de le consumer. C'était comme si son corps brûlait littéralement de l'intérieur ou, plutôt, comme si sa peau prenait feu à chaque fois qu'il sentait la caresse des doigts du Noam ou bien celle de ses lèvres douces sur sa peau. Chaque fois qu'il sentait le corps du gryffondor contre la sienne, le feu s'intensifiait au creux de son estomac.

    Certes, ce n'était pas la première fois qu'un garçon s'occupait ainsi de lui, d'autre plus audacieux avaient même été plus loin en remplaçant leurs mains par leurs lèvres, pourtant, jamais encore le serpentard n'avait ressentit pareille sensation. C'était comme si l'entièreté de son corps se consumait sous ces gestes mesurés, sous la douceur de ses mouvements. Chaque fois que ses lèvres frôlaient sa peau, l'adolescent avait envie de gémir tant cette caresse était enivrante. Chaque fois que la main remuait, il avait envie de murmurer le nom du gryffondor. Pourtant, Andrew se retenait. Difficilement, certes, mais il y arrivait en meurtrissant ses lèvres quand l'envie se faisait trop pressante.

    Grâce à cela, mais aussi à l'aide de ses doigts qui s'enfonçait légèrement dans les épaules du lionceau lorsque son corps se cambrait légèrement ou lorsque sa tête s'enfonçait dans les coussins lorsque les lèvres du gryffondor se faisaient trop insupportable. Non dans le sens où ses baisers le dérangeaient, mais plutôt du fait que sentir sa bouche picoré son cou a répétition le faisait perdre pieds, devenant parfois insoutenable tant c'était agréable. Bientôt, l'adolescent ne put retenir sa voix et des bruits étouffés s'échappèrent de ses lèvres lorsque ses dents ne mordait pas suffisamment fort sa lèvres inférieur. Pour la plupart, ce n'était que de simples gémissements mais parfois des mots se glissaient, tous ayant la même signification : Le nom du gryffondor.

    Chaque fois que ses gestes s'accéléraient, Andrew murmurait le nom du rouge et or, comme une douce litanie qu'il ne pouvait cesser de répéter. A vrai dire, le serpentard ne savait plus vraiment ce qu'il faisait ou ce qu'il disait. Les sensations s'étaient multipliées dans son corps de telle façon qu'il avait fini par en perdre le compte. Il avait même cessé de réfléchir, se contentant de répéter le nom de Noam ou en gémissant légèrement de temps à autres. Il n'avait même plus consciences de ses ongles qui s'enfonçaient parfois dans le dos du gryffondor, il ne réalisait pas que ses yeux s'étaient clos pour profiter un maximum de ses caresses, il n'avait même pas comprit que sa voix se faisait de plus en plus forte au fur et a mesure que le plaisir s'accentuait.

    A vrai dire, il ne le comprit qu'une fois qu'il eut rouvert les yeux, son regard plongeant dans le bleu océan de ceux de Noam. La main du gryffondor avait fini de s'agiter, ayant terminé sa tâche. Au début, Andrew ne vit pas réellement se qui l'entourait, restant encore un peu renfermer dans la bulle qu'il s'était créé pendant l'assaut du gryffondor. Pourtant, lorsqu'il comprit, ses yeux s'écarquillèrent et ses canines se refermèrent sur sa lèvre inférieur tandis qu'il relâchait les épaules de Noam. Ses doigts l'avaient-ils fait souffrir ? Avait-il dit quelque chose de drôle pour qu'une sourire orne les lèvres du gryffondor ? Andrew ne put s'en rappeler, les souvenirs concernant ses dires ayant déserter son corps à la minute même où il s'était reconnecté à la réalité.

    Pourtant, malgré la légère gêne qu'il ressentait, le serpentard ne pipa mot. Plutôt se content-a-t-il d'agripper la main de Noam, afin de la sortir du sous-vêtement et entrelacer ses doigts aux siens. Ainsi fait, il tourna légèrement la tête, dans l'espoir de fuir son regard. C'était déjà quelque chose d'oublier les mots que l'on avait prononcer, s'en était une autre de lier ses doigts à une personne alors qu'en temps normal, on ne pouvait s'empêcher de se montrer froid et quelque peu hautain. Cherchant à combler le silence qui venait de s'installer entre les deux adolescent, Andrew remua légèrement, glissant sa main libre jusqu'au pantalon du gryffondor dont il détacha bouton et braguette. Ainsi fait, le serpentard se redressa brusquement, faisant basculer Noam en arrière, sur un coussin.

    ANDREW_ « Tu veux que je te dise un secret, Noam ? »

    Andrew libéra ses jambes puis se dressa au dessus du rouge et or, sa main enserrant toujours la sienne avec douceur. Son pouce commençait d'ailleurs à caresser le dessus de sa main, glissant sur sa peau à répétition tandis qu'il cherchait à retirer le vêtement couvrant Noam. Après tout, était-il logique qu'il possède encore un vêtement alors que, lui, ne possédait plus que le dessous ? Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres avant qu'il ne l'embrasse chastement, murmurant contre ses lèvres, avant de s'éloigner.

    ANDREW_ « Les traces sur ta peau, que ce soit celles sur tes épaules ou sur ton cou... Tu es la première personne qui en bénéficie... »

    L'adolescent quitta ses lèvres, glissant son visage vers le cou du gryffondor. Une fois qu'il fut en face de sa jugulaire, il ne put résister a la tentation d'y déposer sa bouche. Ses lèvres ne firent, d'ailleurs, qu'effleurer sa peau. Il glissa alors un peu plus sur le corps de Noam, embrassant sa clavicule puis son épaule marquée de fines traces en demi-lune, preuve que ses ongles s'étaient quelque peu enfoncés dans sa peau tandis qu'il perdait pieds. Un nouveau sourire s'afficha sur ses lèvres tandis qu'il se laissait, à nouveau glisser sur son corps. Ses lèvres embrassant chaque parcelles de peau qui se présentaient à elles. Son torse fut parsemé d'une demi douzaine de baisers, puis son ventre fut assaillit par de fines caressent. Il s'attarda quelques instants, s'amusant à fait courir sa langue sur sa peau si délicate par instant tandis que ses doigts se détachaient des siens. Pour ce qu'il projetait de faire, ses mains ne devaient pas être occupés à autre chose. Lentement, elles s'approchèrent du pantalon qu'elles firent glisser sur ses jambes, l'arrêtant au niveau de ses cuisses. Puis, ses doigts se faufilèrent sous l'élastique de ses sous vêtements avant qu'il ne relève les yeux vers Noam.

    ANDREW_ « Quant à leurs significations... Je pense que... C'est parce que je m'attache... plus que je ne le devrais... a toi... Tu penses que... c'est mal ? »

    Chaque fois qu'il prononçait quelques mots, ses lèvres baisaient sa peau, au fur et à mesure qu'il abaissait le sous vêtement. Sa bouche embrassa tout d'abord son ventre, puis quatre baisers entourèrent son nombril avant qu'il ne s'abaisse plus bas encore, ayant en tête de rendre la monnaie de sa pièce au gryffondor. Ses doigts terminèrent d'ailleurs d'abaisser le dernier tissu recouvrant Noam, alors que les derniers mots franchissaient la barrière de ses lèvres. Lèvres qui s'entrouvrir lorsqu'il les glissa sur le membre de rouge et or, y déposant quelques baisers avant de n'en faire qu'une bouchée...

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Noam S. Dickson

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mar 17 Fév - 3:49


    Certaines choses sont incomparables, elles deviennent uniques sans que l’on ne sache vraiment pourquoi, ni quand tout a basculé. Ce n’était pas la première fois que Noam passait la nuit avec quelqu’un, loin de là. Pourtant, cette nuit là était différente en bien des points. En effet, en général le gryffondor ne se souciait pas vraiment de la personne avec qui il partageait ce moment, seul son propre plaisir était en jeu. Alors pourquoi aimait-il sentir le plaisir vibrer dans le corps d’Andrew ? Pourquoi était-il attentif à ses moindres réactions ? Toutes ces questions l’assaillaient tandis que sa main continuait à prodiguer ses caresses qui s’intensifiaient peu à peu. Pendant ce temps, ses lèvres dévoraient sa gorge à coup de baisers accentuant ainsi davantage le plaisir procuré à son amant. Du moins, il l’espérait, même si ces contacts ne le laissaient pas non plus indifférent. La saveur de la peau du serpentard ne cessait de l’enivrer et chaque baiser semblait le rendre encore plus dépendant à cette sensation si agréable. Etait-il possible qu’il se soit si vite habitué à ce corps ? Devait-il s’en soucier, ou bien continuer à se fondre dans cette étrange attraction ? Peut-être était-il déjà trop tard pour s’en inquiéter, du moins à présent que le train était en marche, il n’aurait sûrement plus la force de descendre en route. Maintenant qu’il était possédé par son propre désir, Noam se détachait peu à peu de la réalité, il répétait inlassablement les mêmes gestes, les mêmes actions, avec de plus en plus de passion, avec de plus en plus de vigueur.

    Lorsque le corps d’Andrew se cambrait sous les assauts du plaisir, sa gorge s’offrait aux lèvres du rouge et or avec plus de ferveur, ce qui encourageait ce dernier à parsemer sa peau de baisers avec une ardeur nouvelle. Inconsciemment, le corps du gryffondor se serrait contre celui du vert et argent qui dégageait une chaleur grandissante et plaisante. Seuls les gémissements émis par le serpentard rompaient le silence qui s’était installé entre eux. Les mots n’étaient plus nécessaires à présent que le langage charnel avant pris ses droits. Leurs gestes, leurs réactions prenaient la place des mots, le temps que cette première vague de plaisir ne consume le corps d’Andrew. Ce dernier semblait d’ailleurs perdre pied de seconde en seconde, et seuls ses doigts qui s’enfonçaient dans les épaules de Noam semblaient le raccrocher à la réalité. Le gryffondor, loin d’être dérangé par la légère douleur provoquée par ce geste instinctif, accentua ses caresses. Il leva ensuite un instant son regard vers le serpentard qui, les yeux fermés, semblait transporté dans un autre monde. Encouragées par cette image, les lèvres du lion reprirent leur place dans le cou du vert et argent. Cependant, elles se figèrent quelques seconde à peine, lorsque Andrew prononça son prénom entre deux gémissements. Intrigué, Noam cru d’abord qu’il avait mal entendu mais le serpentard le prononça à nouveau. Pourquoi cela attirait autant son attention ? Il n’aurait su le dire et il ne se posa pas la question, étant trop occupé à essayer de conduire son amant à l’apogée de son plaisir.

    Les gestes de Noam se firent plus rapides et plus insistants, sentant la fin approcher. Au même moment, un sourire apparut sur ses lèvres lorsqu’il entendit la voix étouffée d’Andrew qui ne cessait de répéter son nom. Le son de la voix du serpentard augmentait à mesure que le plaisir s’intensifiait et le prénom que ses lèvres prononçaient à l’infini se faisait de plus en plus distinct. Le gryffondor se laissa bercer par cette litanie qui semblait l’appeler, l’attirer vers le vert et argent. Un appel inconscient et pourtant si clair, si intense, si intimement lié à leurs ébats et qui l’accompagna inlassablement jusqu’à ce qu’il s’immobilise lentement. Ayant atteint son but, il mit fit aux caresses, puis doucement ses lèvres quittèrent le cou du jeune homme. D’un même mouvement, son regard se posa à nouveau sur le visage d’Andrew qui avait ouvert les yeux. Repensant à la voix gémissante du serpentard qui avait prononcé son prénom, Noam afficha un nouveau sourire amusé. De son côté le vert et argent sembla reprendre pied dans la réalité, peu à peu, et il retira ses mains des épaules du lion sur lesquelles il ne restait plus que la marque de ses ongles. Pourtant le gryffondor ne ressentait pas de douleur quelconque, au contraire il se sentait bien, sûrement même plus qu’il ne l’aurait du même si il faisait mine de ne pas le remarquer. Il sortit de ses pensées lorsque la main d’Andrew attrapa la sienne et la retira du sous-vêtement. Cependant, ce n’est pas ce geste qui attira le plus l’attention du rouge et or ; non, son trouble venait des doigts du serpentard qui s’étaient entremêlés aux siens. Cela ne voulait pas dire qu’il trouvait ce geste désagréable loin de là mais que cela ne leur ressemblait pas d’ordinaire. D’ailleurs, Andrew avait tourné la tête comme si il ne voulait pas que le lion puisse voir la gène qu’il ressentait.

    Le silence s’était installé mais Noam ne chercha pas à le briser. Immobile, ses yeux azurés n’avaient pas quitté le serpentard, encore intrigué par son regard fuyant. Il sentait que la situation commençait réellement à leur échapper, leurs comportement avaient trop changé pour que cela ne les alerte pas. Cependant, il ne savait pas quoi en penser, il espérait seulement qu’ils n’étaient pas encore arrivés à un point de non retour. Sortant de ses pensées, le lion sentit la main du vert et argent glisser vers son jean, tandis que l’autre était toujours entrelacée à la sienne. Les doigts agiles de l’adolescent défirent le bouton et la braguette du pantalon, arrachant ainsi un petit sourire au gryffondor. Puis, avant même qu’il n’ait le temps de faire le moindre mouvement, Andrew se redressa vivement, déséquilibrant le rouge et or qui se retrouva à nouveau allongé sur les coussins.

    ANDREW . « Tu veux que je te dise un secret, Noam ? »

    Une lueur vive traversa le regard surpris de Noam. Un secret ? De quel genre ? Au lieu d’éveiller sa curiosité, les paroles du serpentard attisèrent sa nervosité. Quel était le but de cette confidence ? Il craignait que les mots de l’adolescent ne perturbent l’équilibre, encore précaire, de ses convictions. De son côté, le vert et argent se dressait à présent au dessus de lui sans pour autant avoir lâché sa main. Les prunelles bleutées du gryffondor se posèrent sur leurs doigts entrelacés, tandis que le pouce d’Andrew effleurait doucement le dos de sa main. Cette caresse pourtant si simple capta l’attention du lion, lui faisant même oublié les inquiétudes qui avaient traversé son esprit quelques secondes auparavant. Etait-il possible que les moindres gestes du serpentard aient un impact sur lui d’une manière ou d’une autre ? En tout cas, aucun des gestes du jeune homme ne lui échappait. Ainsi il sentit sa respiration s’accélérer lorsque le vert et argent commença à essayer de lui retirer son jean, tandis que ses lèvres se posaient chastement sur les siennes. Avant de s’éloigner, elles lui murmurèrent alors le fameux secret.

    ANDREW . « Les traces sur ta peau, que ce soit celles sur tes épaules ou sur ton cou... Tu es la première personne qui en bénéficie... »

    L’étonnement se peignit sur le visage du rouge et or, alors que les paroles d’Andrew se répercutaient dans son esprit et que ses lèvres abandonnaient lentement les siennes. Qu’est ce que cela signifiait ? Où voulait-il en venir en lui disant qu’il était le premier qu’il marquait de cette façon ? Noam n’était pas certain de vouloir connaître la réponse, non pas parce que cela ne l’intéressait pas mais parce que cela l’effrayait plus qu’il ne l’imaginait. Pendant que toutes ces inquiétudes hantaient les méandres de son esprit, la bouche du serpentard effleura sa jugulaire, avant d’aller embrasser sa clavicule puis son épaule. Les pensées du lion se figèrent alors le temps de profiter de chaque baisers que son amant déposait sur sa peau. Chaque parcelle de son corps sur lesquelles les lèvres du vert et argent se posaient frissonnaient de plaisir. Ainsi la bouche du jeune homme descendit le long de son torse, le parsemant de baisers enivrants. Puis, son ventre subit l’assaut exaltants d’une multitude de légères caresses, accompagnées par la langue d’Andrew qui parcourait sa peau de temps à autre. Le corps du rouge et or réagissait à chacune de ces caresses qui ne faisaient qu’attiser son désir. Les doigts du serpentard se détachèrent soudain des siens, lui laissant une étrange sensation de vide qu’il ne sut pas identifier. Cependant, cette idées fut rapidement chassée de son esprit car les mains du vert et argent baissèrent son pantalon jusqu’au niveau de ses cuisses. Les yeux de Noam suivaient le moindre mouvement effectué par son amant et une lueur de désir les illumina lorsqu’il sentit les doigts de ce dernier se glisser sous son sous-vêtement.

    ANDREW . « Quant à leurs significations... Je pense que... C'est parce que je m'attache... plus que je ne le devrais... a toi... Tu penses que... c'est mal ? »

    Les paroles d’Andrew lui parvinrent peu à peu, entrecoupées par les baisers qu’il déposait sur sa peau. Lui embrassant d’abord le ventre, les lèvres du serpentard firent ensuite le tour de son nombril, tandis que ses doigts commencèrent à descendre lentement le sous-vêtement. Partagé entre la peur que les paroles de l’adolescent réveillaient en lui et le désir grandissant qui prenait lentement possession de son corps, le gryffondor se sentait perdu. Après tout, il l’avait cherché, il avait abordé de lui-même la signification de ces marques, néanmoins ne pas savoir n’aurait rien changé à ce que venait de lui avouer l’adolescent. Savait-il que ses paroles avaient éveillé un point sensible ? Sûrement pas et c’était peut-être mieux ainsi. De toute façon, son attention fut rapidement détournée de la question car son dernier vêtement venait de libérer la partie la plus intime de son anatomie. Les lèvres d’Andrew se posèrent sur son membre, l’embrassant à plusieurs reprise avant de l’accueillir entièrement dans sa bouche.

    Le plaisir se déversa alors dans son corps, d’abord léger et doux puis plus pressant, plus ardent. Suivant les mouvements de va et vient décrit par le serpentard, il dévora rapidement le corps du lion qui se mordit la lèvre inférieur pour étouffer un gémissement. Jamais auparavant il n’avait ressentit un plaisir si douloureusement agréable. Chaque parcelle de sa peau frémissait sous la chaleur brûlante qui le dévorait de l’intérieur. Allait-il défaillir sous les assauts de cette sensation si violente ? Peut-être allait-il se consumer au point d’en perdre la raison. Les sensations se multipliaient, se bousculant les unes contre les autres, s’amplifiant sous l’effet de ce plaisir insaisissable, incontrôlable. Ses mains agrippèrent les cousins qui se trouvaient à leur portée et ses doigts s’enfoncèrent dans le tissu, tandis que son corps se cambrait inconsciemment, emporté par cette vague de sensations. D’autres amants s’étaient occupés de lui de cette façon par le passé, cependant aucun d’eux ne pouvaient se venter de l’avoir transporté de cette manière. En effet, si son corps était toujours présent, son esprit, lui, planait loin de là, le détachant complètement de la réalité. Les gémissements de plaisir qui s’échappaient régulièrement de ses lèvres entrouvertes, étaient les seuls sons qu’il était à présent capable d’émettre. Lentement, il ferma les yeux, s’abandonnant tout entier à ce sentiment incroyable qui brûlait tout son être. Un feu ardent qu’il n’aurait jamais désiré éteindre, et pourtant il abandonnerait son corps bien trop vite. Après tout, ne disait-on pas que toutes les bonnes choses ont une fin.

    Atteignant peu à peu son apogée, la plaisir se faisait de plus en plus insistant, menaçant chaque parcelle de son coprs d’une explosion imminente. De son côté, les gestes d’Andrew gagnaient en intensité et en rapidité, poussant Noam à perdre pieds au point que le château aurait pu prendre feu sans qu’il ne s’en rende compte un seul instant. Il était possédé par la plus agréable des sensations, un plaisir intense qui ne demandait qu’à se libérer. Les gémissements qui s’échappaient de ses lèvres se firent plus pressants et plus fort à mesure que la fin approchait, accompagnant une respiration hésitante et entrecoupée par des soupirs d’aise. Puis soudain, un dernier gémissement surpassant tous les autres, annonça la fin de ce merveilleux supplice. Un sourire s’accrocha alors aux lèvres du gryffondor, tandis que son esprit réintégrait lentement son corps. Pendant ce temps, ses doigts lâchèrent les coussins qu’ils avaient serré si fort que ces derniers en garderaient sûrement la marque. Puis, ouvrant les yeux, il laissa ses mains glisser jusqu’aux cheveux d’Andrew dans lesquels elles se perdirent un instant. S’éveillant peu à peu de sa transe, le lion se redressa et après avoir attiré le visage du serpentard vers le sien, il l’embrassa lentement. Lorsque ses lèvres quittèrent celles de son amant, il s’écarta de lui un instant afin de se débarrasser entièrement de son pantalon et de son sous-vêtement. Puis, avec un sourire un peu fou, il s’approcha doucement du vert et argent. Avec une rapidité étonnante, il plaqua soudainement Andrew sur les coussins, lui adressant toujours ce sourire mystérieusement inquiétant. Ses mains glissèrent alors en direction du sous-vêtement de l’adolescent, qu’elles agrippèrent afin de le retirer lentement.

    A présent qu’ils n’étaient plus entravé par leurs vêtements, Noam pouvait pleinement admirer le corps de son amant. Ce qu’il fit sans aucune gène, avant de s’allonger à ses côtés. Ses prunelles azurées plongèrent alors dans le regard sombre du serpentard, puis l’entourant de ses bras, il l’attira contre lui. Ainsi, il sentit la chaleur de son corps contre le sien sans que les vêtements ne viennent en diminuer l’intensité, mais il put également sentir la douceur de sa peau effleurant la sienne. Ce contact le troubla, augmentant la température de son corps comme si il avait soudainement de la fièvre. Or, le seul mal qui l’habitait était ce désir brûlant qui le poussait toujours davantage vers Andrew. Posant son front contre celui du jeune homme, il se rappela les paroles que ce dernier avait prononcé quelques instants plus tôt. Celles-ci l’avaient perturbées plus que n’importe quelle autre paroles que le serpentard avait pu prononcer.

    NOAM . « - Je peux te dire un secret moi aussi ? »

    La voix du lion semblait surgir de nulle part, brisant un silence qui s’était installé depuis quelques temps déjà entre eux. Son ton ne laissait rien paraître sur ce qui se passait dans sa tête. En effet, il ne tenait pas à ce que le trouble qui s’emparait de lui ne transparaisse dans sa voix. En réalité, il aurait préféré oublier tout ça et faire comme si de rien n’était mais il en était incapable. Une peur familière s’insinuait dans son esprit. Cette peur qu’il ressentait lorsqu’il craignait de commettre les mêmes erreurs. Effleurant un instant les marques qui se trouvaient sur son cou, il ne pouvait s’empêcher de repenser à leur signification aux yeux du serpentard et à ce que cela pourrait entraîner.

    NOAM . « - Tu es le premier à me marquer de cette façon… »


_________________

« Mes blessures
me rassurent,
Je suis humain par
delà les ratures»

-Psykup-


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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mar 17 Fév - 3:49


    Relevant légèrement la tête, ses yeux croisèrent ceux d’Andrew. Cela lui plaisait-il d’être le seul à avoir apposé ce genre de marques sur sa peau ? Noam sonda le regard du serpentard comme il l’avait déjà fait plusieurs fois depuis son arrivée. Pourtant, il ne savait pas vraiment ce qu’il y cherchait. Peut-être voulait-il savoir si il pouvait encore dissuader le vert et argent de ne pas s’attacher à lui. Car si ce n’était pas vraiment bien ou mal, le lion était contre le fait de s’attacher à quelqu’un et il ne désirait pas non plus que l’on se lie à lui, surtout pas de cette manière. Certes, il avait un cœur mais loin de s’en réjouir, il aurait préféré s’en débarrasser et ne plus courir le risque que ce dernier ne le trahisse à nouveau. Pourtant, ce n’était pas si simple, malheureusement se battre pour ses convictions étaient bien plus compliqué et le risque d’échec était, lui, bel et bien présent. Cependant, la peur de l’échec ne l’empêchait pas de s’exposer comme il venait de le faire cette nuit-là, d’autant plus qu’il n’était même pas sûr de le regretter, ce qui ne faisait que l’inquiéter davantage.

    NOAM . « - S’attacher ce n’est pas une question de bien ou de mal… C’est tout simplement nocif. C’est prendre le risque de souffrir en s’ouvrant à la pire des douleurs ; une douleur qui n’est pas physique… »


    Noam avait rarement exposé sa théorie avec autant de sincérité. Généralement, il se contentait de dire qu’il ne voulait pas s’attacher au gens, que tout était éphémère et il ne donnait quasiment jamais d’explications plus approfondies. Or, en parlant de douleur, il admettait, en quelque sorte, qu’il en avait souffert. Cela pouvait paraître anodin, mais ça ne l’était pas, loin de là. Le gryffondor n’était tout simplement pas du genre à admettre quoi que ce soit le concernant. Pourquoi ce genre d’information était-elle plus facile à livrer au serpentard qu’à tout autre personne ? C’était une question semblable à celles qu’il se posait depuis qu’Andrew était entré dans la bibliothèque, et qui, comme les autres, réveillait son inquiétude. Malgré tout, il ne lui était pas plus facile de résister à l’attraction que le serpentard exerçait sur lui. Instinctivement l’une de ces mains avaient commencé à caresser le dos du vert et argent. Lorsque sa main finit par s’immobiliser, son regard d’ordinaire si clair, s’était voilé.

    NOAM . « - Si tu as déjà perdu la personne à laquelle tu tenais le plus, alors tu connais déjà cette douleur qui détruit à petit feu et qui ne part jamais entièrement, du moins pas sans laisser de trace… »

    Le gryffondor détourna son regard afin d’essayer de cacher sa gène. En avait-il trop dit ? Parler ainsi, indirectement, de ce qu’il avait ressentit était sûrement ce qu’il avait confier de plus personnel au cours de sa vie. Pourquoi confiait-il ce genre de chose à Andrew ? Cela n’avait, bien sûr, pas été facile mais en tant normal il était totalement incapable d’en dire autant. Son regard se perdit dans le vague, tandis que ses souvenirs venaient cruellement le hanter. Cette fameuse nuit, plus d’un an auparavant, Noam s’était allongé dans l’herbe, tiraillé par la douleur. Même lorsque le soleil s’était levé éclairant le parc de ses rayons, il n’avait pas réussi à se lever, ni même à essuyer son visage. Chaque mouvement lui était devenu trop difficile tant la douleur le détruisait de l’intérieur. Pour la première fois il s’était laissé aller, jusqu’à exhiber ses faiblesses au grand jour, même si cela n’avait absolument pas été un choix de sa part. Au contraire, il avait du subir toute la souffrance qu’il avait cherché à éviter durant des années et c’était bien plus douloureux que tous les coups, toutes les punitions qu’il avait eu à endurer jusque là. Ce genre de douleur s’en prend directement à l’âme et au cœur, elle est de celle qui oblige ses victimes à souffrir en silence et que seul le temps peut transformer en cicatrices. Quel être sensé voudrait revivre de tels moments ? Le gryffondor refusait de se retrouver aussi vulnérable à nouveau, même si pour cela il devait se battre contre son propre désir, contre cette attirance incontrôlable.
    Ses lèvres s’approchèrent lentement de l’oreille d’Andrew.

    NOAM . « - Ne t’attaches pas à moi… »

    Le ton de sa voix avait perdu sa neutralité, ses mots semblaient douloureux, comme si ils contenaient ce triste souvenir en leur sein. Ses paroles n’avaient rien d’un ordre, c’était plutôt une demande, une façon de les protéger l’un comme l’autre de ce qui risquait inévitablement de leur arriver si ils s’attachaient plus qu’ils n’aurait du le faire. Cependant, il espérait qu’il ne soit pas déjà trop tard, que cette nuit n’était pas une erreur car quoi qu’il arrive, à présent il ne pouvait plus fuir. Par conséquent, il essaya de vider son esprit et de ne se concentrer que sur leurs ébats, après tout il aurait bien le temps de se torturer l’esprit une fois que le soleil serait levé.

    Les lèvres de Noam s’attardèrent sur le cou d’Andrew, déposant quelques baisers, légers comme l’air, avant de s’emparer des lèvres du serpentard et de l’embrasser avec douceur. Sans quitter les lèvres de son amant, le gryffondor le fit basculer pour qu’il se retrouve allongé sur le dos. Une fois dans cette position, ses mains partirent à la découverte du corps du vert et argent, le couvrant de caresses. Malgré le désir ardent qui possédait chaque parcelle de son corps il ne voulait pas précipiter les choses. Peut-être était-ce la seule et unique nuit qu’il passerait avec le vert et argent, alors autant ne pas la bâcler et en profiter avant qu’elle ne se termine. Ses lèvres quittèrent la bouche de son amant et partirent à la découverte de son cou puis de son torse. Par moment, sa langue prenait le relais, glissant avec aisance sur la peau d’Andrew. Puis, la bouche du lion cessa son petit jeu et remonta afin d’embrasser à nouveau le serpentard. De leurs côtés, ses mains incitèrent les jambes de son amant à s’écarter puis à se relever afin de lui permettre d’atteindre son but. Ses doigts préparèrent ensuite l’arrivée de son membre, avant de le guider lentement vers l’intimité du serpentard. Marquant une pause, son regard s’attarda dans le sien, puis dans un geste doux il s’insinua en lui. Ses lèvres s’emparèrent à nouveau de celles d’Andrew comme pour sceller leur symbiose, tandis qu’il commençait à effectuer de lents va et vient. De nouveau, il commença à perdre pied, la bibliothèque sembla disparaître, il n’y avait plus qu’eux et l’union harmonieuse de leurs corps.

_________________

« Mes blessures
me rassurent,
Je suis humain par
delà les ratures»

-Psykup-
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Andrew Bradford

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Lun 23 Fév - 7:02


    Andrew était quelque peu hésitant face à la démarche à suivre pour contenter son amant et, à vrai dire, la seule idée qui lui avait traversé l'esprit était celle qu'il était entrain de mettre en pratique de manière assez maladroite. C'était la première fois qu'il s'adonnait à ce genre de choses, du moins était la première fois qu'il y prenait un temps soit peu plaisir. Il aimait sentir son amant, entendre ses gémissements tandis que ses lèvres s'activaient entre ses jambes. Il aimait à caresser ses cuisses ou à lever les yeux vers lui pour voir son visage se crisper par instants. Voir Noam en proie à un plaisir si intense ne faisait qu'intensifier son propre plaisir, faisant naître en lui un feu aussi ardent que lorsque les rôles étaient inversés. Certes, sentir les doigts du gryffondor sur son corps était une chose enivrante, le voir se tordre sous ses propres mains en était une autre beaucoup plus intense. C'était étrange de penser ainsi alors que, durant toutes ces années, il n'avait jamais prit la peine de se soucier du ressentit d'autrui. Pour lui, une personne avec qui il partageait une nuit, n'était autre qu'une conquête ajoutée à son palmarès. Jamais il n'avait prit la peine de contenter les autres, d'ailleurs, pourquoi l'aurait-il fait alors que le but premier des ses coups d'un soir n'était autre que le fait de se contenter lui-même ? Quelques minutes passées dans les draps d'un autre, quelques secondes entre les bras d'une femme, un seul instant pour s'évader et échapper à la réalité, pour combler le manque qu'il ressentait au creux de sa poitrine. Pourtant, ces moments ne duraient jamais longtemps. Dès que les dernières parcelles de plaisirs quittaient son corps, la réalité s'imposait à lui et le ramenait brusquement à terre. Alors, il devait attendre la nuit suivante pour s'évader à nouveau à l'aide d'une tierce personne.

    Néanmoins, Noam semblait avoir une toute autre influence sur son comportement. Il n'était plus question de se faire plaisir à lui même, mais de passer par lui pour se faire plaisir. Du moins, était-il content lorsqu'il voyait son amant se tordre sous l'assaut de ses lèvres. Il était plus particulièrement plaisant de voir ses petits doigts se refermer sur le coussin sur lequel son dos reposait ou d'apercevoir ses paupières closes alors qu'il s'affairait à l'emmener au septième ciel. Il aimait aussi sa peau lorsque de légers frissons la parcourait, il adorait voir le visage du gryffondor se tordre sous les vagues de plaisir et, par dessus tout, il appréciait le fait de s'occuper de lui de manière si minutieuse. Chaque fois qu'il entendait la voix de Noam, lorsqu'il distinguait ses gémissement incontrôlés, il ne pouvait s'empêcher d'intensifier ses mouvements, resserrant d'avantage les lèvres autour de son amant ou en joignant sa langue à la partie. Faire ce genre de choses pouvaient être humiliant pour certaines personnes et, en temps normal, Andrew aurait été de ces personnes, pourtant il n'était plus question de gêne avec le lionceau, mais plutôt de fierté à lui procurer un tel déferlement de sensations. C'était d'ailleurs pour ceci qu'il savait que Noam était spécial. Parce qu'en sa présence, il n'arrivait plus à rester lui même. Il perdait ses principes, il changeait de comportement, il agissait comme une autre personne, c'était comme si il découvrait une nouvelle partie de lui. Une façon d'être qu'il n'avait jamais explorée jusqu'à présent. Peut-être était-ce d'ailleurs le cas. Peut-être se refaçonnait-il une apparence, seulement pour lui. Peut-être cherchait-il a être différent pour correspondre à Noam. Oui, peut-être voulait-il simplement se comporter différemment pour que le rouge et or l'accepte, lui et personne d'autre...

    Le coeur de l'adolescent se mit à battre plus rapidement lorsqu'il remarqua le souffle saccadé de Noam et ses gémissements de plus en plus rapprochés. Ses limites se franchissaient inexorablement, l'emportant progressivement dans les limbes d'un plaisir des plus intenses. Du moins, était-ce l'impression que lui donnait son amant en se cambrant et en serrant de plus en plus le tissu des coussins entre ses doigts. Était-il le premier à lui faire ressentir ce genre de chose, à le regarder atteindre ses limites, à voir son visage se tordre ou à imaginer les battements de son coeur ? Était-il le premier à enregistrer chaque secondes passées en sa compagnie, a mémoriser chacun de ses traits, à se rappeler son parfum, son visage ou la douceur de sa peau ? Était-il le premier à lui faire oublier ses principes, ne serait-ce que le temps d'une nuit ? Les questions se multipliaient dans l'esprit du serpentard, pourtant, cela ne l'empêchait pas de continuer. Certes, il se rendait compte que Noam n'allait bientôt plus pouvoir tenir - cela se voyait à son visage et à ses gestes, mais aussi à ses gémissements qui se faisaient plus incontrôlés encore - mais cela ne l'arrêtait pas pour autant. Il voulait voir son amant atteindre ses limites, il voulait voir les traits de son visage lorsqu'il franchirait le stade du non retour, il voulait sentir la chaleur de son corps lorsqu'il ne pourrait plus se contenir. Il voulait savoir à quoi ressemblait une personne qu'il appréciait réellement se laisser consumer par la chaleur. L'adolescent continua donc ses mouvements durant quelques instant, ralentissant doucement le rythme de ses lèvres tandis qu'il regardait le lionceau atteindre ses limites dans un dernier gémissement surpassant tous les autres. Voir son corps se cambrer, ses doigts s'enfoncer plus profondément dans les coussins ou ses lèvres laisser échapper ce dernier cri... Ces détails, mit cote à cote, le fit fondre comme neige au soleil une fois qu'il eut redresser la tête.

    A n'en pas douter que Noam était le plus beau de ses amants, voir le plus bel homme qui lui eut été donné de voir. Il suffisait qu'il pose le regard sur ses lèvres rehaussées d'un sourire pour que son coeur se mette à palpiter plus que de raison. Il suffisait que le gryffondor glisse ses doigts dans ses cheveux pour qu'il se laisse emporter par la chaleur de sa main. Il suffisait qu'il pose son regard sur lui pour qu'un sourire se dessine sur ses lèvres. Il avait peur de la signification de ces gestes. Peut de savoir ce qu'ils représentaient. Il savait qu'il avait atteint un point de non retour, qu'il était trop tard pour faire marche arrière. Il savait qu'il était perdu, depuis qu'il avait posé les yeux sur lui. Malgré cela, il n'avait pas pu s'empêcher de chercher toujours plus, un regard, un sourire, quelques mots. Maintenant qu'il avait eut tout ça, l'adolescent avait l'impression d'être entier pour la première fois depuis longtemps et ça lui faisait peur... Une peur qui se dissipa brusquement lorsque son amant se redressa puis attira son visage à lui pour un tendre baiser. C'était étrange de sentir ses lèvres après si longtemps. Certes, il n'avait été séparé de sa bouche que quelques minutes, pourtant ses lèvres lui avaient manquées, ne pas pouvoir l'embrasser lui avait manqué. Est-ce qu'il ressentirait ce manque s'il se trouvait séparé de Noam après cette nuit ? L'adolescent ne préférerait pas y penser pour l'instant. Ses mains se glissèrent sur le corps du gryffondor, l'une s'arrêtant sur sa nuque tandis que l'autre favorisait sa joue. Ils s'embrassèrent durant quelques instants puis Noam s'écarta le temps de retirer ce qui lui restait de vêtements. Pantalon et dessous quittèrent ses jambes sous le regard envieux du serpentard. Ainsi, il pouvait détaillé le corps du rouge et or, mais aussi ses courbes, ses formes, ses muscles, sa peau... Chaque détails passaient sous son regard aiguisé, le faisant littéralement frémir d'envie. Que ce soit habillé ou dévêtu, Noam restait l'homme le plus attirant qui lui eut été donné de voir.

    Il ne put, néanmoins, s'attarder à contempler son corps. Et pour cause, son regard se fixa automatiquement au visage du gryffondor lorsque celui ci se rapprocha lentement de lui. Toutes ses pensées quittèrent son corps, ne se limitant plus qu'au regard de l'adolescent qui lui souriait. C'était difficile de savoir ce que Noam envisageait de faire, il semblait si calme, si doux que Andrew ne se méfiait pas un seul instant de lui. Peut-être l'aurait-il dut ? Sans comprendre ce qui lui arrivait, le serpentard se fit plaquer au sol ou, plutôt, sur les coussins le recouvrant. Il n'aimait pas le sourire mystérieux de l'adolescent, il appréciait encore moins cet air inquiétant qui s'était glissé sur ses traits. Qu'était-il entrain de faire ? Le vert et argent fronça les sourcils malgré lui tandis qu'il attendait une réponse à sa question silencieuse. Une réponse qui se manifesta d'elle-même lorsqu'il sentit les mains agiles du gryffondor se faufiler jusqu'au dernier tissu le recouvrant. C'était donc ça ? Sans qu'il n'ait eut le temps de prononcer le moindre mot, le sous-vêtement quitta ses jambes sous le regard appréciateur du rouge et or. L'adolescent le détailla quelques instants, son sourire ne quittant toujours pas ses lèvres. Cela voulait-il dire que la vue lui plaisait ? Andrew rehaussa un sourire malicieux tandis que son amant se glissait à ses cotés, son regard azur plongeant dans ses pupilles sombres. C'était agréable de sentir son regard posé de lui, c'était d'avantage plus appréciable de sentir ses bras autour de son corps ou sa force lorsqu'il l'attirait à lui. Maintenant qu'ils n'étaient plus séparés par leurs vêtements, leurs peaux pouvaient enfin se touchées et leurs chaleurs se mélangées de la plus agréable des façons. Andrew avait d'ailleurs l'impression de se consumer littéralement lorsque les doigts du rouge et or se posaient sur sa peau ou que son front rencontrait le sien.

    NOAM . « - Je peux te dire un secret moi aussi ? »

    La voix de Noam était toujours aussi mystérieuse et neutre qu'au début de leur échange, il était donc difficile de savoir la nature de son secret. D'ailleurs, Andrew n'était pas vraiment sure de vouloir le connaître. Il avait peur qu'il ne s'agisse que d'une plaisanterie, qu'il se comporte comme il le faisait lui-même avec ses conquête. Peur qu'il lui dise, avec un sourire, qu'il s'était moqué de lui en jouant les prédateurs. Pourtant, rien qu'à la vue de son regard ou de son sourire, le serpentard ne pouvait refuser le savoir. Néanmoins, peu sûre de sa voix, il se contenta d'hocher positivement la tête tandis qu'il apercevait les doigts de Noam frôlant sa gorge, caressant furtivement l'un des quelques marques qu'il avait apposées sur sa peau.

    NOAM . « - Tu es le premier à me marquer de cette façon… »

    Le coeur d'Andrew rata quelques battements tandis qu'il dévisageait son amant. Était-ce donc vrai ? Était-il réellement le premier à glisser ses lèvres sur sa gorge et à suçoter sa peau avec une telle avidité ? Était-il réellement le seul à avoir marquer sa peau d'un façon si barbare ? L'adolescent ne pouvait douter de cette révélation pour la simple et bonne raison que cela semblait perturber quelques peu l'autre garçon. Ses yeux s'étaient glissés dans les siens, cherchant sûrement à lire en lui, à savoir ce qu'il ressentait suite à cette révélation. Si seulement Noam savait... En cet instant, l'esprit du vert et argent n'était plus qu'un champ de mine où les informations ne cessaient de se chevauchées. Savoir qu'il était le seul à avoir agit de la sorte lui réchauffait le coeur, aussi étrange que cela puisse paraître. Cela voulait dire, d'une certaine manière, qu'il était le seul à lui avoir témoigner son affection, à lui avoir faire par des sentiments étranges qui l'habitaient. Noam ne pouvait nier ces sentiments alors que ses signes avant coureur parsemaient sa peau. Il ne pouvait douter d'Andrew alors qu'il avait été si sincère...

    NOAM . « - S’attacher ce n’est pas une question de bien ou de mal… C’est tout simplement nocif. C’est prendre le risque de souffrir en s’ouvrant à la pire des douleurs ; une douleur qui n’est pas physique… »

    ANDREW_ « Tu as beaucoup souffert... »

    Ce n'était pas une question, mais plutôt une affirmation prononcée dans un souffle. Une personne qui adressait de tels propos à une autre personnes ne pouvait les dire sans en comprendre chaque sens. Noam ne pouvait dire ces mots sans les penser réellement. Il devait y avoir longuement réfléchit pour parvenir à pareil conclusion. Une conclusion qui n'était pas si différente à la sienne. Lui-même pensait cela. Lui même pensait chacun de ces mots. Pourtant, Andrew ne pouvait s'empêcher de trouver cette phrase étonnement fausse entre les lèvres du gryffondor. Certes, s'attacher une personne était quelque chose de nocif. Oui, on pouvait souffrir lorsque cette attachement se faisait trop intense. Oui, on pouvait ressentir la pire des douleurs si on était pas assez prudent, mais... n'était-ce pas le but de s'attacher à une personne ? Le serpentard fronça les sourcils, doutant de plus en plus de ses capacités mentales. Sept années qu'il se forçait à penser comme Noam. Sept années qu'il s'interdisait à s'attacher à une personne ou à éprouver des sentiments. Sept années qu'il fermait son coeur à tous... Pourquoi ? Pour tout abandonner, maintenant ? Pour tout jeter par la fenêtre ? Pour qui ? Pour Noam ? Était-ce raisonnable ? Pouvait-il réellement craquer après de si nombreuses années ? Pouvait-il arrêter de se murer dans la solitude ? Les pensées de l'adolescent se bousculaient dans son esprit, le faisant froncer les sourcils malgré lui. Puis, lentement, ces pensées se calmèrent, ne laissant place qu'à un immense gouffre dans son esprit. A quoi bon se poser tant de questions ? Pourquoi ne se contentait-il pas, une bonne fois pour toute, du moment présent ? Pourquoi ne rassurait-il pas le gryffondor plutôt que de rester là, immobile, à voir son regard se voiler progressivement ? Pourquoi ne parvenait-il pas à l'apaiser, comme lui le faisait, en un simple mouvement de main répété dans son dos ? Était-il si inutile ?

    NOAM . « - Si tu as déjà perdu la personne à laquelle tu tenais le plus, alors tu connais déjà cette douleur qui détruit à petit feu et qui ne part jamais entièrement, du moins pas sans laisser de trace… »

    La gorge d'Andrew se resserra. Il était dure d'entendre ces mots, d'en comprendre le sens. Et pour cause, lui même avait toujours ressentit ce genre de choses au cours de sa vie. Il avait déjà perdu plus d'une personne a laquelle il tenait. Sa mère avait quitter ce monde, sans qu'il ne le comprenne réellement. Ne plus la voir chaque jours, ne plus entendre sa voix, ne plus sentir sa présence. Tout ça, avait été douloureux pour lui. Il en souffrait d'ailleurs toujours aujourd'hui. Pourtant, la douleur dont lui parlait Noam lui faisait plutôt penser à celle qu'il ressentait lorsqu'il songeait à son père. D'une certaine manière, lui aussi, il l'avait perdu. Se faire battre par l'homme que l'on était censé admirer, n'était-ce pas là, l'une des pires souffrances que l'on pouvait ressentir ? N'était-ce pas une douleur affreuse que de détester, un peu plus chaque jours, son géniteur ? N'était-ce pas horrible que de se détruire en essayant de rendre fière cette personne alors qu'elle se fichait de votre existence ? Certes, Andrew pouvait tout aussi bien cesser de voir son père, mais cela l'empêcherait-il d'oublier ? Pourrait-il seulement ignorer les marques sur sa peau ? Les cicatrices qui ne quitteraient jamais son corps... L'adolescent sortit brusquement de ses songes lorsque le souffle du gryffondor vint chatouiller son oreille.

    NOAM . « - Ne t’attaches pas à moi… »

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Lun 23 Fév - 7:02

    Cela semblait tellement raisonnable d'obéir au lionceau et de laisser tomber ses sentiments. Ça l'était d'avantage du à la douleur qui transperçait sa voix. Néanmoins, et bien qu'il le sache pertinemment, il était déjà trop tard, il ne pouvait plus reculer. Peut-être Noam avait-il encore une chance d'en ressortir indemne, mais pour Andrew, les choses étaient différentes. Il sentait déjà le lien qui le reliait au gryffondor. Il savait que, bien qu'il le veuille, il ne pourrait pas l'écouter. Ses sentiments, s'il osait dire ainsi, étaient déjà trop présent dans son esprit pour qu'il puisse les ignorer. Pourtant, merlin savait comme le serpentard avait envie de les nier. Merlin savait aussi comme il regrettait de s'être attaché si facilement. Du moins regrettait-il le fait de s'en être rendu compte et de s'être confié au gryffondor à ce sujet. Le coeur de l'adolescent se resserra tandis qu'il se rendait compte de la brusquerie des changements. Tout se modifiait trop rapidement. Ses principes, ses sentiments, sa façon d'être... Y aurait-il seulement un fin à tout ces changements ? Andrew ne put y réfléchir bien longtemps. Et pour cause, les lèvres de son amant l'en empêchèrent. Douces et légères, elles déposèrent quelques baisers dans son cou avant de remonter vers sa bouche. Andrew accueillit ses lèvres avec plaisir, sa main glissant sur sa joue tandis qu'il l'embrassait avec douceur. Les lèvres toujours soudées aux siennes, le serpentard se sentit basculer sur le coté, son dos se retrouvant de nouveau en contacte avec les coussins. Il savait ce qui l'attendait, pourtant, cela ne l'effrayait pas particulièrement. Le baiser de son amant l'aidait à s'apaiser, à garder confiance en lui. Ses lèvres anesthésiaient sa peur. Ses mains calmaient son stresse. Sa douceur l'amenait même à vouloir plus, toujours plus... Bientôt, ses lèvres quittèrent les siennes pour partir à la découverte de son corps. Noam alla tout d'abord embrasser son cou, puis de son torse, le faisant frissonner de plaisir et d'envie. La langue qui s'animait sur sa peau le rendait euphorique, la bouche qui l'embrassait intensifiait son désir.

    C'était étrange de voir comme un simple geste de la par du gryffondor pouvait animer ses sens. Un simple frôlement et son corps tout entier se consumait de chaleur. Un seul baiser et sa peau se recouvrait de frissons. Toutes ces sensations, pourtant si connue de l'adolescent, semblaient se faire connaître pour la première fois. C'était comme si Noam était bel et bien son premier amant et qu'il lui faisait découvrir toutes ces choses, comme si lui même était novice en la matière - ce qui, évidemment, était loin d'être le cas. Même lorsque ses lèvres se déposaient sur les siennes, des sensations nouvelles animaient son corps. Il avait l'étrange impression que ses entrailles se nouaient ou que son coeur tentait de battre le record du monde des battements précipités. Peut-être d'ailleurs était-ce le cas ? Lorsque Noam vint à nouveau cueillir ses lèvres, le serpentard ne put s'empêcher de resserrer instinctivement les jambes. Peut-être avait-il peur, finalement ? Avait-il réellement envie que le rouge et or joue les prédateurs ? Pouvait-il laisser le lionceau le dominer ? Son rythme cardiaque s'accéléra brusquement lorsqu'il sentit les mains de son amant sur ses jambes, celles ci l'incitant à les écartés. Chose que Andrew ne put s'empêcher de faire, laisse tout loisir à l'adolescent de le préparer. Il ne pouvait plus nier qu'il avait peur et qu'il redoutait la suite des évènements, pourtant, lorsque le gryffondor s'arrêta à quelques centimètres de son intimité, il ne put lui dire d'arrêter. C'était comme si, malgré sa peur, son corps tout entier voulait plus. Comme si son corps n'en avait jamais assez de sentir Noam. Peut-être d'ailleurs n'en avait-il réellement jamais assez...

    Le regard de Noam s'attarda dans le noir de ses yeux durant quelques instants puis, doucement, il s'insinua en lui. Ce mouvement, bien que douloureux, lui arracha un léger frisson qui remonta le long de sa colonne vertébrale. Sentir Noam à l'intérieur de lui avait quelque chose d'enivrant. C'était comme si la partie qui lui était manquante venait enfin de réintégrer son corps. Les lèvres du lionceau se posèrent à nouveau sur les siennes, l'arrachant à ses pensées et à ses quelques craintes le temps qu'il s'habitue à sa présence. Il ne fallut pas moins de dix secondes pour que l'adolescent reprenne sa course, commençant de léger mouvement à l'intérieur de lui. Chaque coups de reins étaient douloureux pourtant, Andrew parvenait à oublier la douleur. C'était comme si l'attention de Noam l'aidait à se concentrer uniquement sur le plaisir qui en résultait et merlin savait comme c'était bon de se laisser submerger. Chaque mouvements éveillaient en lui un feu intense qui se logeait dans son estomac. Chaque coups de reins l'intensifiait, le propageant dans l'entièreté de son corps. La température de la bibliothèque semblait avoir grimpé de quelques degrés tandis qu'ils s'adonnaient à des pratiques si peu catholique. A vrai dire, la température ne se limitait plus seulement à la pièce, mais aussi à sa personne. Il brûlait littéralement sous l'assaut du gryffondor, il étouffait de chaleur en sentant son corps collé au sien et il était loin de trouver cela désagréable.

    La proximité de Noam était, très certainement, la chose la plus agréable qui lui eut été donné de ressentir. La chaleur qui émanait de son corps, la douceur de ses mouvements, son regard azur qui se posait sur lui, la caresse de ses lèvres sur sa peau ou sur ces lèvres, toutes ces choses aidaient le gryffondor à emporter les quelques parcelles de raisons qui restaient accrochées à lui. Pire, chacune de ces choses le murait dans une douce folie qui lui faisait perdre pieds. Les battements de son coeur se firent plus irrégulier encore tandis que ses bras se glissaient dans son dos. Il voulait sentir Noam contre lui, tout contre lui. Il voulait partager la chaleur qui lui brûlait la peau, qu'il sente le sang qui bouillonnait dans ses veines ou les battements désordonnés de son coeur. Il ne voulait faire plus qu'un avec le gryffondor, pour ne pas être le seul à ressentir toutes ces choses. Il voulait savoir ce que lui même ressentait, ce que cela lui faisait de... de lui faire l'amour. Andrew frissonna de plaisir en se collant d'avantage à l'autre garçon. C'était la première fois qu'il employait ce mot. Jamais il n'avait été question de " faire l'amour " avec qui que ce soit. Pourtant, le serpentard ne se voyait pas employer les mots qu'il utilisait habituellement. Noam n'était pas comme les autres, il n'était pas un coup d'un soir, il était encore moins une conquête à ajoutée à son palmarès. Il ne " baisait " pas avec lui, il " couchait " encore moins avec. Non, ces mots n'étaient pas appropriés pour une personne aussi spéciale, c'est pourquoi il voulait employé un mot si différent, si peu connu de lui et, étrangement, seul " faire l'amour " semblait lui convenir.

    Certes, ces songes, jamais Andrew ne les dévoilerait. Jamais il ne répéterait ces mots au lionceau. Pour cause, l'adolescent était beaucoup trop fière et il avait bien trop peur que pour révéler ce genre de choses à un gryffondor et ce, bien qu'il s'agisse de Noam. Comment aurait-il d'ailleurs pu lui dire ces mots alors que celui ci refusait même qu'il s'attache à lui ? Comment aurait-il pu dire qu'il le trouvait assez spéciale que pour lui accorder sa confiance ou lui témoigner de l'affection ? Comment aurait-il pu seulement lui dire que cette nuit passé à ses cotés n'était pas une nuit comme les autres ? L'adolescent ne savait réellement plus quoi penser de toutes ces choses, de tout ces détails qui s'accumulaient. Il aurait aimé pouvoir ouvrir son coeur à Noam, lui dire ces mots qui lui brûlaient la langue. Il aurait d'avantage apprécié d'embrasser chaque millimètres de sa peau tout en lui chuchotant ces phrases interdites, mais il n'en avait pas la force. Il n'en avait pas plus le courage. Comme l'avait si bien dit le rouge et or, la peur de souffrir était parfois trop grande pour qu'une personne s'y risque. A vrai dire, c'était justement ces mots qui l'empêchait d'ouvrir les lèvres et de délier sa langue, mais était-ce plus mal ? N'y avait-il pas du bon à ne pas pouvoir se confier au gryffondor ? Peut-être, mais Andrew avait pourtant envie d'essayer, de franchir la limite infranchissable ne serait-ce que comme un défi personnel à relever.

    Doucement, ses doigts remontèrent la colonne vertébral du gryffondor, caressant son dos et effleurant sa peau durant sa lente progression. Arrivé à sa nuque, ses paumes se séparèrent, l'une grimpant dans ses cheveux tandis que l'autre allait se poser sur son épaule. La peau de Noam était douce, chaude et, s'il n'avait pas été retenu par le corps du rouge et or, il n'aurait pas hésité une seule seconde à embrasser son corps, inlassablement. D'ailleurs, mu par cette envie soudaine, l'adolescent ne put s'empêcher de plaquer ses lèvres sur celles de son amant dans un baiser des plus passionnés. Un baiser qui, bien qu'il fut quelque peu fougueux, n'en restait pas moins tendre pour autant. Le serpentard cherchait à communiquer ses sentiments par ce simple contacte. Il cherchait à partager ses pensées, ses envies, ses émotions... Tout ce qu'il était capable de transmettre au gryffondor venait se perdre contre ses lèvres. Il ne restait plus qu'à savoir si l'adolescent était en mesure de ressentir toutes ces choses qu'il cherchait à partager, à lui faire ressentir ou s'il resterait obstinément insensible, de peur de souffrir. Très lentement, et sans qu'il n'en prenne réellement consciences, ses jambes se resserrèrent contre les hanches de son amant tandis qu'il se reculait, rompant le charme de leur baiser.

    ANDREW_ « Aaa... Attends... Noam... Aa... Arrête... »

    Ses cuisses se resserrèrent d'avantage tandis que ses mains se refermaient sur ses épaules, l'empêchant tout mouvements pour se reculer ou continuer sa course. Le but n'était pas de le forcer à quitter sa place, mais plutôt a détourner son attention le temps d'une petite manoeuvre. Lentement, Andrew vint à nouveau cueillir ses lèvres alors que, d'un simple mouvement, ils inversaient leurs positions pour la énième fois. La réception ne fut pas des plus aisées, néanmoins, le résultat fut celui que l'adolescent attendait. Noam se retrouvait à présent couché sur le dos, le serpentard fièrement assit sur le haut de ses cuisses. La position n'était pas des plus confortable, mais la vue était d'avantage intéressante. Ainsi, il pouvait voir Noam ou, plus précisément, les traits de son visage avec plus de facilité. De plus, il n'était pas déplaisant de pouvoir décider lui même de la vitesse de ses mouvements. Un sourire malicieux étira ses lèvres tandis qu'il se redressait, ses mains se posant avec douceur sur les hanches du gryffondor. Il espérait simplement que ce changement ne l'empêcherait pas de reprendre là où ils s'étaient arrêté...

    Lentement, sans se brusquer, Andrew reprit le cours des choses comme si rien ne s'était passé. Il se mouvait contre le gryffondor avec une douceur infinie, il regardait son visage, il enregistrait le changement de ses traits, il gardait en mémoire les soupires qui s'échappaient de ses lèvres et qui se liaient aux siens. Le brasier à l'intérieur de son corps se manifesta à nouveau, bien plus douloureux encore qu'auparavant. Était-ce le fait de voir Noam qui le brûlait ainsi de l'intérieur ? Etait-ce ses gémissements qui lui faisaient perdre pieds ? Etait-ce le gryffondor qui le faisait pousser de tels soupirs incontrôlés ? Merlin... Etait-ce lui qui répétait le nom du rouge et or sans pouvoir s'arrêter ? Ses joues se teintèrent légèrement lorsqu'il s'en rendit et, comme pour cacher sa gêne, il partit à l'assaut des du cou de son amant. Embrasser sa jugulaire, en cet instant, semblait être la meilleure des solutions...
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Noam S. Dickson

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Lun 2 Mar - 18:47


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Here by my side, the devil
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Never turn your back on me, again
Here by my side, it's heaven...»

    Un feu ardent tout droit venu de l’enfer brûlait chaque parcelle de son corps et venait lentement effleurer son âme. Une chaleur indescriptible qui le consumait lentement de l’intérieur, une douce torture contre laquelle il était impossible de lutter. Elle était bien trop agréable ; douloureusement enivrante. Un piège qui se refermait insidieusement sur ses proies, un piège dans lequel il s’était jeté à corps perdu, et si il était censé le regretter, il n’en faisait rien. Comment regretter une sensation si forte, si belle ? Quelque chose qu’il n’avait jamais encore ressentit auparavant et qu’il n’avait même jamais effleuré. Pourquoi ? Pourquoi était-ce si différent ? C’était une nuit comme une autre pourtant. Du moins, il essayait de s’en persuader, de toutes ses forces. Malgré cette force évidente qui l’attirait vers le serpentard, cette même force qui se déchaînait en lui pleins de sensations bien plus belles que celles qu’il ressentait d’habitude. Ce qu’il avait connu jusque là semblait si fade en comparaison, comme si il avait toujours manqué quelque chose, sans qu’il ne parvienne à discerner de quoi il s’agissait. Pourquoi cet instant était-il si particulier ? Parce qu’il le partageait avec Andrew, parce que même si il s’évertuait à le nier, il ne le voyait pas vraiment comme tous ces autres amants. Pour quelle raison ? Toutes ces questions allaient sûrement avoir raison de lui. Elles le tourmentaient, s’insinuant dans son esprit, accompagnant le plaisir qu’il ressentait comme si il ne méritait pas d’en profiter sans la moindre entrave.

    Son corps, comme habité par une volonté propre, répétait ce même mouvement lancinant, entraînant leurs deux êtres dans un rythme hypnotique. Pourtant, pour le gryffondor cela n’avait rien de répétitif, chaque mouvement libérait son lot de sensations et l’enivrait au point qu’il perdait pied. Totalement. Si son corps était bel et bien présent, son âme, elle, était déconnectée et dans cette douce folie, elle semblait prête à se libérer de toute emprise charnelle. Etait-ce bien réel ? Comment s’en assurer ? Dès qu’il effleurait la peau de son amant, il se perdait davantage encore. Néanmoins, ce n’était rien à côté de la chaleur qui émanait du corps du serpentard et qui l’entourait de son brasier si envoûtant. Cette douce chaleur rappelait sournoisement le feu qui brûlait au sein même de son propre corps. Etaient-ils en train de se consumer dans cette osmose presque parfaite ? Peut-être était-ce ridicule de l’interpréter de cette manière et pourtant lorsque l’adolescent se serra un peu plus contre lui, la chaleur devint plus intense encore, plus vivace mais aussi plus enivrante, plus belle… Saisissant la signification de ses propres pensées à travers le trouble de son esprit, Noam se réjouit que personne ne puisse les entendre. Jamais auparavant la proximité du corps d’un amant n’avait augmenter si nettement son plaisir. Comment Andrew pouvait-il avoir une telle influence sur lui, par de simples gestes ? Cela l’effrayait ; bien plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Si il n’avait pas déjà été pris au piège, cette peur incontrôlable l’aurait peut-être poussé à s’enfuir, à partir loin de cette sensation désagréable qui lui donnait l’impression d’être sous l’emprise de son amant.

    Luttant vainement contre la peur qui glaçait ses pensées, Noam ferma les yeux, se laissant librement emporté par une vague de plaisir. Cependant quand les sensations étaient si intenses… comment pouvait-il oublier qu’Andrew était à l’origine de tout ça ? Il en était incapable et cela l’excédait bien plus qu’il n’était capable de le montrer. En effet, si il se laissait aller à observer le visage de son amant, si il s’attardait à caresser sa peau, alors il en oubliait presque qu’il ne supportait pas l’emprise qu’il avait sur lui sans même le savoir. Et il ne devait absolument pas l’apprendre, sinon le gryffondor aurait d’autant plus de mal à lutter contre cette étrange attirance qui le poussait toujours un peu plus vers cet être qu’il ne connaissait que très peu en fin de compte. Pourtant cela ne semblait pas avoir d’importance, ils se découvraient d’une façon différente, presque déroutante. Malgré sa réticence, le lion s’était laissé approché, à présent il ne pouvait plus fuir, du moins plus pour le moment. Mais qu’allait-il se passer ensuite ? Cette nuit, même si il en appréciait chaque saveur, allait sérieusement lui compliquer les choses. Comment allait-il pouvoir se tenir à l’écart du serpentard maintenant qu’il avait cédé une fois, augmentant ainsi l’emprise qu’il avait sur lui.

    Ses paupières libérèrent son regard azur qui se posa instantanément sur les traits de son amant. Il aurait tellement préféré qu’il ne soit pas si beau. Cela aurait été plus facile de se détourner de lui si il n’avait été si attirant. Cependant, sa beauté était bien là, elle le narguait de tous ces attraits avec lesquels elle captivait son regard. La beauté du diable. Cette expression ne lui avait jamais parut si réelle qu’en cet instant. En effet, elle était si cruelle, si tentatrice, et même si elle n’était pas la seule responsable, elle participait au piège, développant tous ces charmes pour l’attirer alors qu’il n’avait pas besoin de ça. Car l’attraction était bien plus complexe, elle ne se limitait pas simplement à ce qui était visible. Non, sa beauté venait juste s’ajouter à tout cela, comme une douce torture, elle était l’arme ultime qui venait se dresser contre sa réticence. Face à cette attirance, il se sentait quelque peu vulnérable et cette sensation était réellement désagréable. D’autant plus qu’il était conscient d’une chose : Il avait beau lutter de toute ses forces, il n’arriverait pas à sortir indemne de cette nuit passée avec Andrew. Pourtant, il n’était pas près à s’abandonner, bien qu’il ait réussit à ébranler ses convictions, elles étaient encore là, bien encrées dans son esprit.


    Une douce caresse sur sa peau éloigna un instant ses pensées. Les doigts d’Andrew remontaient lentement le long de son dos et ce simple contact le faisait frissonner, amplifiant subtilement les sensations qui assaillaient déjà son corps. C’était grisant et il aurait aimé que ses mains ne quittent plus son corps, même si il ne s’abaisserait jamais à confesser une telle envie. Elle constituait une conséquence visible de l’effet que le serpentard avait sur lui et le lion s’évertuait de son mieux à les cacher afin qu’elles ne viennent pas lui porter préjudice. Au fond, il voulait simplement qu’Andrew continue à ignorer l’influence qu’il pouvait avoir sur lui. Cela ne l’empêchait pas pour autant d’apprécier la caresse de ses doigts sur sa peau tandis que les mains du jeune homme se séparaient, l’une venant se poser sur son épaule, tandis que l’autre allait se perdre dans ses cheveux. Instinctivement, il inclina légèrement la tête pour suivre le contact chaud qui émanait de la main de son amant. Distrait par les mains du vert et argent, Noam n’avait pas vu le visage de ce dernier se rapprocher du sien et il fut donc surprit lorsqu’il sentit ses lèvres s’emparer des siennes. Le baiser qu’ils échangèrent alors, mêlait une fougue insatiable et une passion non contenue qui lui firent définitivement perdre pieds. Il était si intense qu’il semblait contenir bien plus que les autres baisers qu’ils avaient échangé jusque là. Cependant, le lion n’était pas certain de saisir l’étendu des sentiments qui lui étaient transmis à travers ce simple geste. Ou bien était-ce la peur qui l’obligeait à ne pas vouloir comprendre le message comme si il avait peur que toutes ces émotions s’insinuent dans tout son être et que le piège ne se referme définitivement sur lui. Peut-être était-ce déjà trop tard mais il ne voulait pas y penser, il n’était pas prêt à cesser de se protéger, pas si rapidement, il avait encore des forces en réserve, il en était certain.

    Soudain, les lèvres d’Andrew abandonnèrent les siennes, mettant fin à ce baiser envoûtant. Sans s’en rendre compte, le gryffondor eut envie de protester, cependant un autre mouvement de son amant retint alors son attention lui faisant presque oublier le manque que ressentait ses lèvres. En effet, l’adolescent avait resserré ses jambes contre ses hanches. Noam se figea instantanément sous le coup de la surprise. Voulait-il qu’ils s’arrêtent maintenant, après être allé si loin ? Un sentiment d’intense frustration s’empara alors de tout son être. S’arrêter en si bon chemin aurait sûrement constitué une torture qu’il aurait très mal pris et Andrew n’aurait pas pu lui donner une meilleure raison de lui en vouloir. Pourtant, même si cela servait ses intérêts d’avoir une raison supplémentaire de se tenir à l’écart du serpentard, le lion espérait qu’il se méprenait sur les intentions de son amant, sans quoi il aurait bien du mal à contenir la colère sourde qui risquait de s’emparer de lui.

    ANDREW . « Aaa... Attends... Noam... Aa... Arrête... »

    Les yeux bleutés du lion s’écarquillèrent davantage, sans l’effet de la surprise. C’était donc vrai, il avait décidé de tout arrêter là ? Comme pour répondre à cette interrogation muette, les jambes d’Andrew se resserrèrent davantage contre lui. Pendant ce temps, les mains de l’adolescent agrippèrent ses épaules, achevant ainsi de l’immobiliser. Surpris, Noam n’essaya même pas de bouger, ni même de se libérer, il essayait simplement de contenir la frustration qui s’emparait de lui. Pourtant, ce n’était pas évident car son corps, amadoué par toutes les sensations qui l’avaient assailli jusque là, en réclamait davantage. Fermant les yeux, il respira longuement, comme si il essayait de se calmer, ce qui était certainement le cas en fin de compte. Cependant, il n’eut pas le loisir de répéter cette exercice plusieurs fois car les lèvres de son amant vinrent à nouveau emprisonner les siennes. Un flot de sensations refit soudain surface, réveillant à nouveau son corps qui cessa immédiatement de crier son manque. Néanmoins, le lion, quelque peu rancunier, se montra quelque peu réticent et dans un premier temps, il ne répondit pas au baiser. Malheureusement pour son caractère buté, sa résistance fut rapidement brisée et il finit par s’abandonner à la douceur des lèvres de son amant. Alors que son attention était détournée par leur baiser, Noam senti son corps basculer sous un mouvement effectué par le serpentard et il se retrouva soudainement allongé sur le dos. La surprise se peignit alors à nouveau sur ses traits. Etait-ce pour cela qu’il lui avait demandé de s’arrêter ? Un sourire de soulagement étira lentement ses lèvres alors que son regard azuré ne quittait pas l’adolescent à présent assis sur le haut de ses cuisses.

    Les paupières closes, le gryffondor se mordit la lèvre inférieure lorsque son amant reprit lentement les mouvements lancinants qu’ils avaient interrompu quelques instants auparavant. Doucement, les flammes qui l’avaient consumé un peu plus tôt, se ravivèrent et l’embrasèrent à nouveau de l’intérieur. Puis, des soupirs s’échappèrent de ses lèvres entrouvertes, comme une multitudes de témoins du plaisir s’emparait progressivement de lui. Ouvrant les yeux, il admira la vue qu’il avait sur le corps d’Andrew qui se mouvait contre le sien. Les traits du serpentard étaient marqué par le plaisir que lui procurait chacun de ses mouvements. Aussi étrange que cela puisse paraître, constater que son amant était assailli par les mêmes sensations que lui, ne fit qu’augmenter son propre plaisir. Leur symbiose les reliait d’une étrange façon, jamais il n’avait connu quelque chose de semblable. Même les gémissement du jeune homme qui faisait écho aux siens, ne lui échappaient pas, ils faisaient parti de cet ensemble qui lui procurait tant de plaisir. D’ailleurs, le lion perdait lentement pieds, sentant à nouveau son âme se déconnecter de la réalité lorsqu’un étrange appel attira son attention. Etait-ce Andrew qui murmurait sans cesse son nom ? Les pupilles blues du gryffondor inspectèrent le visage de son amant et lorsqu’il le vit légèrement rougir, il ne put s’empêcher de lui sourire. En effet, il était vraiment touchant quand il rougissait de cette façon, même si il était évident qu’il aurait été bien incapable de lui avouer cette pensée.

    Une multitude de frissons parcoururent le corps de Noam lorsque le serpentard partit à l’assaut de son cou, embrassant sa jugulaire. Les gémissements qui s’échappaient des lèvres du lion gagnèrent en intensité, entraînés par la douceur des lèvres de son amant qui parcouraient sa peau. Instinctivement, les bras du gryffondor emprisonnèrent le corps d’Andrew, l’attirant un peu plus contre lui. La douceur de sa peau, la chaleur de son corps, tout cela ne faisait que l’enivrer davantage. Sans qu’il en prenne vraiment conscience, son étreinte se transforma en caresses, ses bras libérèrent le corps de son amant, laissant ses mains le parcourir en douceur. Pendant ce temps, ses lèvres cherchèrent avidement à embrasser la peau du jeune homme et dans leur empressement, elles se posèrent à plusieurs reprises sur l’arrête de sa mâchoire, remontant lentement vers l’oreille de ce dernier. Lorsque ses lèvres quittèrent sa peau, elles libèrent à nouveau quelques soupirs de plaisirs, dont le souffle chaud vint doucement frôler l’oreille du serpentard.

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Dernière édition par Noam S. Dickson le Lun 23 Mar - 5:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Lun 2 Mar - 18:48


    Emporté par les vagues de plaisir qui le consumaient peu à peu, Noam perdit totalement pied. Il n’entendait plus ni ses soupirs, ni ceux d’Andrew. Tout avait disparut, il ne restait plus que leurs corps, qui ne faisaient plus qu’un dans une osmose parfaite. Chacun des mouvements de son amant l’emportait un peu plus loin de la réalité, réduisant son propre corps à un simple brasier. Cependant, ce feu là n’avait rien de néfaste, bien au contraire, sa chaleur était ce qu’il avait connu de plus agréable jusqu’à présent. C’était mieux que toutes les nuits qu’il avait passé jusque là, mieux que l’alcool qui l’emportait dans la douceur de son ivresse, mieux que l’adrénaline pour laquelle il aimait se mettre en danger. C’était mieux que de voler à pleine vitesse sur un balai, ou bien de pouvoir approché le plus féroce de tous les dragons, mieux que de pouvoir assister à la naissance d’un licorne. En réalité, il n’y avait sûrement rien de mieux, rien de comparable. Toutes les sensations qui déferlaient en lui, le comblaient plus qu’il n’aurait pu l’imaginer. En cet instant, il ne pensait plus à rien, son esprit s’était vidé le temps d’atteindre le point culminant de son plaisir. D’ailleurs ce dernier n’était plus bien loin, il le sentait ; les battements de son cœur étaient si rapides qu’ils se répercutaient en un rythme régulier contre ses tempes, sa respiration quant à elle était saccadée et entrecoupée par ses gémissements de plaisirs qui se faisaient de plus en plus forts, de plus en plus nombreux. Sa vue se brouillait, pourtant à travers le voile qui recouvrait son champ de vision, il réussissait à distinguer les traits du serpentard. Il se concentra sur son image, tandis que sa main remontait lentement vers sa nuque, attirant son visage contre le sien afin de s’emparer doucement de ses lèvres. Dans cet élan soudain, il l’entraîna dans un baiser langoureux qui ne prit fin que lorsque le plaisir se fit trop pressant, au point qu’il semblait sur le point d’exploser au sein même de son propre corps.

    Rejetant sa tête en arrière, il ferma les yeux, se laissant brutalement aspiré par la force du plaisir atteignant son paroxysme. Au même moment, il laissa échapper un dernier gémissement de plaisir plus puissant que les précédents, tandis que sa main se crispait sur l’épaule d’Andrew. C’était indescriptible, aucun mot ne pouvait décemment décrire ce qu’il venait de ressentir, aucun. Ses sensations étaient encore ébranlées par le plaisir qui l’avait consumé et il ne chercha pas un seul instant à reprendre pied dans la réalité. Cela arriverait bien trop tôt, sans qu’il n’ait besoin de faire quoi que ce soit. Il se contenta alors d’ouvrir lentement les yeux, comme si il s’éveillait d’un rêve, si réel qu’il semblait avoir marqué chaque parcelle de son corps. Mais ce n’était pas un rêve. Andrew apparut doucement dans son champ de vision et lorsqu’il observa ses traits, Noam sut qu’il avait partagé le même plaisir, cela se lisait dans son regard brillant ainsi que dans l’expression de son visage. Toujours dans un état de transe, le gryffondor attira son amant contre lui et roula sur le côté. Allongés côté à côté, serrés l’un contre l’autre, les deux adolescents semblaient encore unis par un lien étrange, même si leurs ébats venaient de prendre fin, dissolvant en même temps leur symbiose. Lentement, la main du lion vint effleurer la joue du serpentard, dans un geste léger, presque instinctif.

    NOAM . « - Andrew… »

    Sa voix n’avait été qu’un murmure. Le nom du jeune homme s’était échappé de ses lèvres dans un souffle, comme si il l’avait retenu bien trop longtemps. Ce simple mot, à lui seul, exprimait tellement de choses que ça en était déroutant. Pourtant, il s’était libéré de sa bouche avec une telle facilité que cela ne pouvait être qu’une manifestation de son inconscient, qui lui brûlait les lèvres à présent. Que lui arrivait-il ? Etait-ce si douloureux ? Ce n’était pas le nom du serpentard qui le blessait de cette façon, mais le combat qui se cachait derrière. Cette lutte intérieure qui lui insufflait de fuir, de partir dès maintenant car chaque minute supplémentaire ne ferait que lui compliquer la tâche. Et, à l’opposé de cette voix, il y avait ce désir inavouable qui habitait chaque parcelle de son corps et qui le suppliait de rester blotti contre le corps de son amant. Un désir qui l’effrayait tant il était fort. Il aurait été si plaisant de le suivre et de se laisser bercer par la douce chaleur que libérait le corps de l’adolescent au contact du sien. Cependant, c’était loin d’être aussi simple, il était déjà allé bien trop loin, il ne s’était pas contenté de coucher avec lui. Non, ce qui venait de se passer entre eux était bien plus intense et lorsqu’il se risquait à y penser, une peur incontrôlable lui serrait le cœur. Longtemps, il s’était cru à l’abris d’une telle erreur, persuadé que sa carapace était assez solide pour le protéger des autres. Après la mort d’Adam, il était même devenu si froid que certaines personnes avaient cessé de s’approcher de lui. Loin de s’en soucier, il avait perçu cela comme une victoire, pensant qu’il ne revivrait jamais une telle souffrance. Mais qu’en était-il maintenant ? Son armure s’était fissurée et il ne pouvait pas se permettre de rester en contact avec la personne qui était à l’origine de cette faille. Cela pouvait paraître insensé, pourtant à ses yeux, c’était très clair, il ne savait que trop bien comment cela risquait de se terminer et il ne voulait pas se jeter à nouveau dans la gueule du loup. Sa folie avait des limites. Il ne craignait pas le gouffre sombre d’un précipice, mais lorsqu’il revoyait le corps d’Adam étendu sur son linceul, une douleur indicible le dévorait de l’intérieur.

    Dans un geste vif et précipité, il se redressa, sortant brusquement de sa léthargie. Il devait réagir, il n’avait plus le temps d’hésiter, ni même de se laisser aller contre le corps d’Andrew. Observant une dernière fois le corps de son amant, il se leva rapidement. Dans un premier temps, il éprouva quelques difficultés à retrouver un équilibre précaire, comme si il n’avait pas marché depuis plusieurs jours et que ses jambes devaient réapprendre à le porter. Lorsqu’il fut stabilisé, il partit à la recherche de ses vêtements qu’ils avaient éparpillés un peu partout autour de l’âtre de la cheminée. Au fond, il n’avait que trois pauvres morceaux de tissus à ramasser, pourtant son esprit encore embrumé ne lui facilita pas la tâche, loin de là. Il lui fallut donc quelques minutes pour les réunir, sans accorder le moindre regard au serpentard qui gisait à quelques pas de lui. Craignait-il de ne plus avoir le courage de partir si il se laissait aller à le regarder ? Peut-être. En tout cas, il ne voulait pas essayer, au cas où ça serait effectivement le cas. Coinçant ses vêtements sous son bras il retourna près de son sac à côté duquel il s’agenouilla. Lentement, il rangea les quelques effets personnels qu’il avait éparpillé sur le sol et après réflexion, il glissa également dans son sac, le livre qu’il n’avait fini de lire, interrompu par l’arrivée d’Andrew. Ce n’était pas un emprunt légal mais il ne s’en formalisa pas. Après tout, il le ramènerait ensuite, sans que personne ne s’en aperçoive, d’ici là il aurait besoin de cette lecture passionnante pour apaiser son esprit chamboulé par cette étrange nuit. Dans un silence presque absolu, il referma son sac, puis sans se retourner il s’adressa enfin au serpentard.

    NOAM . « - Ce qui vient de se passer ne signifie rien… On ne doit pas se revoir… »


    Le ton de sa voix était redevenu froid et distant, comme si les paroles qu’il venait de prononcer ne l’atteignaient pas. Pourtant, il n’en était rien, il avait du faire appel à tout son sang froid pour que son hésitation ne perce pas dans le son de sa voix. Et, il avait réussit à créer une illusion parfaite. Par conséquent, il espérait que le jeune homme ne cherchait pas à s’y opposer, auquel cas il recommencerait jusqu’à ce qu’il se décourage et accepte de ne pas le revoir après cette nuit qu’il venait de partager. Généralement, il n’éprouvait aucune difficulté à se débarrasser de ses amants, soit parce qu’ils étaient dans le même état d’esprit que lui, soit parce qu’il n’éprouvait aucun remord à leur parler méchamment afin de les repousser définitivement. Néanmoins, cette fois c’était différent, il devait lui mentir, lui faisant croire que pour lui, ce n’était rien de plus qu’une nuit comme une autre et qu’il ne désirait pas que cela se renouvelle. Cependant, il ne le pensait pas, bien au contraire, mais cela l’effrayait assez pour le pousser à le nier avec une crédibilité rare. C’était comme si il trouvait la force de se convaincre qu’il ne voulait plus le revoir, parce qu’il pensait que c’était mieux pour lui, que c’était mieux pour eux. Etrangement, il pensait que c’était également mieux pour Andrew. Il ne pouvait rien lui apporter et le jeune homme souffrirait lui aussi tôt ou tard. Alors, autant mettre un terme à tout ça dès maintenant ; ils n’avaient passé qu’une nuit ensemble, il étaient encore temps de faire marche arrière. Du moins, il voulait s’en persuader car il n’avait pas d’autre choix. Doucement, il se releva et l’espace d’un instant, il tourna la tête, accordant un bref regard au serpentard. Puis, lui tournant à nouveau le dos, il ferma les yeux.

    NOAM . « - Oublies-moi… »


    Etait-ce un ordre, une demande, un conseil ? Dans tout les cas, il avait prononcé ces mots comme si il s’agissait de quelque chose de simple, comme si il était persuadé que le vert et argent n’avait pas pensé une seule minute à agir autrement. Peut-être était-ce le cas en fin de compte, du moins il l’espérait, même si il n’y croyait pas vraiment. Voilà pourquoi il s’était forcé à prononcer ces mots, parce qu’il craignait qu’Andrew ne le fasse pas de lui-même, parce que de son côté, il allait essayer de faire de même. Combien de temps cela lui prendrait-il ? Il l’ignorait et il ne préférait pas le savoir avant d’y être parvenu. Essayant de se montrer indifférent, il entreprit de commencer à s’habiller. Pourtant, loin d’être à l’aise avec la situation, il avait l’esprit ailleurs, torturé par ses propres paroles. Suivre son conseil n’allait pas s’avérer aussi aisé qu’il le laissait croire. En effet, le combat intérieur qui opposait sa raison et son désir, était toujours présent, et on pouvait même dire sans commettre d’erreur, qu’il était encore plus virulent à présent. Cette nuit avait beau être la plus belle qu’il ait connu jusque là, elle était aussi la plus dangereuse. Elle n’avait pas fini de le torturer, renforçant l’irrésistible attraction qui le poussait vers Andrew alors qu’il se battait de toute ses forces pour s’en défaire. Etait-ce encore possible ? Il voulait croire que oui. Abandonné aurait été trop dur, son esprit ne lui permettait pas, ses souvenirs n’étaient pas prêts à le laisser en paix. Alors, il se battrait contre cette attirance, contre lui-même…

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Jeu 12 Mar - 3:06

    Ses lèvres glissèrent sur sa gorge, embrassant chaque millimètre de sa peau, parsemant sa jugulaire de tendres baisers tandis que les frissons s'écrasaient à la surface de sa peau comme une multitude de bulles de savon. Les sensations se multipliaient, s'accentuaient, se décuplaient au fur et à mesure que sa bouche s'activait dans le creux de son cou. A cela, mais aussi à ses gestes maladroits qu'il s'amusait à répéter tout en picorant la peau de son amant. Son corps se collait étroitement au sien alors qu'il ne cessait de faire ces mouvements qui lui brûlait les entrailles. Il aimait sentir le gryffondor contre lui, la sensation de sa peau brûlante réchauffant la sienne et la douceur de son corps lorsque ses mains ou ses lèvres osaient à s'aventurer en zones inconnues. Il appréciait d'avantage de frôler ses lèvres en douceur ou de caresser sa peau, ses doigts se faisant aussi léger qu'une plume sur ses hanches. Cette nuit semblait avoir quelque chose d'irréelle, d'irremplace comme si se concentrer sur le plaisir de son amant lui permettait d'amplifier le sien conciderablement. Peut-être était-ce d'ailleurs le cas...

    Les mains du gryffondor l'extirpèrent brusquement de sa torpeur, les doigts glissant dans son dos se faisait plus pressant sur sa peau, l'enivrant d'avantage. Il aimait sentir la douceur de ses paumes sur son corps et la caresse de ses doigts dans son dos. Il s'enivrait de son regard azur qui s'obscurcissait de secondes en minutes. Il s'abreuvait de ses lèvres sur les siennes ou de sa bouche sur sa gorge. A vrai dire, il se délectait de la simple présence du rouge et or. C'était étrange de se sentir ainsi obsédé par une personne, de penser à elle, de s'inquiéter de ses ressentit alors qu'il n'avait jamais agit ainsi auparavant. C'était d'autant plus troublant de passer à travers elle pour se sentir pleinement heureux, de se sentir entier. C'était comme si son corps était obstinément attiré par celui de Noam, comme si il ne pouvait plus s'empêcher de lui faire plaisir pour se contenter lui même. Il avait ce besoin de passer par lui quoi qu'il lui en coûte et, à vrai dire, cela commençait sérieusement à l'effrayer.

    Ses lèvres quittèrent le cou de son amant tandis qu'il se redressait légèrement, comme pour tenter de se détacher de lui. Certes, il aimait ce qu'ils faisaient, mais était-ce raisonnable ? N'était-il pas préférable de cesser maintenant ? Certes, il était peut-être un peu tard pour s'arrêter, mais n'était-ce pas préférable, néanmoins ? Le gryffondor pourrait lui en vouloir s'il cessait tout mouvement, il serait frustré et le détesterait probablement pour l'avoir laissé sur sa faim après lui avoir couru autant de temps après, mais n'était-ce pas mieux ? La haine du jeune homme ne lui permettrait-il pas de réinstaller la lourde barrière de protection qu'il s'amusait à rehausser en société ? Ne pourrait-il pas simplement se détacher, avant qu'il ne soit plus que trop tard ? Les sentiments qui s'amplifiaient en lui n'étaient-ils pas... dangereux ? Le coeur de l'adolescent rata un battement lorsqu'une paire de lèvres étonnement douces se posèrent sur sa gorge, lui arrachant un léger gémissement. Ne pouvait-il pas profiter et oublier les questions qui l'assaillaient, juste le temps d'une nuit ? Quitte à tout oublier ensuite, ne pouvait-il pas se laisser aller à cette nouveauté ? Un nouveau gémissement franchit la barrière de ses lèvres tandis qu'il se collait étroitement à son amant, sa tête se relevant d'elle-même pour aider la progression des lèvres du garçon. Elles se déposèrent à mainte reprise dans son cou puis vinrent effleurer plusieurs fois l'arrête de sa mâchoire, le faisant trembler légèrement d'excitation. C'était la premier fois qu'une personne l'embrassait avec une telle avidité, non pas sur les lèvres, mais à même sa peau. Sentir sa bouche se poser sur son visage était la meilleure, mais aussi la plus douce, des tortures existant dans le monde magique.

    Il appréciait la caresse de ses lèvres, il s'enivrait de leur douceur, mais il enviait surtout ces lèvres qui refusaient de se poser sur les siennes, bien qu'elles n'en fussent qu'à quelques centimètres. Lorsqu'il cessa d'embrasser sa peau, lorsqu'il s'éloigna très légèrement de lui, il ne put s'empêcher de frissonner, son souffle s'égarant dans l'immensité de la bibliothèque tandis que le propre souffle de Noam venait à frôler son oreille, terminant de le propulser dans un autre univers. Il ne pouvait rester connecter à la réalité, pas quand le gryffondor se faisait si attentionné. Pas quand il sentait son souffle contre sa peau, pas quand ses lèvres effleuraient son corps, encore moins quand les sensations et les sentiments se chevauchaient avec une telle frénésie. C'était la première fois qu'il ressentait toutes ces choses, la première fois qu'il se laissait autant aller avec un partenaire, qu'il s'accrochait autant à un amant lorsque son corps tremblait sous l'effort et l'excitation qu'il ne parvenait plus à maîtriser. C'était la première fois que son corps en demandait autant, comme s'il ne possédait plus aucunes limites.

    Son corps n'était plus qu'une excuse, la meilleure excuse qu'il possédait pour que son amant referme ses bras autour de lui ou pour que ses lèvres continuent d'embrasser sa peau. Une excuse qui, malheureusement, ne durerait pas éternellement. Il savait qu'une fois la limite franchie, lorsque le plaisir atteindrait son apogée, Noam le délaisserait. C'était comme s'il pouvait le sentir à travers lui, comme si chaque parcelles de sa peau lui criait ses actes à venir et, bien qu'il en soit parfaitement conscient, bien qu'il sache pertinemment qu'il aurait dut cesser maintenant, il ne pouvait s'empêcher de continuer et de profiter de chaque secondes, de chaque instants. Il voulait s'abreuver de chaque mouvements, de chaque mots, chaque souffles, chaque murmures du rouge et or pour pouvoir se les ressasser ultérieurement, lorsque Noam s'amuserait à l'ignorer à nouveau. Il voulait se souvenir du gryffondor en cet instant, de son visage qui se tordait sous l'intensité du plaisir, de son corps qui transpirait à cause de la chaleur dont il irradiait. Il voulait se souvenir de son amant comme il était maintenant, la première et, probablement, la dernière fois qu'il se laissait aller en sa présence. Mieux encore, il voulait se souvenir de Noam, le seul homme qui avait réussit à le désintéressé de lui même l'espace d'une soirée.

    Ses ongles s'enfoncèrent brusquement dans la peau du gryffondor, marquant sa peau de fines cicatrices en forme de demi-lune. Le plaisir s'intensifiait, frôlant les limites qui le ferait atteindre le point du non retour. Il pouvait sentir son coeur dans sa poitrine, celui ci cognant férocement contre sa cage thoracique. Il sentait les pulsations irrégulières de ce petit organe, la violence de ses coups contre sa poitrine, la force et la vitesse dont il pouvait faire preuve en accélérant son rythme plus que de nécessaire. Il pouvait, aussi, sentir ses muscles se tendre à l'intérieure des ses bras et de son corps, il resserra légèrement les jambes autour de son amant tandis que ses gestes se faisaient légèrement plus violent. Ses yeux se fermèrent l'espace d'un instant lorsqu'il tenta de réprimer le surplus de sensations, lorsqu'il chercha à ralentir les battements de son coeur ou la violence de ses mouvements.

    Il refoulait ses sentiments et le besoin de se laisser aller alors que ses limites se franchissaient. Il voulait se retenir pour profiter encore un peu de Noam, pour s'enivrer une dernière fois de sa chaleur, pour savourer, peut-être une dernière fois, la douceur de ses lèvres tandis qu'ils s'embrassaient, comme pour celer leurs symbioses d'un dernier baiser. Un baiser langoureux qui l'extirpa doucement de sa maîtrise de lui-même, le faisant lâcher prise aussi brusquement qu'une feuille se séparant d'une branche en automne. La force du plaisir se fit si intense à l'intérieur de lui qu'il cru se consumer littéralement, comme si son corps s'était brusquement enflammée à la suite de ce surplus de chaleur. Son corps se cambra brusquement et ses ongles s'enfoncèrent un peu plus dans les épaules de son amant, terminant de marquer sa peau de la plus étrange des façons. Sa langue se délia alors brusquement, comme mue par une force invisible, le temps qu'il prononce, une nouvelle et dernière fois, le nom du gryffondor. Simplement parce qu'il ne pouvait s'empêcher de faire autrement, parce qu'il ne parvenait plus à réfléchir maintenant que ses poumons semblaient refuser toute dose d'oxygène.

    Son coeur rata quelques battements tandis que son souffle se faisaient irrégulier et saccadé dans l'espoir de réapprovisionner ses poumons et ré-oxygéner son cerveau qui s'était mit sur pause le temps d'une seconde. La température, toujours aussi haute, commençait à légèrement redescendre, le faisant frissonner plus que de raison contre le corps de son amant, celui ci émergeant lentement de son propre plaisir. Il ouvrait doucement les yeux, semblant revenir d'un autre monde, reconnectant progressivement son cerveau, faisant sourire Andrew comme un bien heureux. Ses mains quittèrent ses épaules, glissant sur son torse avant de se poser, en douceur, sur ses hanches. Il ne pouvait pas bouger, pas tout de suite du moins, ses jambes ne le lui permettraient pas et, à vrai dire, il n'avait pas réellement l'envie de se reculer. Pas maintenant, alors que la magie qui les unissait continuait de voyager entre eux, les liant encore pour les quelques secondes à venir.

    Noam posa les yeux sur son visage et sentir ce regard d'un bleu intense le fit, de nouveau, frissonner plus que de raison. Il pouvait sentir la chaleur de ce regard sur sa peau, sur ses traits, alors qu'il continuait de l'observer et qu'il l'attirait doucement à lui avant de rouler sur le coté. Le serpentard se laissa faire docilement, ses bras se nouant autour de la taille du rouge et or et son visage se posant, quelques instants, dans le creux de son cou, ses yeux se refermant d'eux-mêmes. Il profitait des derniers instants, des dernières parcelles de magie qui ne tarderaient pas à les séparer en se dissipant progressivement. Il pouvait d'ailleurs déjà sentir la distance qui s'installait doucement entre eux, presque imperceptible et pourtant bien présente. Le serpentard releva lentement les paupières, fixant alors un point invisible dans le dos de Noam. Il n'avait pas envie de bouger, de se séparer de son amant ou de quitter la chaleur de ses bras et pourtant, il sentait qu'il devait le faire, ne serait-ce que pour protéger l'adolescent. Pour lui, malheureusement, il était déjà trop tard. Il s'était exposé trop longtemps à Noam, il s'était laissé guider par ses sentiments plutôt que par le vis qui le poussait généralement vers ses victimes potentiel. Au final, il était encore en proie à un mal qui le dépassait, à un choix qu'il n'avait pas envie de faire. Pouvait-il garder Noam contre lui, contre son grès ? Pouvait-il essayer de le convaincre de recommencer ou l'empêcher de fuir ? Pouvait-il seulement le protéger de lui même, l'empêcher de souffrir par sa faute si les choses n'allaient pas comme il le souhaitait ? Ses sourcils se froncèrent tandis qu'une main venait effleurer sa joue, aussi douce et légère qu'une plume.

    NOAM . « - Andrew… »

    Le timbre de sa voix n'égalait pas même un murmure tant il était léger. C'était comme si ce mot n'avait pas été voulu, comme si Noam l'avait souffler malgré lui, comme mu par une envie soudaine. Peut-être était-ce d'ailleurs le cas ? Mais alors, pourquoi se sentait-il si troubler par ce simple murmure ? Pourquoi Andrew ne pouvait-il pas s'empêcher de sourire comme un idiot en appuyant doucement sa joue contre sa paume ? Pourquoi se comportait-il de façon si peu habituelle ? Pourquoi se sentait-il si différent ? Les battements de son coeur se firent à nouveau irrégulier, résonnant dans son crâne de manière douloureuse tandis que le sang se mettait à pulser au niveau de ses tempes. Doucement, sans s'en rendre réellement compte, ses bras se détachèrent de son amant. C'était comme si il sentait que quelque chose n'allait pas. Il eut d'ailleurs confirmation quelques secondes plus tard, lorsque son amant quitta ses bras afin de se redresser. Le serpentard se contenta de le suivre du regard, ne comprenant pas vraiment ce qui l'animait pour se redresser si brusquement, bien qu'il en eut une vague idée. Il se protégeait sûrement, il conservait les dernières parcelles de logique qui s'étaient accrochées à lui. Lui, au moins, avait conservé quelques bribes de protection durant leurs échanges, chose que lui n'avait pas sut faire à temps.

    L'adolescent se redressa brièvement, se contentant de s'asseoir pour mieux observer son amant qui partait déjà à la recherche de ses vêtements. Pourquoi lui tournait-il le dos ? Certes, chercher des bouts de tissus nécessitait une certaine concentration, mais était-ce une raison pour l'ignorer ? Noam n'aurait-il pas put lui dire quelques mots au lieu de se murer dans le silence ? Andrew ferma les yeux et respira lentement, dans l'espoir de calmer son coeur qui ne cessait de battre trop rapidement. Le gryffondor allait partir comme il en avait, lui-même, l'habitude de faire après chaque nuit passée en compagnie d'une proie. Il allait lui faire subir ce que nombreuses personnes avaient dut endurer avant lui. Il allait se retrouver seul, le coeur lourd et les questions plein la tête, sauf si il voulait qu'il en soit autrement... Peut-être d'ailleurs voulait-il que ça change ? Peut-être n'acceptait-il pas d'être rejeté maintenant ? Peut-être que, finalement, il en voulait réellement plus, malgré sa peur de souffrir et de faire souffrir ?

    NOAM . « - Ce qui vient de se passer ne signifie rien… On ne doit pas se revoir… »

    C'était déjà une chose douloureuse d'entendre ces mots prononcé avec une telle désinvolture, mais s'en était d'avantage douloureux que d'en ressentir la froideur et la distance. L'adolescent semblait penser ces mots, il repoussait le serpentard alors qu'il n'avait pas encore amorcer le moindre geste. C'était comme si il sentait que le vert et argent voulait faire quelque chose pour l'empêcher de partir. Ou peut-être n'était-ce que le résultat de sa barrière de protection, son seul moyen de l'empêcher de faire quoi que ce soit pour le retenir. Le blesser pour l'arrêter avant qu'il ne songe à faire quoi que ce soit. Ses sourcils se froncèrent pour la énième fois tandis qu'il se relevait, son regard se posant sur le dos de son amant qui se redressait à son tour, lui jetant un bref regard avant de se détourner. Pourquoi n'osait-il pas affronter son regard ? Pourquoi lui tournait-il obstinément le dos ? Pourquoi avait-il prononcé ces paroles si douloureuse sans le regard en face ? Avait-il si peur ? Était-il si lâche ? Ses points se serrèrent sans qu'il ne s'en rende réellement compte, tout comme il ignora le sentiment qui venait à naître au coeur de ses entrailles. Un sentiment fort et pressant qui l'obligea à faire un pas en direction du rouge et or.


Dernière édition par Andrew Bradford le Jeu 12 Mar - 3:23, édité 2 fois
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Andrew Bradford

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Jeu 12 Mar - 3:11

    NOAM . « - Oublies-moi… »

    Sa main se contracta dans un mouvement imperceptible tandis qu'il dévisageait le gryffondor. Pourquoi lui dire ça ? Pourquoi ne s'était il pas contenter de partir plutôt que de se sentir obliger de prononcer ces mots ? Pourquoi fuyait-il son regard de manière si lâche ? Parce qu'il avait peur de ce dont il était capable de faire ? Parce qu'il avait peur de craquer si son regard croisait le sien ? Parce qu'il avait peur qu'il lise le doute dans ses yeux azur ? Pour une autre raison ? Laquelle ? Pourquoi ? Les questions se succédaient, chacune intensifiant le sentiment qui grossissait progressivement à l'intérieur de lui. Peut-être aurait-il dut, lui même, quitter la pièce au lieu d'écouter le rouge et or. Peut-être aurait-il dut réprimer ses envies, au lieu de lui courir après. Peut-être devait-il ignorer le sentiment contradictoire qui prenait part de son coeur, à présent ? Mais comment aurait-il put alors que, pour la première fois depuis longtemps, il s'était sentit pleinement heureux dans les bras d'une personne ?

    Ses yeux suivirent les mouvements de Noam lorsqu'il se mit en tâche de se rhabiller, commençant par le dessous. Le voir ainsi, dos tourné et muet, ne firent qu'augmenter sa colère. Fichu gryffondor ! Comment avait-il pu s'imaginer, un seul instant, qu'il serait différent des autres ? Comment avait-il put se laisser faire si facilement ? Comment avait-il pu le laisser faire, tout simplement ? Il l'avait embrassé, baisé sa peau, marqué son cou, caresser son corps, effleurer ses lèvres et, pire que tout, il l'avait laissé le dominer. Il s'était aussi laissé faire, avait apprécié ses caresses et son souffle contre sa peau, il s'était enivré de chaque instants, de chaque seconde et, bien qu'il savait pertinemment que les choses se passeraient ainsi, il ne pouvait réprimer sa haine et sa colère. Il avait fait tant de choses, d'expériences, de nouveautés. Il avait accordé tant de choses à Noam et pourquoi ? Pour se faire rejeter comme une quelconque conquête ? Non !

    ANDREW_ « Pourquoi ne répéterais-tu pas ces mots en croisant mon regard, Noam ? »

    Sa voix tremblait légèrement sous la colère et ses doigts se crispèrent d'avantage, faisant blanchir ses phalanges. Il ne pouvait pas rester là et le regarder partir. Il ne pouvait pas l'observer sans rien faire, au risque de le regretter durant nombreuses semaines. Il voulait faire quelque chose, dire un truc même insignifiant pour briser la glace, mais quoi ? Que pouvait-il dire pour le retenir, de toute façon ? Que pouvait-il faire, si ce n'est le regarder ? Son regard survola la pièce avant de se poser sur sa main où quelques gouttes de sang gouttaient le long de ses doigts. La colère l'avait tant assaillit que ses ongles avaient meurtrit sa peau et la douleur qui avait marqué son coeur avait anesthésié ses paumes. Quelle importance ? Ses doigts se dressèrent légèrement et, lentement, il redressa le visage, posant le regard sur le dos de l'adolescent qui refusait de lui répondre. Ce qu'il s'apprêtait à faire ne l'aiderait probablement pas à retenir le rouge et or, mais pourrait-il, au moins, évacuer le trop plein d'émotions qui le submergeait progressivement. En quelques enjambées, il se retrouva au coté de Noam auquel il assena un puissant coup de poing en pleine mâchoire. Un geste bref mais dur qui fit craquer ses phalanges douloureusement.

    ANDREW_ « Ça, c'était pour te faire réfléchir et... »

    Le serpentard poussa le rouge et or violemment, le projetant littérallement à terre. Après quoi, sans ajouter quoi que ce soit, il agrippa son visage, ses doigts s'enfonçant à nouveau dans ses joues tandis qu'il se penchait vers lui, manquant de s'installer à califourchon sur son corps. Ses doigts se crispèrent sur son visage, meurtrissant sa peau alors que le sang marquait ses joues. Au moins garderait-il un souvenir mémorable de cette nuit. Du sang sur ses joues, un hématome au visage et... La caresse de ses lèvres en guise d'excuses. Pour cause, l'adolescent avait continué de se rapprocher, détachant progressivement ses doigts jusqu'à ce qu'ils eussent quitter son visage. Sa main se posa alors sur sa joue, effleurant sa peau tandis que ses lèvres cueillaient les siennes le temps d'un chaste baiser. Sa tâche accomplie, Andrew se recula et, les lèvres toujours contre les siennes, il murmura :

    ANDREW_ « Ceci, c'était pour me faire pardonner... »

    Sa voix était redevenue calme, presque douce, tandis qu'il se redressait, un vague sourire aux lèvres. Il regrettait la violence de ses gestes, certes, mais il voulait que Noam réfléchisse sérieusement à cette soirée et qu'elle était le meilleure moyen que de marquer cette nuit de manière peut-être un peu trop brusque ? Non, à vrai dire il ne regrettait rien. Dès l'instant où Noam réfléchissait, alors le reste n'avait plus d'importance. Peut-être aurait-il quelques regrets si il voyait un hématome sur son visage, mais rien de plus. Il avait agit pour son bien. Ou, peut-être, avait-il agit pour leur bien à tout les deux, en fin de compte ?
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Noam S. Dickson

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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mer 18 Mar - 7:56


    Les mots sont parfois difficiles à prononcer, en particulier lorsque l’on doit se convaincre de leur véracité. Ils n’ont rien de réels et pourtant ils doivent en donner l’illusion, afin de masquer les apparences. Cependant, ils portent alors un nom qui leur donne le mauvais rôle, un nom que l’on dissimule : le mensonge. Noam n’avait pas pensé le moindre mot qu’il avait prononcé, il avait clairement menti et il n’en éprouvait pas le moindre remord. Cela n’avait tout de même pas été aussi facile qu’il voulait bien le laisser croire, derrière la neutralité de son timbre et la distance qui perçait dans sa voix, il y avait une multitude de doutes qu’il s’évertuait à dissimuler. Comment aurait-il pu dire qu’il ne voyait pas cette nuit comme une simple histoire d’un soir et qu’au fond il voulait le revoir ? Non, ces mots sonnaient faux dans une bouche comme la sienne, ce n’était pas son genre de désirer la présence de quelqu’un, de désirer son corps et uniquement le sien, quitte à en oublier tous les autres. Céder à une telle impulsion ne pourrait que le mener à sa perte, et le mensonge était donc indispensable pour mettre à nouveau de la distance entre Andrew et lui. Le serpentard devait croire qu’il n’était qu’un amant comme un autre, il devait lui en vouloir pour l’oublier plus rapidement.

    Enfilant distraitement ses vêtements, Noam essayait vainement de mettre de l’ordre dans ses pensées. Il espérait que ses paroles avaient atteint leur but car de son côté, même si il ne laissait rien paraître, il avait du mal à se convaincre lui-même. En effet, alors que son corps et son âme ne désiraient qu’une seule chose, rester à proximité d’Andrew, son esprit et sa raison, quant à eux, lui criaient de fuir le plus loin possible du serpentard et de l’éviter aussi longtemps qu’il le pourrait. Ces derniers lui donnaient le conseil le plus raisonnable, il en était conscient, cela lui permettrait de se protéger, mais comment pouvait-il ignorer les désirs de cette autre partie de lui même ? Il tentait de se concentrer uniquement sur la voix qui lui intimait de rester distant, mais en parallèle il devait se battre pour faire taire celle qui lui rappelait sournoisement tout ce qu’il avait ressentit cette nuit là. De la douceur de la peau de son amant, à la chaleur de son corps, en passant par toutes ses sensations décuplées par un simple contact, une simple caresse ; elle n’omettait rien, lui rappelant tout comme si elle cherchait à le torturer. En apparence, son visage n’avait pas changé, toujours impassible, indifférent, un masque parfait, et pourtant, intérieurement il se battait pour oublier jusqu’à la douce saveur des lèvres d’Andrew, effleurant les siennes.

    Alors que Noam s’égarait dans les méandres de son esprit, Andrew était immobile derrière lui et le gryffondor pouvait sentir son regard, comme une brûlure qui lui consumerait le dos. Sans avoir besoin de se retourner, il devinait sans mal qu’il lui aurait été difficile de soutenir le regard sombre de son amant. Les prunelles dans lesquelles il s’était plongé à plusieurs reprises au cours de la nuit, devaient à présent crier toute la haine que le jeune homme ressentait à son égard. Au fond, il n’en méritait pas moins puisqu’il l’avait volontairement rejeté avant même qu’il n’ait pu esquisser le moindre geste, ou prononcer le moindre mot. Cela faisait tout simplement parti de son plan pour se protéger ; il voulait devenir détestable afin de maintenir une certaine distance entre eux, sans qu’Andrew n’ait envie de tenter un quelconque rapprochement. Bien sûr, il ne pouvait nier que cela ne le laissait pas indifférent d’être détesté par l’unique personne ayant réussi à lui faire oublier ses principes le temps d'une nuit. A part Adam, personne n’avait jamais été capable d’affaiblir sa carapace de cette façon. Cependant, le serpentard n’en avait pas conscience et c’était mieux ainsi, cela ne devait pas changer, sinon la faille qu’il avait ouverte, ne ferait que s’agrandir jusqu’à ce que le gryffondor se retrouve sans défense. Il ne pouvait laisser les choses évoluer de la sorte, c’était bien trop dangereux… Voilà pourquoi il agissait ainsi, pourquoi il avait choisi de mentir, évitant le regard de son amant comme si ses prunelles avaient été capable de le détruire. Peut-être en étaient-elles capable en fin de compte. Peut-être que ce qu’il aurait pu lire dans son regard aurait eu le pouvoir de changer quelque chose et cela l’effrayait assez pour l’encourager dans sa lâcheté.

    ANDREW . « - Pourquoi ne répéterais-tu pas ces mots en croisant mon regard, Noam ? »


    Les paroles d’Andrew brisèrent froidement le silence qui s’était installé entre eux. Elles lui glacèrent le sang tandis qu’il se figeait instantanément. Pourquoi avait-il dit cela en lui tournant le dos ? Parce qu’il craignait que sa voix ne trahisse ses doutes si il croisait son regard. Parce qu’il n’avait pas le droit à l’erreur. Parce que si le serpentard découvrait que tout ceci n’était que la moitié d’une vérité, la moitié d’un mensonge, le désir raisonnable que lui dictait son cerveau et qu’il rejetait intérieurement de toute son âme… si il venait à découvrir tout ça, alors il ne le laisserait pas s’enfuir. Cette idée était aussi effrayante qu’attirante ; un mélange qui lui donnait presque le vertige. Figé, il avait cessé de s’habiller comme si il était devenu incapable de faire le moindre geste. Pourtant, il avait presque terminé, il ne restait plus que son tee-shirt qui gisait à ses pieds, attendant d’être ramassé. Mais il n’en fit rien, il ne bougea pas d’un seul centimètre. Peut-être que ses dernières forces s’étaient envolées, se dissolvant dans l’air de la bibliothèque en même temps que les paroles d’Andrew. Non, son corps allait bien, le problème se trouvait ailleurs, invisible il se cachait au cœur même de son être. Soudain, il se sentait vide, il n’en pouvait plus d’hésiter, de lutter, de mentir. Cependant, avait-il vraiment le choix ? Il ne pouvait pas rester inactif éternellement, il devait continuer à rester insensible et partir avant que tout ça ne prenne des proportions démesurées.

    Un mouvement rapide le sortit brusquement de sa torpeur. Andrew avait réduit l’espace qui les séparait, en quelques enjambées et il se trouvait à présent à ses côtés. Surpris, Noam leva un instant les yeux vers son amant et un court instant, son regard croisa le sien. Ce qu’il vit alors lui confirma ce qu’il avait craint : les prunelles du serpentard étaient animées par la colère. Néanmoins, il n’eut pas le loisir de se demander comment il allait bien pouvoir soutenir le feu qui brûlait dans les yeux d’Andrew, sans ciller, sans faiblir. En effet, il n’eut pas le temps de penser à quoi que ce soit avant que le poing de son amant ne s’écrase violemment sur sa mâchoire. La douleur s’empara instantanément de son visage, de façon si cuisante qu’elle réussit à détourner son esprit des pensées qui le torturaient. Les doutes, le combat qui se déroulait dans son esprit, tout ça semblait avoir disparu, laissant place à une colère sourde qui inhibait toute autre émotion. Pourquoi se laissait-il à nouveau dominer par son péché le plus virulent ? Après tout, il avait volontairement attisé la haine du jeune homme afin de l’éloigner, par conséquent le coup de poing qu’il venait de lui administrer était une bonne chose, non ? Cela voulait dire que ses paroles avaient atteint leur but, et que grâce à elles Andrew lui en voulait. Pourtant, il n’arrivait pas à voir les choses de cette façon… la colère s’éveillait en lui et il ne pouvait pas la retenir. Le serpentard l’avait frappé et il lui en voulait. Pour quelles raisons ? Parce que cela avait touché son ego, parce qu’il se sentait rejeté à son tour, ou pour une raison plus obscure encore, qu’il n’osait même pas imaginer ? Au fond, la raison lui importait peu, car à présent sa propre colère faisait écho à celle qu’il avait vu briller dans les yeux de son amant.

    ANDREW . « - Ça, c'était pour te faire réfléchir et... »


    Les paroles d’Andrew se perdirent dans l’esprit troublé du gryffondor. Pourquoi voulait-il le faire réfléchir ? Parce qu’il n’avait pas apprécié son comportement ? Espérait-il que la violence du coup lui remettrait les idées en place ? Les questions se bousculèrent brièvement dans son esprit, tandis que sa main frottait distraitement sa mâchoire endolorie. La douleur ne l’aidait pas à réfléchir, loin de là, elle attirait insidieusement son attention, lui prouvant que son amant pouvait le marquer de bien des façons. Au fond, il l’avait dans la peau, jusque dans la douleur qui attisait sa colère, et bien qu’il ait conscience que ce sentiment soit des plus malsains, il ne pouvait le chasser. Cela le figeait malgré la rage qui animait son regard, et lorsque le serpentard le poussa violemment, Noam n’esquissa pas le moindre mouvement pour l’en empêcher, ou encore pour se rattraper dans sa chute. Son corps s’écrasa alors lourdement sur le sol de la bibliothèque et avant qu’il n’ait eu le temps de reprendre ses esprits, le vert et argent s’était déjà emparé de son visage, enfonçant douloureusement ses doigts dans sa joue déjà meurtrie. Soudain, une odeur de sang effleura ses narines. D’où provenait-elle ? Il n’avait senti aucune trace de sang lorsqu’il avait touché sa mâchoire, par conséquent il était presque certain que cette blessure ne lui appartenait pas. Comment Andrew s’était-il blessé ? Le gryffondor chercha vainement une réponse, mais il était incapable de réfléchir alors que le visage de son amant continuait à se rapprocher lentement du sien. Pendant ce temps, les doigts de l’adolescent libérèrent lentement son visage, préférant se poser délicatement sur sa joue qui accueillit cette caresse avec plaisir. Pourtant, le rouge et or était incapable de se concentrer sur cette main qui effleurait sa peau endolorie, il ne pensait plus qu’au visage du serpentard qui se trouvait, à présent, si près du sien que ses lèvres vinrent frôler les siennes comme une douce torture. Immédiatement, leurs bouches se lièrent dans un baiser léger mais pas moins intense. Cependant, les lèvres de son amant abandonnèrent les siennes, bien trop rapidement à son goût, même si il n’en laissa rien paraître. Il se contenta de rester immobile tandis que le souffle d’Andrew délivrait un dernier message contre ses lèvres.

    ANDREW . « - Ceci, c'était pour me faire pardonner... »


    Si sa mâchoire n’avait pas été contracté par la douleur et la colère, il aurait sûrement esquissé un sourire ironique. Certes, ce baiser avait fait son effet, lui faisant même oublier la douleur l’espace d’un instant, mais il n’effaçait pas la violence de son geste, ni l’impact que ce dernier avait eu sur lui. En effet, la douceur des lèvres de son amant n’avaient pas entièrement étouffé sa colère ; Elle bouillonnait encore dans ses veines et même le sourire du jeune homme n’arrivait pas à l’apaiser. Au contraire, ce dernier lui donnait plutôt l’impression que l’adolescent était satisfait de la douleur qu’il venait de lui infliger. Peut-être était-ce en partie vrai, du moins à première vue il ne semblait pas le regretter. Etait-ce pour cela que la colère du gryffondor ne voulait pas s’éteindre ? Parce qu’il aurait préféré qu’il ait des remords en voyant son visage tendu par la douleur ? Pourtant, ce n’était pas de la compassion qu’il avait recherché, non bien au contraire, il avait voulu l’éloigner… Et à présent, le fait qu’il ne se soucie pas de lui l’énervait ? Il n’y avait aucune logique dans son raisonnement, il fallait qu’il se reprenne en main au plus vite ; il était réellement en train de perdre pied. A cette idée, sa colère redoubla d’intensité. Tout cela était de sa faute. Ce serpentard avait embrouillé son esprit, c’était sournois et pour rien au monde, il ne fallait qu’il s’aperçoive qu’il parvenait à ses fins. D’un geste vif, Noam se redressa à son tour et sans prononcer un mot, se laissant simplement dominer par sa propre fureur, il empoigna fermement l’épaule d’Andrew. Ses doigts s’enfoncèrent dans la peau de l’adolescent, tandis qu’il le tenait d’une poigne de fer. Avait-il vraiment conscience de la douleur qu’il lui infligeait en l’agrippant aussi violemment ? Rien n’était moins sûr, il n’était plus vraiment lui-même lorsque la colère prenait le pas sur son impassibilité légendaire. A cet instant, son esprit n’était plus qu’un immense champs de bataille, trop longtemps divisé en deux camps qui avait finalement réussi à le rendre fou ; fou de rage. Son regard laissait entrevoir le chantier qui régnait à présent au sein même de son âme, tandis qu’il défiait celui de son amant. Brusquement, il le plaqua contre le mur, sans pour autant relâcher l’emprise que sa main exerçait sur son épaule. Ses prunelles affrontaient toujours férocement celle d’Andrew, lorsque son poing se leva vivement prêt à lui rendre la pareille…

    Dans un bruit sourd, le poing de Noam s'abattit violemment sur le mur en pierres de la bibliothèque, à quelques centimètres du visage du serpentard. Une douleur vive traversa alors instantanément sa main, le faisant grimacer tandis qu'il ramenait instinctivement son bras contre son corps. Fermant un instant les yeux, il essaya de maîtriser les sensations douloureuses qui l'assaillaient, comme si une multitude de petites lames s'étaient insinuées dans sa main. Cependant, cette nouvelle douleur, qui s'ajoutait à la précédente, eut l'avantage de la ramener dans la réalité et lorsqu'il ouvrit les yeux, il retira immédiatement sa main de l'épaule d'Andrew, qui garderait quelques temps la marque de son impulsivité. Pourtant, cela restait infime par rapport à ce qu'il lui aurait infligé si son poing s'était écrasé sur son beau visage, au lieu de lui préférer le mur. Reportant son attention sur sa main, il vit que le sang commençait déjà à perler sur ses articulations douloureuses. A première vue, il n'avait rien de cassé, mais cela risquait de le faire souffrir encore quelques temps. Néanmoins, il aurait été capable de supporter une souffrance bien plus grande si seulement cela lui avait permis d'être libéré de tous ces sentiments contradictoires qui l'assaillaient encore, au-delà du voile de la douleur. Un espoir bien utopique sur lequel il ne pouvait décemment pas compter, son combat ne le quitterait pas avant qu'il l'ait réglé une bonne fois pour toute et pour cela il devait réussir à s'éloigner d'Andrew avant d'en être définitivement incapable. Serrant toujours son bras blessé contre son torse, il plongea son regard dans celui du serpentard.

    NOAM . « - Sache que je n’ai pas besoin que tu me frappes pour réfléchir… J’ai déjà réfléchit et je sais ce que je dois faire…»

_________________

« Mes blessures
me rassurent,
Je suis humain par
delà les ratures»

-Psykup-


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MessageSujet: Re: « Strange Day » |Pv|   Mer 18 Mar - 7:56


    C’était en partie vrai, il avait déjà pris sa décision et bien que la réaction d’Andrew n’avait fait qu’augmenter le trouble qui se trouvait déjà dans son esprit, il continuait quand même à s’accrocher à sa première résolution. Celle qui consistait à s’éloigner avant que les choses n’aillent plus loin. Pourtant, il était loin d’être aussi sûr de lui qu’il le laissait croire. En effet, sa voix ne laissait entrevoir que la douleur causée par ses blessures, mais qu’en était-il de ses souffrances psychiques ? Elles continuaient à le torturer et même si il avait l’espoir de les faire taire en choisissant de fuir, il n’en avait pas la moindre certitude. Cependant, il prenait le risque ; cela valait mieux que de devoir déclarer forfait sans avoir essayé, même si pour cela il devait ignorer l’attirance qu’il ressentait. Cette dernière était devenue plus intense au cours de la nuit et, il ne pouvait nier qu’il n’avait jamais rien connu de semblable, c’était si enivrant, si intense… mais si dangereux. Son apparence pitoyable n’en était qu’une preuve physique, ce n’était que des blessures, un peu de sang ; intérieurement, c’était bien pire, il ne restait de son esprit qu’un vulgaire champ de bataille dans lequel il était bien incapable de mettre de l’ordre. Ses pensées s’entremêlaient dans sa tête, devenant de moins en moins précises au fil du temps, comme si il perdait progressivement sa capacité de discernement. Une raison supplémentaire de ne pas s’attarder plus longtemps.

    De sa main valide, Noam caressa doucement l'épaule de son amant, avant de laisser ses doigts se glisser derrière la nuque du jeune homme. Il aurait aimé que leur relation se limite à ces gestes simples, doux. Cependant, il ne pouvait pas se laisser aller de la sorte et ignorer les avertissements que lui murmurait sa conscience. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait et il était certain que si il restait trop longtemps près du serpentard, cette envie risquait de prendre le dessus sur toutes les autres. Mais il ne pouvait pas se le permettre, il n'en avait pas la force, il se murait inconsciemment simplement derrière son armure, fermant son coeur afin de le protéger d'éventuelles souffrances. Ces dernières représentaient un risque qu'il ne fallait pas oublier lorsque l'on décidait de s'attacher à une personne, quel que soit le lien que l'on choisissait de tisser. Par conséquent, Noam avait également très peu d'amis, mais là, il n'était plus question d'amitié, il n'en avait jamais été question entre les deux adolescents, l'attirance avait été bien trop évidente dès le départ pour que leur lien puisse être inoffensif. C'était pour cela qu'il l'avait fuit dès les premiers instants, parce que le risque qu'il ne s'attache à Andrew était bien trop important. Néanmoins, il avait été faible, il avait cédé une fois, pour une nuit, et c'était sûrement une fois de trop, il savait qu'il risquait de le regretter. Même si il réussissait à partir, à l'éviter, parviendrait-il complètement à guérir ? Pourrait-il oublier cette attirance qui se transformait sournoisement en obsession ? Rien n'était moins sûr. Alors pourquoi n'était-il pas effrayé à l'idée de laisser son visage se rapprocher doucement de celui du serpentard. Ils étaient si proches à présent que leurs lèvres auraient presque pu se frôler, si ils n'avaient pas été si immobiles.

    NOAM . « - Je n’ai pas non plus besoin que tu tentes de m’amadouer de cette façon afin d’acquérir mon pardon… »

    Les mots glissèrent dans un souffle qui vint délicatement effleurer les lèvres d’Andrew, tandis que Noam parcourait d’un geste vif la distance infime qui les séparait encore. Le baiser qu’ils échangèrent alors, n’avait rien en commun avec celui qu’il lui avait donné quelques instants plus tôt. L’un avait été aussi doux et léger qu’une caresse, tandis que l’autre était habité par une fougue et une rage qui ne laissait pas beaucoup d’indice sur les intentions du gryffondor. Que signifiaient ses paroles, ce baiser ? Cela voulait-il dire qu’il lui aurait pardonné de toute façon, ou au contraire que quoi qu’il fasse il ne comptait pas lui pardonner son geste ? Il avait volontairement laissé le doutes s’insinuer dans ses mots, afin de masquer ce qu’il ressentait vraiment. En apparence, ses paroles lui permettaient de se montrer à nouveau distant, alors qu’au fond il avait tristement conscience qu’il n’aurait pas été capable de lui en vouloir. Pas seulement parce qu’il l’avait provoqué et qu’il avait donc mérité la contrepartie, mais aussi parce qu’il avait trop attendu avant de rejeter son amant et qu’il était déjà lié à lui d’une façon indescriptible. Et ce lien, il devait le fuir. A tout prix. Il s’y préparait, il savait qu’il allait partir, qu’il allait devoir l’éviter comme au premier jour. Cependant, avant il voulait profiter une dernière fois de son odeur, de la caresse de ses lèvres, de la chaleur de sa présence. Tout cela, il le capturait une dernière fois. Dans un dernier baiser. Alors que sa langue allait avidement chercher celle du serpentard, il se fondit dans les sensations qui l’envahissaient, oubliant l’espace d’une minute qu’il devrait renoncer à tout ça, pour se protéger. Renoncer à ce qui lui avait permis de se sentir si bien le temps d’une nuit, afin de ne pas souffrir à nouveau par la suite.

    Abandonnant les lèvres d’Andrew, à regret, Noam s’éloigna lentement. Sa main libéra également la nuque du serpentard, tandis que son regard s’accrochait légèrement à ses prunelles sombres. Etrangement, il avait le sentiment de graver cet instant dans sa mémoire, comme si c’était la dernière fois qu’ils se voyaient. Ce qui n’était évidemment pas le cas puisqu’il fréquentait la même école, la même année, et pourtant, il ne fallait plus qu’il se retrouve aussi proche de lui à l’avenir. Allait-il réussir à suivre cette résolution ? Il l’espérait, c’était primordial, mais cela allait être difficile, bien plus qu’il n’osait se l’avouer. Néanmoins, il n’avait pas d’autres choix, il le savait et c’était pour cette raison, qu’il devait partir. Maintenant. Sans plus attendre, il ramassa son tee-shirt et son sac, puis il s’éloigna sans se retourner. Les premiers pas furent lents et méthodiques, ils devaient gagner en assurance et ils y parvinrent enfin lorsque l’ombre du gryffondor passa la porte de la bibliothèque. Ils le guidèrent ensuite à travers les étages, qu’il grimpait d’un air absent. Son corps, malgré la fatigue, évoluait avec aisance le long des marches, mais son esprit, lui, était ailleurs. Il était resté à la bibliothèque, refusant de quitter ce lieu où il s’était senti si vivant, pour la première fois. Noam n’était plus qu’une coquille vide, assaillit par les doutes, par ses désirs frustrés d’être ainsi ignorés. Cependant, il ne faisait rien pour s’éveiller de sa léthargie, il ne souhaitait pas reprendre pieds, pas même pour tenter de faire taire les protestations de son âme, de son corps qui réclamait déjà la présence du serpentard. Les pauvres, ils n’avaient pas fini de se plaindre, car ils n’obtiendraient pas gain de cause. A présent, le gryffondor était parvenu à suivre de nouveau sa raison, qui semblait satisfaite de la situation et qui le lui prouvait en le laissant baigner dans un agréable sentiment de sécurité. Mais à quel prix ? Se sentait-il vraiment à l’abri ? En tout cas, une chose était sûre, il n’était pas à l’abri de ce manque qui lui tiraillait déjà les entrailles. Ce manque qui allait devenir son nouvel ennemi, celui qu’il allait désormais devoir combattre afin de retrouver un semblant de paix.

    Lorsqu'il arriva devant le portrait qui gardait l'entrée de la salle commune des gryffondors, Noam s'arrêta un instant, quelque peu surpris d'être déjà parvenu au niveau de la tour. Un silence lourd et pesant, l'entourait de sa sinistre compagnie et même le tableau, d'ordinaire si bavard n'osait pas le biser. Le gryffondor ne trouvait pourtant pas le courage de s'en plaindre, il n'aspirait plus qu'à un repos bien mérité. Il avait beau savoir qu'il ne pourrait pas fermer l'oeil tant que son corps ne serait pas entièrement vidé de ses forces, il espérait pourtant qu'il aurait la possibilité de laisser le sommeil s'emparer de son âme endolorie. Ses pas le menèrent instinctivement à travers la salle commune, qui a cette heure là était aussi vide que le cerveau d'un troll. Cependant, Noam ne lui accorda pas le moindre regard, ce lieu si familier, lui paraissait presque étranger à cet instant. Ce fut donc sans hésitation qu'il s'engagea dans l'escalier étroit qui menait au dortoir des garçons. Discrètement, il s'immobilisa lentement devant l'une des portes, avant de l'entrouvrir avec douceur. Sur l'un des lits à baldaquin, un visage familier dormait paisiblement et l'espace d'un instant, il envia la sérénité qu'il pouvait lire sur ses traits détendus. Si il n'avait pas été trop épuisé pour supporter les questions de son jeune frère, il serait sûrement allé le rejoindre afin de ne pas se retrouver totalement seul face à ses propres tourments. Néanmoins, il n'avait pas la force d'insister pour que Killian le laisse se reposer avant de chercher à savoir comment il avait bien pu se blesser de cette façon en plein milieu de la nuit. Il se contenta donc de refermer la porte et de rejoindre son propre dortoir quelques marches plus haut.

    Allongé sur son lit, le regard rivé sur le plafond, Noam était incapable de trouver le sommeil réparateur donc il avait tant besoin. Même la douleur qui lui brûlait le visage et la main, semblait lui rappeler sournoisement pourquoi il ne pouvait pas trouver le repos. C’était son souvenir, celui d’Andrew, qui le hantait comme si il voulait déjà le faire douter de son choix. Pourtant, il ne pouvait pas revenir en arrière, cela ne l’apaiserait qu’un court lapse de temps, avant que la douleur ne soit décuplée. Il était donc préférant qu’il s’en accommode tant que ça restait supportable, tant que leur lien était encore assez fragile pour être facilement brisé. Sa main vint distraitement se poser sur les suçons qui ornaient son cou. Etait-il en train de se voiler la face ? Avait-il encore la force d’oublier Andrew ou essayait-il uniquement de s’en convaincre ? A vrai dire, il ne savait plus vraiment où se trouvait la réalité. Tout cela était tellement différent pour lui, il ne savait pas quoi en penser, ses pensées n’étaient plus vraiment claires et cela n’était pas seulement du à la fatigue. En effet, il avait découvert beaucoup de choses cette nuit là, autant au niveau de ses ressentis, qu’au sein même de sa propre personnalité. Il pouvait être différent, tout pouvait être différent. La carapace derrière laquelle il se protégeait n’était pas infaillible et il pouvait se retrouver exposé à la seule chose qui l’effrayait vraiment ; du moins Andrew avait le pouvoir d’ébranler ses convictions, de le faire douter. Il devait l’éviter, il devait le fuir, lui, son obsession, son dilemme, son amant, le seul être qui représentait un danger réel vis à vis de son engagement : celui qu’il avait renouvelé sur la tombe d’Adam, et dans lequel il se promettait de ne plus jamais s’attacher à qui que ce soit.

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