Hogwarts :: La Malédiction de Faust.
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 I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski

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Ashtray Coma

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MessageSujet: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Sam 24 Jan - 1:03

I knew there was a hole in the plot.


Découvrez Yann Tiersen!

________________


Ashtray Coma et la claustrophobie, Ashtray Coma et l'amour de la nature, Ashtray Coma et les rêves de plaines à perte d'horizon. Que des conneries. Ashtray aimait juste les jours de grand vent, à la frontière entre le début d'averse et la tempête orageuse. La sensation de l'alizé sur ses joues rosies, des mèches de cheveux lui volant devant les yeux, lui fouettant le visage, et surtout la liberté, celle d'être dehors, pas vraiment parée pour le froid mordant de janvier, la liberté d'être malade si l'envie lui prenait, celle de se balader dans les allées du Parc en silence, ces libertés avaient un goût de Paradis. Ni perdu, ni interdit, juste offert sans qu'elle se comprenne bien pourquoi. Elle ne méritait pas vraiment ce genre de cadeaux de la vie.
La jeune Irlandaise ressassait dans sa tête les multiples conneries qu'elle avait perpétuées au cours de sa petite existence, jusqu'à la dernière en date. Pourquoi n'avait-elle pas brûlé cette putain de lettre avant de l'envoyer? Pourquoi ne l'avait-elle pas relue? Elle se serait évité bon nombre de regrets, de réflexions stupides, d'auto-sermonts qui ne menaient nulle part, même pas au bout de l'allée car elle s'arrêtait souvent pour envisager deux options: se jeter la tête la première dans le lac, lestée avec des poids, ou tenter de se fracasser la tête contre un mur, comme elle savait si bien le faire. Elle n'était manifestement pas douée pour les relations humaines, bon, elle le savait depuis pas mal de temps déjà, mais elle venait de se rendre compte que quand elle essayait d'être sincère, de ne plus se cacher derrière une carapace de sarcasme qui lui allait pourtant bien, elle avait la sensation de se ridiculiser, de dire n'importe quoi, d'être fausse aux yeux de ceux qui croyaient la connaître. En soi, cela ne gênait pas vraiment pour ce qu'elle venait de faire. Son grand-père ne la connaissait pas. Pourtant elle avait l'impression que quelque chose n'irait pas, maintenant que le hibou était parti. Ca ne pouvait pas marcher comme elle l'avait souhaité. Ca faisait pourtant pas mal de temps qu'elle avait envoyé la lettre, et comme prévu, aucune réponse ne lui avait été retournée. Elle ne pouvait forcer personne. Aurait-elle voulu un retour? Elle n'en savait rien, rien du tout. La jeune femme se noyait dans le flou artistique, rien ne semblait plus normal.

L'errance ne réussissait jamais à Ashtray. Il arrivait toujours un moment où la mélancolie de la scène la subjuguait et c'était comme si elle sortait de son propre corps, s'observant elle-même et se trouvant souvent pathétique. Alors elle s'asseyait. Ce moment arriva, et elle trouva un banc, peut-être était-il tombé là par hasard pour soutenir sa lourde carcasse. Elle était d'une humeur massacrante. Heureusement, le temps devait bien dissuader les boulets de s'aventurer au dehors, et elle avait l'impression d'être seule au monde. Douce sensation, personne ne pouvait plus la juger, si toutefois on l'osait encore. La solitude avait du bon. Parfois.
Cependant, le souvenir de ses mots, gravés sur le papier comme dans la roche dure de son coeur, ces supplications pour comprendre mieux pourquoi elle était qui elle était, en remontant par les ramures sinueuses de l'arbre généalogique, lui écorchaient la mémoire et elle aurait bien aimé une Pensine pour se défaire de tout ce qui pouvait lui rappeler qu'elle était faible. Ca n'était pas vraiment le moment de se mettre en colère: seule elle était bien plus dangereuse pour elle-même. Pas question. Elle se terrait donc dans la simple mélancolie, sans oser traverser les frontières de la rancoeur contre elle-même, le danger était tentant mais elle devait l'éviter. Ashtray Coma était assise sur un banc dans le Parc d'Hogwarts, sans aucune idée de comment elle allait se tirer de ce merdier. Si un quelconque dieu existait là-haut:
« Ayez la bienveillance envers une impie comme moi de me montrer comment m'éviter une noyade volontaire qu'on qualifierait de suicide, une réponse sèche me prouvant que mon grand-père est responsable de ce que je suis, ou pas de réponse du tout. Une erreur. J'ai fait une erreur. » Y existait-il quelque part la rédemption pour cette folle furieuse? Ashtray shoota dans un caillou, observa ses pointes de pieds, ses jambes, ses mains enfoncées dans les poches de son léger sweatshirt et repoussa une mèche couleur ébène qui lui obscurcissait la vue. Qu'allait-elle faire?
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Sebastian Perskovski

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MessageSujet: Re: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Sam 24 Jan - 21:56

    Sebastian avait reçu un mois plus tôt une lettre qui ne lui était pas adréssée, en réalité il avait reçu cette lettre par accident, un accident stupide. Il marchait dans le parc quand deux oiseaux passèrent au-dessus de sa tête, reconnaissant sa bestiole il avait porté deux doigts à ses lèvres et siffler, un sifflement strident qui brisait le silence de la plaine herbeuse de Poudlard... Il avait vu son amie venir avec satisfaction et elle se posa avec autant de délicatesse qu'un ourse brun sur son bras et hulula de bonheurs, elle passait déjà tous son temps avec lui, mais elle était toujours heureuse de voir son maître la bestiole... Il avait alors eu la surprise de voir un autre oiseau venir vers lui avec une lettre et refuser de repartir, lui donnant la lettre à lui...
    >_< Le jeune Russe avait grogné longtemps après l'oiseau mais avait fini par ouvrir la lettre et ne connaissant pas le prénom de celle qui avait envoyé cette lettre il ne put lui remettre... Il avait donc laissé le temps passé sans la chercher après tout dans sa lettre elle signifiait qu'elle ne serait pas étonnée de ne pas recevoir de réponse...
    Sebastian n'aurait donc jamais rendue cette lettre si la veille il n'avait pas découvert qui était cette Ashtray... Une jolie brune au visage de poupée, au teint blafard, à la démarche pas trop pataude... Une femme d'une rare beauté dans un monde vulgaire comme l'Angleterre... En la voyant passer près de lui il avait laissé son regard trainer sur elle, un regard différent de celui des autres... Là où les autres avait un regard pervers, immonde, lui avait posé sur elle un regard de curiosité, d'intérêt. Ce qui le fascinât fut les longues boucles sombres de la jeune filles sur un visage si différent, un regard si froid... Il avait admiré quelques secondes plus tard les sarcasmes et les brûtalités de la jeune femme qui perdit presque immédiatement tout intérêt... Encore une jeune fille pensant que la brutalité, la perfidie doit être aussi voyante pour faire mal, encore une qui ne sait pas manier la langue, les mots... Idiote petite gamine... Idiote Anglaise, heureusement que quelques jeunes méritaient un certain intérêt sinon il aurait été bien seul...
    En voyant son regard suivre la jeune fille l'un de ses compagnons d'école lui avait murmuré un : « C'est la fille Coma, Ashtray qu'elle s'appelle. Elle est belle et fortuné, celui qui l'aura va devenir bien riche... ». Il n'avait reçu en remerciement qu'une phrase presque murmuré. Si tu voyais comme moi comme sa façon d'être la rend fade... Il avait ensuite regardé son camarade et était entré en cours en sachant qu'il allait devoir lui rendre sa lettre, maintenant qu'il savait qui elle était, il n'avait plus d'excuse pour ne pas lui rendre... Il laissa la journée passer sans plus s'en occuper et oublia presque l'existence d'Ashtray comme il avait oublié durant presque un mois l'existence de cette lettre qui lui servait de marque page dans l'un de ses nombreux manuels. Cependant, au diner il l'aperçut dans la tête des élèves bleus et bronze et dû accepter qu'il devrait aller lui donner sa lettre, il préférait lui donner un jour où il la verrait seule...
    Le lendemain matin il la récupéra et la glissa dans son livre de Magie russe qu'il était en train de lire et décida de partir en cours négligeant, comme souvent de prendre une cape d'Hivers comme les Anglais, négligeant d'enfiler des manches longues, gardant sa chemise d'été... Il laissa ainsi passé la journée et oublia la lettre...

    Ce qui l'amena donc si près d'Ashtray ? Oh, son dernier cours fut ennuyeux à mourir et donc avant de diner il se changea, troquant son pantalon droit contre un jean et sa chemise contre un haut rouge sombre déchiré sur une épaule et de trois grande griffures dans le dos, quelques taches plus sombres indiquait qu'il y avait eu du sang... Un dessin fait d'une main adroite stylisait le vêtement qu'il portait malgré son état presque pitoyable. Il y avait longtemps qu'il ne s'occupait plus de la façon dont les autres allaient le percevoir et puis... L'élégance et l'impression de force impitoyable, de sadisme lui procurait un aura suffisement puissant pour que les emmerdeurs ne l'emmerde pas. Malgré l'état du haut il était bien fait et le portait avec une certaines classes. Il glissa la lettre dans sa poche pour le cas où il la croiserait, sa baguette fut camouflée et il prit une cape d'été qu'il garda plié sur son bras. Il remonta des entrailles du château pour sortir...

    Le vent, l'orage naissant le surpris quelques peu, mais les commencement de cette tempête l'obligèrent à fermer les yeux de bonheurs... Il enfila sa cape d'été sur ses épaules et descendit les marches assez rapidement... IL sauta les deux dernières et sentis l'herbe fraiche craquer sous ses pieds tandis qu'il laissait ses yeux noirs glisser sur le parc entamant une déambulation sans début ni fin... Il laissa ses pas le mener à un bout du parc sans vraiment s'en rendre compte. Les mains dans les poches ses pensées étaient dirigés vers la Russie, splendide Russie... Il sentit alors quelques choses fendre l'air et recula le haut du corps par réflexe évitant ainsi un caillou lancé avec une certaine force... Il suivi des yeux la trajectoire de l'objet qui attéri un peu plus loin et fit le chemin inverse pour voir à qui il appartenait...

      « Ainsi les jeunes Poudlardiennes sont-elles des adeptes des tentatives d'assassina qui échoues... »

    Sa phrase chaude, suave était empreint de cet accent Russe si exotique, si délicieux, si parfait, si sensuel... Il venait de reconnaître Coma même à quatre mètres et tandis que le vent faisait voler ses cheveux d'ébène, sa cape corbeau, lui restait là impassible la fixant d'un regard sombre, indomptable, effrayant. Un regard qui a vu la mort, qui la donné et qui n'a plus beaucoup de chose à apprendre... Sauf peut-être à venger sa mère contre la folie meurtrière d'un père adulé... Ou tuer par plaisir et sentir la vie couler entre des doigts avide de la sentir s'éteindre.
    Il resta de profil par rapport à elle regardant dans le lointains l'Orage s'approcher de plus en plus, l'attendant. Il l'invitait silencieusement à venir, à déchirer le ciel de Grande Bretagne bien trop calme, bien trop doux, bien trop chaud... Il avait besoin de la violence des zébrurent blanches qui abimeraientt le ciel, il avait besoin de cette violence de mère nature pour réfléchir, pour comprendre... La pluie le laverait de ses 'péchés' et il se sentirait apaisé, reposé, calme...
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Ashtray Coma

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MessageSujet: Re: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Lun 26 Jan - 19:55

Ashtray avait beau se croire seule au monde, il viendrait bien l'intrus qui lui gâcherait ce moment de poésie. La jeune femme avait toujours perçu un sens différent au mot "poésie" que celui donné arbitrairement par le dictionnaire. Elle incluait dans le poétique tout ce qui pouvait provoquer un sentiment, une émotion, que ce soit du mépris ou de l'admiration. Assise sur le dossier d'un banc qui menaçait de céder sous son poids, Ashtray s'auscultait et se savait pathétique. Si elle adorait le ciel plombé et l'orage qui se profilait, c'était parce que c'était les seuls moments où elle avait un regard objectif sur elle, du moins le pensait-elle, et aussi les seuls moments où elle s'autorisait à virer l'armure de granit et de glace qui l'entourait, la protégeait et la tenait debout. C'était tellement fatigant de faire semblant... Alors c'était le pied, la Grande-Bretagne, où il pleuvait excessivement souvent, elle avait de nombreuses occasions de se décevoir elle-même. Elle adorait se rendre compte qu'elle se faisait pitié, car cela lui prouvait qu'elle était un tant soit peu humaine.

S'il y avait un instant où Ashtray Coma aurait le moins aimé être dérangée, c'était celui-là. Là, cette seconde, cet instant présent qu'elle volait à son sarcasme habituel, ce sursis sur une vie de masque et de fausse force. Mais il y avait bien longtemps que la jeune Anglaise s'était rendu compte que le Ciel ne serait pas clément avec elle trop longtemps, il y avait une loi quelque part qui disait qu'Ashtray devrait assumer jusqu'au bout. Même pas la possibilité de se suicider, pour sûr qu'elle se raterait, car si Dieu existait, il devait forcément veiller à ce qu'elle fasse son temps. Comme à l'armée. A la vie comme à la guerre, et peut-être finirait-elle par trouver la force d'accepter à plein temps. Pour l'instant, juste les jours pluvieux.

Perdue dans ses pensées, Ashtray ne voyait rien ni personne arriver. Elle sentit Incertitude glisser au sol et passer entre ses chevilles, tentant vainement de la réconforter. Cette boule de poils pouvait bien, cette fois, essayer, la mélancolie s'était installée et la Ravenclaw la gardait contre elle comme un trésor. Incertitude miaulait plaintivement.
Incertitude ne miaulait jamais plaintivement. Il y avait donc forcément un élément perturbateur. Ashtray émergea lascivement de ses dérivations mentales et entendit alors quelqu'un parler. Elle ne comprit d'abord pas grand chose, car la voix était profonde, suave, et comportait aussi un accent étrange, sans compter qu'une fois habituée, mariée au silence, la jeune femme refusait inconsciemment de divorcer, c'était trop de travail le bruit. Finalement son pauvre cerveau décoda ce que l'intrus disait. C'était emprunt de cynisle. Ashtray n'avait pas besoin de ça.

    Ainsi les jeunes Poudlardiennes sont-elles des adeptes des tentatives d'assassinat qui échouent...
Tourna la tête. Qui donc sur cette Terre avait une voix si étrange? A vrai dire, l'Irlandaise n'écoutait pas souvent les gens parler, elle s'imprégnait du sens de leurs paroles sans avoir à surmonter la difficulté d'entendre le timbre des voix. Cette fois c'était différent. Le léger accent lui rappelait quelque chose et si elle avait tourné la tête du bon côté, elle aurait eu moins de problèmes d'identification. Elle fit donc. Et Il n'était pas un parfait étranger pour elle. Ashtray pensait bien l'avoir déjà vu quelques fois mais surtout on avait beaucoup parlé de lui. Les midinette le trouvaient incroyablement sexy, et elle ne manquaient pas à Hogwarts. Il n'était pas d'ici, et ce pour une raison particulière: son père avait tué, et si on se plaisait à en croire les dires, lui aussi. Sebastian Perskovski. Un mystère complet pour Ashtray qui n'avait au moment présent aucune envie d'élucider quoi que ce soit. Le regard qu'Il ne posait pas sur elle en disait long et là-dessus Ashtray était plutôt contente de prêter une oreille distraite aux rumeurs. Sebastian méprisait les Anglais et apparemment tout ce qui y avait trait. La jeune femme se débarrassa de sa légère cape, révélant ses bras nus, et se leva.
Il la méprisait aussi, évidemment. Il devait en connaître tellement long sur la cruauté, la méchanceté, le mal, ce genre de choses, que s'il l'avait vue ne serait-ce qu'une seule fois à l'oeuvre, glaciale, intouchable et arrogante, il avait dû la trouver bien pathétique. Sauf que la Raven se moquait pas mal, elle savait, elle. Que si beaucoup de gens à Hogwarts s'ingéniaient à jouer à qui le plus méchant, qui le plus acerbe, elle, ne jouait qu'à celle qui se cachait le mieux. Et avec une pauvre fierté, une malsaine fierté qui naissait toujours au fond de son ventre, elle se savait gagner la palme haut la main. Alors lui, l'expatrié, pouvait bien lui dire tout ce qu'il avait en réserve à l'égard des Anglais, de leur fausse méchanceté, elle, était intouchable. D'abord parce qu'elle aimait à se répéter qu'elle était Irlandaise. La honte s'évanouissait.

Face au vent, ses longues boucles noires dans le dos, Ashtray ruminait l'apparition soudaine du Slytherin. Que pouvait-il bien lui vouloir. Ils ne s'étaient jamais adressé la parole, à sa connaissance, et pour tout avouer, une heure avant l'orage n'était pas le meilleur moment pour venir la défier à la joute verbale. Elle ne saurait pas se maîtriser et peut-être pour une fois elle avait plus peur pour elle que pour son adversaire, car physiquement, rien qu'avec ses poings, il était quelques douze fois plus fort qu'elle, et bien qu'il ne soit qu'en Cinquième année, Ashtray ne se leurrait pas: il venait de Durmstrang et était qualifié de "très doué" là-bas, ce qui voulait dire "dangereux" chez les Anglais. Elle n'avait en fait pas vraiment peur, et savait que quand elle aurait laissé la colère faire le travail elle n'aurait plus peur du tout, mais elle n'avait pas le droit de mourir. Aurait-elle le temps de demander à Sebastian de lui faire juste mal, de se contrôler? A voir... Où à elle de tout faire pour que ce moment n'arrive jamais.

    - Je ne te connais pas et je n'ai aucune raison d'avoir envie de te connaître. Dis-moi ce que tu as à me dire mais fais vite s'il te plaît. Je n'ai pas le temps d'écouter tes sarcasmes, j'ai un orage à voir éclater.
Un si bel orage à l'horizon... Ashtray voulait qu'il soit parti quand les premières gouttes tomberaient. Elle voulait le silence et la solitude pour seule compagnie quand elle pourrait enfin communier avec l'eau du ciel, le seul présent qu'il daignât lui faire. La pluie...
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Sebastian Perskovski

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MessageSujet: Re: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Lun 26 Jan - 23:08


    Le mouvement du chat entre les jambes de sa maîtresse captura pour un temps l'attention de Sebastian qui laissa ses sombres souvenirs l'envahir. Aussi loin qu'il se souvienne il avait toujours eu les chats en horreur... Pas qu'il en ai peur, non, il trouvait simplement que ces créatures n'étaient bonnes qu'à faire de gentil animaux de compagnie pour les femmes. Seuls les gros félins parvenaient à lui tirer cette idée de faiblesse de la tête et quelle idée, celle d'un cadavre, un chat crevé à cause d'un jeu d'enfant, d'un désir assouvit...
    Il reposa ensuite son regard aussi sombre que le ciel en cet instant, sur elle et ne la quitta plus des yeux. Elle avait répondu et d'une manière plus ou moins interessante, en tout cas, elle avait répondu et donc il était plus polis de la regarder même avec ce regard si intriguant et effrayant, même avec cette flamme de cruauté au fond des pupilles... Tandis qu'elle parlait il laissa doucement un sourire polis s'étirer sur ses lèvres pâles puis se transformer en un rictus mauvais avant que son visage, en quelques millièmes de secondes ne redevienne calme, serein, neutre et qu'il ne subsiste rien de son sourire d'une seconde à peine...
    Lui Sarcastiques ? Il n'avait fait qu'un brin d'humour ! Voyons, juste un peu d'humour dans un monde ou la vie est si grise... Si monotone, si ennuyeuse... Bon, d'accord, il s'était moquer gentiment d'elle, mais sans attentions bonne ou mauvaise au début, il lui avait juste signalé qu'elle avait faillit s'offrir un allé simple pour l'infirmerie en lançant ce caillou sans y penser... Oui, il aurait fait preuve de violence puisque vue sa façon de s'adresser à lui elle ne devait comprendre que la force brute comme réaction. Douloureux n'est-ce pas ? Il n'avait pas envie d'être violent, juste de lui faire les pieds...
    Sa capes et ses cheveux noirs s'agitaient toujours autant dans le vent frais de l'Angleterre, ce vent qui semblait jouer avec ses cheveux pour les emmêler savamment, qui attirait l'Orage à eux provoquant en Sebastian une poussée de sentiments étrange... De la joie ? Peut-être... Il n'en savait rien et à vrai dire il ne savait pas, il avait juste envie de laisser son esprit se vider, respirer... La totalité des paroles de l'enfant face à lui parvinrent enfin jusqu'à son esprit et il s'approcha d'elle un peu plus pour pouvoir plonger son regard fascinant dans le sien.

      « Ashtray Coma... Pitoyable, indigne, faible petite fille qui ne demande qu'un peu de pitié de la par d'un grand-père qui ignore tout d'elle-même la couleur de ses beaux cheveux d'ébène... »

    Il s'était souvenu avec exactitude de certains termes qu'elle employait à propos d'elle dans la lettre qu'il avait reçu de sa part par accident et les avaient réemployé dans une phrase toutes aussi franche, mais cette fois moqueuse volontairement. Il avait toujours ce même timbre suave, sensuel, neutre dans la voix. Chacun des sons qu'il emettait avait ce délicieux accent Russe qui semblait glisser contre les gens pour les caresser comme un amant le ferait provoquant frissons et désirs...

      « Là je suis sarcastique et pourtant je t'ai complimenté... »

    L'Etrangeté de sa seconde prise de paroles pouvait surprendre et pourtant c'était tout lui... Il la recadrait d'un façon spécial avant de la complimenter. Pitié d'un Homme par rapport à une stupide petite Anglaises ? Non, les longues boucles brunes d'Ashtray le passionnait, l'attirait et il était assez franc pour le lui signaler. Cette crinière noire lui donnait un peu de grâce et si son visage et sa façon d'être n'avait pas été aussi risible il lui aurait trouvé assez de charme pour s'interesser plus à elle... Cependant, sachant que dans chaque personne il y a du bon il jugea préférable de ne pas arrêter son avis sur elle et laissa ses idées sur elles couler comme l'eau qui bientôt tomberaient sur lui.
    Le ciel grondait, bientôt il répendrait ses larmes sur eux, larmes d'une douleur inconnu, d'un fait irréel qui fait frémir ceux qui ont horreur de ce genre de tempête de tristesse et de colère... Sebastian avait hate, et au contraire il n'était pas pressé de disparaître de l'endroit, quoiqu'en s'approchant des grandes plaines du parc il serait sous les larmes fraiches qui couleraient à torrent sur cette terre dégueulasse... La terre ne faisait pas de cadeaux, elle ne lui en avait pas fait à lui, pauvre être meurtrie, mais le ciel pouvait être atteint par cette pourriture ?
    Sebastian n'était pas encore décider à extirper de sa poche la lettre auquelle il venait de faire référence, n'y à lui offrir des explications, non, il gardait ce mysticisme dont il jouait sans vraiment s'en rendre compte... Enfin, il n'avait pas sourit mystérieusement, il avait juste laissé son regard pétiller d'une lueur particulière qui donnait le même effet...
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Ashtray Coma

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MessageSujet: Re: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Mer 28 Jan - 15:02

Ashtray vivait ce début d'orage comme un tremblement intérieur, une secousse dont elle espérait que l'ampleur sur l'échelle de son coeur lui permettrait de se ressaisir. La présence de Sebastian ne lui faisait somme toute ni chaud ni froid, elle avait envie qu'il parte, qu'il cesse ce vacarme, sa voix lui perçait les tympans, les faisait vriller, parce qu'elle était habituée au silence, mais sa présence physique à côté d'elle ne l'empêchait pas de se concentrer sur le ciel obscurci et sur le pourquoi du comment elle était là. Oublier. Faire partir ses erreurs sous la pluie et rentrer tremblante, frigorifiée et trempée au château pour reprendre ses bonnes vieilles habitudes. Malheureusement le Slytherin ne semblait pas disposer à lui offrir cette paix momentanée qu'elle avait tant recherché.
    - Ashtray Coma... Pitoyable, indigne, faible petite fille qui ne demande qu'un peu de pitié de la part d'un grand-père qui ignore tout d'elle, même la couleur de ses beaux cheveux d'ébène...
La jeune femme tressaillit. Pitoyable, indigne et faible. Ces mots qu'elle s'assénait à chaque tempête ne lui étaient guère étrangers. Les entendre récités comme une litanie suave, échappés de la bouche d'un autre, avait sur elle un effet de morsure, comme si le froid la gênait à présent, mais la gênait de l'intérieur, s'attaquant d'abord à son coeur, profondément, entaillant le rocher et l'émiettant par surprise, puis ses os, ses reins, brusque cambrure dans le vent violent de janvier, et tous ses muscles maintenant contractés en une seule douleur. Etrangement, cela lui faisait du bien. Etrangement, elle mettait enfin une souffrance physique sur ce qu'elle ressentait encore plus depuis l'envoi de cette maudite lettre. Mais la suite des paroles de ce Russe imprévisible étaient plus troublantes. Elles auraient dû être plus agréables aussi mais il n'en fut rien. Non, Jeffrey ne savait rien de la couleur de ses cheveux. Mais là, face au vent qui lui chavirait les sens, les yeux plantés dans ceux de l'étranger, Ashtray ne parvenait plus qu'à douter de leur beauté, de sa beauté à elle toute entière. Elle qui était si fière de son physique métis avait perdu toute confiance en un coup de dents rageuses, en un sourire ravageur. Ashtray voyait bien, entendait bien que Sebastian la complimentait. Mais quelle valeur avait ce compliment sur son physique, cette chose si dérisoire qui n'appartient à personne, comparé à la tirade précédente, à ces sarcasmes si justement placés, si judicieusement tournés, dans le seul but de l'écorcher? La colère avait fondu, redevenait une cellule-oeuf dont elle n'entendrait plus parler avant longtemps, tout chez elle ne demandait qu'à pleurer. Pourquoi la complimenter sur ses cheveux, à quoi sert-il d'avoir de si beaux cheveux si on est faible, pitoyable, petite? Pourquoi...?

Ashtray se demanda quelques secondes si le jeune homme se rendait compte de l'état de faiblesse extrême et involontaire dans lequel elle était avant même qu'il arrive mais se ressaisit rapidement. Oui, il s'en rendait compte. Forcément, sinon elle ne l'intéresserait pas. C'est à cet instant, environ deux minutes après cette remarque acerbe, que l'Anglaise se rendit compte que quelque chose clochait. Comment pouvait-il savoir, pour son grand-père? Elle qui ne parlait d'elle à personne, pas même à ses rares amis, n'aurait sûrement pas laissé échapper un seul mot à ce sujet si délicat. Il savait. Donc... sa lettre n'était même pas arrivée. Sa lettre avait échoué dans les mains de cet étranger à tout, à son pays à son coeur à ses rêves, et il en profitait. Libre à lui. S'il fallait qu'elle souffre elle se laisserait faire, et récupérer cette lettre lui importait peu. Peut-être même était-ce mieux que ce hibou soit si stupide. Qu'ils aillent tous au diable. Elle ne détourna pas une seule seconde ses yeux des prunelles sombres de son vis-à-vis mais ne savait pas quoi répondre. Ne savait pas ce qu'il convenait de faire. La rage s'était éteinte et elle n'avait pas la force de réclamer qu'il lui rende son bien. Alors...
    - Tu es spécial.
Aurait voulu pouvoir faire mieux, pouvoir éructer telle une vipère un nombre incroyable de choses blessantes mais elle était affaiblie. Hypnotisée par le regard de glace de Sebastian, physiquement dépravée, tremblante et blafarde, elle encaissait les coups du jeune homme et ceux qu'elle s'infligeait elle-même et la résistance ne serait pas longue à faiblir.
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Sebastian Perskovski

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MessageSujet: Re: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Sam 31 Jan - 17:51

[ Désolé pour les fautes, j'ai eut un problème avec bon patron qui refusait de corriger ! >_< et étant nul en orthographe >_< Je ferais mieu la prochaine fois ]
    L'air devenait électrique. La tempête venait de se placer au-dessus de leurs têtes et le vent qui accompagnait ce genre de temps se leva. Bourrasques après bourrasques le parc entreprit de faire voler leurs vêtements, cheveux pour les pousser à rentrer. La vipère et l'aigle ne semblait pas décidé à rentrer... Le ciel gronda tels un chien près à attaquer... Un éclair... Un nouveau grondement... Voici l'Orage... Il n'était plus très loin, à une poigné de minutes tout au plus... Minutes que le temps égrainait avec un plaisir certain, un plaisir jouissif... Yngvi ne bougea pas, son regard toujours plongé dans celui d'Emily.
    Tout comme elle il avait besoin de cette tempête, de cette pluie qui le laverait de tout pendant un temps... Caresse délicieuse il aimait la sentir sur sa peau, détendre chacun de ses muscles pour laisser l'eau ruisselé dans les sillons de ses abdos... La pluie était l'une de ses rares amantes régulières, l'une de celles auquels il aimait confier son corps avec délice... Jouissif...
    Seb' avait bien vue l'effet de ses mots sur Ashtray, il avait analysé chacun des micros mouvement effectué sur le visage de la jeune femme et finit par s'étonner qu'elle ne réagisse pas. L'état d'abattement dans lequel il sembla la plonger par quelques mots lui retira tout l'interêt qu'il daignait lui porter. Ainsi elle n'était pas si forte, elle n'était qu'une lache s'attaquant au plus jeunes, incapable de répondre à quelqu'un capable de lui tenir tête ? Cet être si stupide avait donc encore un peu d'intelligence ? Elle lui laissait le loisir de la rabaisser avec tact et un calme morbide... Le spectre de la mort servait d'ombre à l'assassin depuis son plus jeune âge et parfois il avait eut l'impression que cette ombre vibrait dés qu'il abimait mentalement les autres, une vibrations chaotique d'un plaisir plutôt grand. Les longs doigts griffus de l'ombre semblait êtres posé sur l'épaule de Sebastien et sourire à Ashtray, se moquant d'elle, de l'état pitoyable dans lequel elle était pour un cadavre... Un seul...
    Sebastian poussa d'une main une mèche de ses cheveux sombre. Dégageant ses yeux... Il sembla faire disparaître cette ombre imposante qui le rendait effrayant quand on était capable de dicerné l'aura cruel, sadique, immoral, ammoral de Sebastian... Il ne cessait de la fixer, la jaugeant du regard, un regard toujours aussi étrange... Il ne baissait jamais les yeux, au contraire, à Durmstrang c'était les autres qui baissaient les yeux... Ici personnes n'osaient l'approcher de trop aussi personne n'avait comme Ashtray plonger son regard dans la cruauté, la souffrante, le feu ardent de la mort vivant deans ses yeux. Son regard était le même que sa mère, aussi son regard avait quelques chose de pur, une innocence baclé...
    Elle le regardait... Il la laissait lire dans ses yeux .... Il la regardait... Lisant dans ses yeux sans lui laisser le choix... Un Echange de regard, un échange de courant... L'un brisé... L'autre entier... Cette rencontre de regard, d'idée, de pays différent semblait éléctrique... ET pourtant aucun d'eux ne semblaient près à etteindre le courant...

      « Tu es banale... J'avais cru remarquer que tu n'étais pas si ininterressante que cette école, il faut croire que tu n'es bonne qu'à être là... Juste bonne à jouer ton rôle... »

    Sa voix suave était toujours la même et ses mots là pour la faire réagir même si il disait ce qu'il pensait, à une nuance près... Il brisa le liens de leurs regards, brisant le moment presque étrange, magique qui les unissaient dans un silence ou ils n'auraient eut besoin ni de sons ni de mouvements si ils c'étaient plus connus... Sebastian savait parler mais il savait encore plus montrer grace à ses yeux, ses gestes... Il lui fit un signe de la main en inclinant doucement la tête... Charme Russe... Révérence discréte... Un adieu... Il détacha son regard d'elle. Observa son corps qui aurait put être attirant s'il était traité différemment et entreprit d'aller errer ailleurs, l'abandonnant là...
    Il n'allait pas se battre avec elle pour essayer d'avoir une conversation, il n'en avait pas envie, pas besoin. Il avait apprement détruit le peu de barrières qu'elle avait la mettant à nue, l'obligeant à se renfermer sur elle même... Incapable de lui tenir tête, elle n'en valait pas la peine... Il n'avait pas envie de se jouer de ses faiblesses, pas se soir, pas maintenant... Les premières gouttes venaient de s'écraser sur lui... L'orage Eclatait... S'éloignant il retira sa cape pour se retrouver trempé plus vite, pour pouvoir savourer la pluie avec plus de proximité...
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Ashtray Coma

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MessageSujet: Re: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Sam 31 Jan - 22:16

Ashtray plongeait sans retenue dans l'immensité sombre des yeux de Sebastian, tentant de découvrir pourquoi, mais une fois au milieu de tout ça, entre ici et là-bas, à mi-chemin entre le banc du parc et les souvenirs interdits du jeune homme, elle avait plus qu'une envie: un besoin de comprendre. Pourquoi tant de sentiments malsains enfermés à l'intérieur du même être, pourquoi tant de beauté physique, couverture d'un esprit tordu à souhait? Etait-il possible qu'un humain sur cette Terre concentre en lui ce mélange détonnant de cruauté, de mort, d'amour même si ce dernier était trop bien enfoui pour être encore pur... La jeune femme s'étonnait de vouloir déceler un semblant d'humanité dans ce garçon qu'elle ne connaissait pas, mais elle se doutait de toute façon que ce ne serait pas une tâche aisée. Il semblait ne vouloir qu'une chose: faire souffrir. Et Ashtray, du haut de son mètre soixante-dix-sept n'était qu'une épave, un morceau de femme, au moment où le Slytherin l'avait trouvée, paumée au milieu de Nulle-Part. Alors bien évidemment qu'elle n'aurait la force de rien, et que quand tout serait redevenu comme il se devait d'être, elle n'aurait plus envie de comprendre, juste d'éviter à tout jamais cet être nocif, empoisonné, qui l'attirait comme un aimant dans les méandres de ses dérives dont elle ne savait plus si elle souhaitait les comprendre ou les oublier au plus vite. Sebastian n'était pour elle qu'un gros mystère, que son côté fragile voulait déchiffrer et que son côté Ashtray Coma voulait mépriser, détester, pour le mal qu'il lui faisait. Plutôt crever que d'avouer qu'elle avait besoin qu'il la blesse, verbalement ou physiquement, pour sortir de sa torpeur pathétique.
    - Tu es banale... J'avais cru remarquer que tu n'étais pas si inintéressante que cette école, il faut croire que tu n'es bonne qu'à être là... Juste bonne à jouer ton rôle...
C'était donc là tout ce qu'il trouvait à répondre? Qu'elle était banale? Mais où diable avait-elle émis l'idée qu'elle était différente? Une fille différente ne serait pas là, à se laisser pourrir par un inconnu certes séduisant mais surtout détestable. Une fille différente ne se baladerait pas dehors par temps de pluie parce qu'elle ne serait pas malheureuse, elle serait intéressante et rayonnante de bonheur. Ashtray laissa un sourire narquois se dessiner sur son pâle visage, ne quittant pas le Russe de ses yeux d'acier, car enfin, depuis le début de leur pseudo-conversation, elle avait pitié de lui. La pitié s'installait, invincible, dans son coeur de glace et elle ne cessait de se répéter qu'il fallait bien être un homme, ou bien un imbécile juste, pour la penser différente, originale, digne d'intérêt. Il n'avait que ce qu'il méritait: Ashtray n'avait rien de plus que l'argent, un physique quelque peu avantageux, mais c'était donné à pas mal de demoiselles à Hogwarts. Ca apprendra à cette vipère de surestimer les gens...
Le champ de vision de l'Irlandaise s'élargit brusquement et tout en fixant les prunelles noires de Sebastian, elle vit soudain qu'il n'était pas seul. Peut-être devenait-elle complètement paranoïaque, mais il lui semblait que la Mort se faisait partie intégrante du personnage. Ashtray la connaissait bien, la Mort, mais elle n'était pour elle qu'une ennemie de plus, un truc à combattre jusqu'à l'anéantir, et elle s'effarait de la puissance que le jeune homme tirait de cette triste compagne. Décidément, il était étonnant.

Au moment où elle commençait à s'habituer à la présence visuelle de cet étranger, la lueur dans son regard se métamorphosa. D'un défi permanent on passa soudain à un adieu, pas déchirant, pas romantique, rien de tout ça, juste négligeant, déjà lassé. Un rire secoua les épaules de la jeune femme. C'était vraiment trop drôle. Les rôles s'étaient inversés d'un coup dans sa vie, sans qu'on lui demande son avis, et Ashtray avait trouvé là peut-être le seul individu mâle qui ne lui manifestait pas plus d'intérêt que ça, ou du mois, -car elle avait bien remarqué qu'au début, elle n'était pas si décevante, avant d'ouvrir la bouche...- qui avait abandonné si rapidement la partie. Un récalcitrant. Mais Miss Coma n'avait pas eu les réponses à ses questions et elle comptait bien essayer de les obtenir. D'ordinaire elle se serait contentée de dire "elle comptait bien les obtenir" mais apparemment la partie n'allait pas être aussi facile que de coutume.
Déjà le Slytherin s'éloignait et la jeune femme n'avait sûrement pas la même vision de cette distance entre eux que lui. Elle goûtait à sa petite victoire: de n'avoir pas réagi elle l'avait désintéressé. La pluie tombait maintenant, doucement, et commençait à tremper ses longs cheveux noirs. Bientôt elle ressemblerait encore plus à ce qu'elle était: une épave, mais peu lui importait, elle aimait sentir cette eau froide lui tomber dessus comme un cadeau divin. La chair de poule s'installait sur ses bras nus, elle était contente de n'avoir pas mis son débardeur blanc trop vite transparent et vraiment, en cet instant de grâce, elle n'était que trop heureuse. Arborant un sourire radieux, elle héla le fugitif, pour qu'il lui accorde encore un peu d'attention. S'il refusait, elle jouirait seule de la pluie. S'il acceptait, elle aurait des réponses et pourrait être fière d'avoir essayé de comprendre un être aussi complexe que Sebastian Perskovski.

    - Sebastian! As-tu choisi d'être celui que tu es maintenant?
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MessageSujet: Re: I knew there was a hole in the plot. _S. Perskovski   Jeu 5 Fév - 20:41

    La pluie glissait sur la peau de Sebastian, trempant ses vêtements, déchirant son être. L'Ange l'enveloppait de ses ailes cendre, ouragan de pluie et lui ne cherchait même pas à se débattre abandonnant son corps à ce vent, à cette pluie, à ce temps si imparfait... Il laissa sa tête tomber en arrière offrant son visage aux larmes du ciel qui coulait sur son visage, dégoulinait sur ses lèvres pour finir par se glisser dans son cou, embrassant avec délice sa chair faite pour le froid. Ses cheveux tombèrent en arrière et il passa ses mains dedans dégageant brusquement son visage, offrant un visage n'ayant jamais connu d'innocence... Il laissa ses larmes glisser subrepticement avec les gouttes de pluies translucide.
    Son tee-shirt lui collait à la peau, matérialisant soudainement chacune des courbes délicieuses que son corps de jeunes Hommes pouvait offrir aux regards du monde, un regard obscène... Son jean devenait lourd, et la cape qu'il avait à la main l'encombrait, cependant il avait décidé de s'éloigner... Il fit un pas, puis deux et soudain fut interrompue par les paroles d'Ashtray qui montèrent jusqu'à son petit cerveau, lentement... Lentement... Il s'arrêta, la tête haute, le dos droit, le regard fuyant vers le lointains tandis qu'il lui tournait toujours le dos...
    Choisir... Choisir... Choisir... Ce mot raisonnait dans son esprit tandis qu'il regardait le ciel s'assombrir encore, devenir aussi sombre sur ses yeux, ses pupilles s'agrandir légèrement pour capter plus de lumière et il laissait ce mot raisonnait encore et toujours dans un esprit incapable de comprendre... Le vide ça tête permettait au mot de rebondir sans jamais se déformer, sans jamais changer, sans même prendre du sens... Avait-il choisit ce qu'il était ? Il laissa l'interrogation rebondir en rythme avec le premier mot. Tandis que tout cela agitait ses neurones il regarda le ciel être blessé d'une grande zébrure bleu électrique, l'éclaire sembla ne pas avoir atterrit loin puisqu'immédiatement après le grondement sourd, semblable à un roulement de tambours retentit à ses oreilles...
    Un semblant de réponse apparut dans son esprit tandis qu'il tournait lentement le haut du corps pour la regarder, se retrouvant de profil par rapport à elle seul son visage fut de nouveau tourné vers elle. Maintenant... Maintenant... Qu'était-il maintenant ? Beaucoup et si peu en même temps... IL avait une réponse, pour elle il n'était qu'une Russe de serpentard, un Russe dont la venue était aussi étrange que les nouveaux professeurs et pourtant si idiote...
    Les sorts jetés par son père passèrent à nouveau devant ses yeux noirs tandis que la lueur de mort qui y vivait prenait un peu plus de consistance... Il regarda Ashtray qui était un peu loin de lui à présent, il devrait donc parler plus fort ? IL regarda le ciel qui pleurait toujours plus, toujours plus fort... Il le sentait, ce n'était pas qu'une forte pluie... Il avait envie de neige lui... Une tempête de neige qui vous gèle les membres, qui vous fait frissonner et qui permet d'appréscier à ça juste valeurs une âtre bien chaude, un feu bien dodut...

      « On ne choisit pas ce que l'on est, on ce contente de le devenir... »
    Son accent était toujours aussi beau, sa voix toujours aussi suave, mais le temps semblait volé aux jeunes Homme le reste d'humanité qu'on pouvait y percevoir aussi sa voix avait-elle prit une note différente. Ses paroles pleines de sagesses étaient adréssées à la jeune fille qu'il regardait d'un oeil déjà lointain, son esprit vagabondant déjà ailleurs... Il avait envie de bouger, il allait bouger d'ailleurs...
    Il prit sa baguette lorsqu'elle frôla sa cape celle-ci disparut, il sourit et rangea de nouveau le morceau de bois rouge vif dans son étuis avant d'attendre une réponse d'Ashtray en regardant de nouveau ailleurs... Si elle voulait le découvrir c'était à elle de bouger, il n'attendrait pas éternellement qu'elle décide si elle acceptait de le suivre gagnant l'autorisation de poser des questions ou si elle restait là et perdait sa présence...

      « M'accompagne tu dans une errance veine où tu pourrait étancher ta curiosité à mon égard ou nos chemins se séparent-ils définitivement ici ? »

    Son regard sombre posé sur elle, ses cheveux noirs en arrière... Son haut lui collant à la peau... Son Ombre morbide ronronnant doucement à ses pieds... Il n'avait rien d'un Homme bon et pourtant il était beau... La pluie faisait brillée doucement sa peau pâle, il se sentait doucement purifier mais savait que cela ne serait pas ce soir qu'il pourrait laisser toutes ses pensées s'écouler à ses pieds...
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