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 The White Rabbit and the Porcelain Doll

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Diane de Rodham

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MessageSujet: The White Rabbit and the Porcelain Doll   Sam 17 Jan - 0:40

Dix-sept ans, cinq mois, une journée, plusieurs heures, trois minutes, quarante secondes.

Cela faisait quelques temps que le vœu s’était réalisé. Quelle chance … Quelle connerie surtout. Faire un vœu. Mais quel âge avait-elle pour faire des vœux ? L’âge où l’on est encore naïve, où l’on fait des vœux, où l’on croit que tout va nous tomber du ciel. Du grand n’importe quoi. Non. N’importe quoi, c’est un euphémisme. Il faut vraiment être … pathétique pour croire que les vœux vont se réaliser. Mais non, il faut croire qu’on a tous en nous une âme d’enfant qui ne demande qu’à être libérée, et à faire des vœux puériles … Demander la beauté … Quelle jeune femme cultivée, orgueilleuse, froide, sûre d’elle, travailleuse, et, en plus, à Serdaigle, peut décemment souhaiter obtenir la beauté … ?

Mais le pire dans tout ça, c’est que la Fontaine avait, de toute évidence, un sens de l’humour très … particulier. En tout cas, un sens de l’humour qui n’était pas du tout … Voire vraiment pas du tout. En même temps, elle aurait pu faire un autre vœu. Un vœu purement matériel, comme … Avoir beaucoup d’argent. Mais la Fontaine l’aurait sans doute transformé en une sorte de Midas des temps modernes. Ce qui aurait tout à fait pu être drôle pendant … Disons trois minutes tout au plus. Et puis, avec sa manie de toujours tout toucher, et encore plus de se toucher sans cesse, la durée de vie de Diane aurait été réduite à … Quelques secondes. Ou alors, un vœu purement intéressé, comme … Avoir tout le savoir du monde, et devenir la plus intelligente. Mais, là encore, la Fontaine aurait détourné le vœu, de telle sorte que Diane se serait retrouvée avec une énorme tête, ou quelque chose dans la même veine.

Mais alors là … C’était le pompon. La cerise sur le gâteau. La goutte qui fait déborder le vase. Ou une quelconque figure de style pour dire la même chose … Demander la beauté, c’était déjà une bêtise, mais exaucer le vœu avec humour était encore pire.

Dès qu’elle avait eu le temps, Diane s’était précipitée dans les toilettes des filles. Pas pour aller vomir son désespoir, ou pleurer son visage. Non. Pour se regarder dans le miroir, pour admirer le « superbe » travail qu’avait effectué la Fontaine. D’ailleurs, c’était étonnant qu’elle se regarde sans crainte. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas regardée dans un miroir ? Du vrai travail d’orfèvre, de professionnel même. Mais pas de la part de chirurgiens. Non, de la part de charpentiers, de peintres, … Il fallait bien avouer que le rendu était magnifique, très joli. Les couleurs étaient vives, chatoyantes, sans aucune bavure, le bois était lisse, sans aucune épine. Diane aurait été émerveillé devant ce travail. S’il avait été fait sur une poupée de porcelaine. Pas sur son propre visage. Pourquoi avait-il fallu qu’elle fasse sa maligne ? Et puis, un visage aussi lisse s’accompagnait forcément de … problèmes de communication. Avec ce visage de poupée à la place de visage, Diane ne pouvait plus bouger les yeux. Elle ne pouvait plus ouvrir les lèvres pour parler. Et encore moins faire rougir ses joues. Non. Les joues étaient déjà naturellement colorés de rouge. Le visage était coloré en blanc, les yeux en bleu. Les lèvres avaient été colorés elles-aussi en rouge, pulpeuses, presque sensuelles, si elles n’avaient pas été en bois.

C’est sûr que pour communiquer avec les autres, ce n’était guère facile. A part en passant par l’écriture … De même, pour se déplacer, c’était assez difficile. Non pas que ses jambes soit elles aussi paralysées, mais tout simplement, qu’avec des yeux qui ne peuvent pas bouger, on ne risque pas de pouvoir trop anticiper ce qui se passe devant soi. Presque constamment, elle s’accrochait au premier élève compatissant, et qui n’avait, le plus souvent, pas fait de vœu, et le suivait partout. Bon, bien entendu, ce n’est pas non plus un moyen de locomotion très sûr, et la destination est souvent plus qu’incertaine … Mais elle n’avait pas le choix. Remettre sa vie entre les mains de gueux, et dépendre d’eux, ce n’est pas super, mais c’était le seul moyen que Diane avait trouvé.

Se morfondre dans les toilettes de filles … Se morfondre seule, sans pouvoir parler, sans pouvoir exprimer le moindre sentiment … Et le pire, c’est que les larmes ne pouvaient pas couler, les yeux ne se remplissaient pas, les joues ne s’hérissaient pas. Certes, à présent, elle était belle, elle était jolie, … Elle pouvait presque se passer de son masque. Mais remplacer un visage hideux fait de chair par un joli visage harmonieux fait de bois, ce n’est vraiment pas ce à quoi s’attendait Diane. Et encore moins, les inconvénients qui allaient de pair avec cette beauté froide.

[Dis moi si tu veux que je rajoute quelque chose … Désolé du temps et de la qualité … :S]


Dernière édition par Diane de Rodham le Ven 13 Fév - 13:13, édité 2 fois
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Alice D. Woodman

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MessageSujet: Re: The White Rabbit and the Porcelain Doll   Mar 20 Jan - 22:54

Je ne sais vraiment pourquoi j'avais émis un vœu.
Ca m'avait simplement emportée.

Il s'agissait certainement, d'une part, du côté rassurant, je ne demandais qu'à conserver ce que j'avais déjà et n'avais aucune intention de perdre. Sans honte, j'ajouterais que j'y tiens plus qu'à la prunelle de mes yeux et à celles de toutes mes sœurs réunies. J'ajoutais de la sécurité à ce qui était déjà jalousement préservé, loin du monde. Aussi, et c'est l'autre part, je dois avouer m'être encore une fois laissée envahir par la magie qui me tendait ses bras si tendres et écorchés. Même à Poudlard je parvenais à la sentir glisser entre mes doigts, perdre de ses merveilles alors toute occasion était bonne pour tenter de s'y raccrocher. Je regrettai quelque peu ce geste pour cet aspect vain mais il n'était pas humain de résister à l'appel d'une telle allégorie aux contes de fées. Ils s'étaient montrés si prévoyants durant mon enfance, me couvrant de mille merveilles, je leur devais bien cet hommage. Alors, j'avais griffonné mon désir de rêve éternel dans le coin d'un parchemin soigneusement plié et offert à la fontaine des souhaits.

Je ne l'avais pas oublié,
Il était juste rangé, classé.

Les jours se sont écoulés sans que rien ne se passe. Je faisais mes devoirs, relisais des leçons et passais des heures loin de tout ça. De temps à autre, des murmures parvenaient à franchir la barrière qui venait souvent à se dresser devant mes tympans, filtrant les paroles, et j'entendais parler d'un vœu quelconque. L'amour revenait souvent, la réussite et l'argent semblaient pourtant de bons concurrents. A une autre époque, ça n'aurait pas était le cas. Enfin, laissons cela, je ne suis pas d'une autre époque. Moi, seul le XXème siècle a bien voulu m'ouvrir les bras. Je ne sais pas pour vous ; ça ne me concerne même pas. Seulement, pour moi, c'est un cadeau dont je me serais bien passé. Mais quitte à vivre, autant le faire avec application et cela même si l'on oublie nos actes stupides. D'autant plus, si on les oublie à ce qu'il paraît. Vous avez dit fontaine ?

Les sorts sont charmant.
Pas comme les princes.

Alors, il me tomba dessus comme rien n'avait encore jamais osé le faire : sans que je puisse même sentir le poids de sa chute s'écraser sur moi. Alors, je commençais à divaguer. Ce ne fut d'abord rien : des dialogues que je percevais depuis la salle de classe, des ombres qui faisaient bouger les feuilles des arbres en riant de leurs méfaits et ces élèves qui devenaient de moins en moins perceptibles. Rien de bien étrange pour une Woodman. Il fallut attendre la fin d'un cours d'enchantement qui marquait l'arrêt des cours du jour. J'étais simplement sortie de la salle en compagnie de ma sœur qui, perdue je ne sais où, n'avais pas prononcé un mot depuis quelques heures. C'est alors que je vis un être à la forme inattendu sortir de nulle part. Non pas qu'il soit apparu de derrière une tapisserie ou autre décor, il a réellement surgit du néant pour atterrir quelques mètres plus loin - hors de portée - et se mouvoir avec une vivacité incroyable. Et il s'est enfui avant même que je ne puisse me mettre d'accord sur son identité. Je ne pouvais me sortir de la tête qu'il s'agissait d'un lapin, l'idée sétait invitée sans prévenir. C'était un lapin bien étrange alors.

Et, la curiosité emporte
Brise les verrous de toutes les portes.


Sans prévenir ni même réfléchir, je le suivais en traversant la salle courant à moitié sans apercevoir les regards étonnés de mes condisciples. Dans ce cas-là, je me serais peut-être demandé pourquoi. Pas de chance, pas de place pour le doute. Cet idiot, dans sa course effrénée se jeta sans réfléchir dans les toilettes des filles. Il ouvrit la porte, la referma et... pas un cri. La pièce devait être inoccupée et personne n'avait donc vu débouler l'étrange être se précipiter. Un choix s'offrait alors à moi, l'un des plus purs qui soit tellement je ne pouvais percevoir de contrainte. Je pouvais soit le suivre et chercher la boule blanche soit poursuivre mon chemin sans rien risquer. C'était plus que me faciliter la vie. Je suivais le lapin, c'était ma touche de magie.

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MessageSujet: Re: The White Rabbit and the Porcelain Doll   Mer 21 Jan - 23:27

« Tous les hommes font la même erreur, de s'imaginer que bonheur veut dire que tous les vœux se réalisent. » - Léon Toltsoï


C’était l’une des premières fois que ça arrivait.
L’une des toutes premières fois. Habituellement, cela n’arrivait pas. Elle n’avait ni le temps, ni l’envie, ni l’occasion pour ça. Et de toute façon, qu’aurait-elle fait ? Qu’aurait-elle dit ? Jusque là, elle n’avait vraiment aucune raison de le faire. Pourquoi se plaindre d’avoir une vie de princesse. On peut certes se plaindre quand on est pauvre et quand on mène une vie pathétique. Mais pas quand on est amenée à devenir une Lady, à se marier, à engendrer la vie pour que la dynastie des de Rodham se perpétue.

C’était l’une des premières fois que ça arrivait. Rester seule, dans une position figée, à pleurer son sort. A regarder ce que la Fontaine avait fait à son visage. Cette horreur qui lui barrait le visage. Presque pire que la cicatrice. Tiens, en parlant de la cicatrice, l’artiste responsable de son visage avait fait un bon travail. Du très bon travail. Elle avait disparu. Mais pour Diane, ce n’était pas une raison suffisante pour faire tomber le masque. Il fallait à présent cacher le plus possible le visage froid dont elle était affublée.

C’était l’une des premières fois que cela arrivait, et cela ne se déroulait pas de la bonne façon. Pour une fois qu’elle pouvait se répandre en jérémiades, qu’elle pouvait verser toutes les larmes de son corps, qu’elle pouvait jurer, haïr, maudire quelqu’un. Mais non. Même ça, elle ne pouvait pas le faire normalement. Les rares fois où elle avait tenté de pleurer, ses yeux étaient restés vitreux, aucune larme n’avait coulé sur ses joues, n’avait rempli ses cils d’eau, n’avait assombri son regard. Quand elle avait tenté de maudire la Fontaine, sa bouche était resté close, ses lèvres s’étaient tues, aucun son n’était sorti de sa gorge. Plus rien ne marchait normalement.

C’était l’une des rares fois que cela arrivait. Elle pris sur son temps de pause pour aller se regarder dans un miroir voir s’il n’y avait aucun changement, si elle pouvait tirer un mot de sa gorge, si elle pouvait voir une larme perler sur le coin de ses yeux. Mais de toute évidence, la poupée de porcelaine était encore là pour quelques temps. Diane porta les mains à son visage. Elle avait envie d’être comme Richard III. Elle était prête à tout donner ne serait-ce que pour toucher sa peau, sentir la chaleur de ses joues du bout des doigts, sentir son souffle chaud dans le creux de ses mains, fermer les yeux et voir le noir pénétrer peu à peu en elle. Elle pouvait donner un cheval, un manoir, un royaume, … N’importe quoi pourvu que tout redevienne comme avant.

C’était l’une des rares fois que cela arrivait. Elle pouvait enfin se retrouver seule. Mais non, rien ne se passe jamais comme prévu. Une folle furieuse blonde déboula dans les toilettes. Si elle n’avait pas eu un visage de poupée de porcelaine, Diane aurait sans doute laissé échapper un long soupir, aurait levé les yeux au ciel, et aurait lancé une réplique froide et cinglante au visage de la blonde. Mais le problème, c’est qu’elle avait un visage de poupée de porcelaine. Elle se contenta donc de penser toutes les actions qu’elle aurait dû faire, et se pencha sur le cas de la blonde suicidaire qui continuait d’avancer, regardant dans toutes les portes des toilettes.

A en juger par son uniforme, il s’agissait d’une bleue. Encore heureux. Le pire pour la blonde aurait sans doute été qu’elle soit un poulet. Diane l’aurait sans doute croqué en quelques minutes … Si elle avait été normale. La bleue avançait encore. Elle paraissait … dérangée, ouvrant les portes à la recherche de quelqu’un qui, de toute évidence, était caché dans l’une des toilettes. Puis soudain, Diane reconnut les traits de la blonde. Alice D. Woodman. Une bleue ... Mais d’ailleurs, qu’est-ce qu’elle faisait à Hogwarts celle là ? Toujours dans la lune, toujours ailleurs, jamais dans l’instant présent. Dire que Diane la détestait serait un peu trop fort. Dire qu’elle ne l’aimait pas serait un peu fort. Non. Diane n’appréciait pas Alice. C’est tout. N’allez pas chercher plus loin une sorte de compétition malsaine, ou d’histoire d’ex petits copains. Non, il n’y a rien entre ces deux là.

En temps normal, Diane aurait sans doute affiché un sourire Colgate, aurait lancé une phrase sympathique, dans les règles de l’Art de la bienséance. Mais, bien entendu, elle ne pouvait pas ouvrir la bouche. Elle s’approcha donc lentement d’Alice, qui semblait encore en train de chercher quelque chose. Elle lui tapota légèrement sur l’épaule. Alice se retourna vivement, toujours avec son air de folle sorti d’un roman de Lewis Carroll, ce qui surprit ostensiblement Diane. Elle tendit un parchemin à Alice, sur lequel était griffonné :« Alice, peux-tu m’aider ? »
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MessageSujet: Re: The White Rabbit and the Porcelain Doll   Ven 23 Jan - 23:48

Je cherchais le coureur blanc partout, faisant voler chaque porte que j'atteignais et qui se fracassait contre l'obstacle le plus proche. Toute ma douceur avait alors disparue. J'étais comme animée par la démence, agissant frénétiquement. Le peu de rationalité qui m'habitait encore jusqu'alors semblait avoir décidé de faire ses bagages ne serait-ce que pour quelques heures, s'enfuyant pour des cieux meilleurs et j'en perdais mon calme légendaire. Je n'aurais pas pu me douter à ce moment précis qu'il s'agissait là de la réalisation de mon vœu ; ce n'était pas ce à quoi je m'attendais en le formulant mais, pourtant, d'un certain point de vue, ça n'en était pas si loin. Si seulement...

La seule pensée que j'arrivais à former et qui ne me quittait plus, ma nouvelle obsession pouvait se formuler très simplement "Il me faut trouver et attraper ce lapin, cette chose". Un lapin habillé, c'était tout de même étrange - même pour moi - alors je doutais même de son identité. C'était peut-être encore une espèce magique du type Epouvantard. Mais dans un registre plus gai, certainement. Quoi qu'il en soit, je n'avais jamais entendu parlé de cette créature malgré mes nombreuses années d'étude ; comme quoi, ça ne devait pas courir les rues. Je m'étais dit que j'aurais tout le loisir de lui demander lorsque je l'aurais attrapé. Plus facile à penser qu'à réaliser, cela dit. Il avait profité du temps de mon hésitation pour disparaître purement et simplement sans donner aucun poil pour prouver son existence et me donner un indice sur sa localisation. L'espoir ne me quittait pas pour autant. J'ouvrais chacune de ces portes tout en ne comprenant pas où était passé ce fantasmagorique lapin. Qu'il revienne, j'avais comme besoin de lui !

Voilà qu'en plus apparaissait devant moi un autre être étrange dont je doutais un instant de la tangibilité. Je reconnus Diane de Rodham sous une épaisse couche de porcelaine. Enfin, je crus la reconnaître tellement ses traits m'étaient inconnus, toujours masqués. Enfin, je savais que c'était elle, je ne me souvenais plus vraiment de la fois où nous nous étions rencontrées, de si nous nous étions vraiment déjà parlé ni même de qui elle était à part un nom à particule. Je ne voyais même pas d'où pouvait provenir cette nouvelle lubie consistant à se dissimuler sous une réelle porcelaine mais cela ne me gênait pas. J'avais d'autres interrogations en tête. Où est ce lapin ? Reviens ici, vil animal et parle-moi ! Raconte-moi d'où tu viens, amène-moi au pays des merveilles !

    « T'aider ?! Mais en quoi veux-tu que je t'aide, pauvre folle ? Je ne te semble pas assez occupée comme ça ? Crois-tu que je m'amuse à courir ainsi sans trouver ce que je cherche et que, à côté, j'ai du temps pour toi et tes petits problèmes ? J'ai assez à faire des miens. Vous êtes vraiment tous sots, par ici ! Non, je ne peux pas t'aider ! »

A vrai dire, je commençais à me demander si la folle de l'histoire ce n'était pas moi. Venais-je vraiment de prononcer toutes ces phrases aux points virulents et de traiter cette pauvre Serdaigle - car c'était bien les couleurs de ma maison qui ornaient son uniforme - de cruche ? Je ne me reconnaissais pas dans ces mots et mon esprit était trop embué pour comprendre quoi que ce soit et je m'enchevêtrais dans la confusion de mes idées. C'est ce moment-là qu'une lueur passa. Un jaune magnifique qui se déplaçait avec une grande agilité, un son d'air malmené par de petites ailes en mouvement et une odeur de prairie. A bien y réfléchir, c'était selon moi la description idéale de la fée. Je tentais alors de l'attraper, levant des mains qui se refermèrent avec délicatesse - je ne voulais pas la blesser - dans le vide. L'étincelle avait disparu sans prévenir, tout comme elle était arrivée.

Frustrée, je relevais les yeux de mes paumes vides pour croiser ceux de Diane au milieu d'une expression figée. Ce ne fut alors pas un élan de générosité comme ceux qui auraient pu me traverser en temps normal ni même une démonstration de pitié mais mon propre besoin d'aide qui me poussa à agir. J'allais aider la pauvre petite poupée mais j'attendais d'elle une contrepartie : qu'elle me vienne en aide à son tour. Elle était là avant que je ne rentre, si le lapin était bel et bien venu ici elle avait dû l'apercevoir. S'il n'avait jamais mis les pieds dans ces toilettes... J'aviserais.
    « Que veux-tu que je fasse ? »

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MessageSujet: Re: The White Rabbit and the Porcelain Doll   Dim 1 Fév - 3:21

Spoiler:
 
Alice était une véritable tornade. Elle ouvrait toutes les portes avec une fébrilité qui était inhabituelle par rapport à l’aspect rêveur, dans les nuages qu’elle arborait le plus souvent. C’en était presque devenu un rituel. Être la première à voir Alice ouvrir la bouche pour parler toute seule. Cette fille avait vraiment un problème. Et pas des moindres. Les gens comme ça, on devrait les enfermer dans des hôpitaux. A Sainte-Mangouste. Les laisser en liberté, c’est un vrai danger pour la société. Ils vivent au crochet de celle-ci, dépensant sans compter. Et qui paye ? Les riches évidemment. Comme si nous n’avions que cela à faire. Payer pour que les autres se fasse soigner, et puis quoi encore … Pourquoi ne pas donner de l’argent aux pauvres pendant qu’on y est ? Il suffit de donner la main aux pauvres pour qu’il vous attrape le bras … Il est inconcevable de croire possible une telle chose. Donner de l’argent aux pauvres ! Plutôt faire un gros chèque à une association caritative qui le dépensera pour acheter une Porsche à son représentant.

Alice était une vraie tornade. Virevoltant avec grâce, avec un certain charme et un certain port altier. Mais elle brassait de l’air. Autant qu’un fonctionnaire d’une PME quelconque dans la banlieue londonienne. Sauf que le fonctionnaire sert à quelque chose lui. Certes, il brasse de l’air, mais il brasse de l’air intelligemment. Alors qu’Alice était tout à fait inutile. Pour changer. Quel est l’intérêt d’ouvrir des portes de toilettes. Non mais franchement, même les « techniciennes de surfaces » de Père et Mère ne font pas des choses aussi inutiles. Oui, comme vous pouvez le remarquer, Diane s’est mise à la page. Elle dit « technicienne de surface ». Il paraît que c’est vexant de dire Conchita, Soubrette, ou Bonne. Pourtant elles font le même travail qu’avant. C’est comme il ne faut plus dire « vieux », mais personne âgée. Mais là encore, ça se comprend. « Vieux » fait tellement … populaire et gueux. Non, le mieux, ce sont les nouveaux « SDF » ou les anciens pauvres. On les laisse toujours mourir, mais au moins ils ne sont plus pauvres, ils sont juste Sans Domicile Fixe.

Alice est une vraie tornade. Une tornade inutile. Elle avait à peine posé ses yeux sur les mots griffonnés sur le carnet, d’une écriture belle, avec de jolies lettres bien formées, très rondes, qu’elle était déjà repartie, à la rechercher de … Quoi d’ailleurs. Qu’est-ce que cette folle pouvait bien chercher dans les toilettes ? Qui pouvait décemment choisir comme cachette les toilettes des filles. L’endroit le moins sûr et en même temps le plus sûr au monde. Le moins sûr à cause de tout le passage occasionné par la flopée de jeunes filles en fleur venues se recoiffer, remettre en ordre leur toilette, et en même temps, le plus sûr, car c’est là que la flopée de jeunes filles en fleur discutent potins. Et n’y-a-t’il pas mieux de connaître les petits potins, les plus sombres secrets, les cadavres cachés dans le placard, de ses ennemis pour mieux les tenir dans la paume de sa main ? Non, si on décide de se cacher de … Alice, il valait mieux se contenter de se réfugier dans une salle de classe vide à cette heure, ou tenter de se fondre dans l’immonde masse en train de manger dans la Grande Salle.

Alice est une vraie tornade. Pour brasser de l’air, Alice en brassait. Tellement d’air que cela fît un appel d’air autour de Diane qui du coup, se trouva déséquilibrée. De justesse, elle parvint à se redresser, se retenant au bord d’un lavabo. Note pour plus tard : Aller se laver les mains. Des gueux ont touché le lavabo. Et puis voilà qu’elle revenait à la charge cette folle. Est-ce qu’elle était finalement prise de remords cette gourde ? On dit qu’il n’y a que les fous qui ne changent pas d’avis. Effectivement c’est le cas de cette …

Alice est une vraie tornade. Pas seulement dans sa manière de brasser de l’air. Dans ses paroles aussi. Dans le flot qui sortit de sa bouche, Diane ne parvint pas à tout distinguer. Elle capta les mots les plus importants, selon elle. C'est-à-dire : « Pauvre », « Folle » et « Sots ». Et, de toute évidence, c’était à elle qu’on les adressait. Cette folle d’Alice allait payer quand le masque de rigidité allait tomber. Quand elle raconterait ce qu’elle avait vu à la Gossip … Alice, folle furieuse, à la recherche d’une personne inexistante, dans un état proche de la transe, ouvrant en furie les portes des toilettes. Elle allait souffrir la petite bleue. On ne traite pas Diane de folle et de sotte impunément. Et on la traite encore moins de pauvre sans en subir les conséquences qui vont irrémédiablement avec. Fuis petite Alice, fuis loin … Cache toi, évite Diane autant que possible avant que sa colère éclate.

Alice est une vraie tornade. Elle faisait trop de gestes. Elle ne pouvait pas rester tranquille pendant cinq minutes … ? C’est alors que se produisit l’imprévisible. Dans une expression quasi-béate, Alice leva les mains vers le ciel, et les referma dans un geste brusque. Tel un fétu de paille emporté par la brise du soir, Diane tomba au sol, faisant un bruit sourd. Sa tête résonna, des vibrations se firent sentir dans tout son corps. Si Diane avait pu hurler, son cri aurait retenti dans tout le château. Si Diane avait pleuré, des larmes auraient emplies le château, si Diane avait pu parler, elle aurait sans doute juré, avant de se reprendre. Mais, effectivement, elle ne pouvait pas. A cause de ce fichu masque. Le masque était toujours en place, mais une longue cicatrice s’étendait à présent le long de la joue. Pire que la précédente, sauf que celle-ci était une fissure. Une fissure qui s’étendait sur la joue de Diane, qui entrouvrait le masque rigide plaqué sur la peau de Diane. La peinture s’écaillait. Ses doigts s’approchèrent, tentant de constater l’ampleur des dégâts. Alice allait payer pour cet outrage. C’était obligé !
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