Hogwarts :: La Malédiction de Faust.
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 "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }

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Clémence Murray

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MessageSujet: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Lun 29 Déc - 21:25

    Allongée dans l'herbe au bord du lac, Clémence rêvait. Les yeux braqués sur le ciel bleu, elle ne cillait pas, se plongeant dans cette immensité qui la happait dès lors qu'elle y posait le regard. Il faisait frais, aussi s'était-elle emmitoufflée dans son épais manteau noir, son écharpe multicolore enroulée autour du cou. Ses boucles blondes étaient étalées dans l'herbe sans qu'elle ne s'en soucie. Chose étrange qu'était le ciel, pour elle. D'autant plus qu'il n'y avait pas un seul nuage, la laissant sans aucun point de repère. Elle plongeait dans ses pensées avec douceur, les bras croisés derrière la tête. Il y avait tellement de choses qu'elle regrettait, bordel. Elle, Clémence Murray, avait des regrets. Elle se serait gifflée si elle l'avait pu, rien que pour se réveiller, pour revenir à la réalité et sourire sans une once de morale. Mais elle commençait à prendre conscience de la fille qu'elle était. De ce qu'elle était, au fond d'elle-même. Elle était comblée à Serpentard, cela allait de soit, bien sûr. Mais il y avait quelque chose qui ne lui convenait pas et elle ne pouvait pas mettre le doigt dessus. Peut-être qu'il était préférable qu'elle l'ignore toute sa vie, dans le fond.

    La jeune femme se mordilla la lèvre, puis ferma les yeux avec un petit soupir. Elle aurait aimé retourner en Irlande pour ces vacances de Noël. Mais elle ne l'avait pas fait, parce qu'elle avait été faible. Bien trop pour affronter son père et lui dire en face qu'elle le détestait plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Elle ne voulait pas semer la zizanie dans sa famille déjà déchirée par son refus de dialogue. Son frère lui manquait, c'était le plus insupportable. Elle avait tant de souvenirs, avec lui ! Leur premier Noël dans la neige, les escapades en forêt, les balades à cheval dans la large vallée qui encerclait leur manoir. Tout cela était bien loin, et elle ne pourrait pas revenir en arrière. Clémence voulait être forte, forte, forte, et elle voulait surtout le prouver à tout le monde. Malgré ses grands moments de faiblesse où elle se cachait aux yeux de tous, elle avait un certain courage. De l'ambition. De la convoitise. Elle avait tout pour elle : elle était d'une beauté stupéfiante, elle était loin d'être idiote, et elle avait assez de jugeote pour s'en sortir dans la vie.

    Mais il manquait toujours quelque chose.
    Lui.

    L'Irlandaise se releva et se passa une main dans les cheveux, fixant l'horizon sur lequel se découpait des ombres furtives. Ses grands yeux gris fixaient avec une intensité rare chaque brin d'herbe, et l'aura qui se dégageait de ses moindres gestes avait quelque chose de sauvage. D'insaisissable. Elle baissa les yeux vers le sol et arracha une fleur à la terre, la faisant doucement tourner entrer ses doigts fins. Elle venait de retirer cette plante à sa vie, à sa terre, comme on l'avait séparée de sa propre existence et de son innocence. Clémense se rendit compte qu'elle se laissait submerger par les regrets et ce n'était pas bon du tout. Elle secoua vivement la tête, sourcils froncés, et se leva avec grâce, époussetant son long manteau. Puis, elle s'approcha lentement du bord du lac, avant de se mettre à genoux et de laisser sa main gauche s'enfoncer dans l'eau glacée. Cela lui tira une grimace, mais le froid lui remit les idées en place. Voilà qui était beaucoup, beaucoup mieux.

    La demoiselle s'étira et regarda tout autour d'elle, ses boucles encadrant son visage aux traits fins. Elle possédait du charme, mais qui ne plaisait pas à tout le monde cependant. Clémence était une jeune femme complexe, difficile à cerner, et pour cause : elle prennait toujours le soin de se dissimuler aux yeux des autres afin de ne pas souffrir. Elle était glaciale avec les inconnus, et si châleureuse avec ceux qu'elle portait dans son coeur que l'on se demandait souvent qui était la vraie Clémence. Sûrement un peu des deux, c'était ça, le hic. Elle filait entre les doigts de tous ceux qui tentaient d'y voir plus clair. De voir en elle. Clémy savait se défendre et se protéger, mais il lui arrivait parfois d'en abuser sans qu'elle ne s'en rende compte. Ou bien on l'aimait telle qu'elle était, ou on la détestait. D'ailleurs, elle pouvait compter sur les doigts d'une main les gens qui tenaient réellement à elle. Cela n'allait pas bien loin. Elle était tellement plongée en elle-même qu'elle ne le vit pas arriver. Et si elle s'évadait, loin, très loin ? Peut-être qu'il viendrait aussi.
    Ou peut-être pas.

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Sam 3 Jan - 16:07

    [C'est pas fameux du tout je suis désolé, mais je tâcherais de m'améliorer après...& désolé pour le retard...]

    En cette période de vacance, le château était bien vide et silencieux. Ca ne lui ressemblait pas vraiment un lieu si grand et si calme à la fois. A son habitude, il faisait office d'écho des paroles des élèves, des courses d'étudiants en retard ou seulement pressé. Mais là, le peu d'élève présent donnait une atmosphère de morosité à Poudlard. Et parmi eux, il y avait un jeune Poufsouffle qui déambulait depuis maintenant une heure dans les couloirs du château, Weston L. Applewood. En sixième année et préfet de sa maison, il avait vécu une première partie d'année plutôt mouvementée entre la rencontre de la jeune Serdaigle, son mariage "organisé" qu'il avait découvert et Poudlard qui avait tellement changé. Ajouté à tous ça, les secrets et mensonges qui régnaient dans sa famille, notamment sur son père et maintenant sur ce mariage avec cette Calliste. Sa mère l'avait déçue plus que tout et même s’il avait excusé un besoin de travail et que son travail de préfet l'obligeait de rester, il savait que cela était faux. Il préférait rester seul pour ces vacances plutôt que de voir cette famille à laquelle il n'avait plus l'impression d'appartenir...

    Le jeune homme, les mains dans les poches et la tête baissé perdu dans ses pensées, venait d'arriver dans le hall d'entrée. Il avait fait le tour du château et soit il rentrait dans la salle commune désertée par les départ, Widow, Harmony et les autres étaient partis rejoindre leur famille, soit il allait se balader un peu à l'extérieur. N'ayant pas vraiment d'autres solutions, il se dirigea vers la grande porte, à défaut de trouver quelqu'un il allait pouvoir se libérer un peu l'esprit et un peu d'air frais ne pouvait lui faire que le plus grand bien. A l'extérieur, l'air n'était pas si froid que ça pour une telle période. Le garçon avait connu bien pire. Mais il appréciait le pull qu'il avait enfilé avant de sortir, ce n'était pas l'été quand même.

    West' s'engagea sur le sentier principal en direction du lac. Il ne croisa pas beaucoup d'élève ou du moins, le peu d'élève qu'il croisa ne faisait pas parti de ses amis, ni même de ces connaissances. Il avança toujours et encore, le jeune Poufsouffle avait l'intention de s'asseoir près du lac, il aimait les moments où il pouvait contempler cette grande étendue perte de vue, il avait l'impression de s'évader lorsqu'il noyait son regard dans l'eau. Le jeune homme vit alors une silhouette familière près du rivage. Une jeune fille blonde, au reflet platine, une fine silhouette de taille moyenne et aux formes plutôt avantageuses. Il devait surement s'agir de Clémence Murray, une Serpentard qui était en septième année. Elle était assez complexe comme jeune fille, aussi froide que chaleureuse, aussi distant que proche. Il avait appris à l'apprécier au fil des discussions qu'il avait entretenues avec elle, ils étaient devenus très proche même. Mais en même temps il semblerait que chacun ressent plus pour l'autre. West' n'avait encore jamais osé aller plus loin. Peut-être par peur de se tromper et de perdre le lien privilégié qu'il avait avec elle ou juste par manque d'assurance qui ne lui était pas si inhabituel quand il s'agissait de sentiment. En tout cas leur relation était belle et bien ambigüe.

    Le jeune préfet s'approcha d'elle et ne la vit pas réagir à son arrivée. Elle semblait déconnectée de la réalité. Surtout perdue dans ses pensées, West' connaissait ca lui aussi. Arrivé à sa hauteur, il posa sa main sur l'épaule de la jeune fille qui lui tournait le dos. Le contact fit sursauter la Serpentard qui se retourna aussitôt. Son regard rencontra celui de West' et un léger silence se fit ressentir. L'espace de quelques secondes, ils plongèrent l'un dans l'autre, la jeune fille avait toujours eu un regard si envoûtant, ses yeux avaient cette puissance de capter un regard. Du moins s'était comme ca pour Weston. Ces quelques secondes passées, West' redescendit sur terre et eut un léger sourire au coin des lèvres.

      - Hey Clémence, j’ vois que je ne suis pas le seul à rester ici pour ces vacances. Si j'avais su je serais arrivé plus tôt. Alors t'es pas rentré chez toi non plus?!

    Le garçon sourit de manière complice à la jeune fille, qui malgré la surprise semblait plutôt contente de voir quelqu'un. Les deux jeunes n'allaient pas passer les fêtes tous seuls. Ils pourraient passer du temps ensemble et discuter. Dans l'esprit du jeune homme, Clémence était finalement une des seules élèves avec qui il ressentait vraiment quelque chose. Et qui sait le Père Noël peut avoir son lot de surprise dans sa hotte.


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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Sam 3 Jan - 17:44

    [ Pas de problème <3 ]

    Le regard qu'elle portait sur le monde était différent des autres. Clémence n'avait jamais su trouver une limite entre ce qui était bien et ce qui ne l'était pas, c'était sans doute pour cela qu'elle ne savait jamais comment réagir face aux autres. Et lorsqu'elle ignorait quelque chose, elle choisissait la méfiance et l'attaque. Tout était une question de bouclier, dans le fond. Elle avait peur. Peur de tout : des gens, de la vie, d'elle-même. Il y avait un certain nombre de choses qu'elle ne pouvait pas maîtriser, comme, par exemple, ce qui agitait son coeur et ce qui lui faisait du mal. Si elle l'avait pu, elle aurait choisi de tout oublier et de repprendre un nouveau départ. Mais c'était sa dernière année à Hogwarts, il était trop tard pour avoir une nouvelle vie. Elle songea avec un pincement au coeur que c'était dans cette école qu'elle avait passé les meilleurs moments de son existence : les fous rire avec Cassandra. Les complots. Les soirées devant le feu. Les sorties à Pré-au-Lard. Les embrouilles, les étoiles, les plantes, la magie. Il y aurait beaucoup de choses qui ne feraient plus partie de sa vie, dès lors qu'elle aurait achevé sa scolarité. C'était bien trop difficile à concevoir pour le moment, aussi chassa t-elle toutes ses pensées douloureuses pour se concentrer sur autre chose.

    Elle n'eut pas le temps de se trouver un nouveau sujet de réflexion, pourtant. Une main se posa sur son épaule et elle sursauta, un cri manquant de s'échapper de sa bouche. Heureusement pour elle, elle avait su se contrôler. Elle leva vivement les yeux, les lèvres serrées, prête à décharger sa colère sur la personne qui avait osé déranger sa méditation. Et, lorsqu'elle le voulait, elle pouvait se montrer vraiment mauvaise. Le regard qu'elle croisa la désempara totalement. Pour tout avouer, elle ne s'était pas attendue à croiser Weston. Son regard s'adoucit immédiatement et elle sourit un peu, calmant les battements frénétiques de son coeur. Bon sang, il lui avait fait peur. Ouais, bon, et il n'y avait pas que ça.

      « Hey Clémence, j’ vois que je ne suis pas le seul à rester ici pour ces vacances. Si j'avais su je serais arrivé plus tôt. Alors t'es pas rentré chez toi non plus?! »


    Clémence soupira et haussa les épaules, avant de se rallonger dans l'herbe, les yeux grands ouverts, fixant le ciel. Effectivement, elle n'était pas rentrée, et lui non plus. Pourtant, elle avait cru qu'il était parti, elle ne l'avait pas croisé depuis un bon moment dans les couloirs du château. Elle releva la tête et sourit, avant de lui prendre la main et de le faire tomber dans l'herbe à côté d'elle en riant. Il y avait quelque chose qu'elle adorait avec Weston : leur proximité. Ils partageaient une sorte de lien particulier, qu'elle chérissait beaucoup. Tantôt très proches, tantôt distants, elle ne savait plus où donner de la tête. Elle ne savait surtout pas quoi penser, mais cela lui plaisait bien. D'autant plus qu'elle avait besoin de compagnie, et qu'il était exactement la personne qu'il lui fallait.

      « Salut Weston. Je pensais que tu étais parti pour Noël... Entre paumés qui restent au château pour les vacances, on se comprend. »


    Clémence sourit largement, un air mutin accroché au visage. Ses yeux se portèrent de nouveau sur le lac et elle soupira. D'aise, cette fois-ci. Elle savait qu'avec Weston, elle pouvait parler de tout sans crainte. Mais elle savait aussi que ce début d'année n'avait pas été facile, pour l'un comme pour l'autre. Elle avait eut vent de cette historie sordide de mariage, entre Weston et Calliste. Son Weston. A cette pensée, son coeur se serra. Elle gardait tout de même la tête haute, veillant sagement à ce que personne ne puisse lire en elle un jour. Parce que si cela venait à arriver, elle était perdue. Elle ne voulait pas lui rendre les choses plus difficiles, au contraire. Alors elle jouerait son rôle au maximum : elle serait une bonne amie, présente lorsqu'il en aurait besoin. Et le reste du temps, elle maudirait la terre entière pour la faire souffrir de la sorte.

      « Je suis contente que tu sois là. »


    Clémence était une jeune fille franche. Elle l'avait toujours été, et cela allait parfois à l'encontre de son image. Elle s'en foutait pas mal, malgré le fait qu'elle savait que certaines choses ne devaient pas être dites. Elle avait cependant parlé avec sincérité et elle savait qu'il ne douterait pas de ses mots. Depuis le temps.

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Dim 4 Jan - 3:56

    En attendant la réponse de la jeune fille, West' se perdit quelques instants dans ses pensées. La jeune Clémence était vraiment une jeune fille qu'il sentait de "différente", elle l'intimidait, pas dans le sens qu'elle lui faisait peur mais dans celui ou il semblait perdre un peu son contrôle avec elle, il ressentait cette boule au ventre et sentait par moment sa voix se nouer. C'était, bien sûr, de l'intimidation positive qui révèle une attirance pour l'autre comme le raconteraient les médecins de nos jours. Mais ca tourmentait plus qu’autre chose le Poufsouffle qui n'aimait pas se sentir désemparé. Lui qui avait mis si longtemps pour se montrer fort et se forger cette carapace qui lui prodiguait de l'assurance. Et tout ça il semblait le perdre au contact de Clémence.

      - Salut Weston. Je pensais que tu étais parti pour Noël... Entre paumés qui restent au château pour les vacances, on se comprend.

    West' eut un petit rictus. Ils avaient toujours réussi à comprendre les blagues des autres et même si elles n'étaient pas parfaites tout le temps, ils en riaient quand même. Pour rien souvent ils riaient, mais ils riaient. Ils avaient cette proximité qui était si forte et en même temps ils pouvaient être si distant sans ce parler des semaines voir un ou deux mois d'affilés. Mais à chaque fois qu'ils se retrouvaient, il redevenait aussitôt les deux jeunes étudiants proches et sensibles au sourire de l'autre, redevenant de véritables amis. Et ca c'était leur problème, l'amitié, ce qui les empêchait surement de faire un pas en avant. Un sentiment que le jeune préfet de voudrait perdre pour rien au monde. Ajouté à ça une dose de timidité qu'il possédait rarement, n'osant pas l'inviter à un tête à tête ou autre. Et là vous avez la relation ambigüe et complexe que vivent le jaune et la verte. Du moins du point de vue de West', car comme il se dit le plus souvent: et si ce n'était pas réciproque, si elle ne voulait de l'amitié rien de plus.

      - Au moins les paumés seront tranquilles pendant quelques temps et puis il vaut mieux être ici avec peu de gens que dans un lieu remplit de monde où la vue des personne nous mette plus que mal à l'aise voir en colère... M'enfin je dis ça je ne dis rien...

    Il parla de manière decrescendo comme pour que Clem' ne fasse pas attention à ses dires, qu'elle se focalise sur la première partie. Ah moins qu'il souhaitait l'inverse... Confus. La jeune fille était allongée sur le sol et West' fit de même. Il s'étendit de tout son long. Il croisa les bras derrière la tête tout en contemplant le vaste ciel qui était au dessus de leur tête. En ce jour de décembre, le temps était plutôt beau, la température était certes fraiche mais pour la saison il était bien rare d'avoir une telle douceur extérieure. Le ciel quand a lui était plutôt bleu avec des nuages d'un blanc équivalent à du lait ou plutôt à de la mousse. Oui, les nuages avaient la forme de grand coton comme on pouvait le voir au printemps voir en été. Ce temps plus qu'acceptable était peut-être un signe, signe que la journée pouvait connaitre sont lot de surprise. West' n'était pas vraiment superstitieuse mais l'idée lui plut sur le moment, au moins ca lui permettait de s'évader quelques temps de la réalité des choses. Il sourit au coin des lèvres et continua la contemplation. Les quelques mots de Clem' le firent lever la tête en direction de la blondinette.

      - Je suis contente que tu sois là.

    Le jeune homme savoura les quelques mots qu'il entendait. Lui aussi était très heureux. Sa rencontre, avec la jeune Serpentard était pour lui comme une bouffée d'oxygène dans ces dernières semaines plutôt chaotiques. Ces vacances allaient lui permettre d'oublier un peu tout ça, de retrouver la jeune Clem' avec qui il n'avait pas eu une discussion très proche depuis quelques mois maintenant. Et le plus important en cet instant c'était le fait qu'il allait passer du temps avec elle, même si ce n'était que pour discuter de tout et de rien ou de chose plus sincère, rien que de se dire de s'évader avec la jeune fille, ne le rendait heureux. Il n'avait vraiment pas l'habitude de ressentir de tels sentiments pour quelqu'un. Et ça; ça le déstabilisait vraiment. Il se retourna et regarda la jeune fille comme un petit garçon, avec de petits yeux attendrissant. Ce regard innocent et remplit de tendresse que peuvent avoir un enfant de cet âge.

      - Moi aussi je suis content. Ca faisait longtemps et je sais que tu ne peux plus te passer de moi.

    Un léger rictus vint s'inscrire sur le visage de West' qui aimait taquiner la jeune fille avec des petites phrases. Ce n'était pas méchant loin de là, mais ca détendait un peu l'atmosphère. Sans attendre de réponse, le jeune Poufsouffle repris sa position allongée contemplant le ciel et commença à regarder les nuages, des formes semblait se dessiner dans les nuages. C'était un jeu qu'il aimait faire quand il était plus jeune, trouver dans ces grandes étendues qui ressemblait à du coton un objet un animal ou tout autre chose symbolique. Son regard se posa sur l'un d'entre eux qu'il montra alors du doigt à la jeune blondinette.

      - Tiens, regardes celui là, on dirait un aigle qui vole, enfin faut que tu tourne un peu la tête et avec un peu d’imagination il va de soit.

    Il lui montra plusieurs fois pour être sur qu'elle ait vu le bon, elle ne semblait pas vraiment convaincue de la symbolique de West' mais ce n'était pas un concours. C'était comme ça avec la jeune fille, il semblait retrouver un semblant d'enfance, il n'était plus le garçon populaire sur de lui mais plutôt un jeune homme qui avait une once d'innocence en présence de cette étudiante à Serpentard qui semblait comme l’espérait West’ s’intéresser à lui.


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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Dim 4 Jan - 18:36

    Clémence ferma les yeux, un sourire léger aux lèvres. Elle se sentait bien, en paix. L'esprit calme, le coeur libre, elle se savait en sécurité. C'était chose difficile, pourtant, pour elle qui n'avait de cesse d'être sur la défensive à chaque instant. Elle avait longtemps été prisonnière de son caractère un brin trop sensible, ce qui lui avait valu un bon nombre de déboires dans son enfance. Mais dès qu'elle avait compris comment se protéger des autres, elle s'était mise au travail. Forgeant années après années une carapce bien solide de méchanceté, elle prennait plaisir à se cacher aux yeux des autres. Sauf qu'elle ne savait simplement pas le faire avec Weston. D'ailleurs, cela lui faisait peur : elle craignait toujours qu'il n'utilise ses pouvoirs d'anéantissement de carapace contre elle. Méfiante un jour, méfiante toujours, alors qu'elle savait très bien qu'elle pouvait lui faire confiance. Peut-être ne voulait-elle pas avoir mal, pas encore. Elle finit par réouvrir les yeux, regardant le ciel. Tout semblait bien plus facile lorsqu'elle s'absorbait dans la contemplation de quelque chose.

      « Au moins les paumés seront tranquilles pendant quelques temps et puis il vaut mieux être ici avec peu de gens que dans un lieu remplit de monde où la vue des personne nous mette plus que mal à l'aise voir en colère... M'enfin je dis ça je ne dis rien... »


    Clémence sourit, sans pour autant tourner la tête vers lui ; elle n'en avait pas besoin. Elle pouvait presque l'entendre sourire, en fait, c'était sans doute pour ça qu'elle ne doutait pas et qu'elle faisait confiance à son instinct devin sur les réactions du jeune homme. En y réfléchissant bien, cela faisait longtemps qu'elle le connaissait, et bien qu'il ne soit pas de la même année qu'elle, elle avait toujours aimé le regarder. Dans les couloirs. Dans la Grande Salle. Jusqu'au jour ils s'étaient enfin parlé. Elle avait bien sûr tenté de l'envoyer sur les roses, mais elle n'avait pas pu. Elle avait plongé dans son regard, et elle n'avait pas pu déccrocher trois mots corrects les uns à la suite des autres. Elle s'était sentie ridicule, mais en même temps, tellement bien... Dans le fond, elle n'avait de ce moment qu'un vague souvenir, parce que la seule chose qui l'avait percutée n'avait pas été sa propre réaction, mais celle de Weston. Juste son sourire, avant qu'elle ne prétexte un cours pour s'éloigner en vitesse. Tout en sachant qu'elle le recroiserait toujours - elle ne voulait pas qu'il en soit autrement. Alors elle avait fait comme si de rien était, et malgré leur relation plus ou moins étrange, elle avait réussi à ne jamais flancher.

    La demoiselle savoura ce moment de souvenir, alors qu'elle se rendait compte qu'elle avait mieux, au moment présent. Il était juste là, à côté d'elle, si bien qu'elle pouvait presque entendre les battements de son coeur. Sa respiration. Tant de choses qui l'apaisaient un peu plus à chaque fois.

      « Moi aussi je suis content. Ca faisait longtemps et je sais que tu ne peux plus te passer de moi. »


    L'Irlandaise sentit son coeur s'affoler et elle attendit qu'il se calme avant de se redresser, la tête appuyée sur un coude, tournée vers Weston. Elle attrappa un brin d'herbe et le fit rouler entre ses doigts, ses boucles blondes dégringolant autour d'elle. Elle ne savait pas quoi répondre, parce que trop de choses se bousculaient en elle à ce moment précis. Elle se contenta d'un sourire franc et étincelant, avant de se caller plus confortablement.

      « En effet, ça faisait longtemps. Trop, je crois. Et tu en as profité pour prendre la grosse tête ! »


    Clémence éclata de rire, bien qu'en son fort intérieur, elle savait qu'il avait raison. Sauf que cela faisait partie des choses qu'elle n'avouerait jamais à quelqu'un d'autre qu'à elle, parce qu'elle avait mis un temps fou à se le faire entendre. Elle resta pourtant de longues secondes à lui sourire, le regardant sans un mot, se contentant de l'espèce d'alchimie entre eux qui la faisait frissoner et qui lui donnait la force d'aller déccrocher les étoiles. Elle finit tout de même par se rallonger dans l'herbe, contemplant les grands nuages blancs qui défilaient au-dessus d'eux. Elle adorait ce spectacle. Avec son frère, ils passaient toujours de longs moments ainsi, immobiles, à se créer un autre monde dans lequel il n'y aurait qu'eux deux. Monde qu'elle était prête à partager, à présent.

      « Tiens, regardes celui là, on dirait un aigle qui vole, enfin faut que tu tourne un peu la tête et avec un peu d’imagination il va de soit. »


    La jeune femme pencha la tête, attrappant l'aigle au vol. Elle avait beaucoup d'imagination, et elle n'en avait pas honte. Heureusement d'ailleurs, parce que sinon, elle n'aurait pu voir l'aigle de Weston. Elle s'appuya légèrement contre lui, posant sa tête contre son épaule, avant de fixer le ciel pour un nouvel envol. Elle voulait retrouver ses constructions d'avant. A bien y réfléchir, dès qu'elle avait un moment de solitude, elle s'amusait à déchiffrer le ciel. Cela la ramenait en enfance et lui faisait penser à la fille qu'elle était avant.

      « Si tu veux, tu peux même voir mon château, là. Avec deux grandes tourelles et une porte large. On ne voit pas le jardin d'ici, c'est dommage... »


    Clémence se rendit compte qu'elle allait passer pour une idiote. Cette idée lui fit peur un instant, mais elle haussa mentalement les épaules. Peu importe. Elle avait retrouvé son rêve d'enfant, et rien ne pourrait remplacer cela. Weston lui donnait beaucoup plus qu'elle ne l'avait imaginé : il était là pile au bon moment, il lui rappelait ses rêves enfouis. Et il y avait autre chose... Quelque chose qu'elle n'arrivait pas à définir, ne sachant pas si c'était bon ou mauvais. Elle espérait secrètement, même si tous ses espoirs étaient infondés. Elle n'avait rien pour rivaliser, et elle ne voulait pas gâcher quelque chose qu'elle ne retrouverait jamais.

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Dim 4 Jan - 20:32

    Toujours allongé sur l'herbe, le jeune homme se plongea une nouvelle fois dans l'étendu de bleu et de blanc qui composait le ciel. Il prit une grande bouffée d'air et sentit l'oxygène rentrer dans ses poumons. Le jeune homme aimait ses moments de tranquillité, de calme, loin des habituels cris et bousculade dans le château. Et rien de mieux que le parc pour se sentir enfin libre, autre part perdu dans cette étendu envoûtant. Il tourna la tête et ses yeux se posèrent sur la Serpentard qui regardait le ciel et semblait perdu dans ses pensées. Plusieurs scènes lui revinrent alors à l'esprit. Des moments qu'il avait passé avec Clem' dans ce château. Des instants de complicité où les deux jeunes ressemblaient à des enfants avec leur timidité, n'osant pas vraiment faire le pas par peur de blesser l'autre. Le jeune homme avait rarement senti une telle émotion avec une personne et ca l'intimidait beaucoup. Même si le plus souvent il paraissait sur de lui même en présence de la jeune fille ce n'était pas le cas en faite. Il y avait quelque chose de différent avec elle.

    Elle pouvait être si différente d'une personne à l'autre. Le jeune homme l'avait vu plus d'une fois être en colère contre un inconnu voir même agressive. Ne pas vouloir s’attacher. Et pourtant il l'avait vu si douce et timide aussi avec ses joues qui prenaient une teinte rougeâtre digne des jeunes filles d'une grande sensibilité. Cette sorte de double personnalité était troublante pour West' qui, malgré cela, la connaissait vraiment pour savoir que la petite Serpentard froide n'était pas vraiment elle. Enfin c'était ce qu'il pensait. Si difficile à comprendre et c’était peut-être pou ça qu’elle l’attirait tant, par cette peur des sentiments. Cette carapace pour ne pas montrer leur faiblesse. Clémence s'était retournée, accoudée près de lui. Le jeune homme croisa son regard et resta plonger quelques instants jusqu'à se que son amie se rallonge de nouveau. Il se retourna dans sa contemplation avant t'entendre la voix de la jeune fille.

      - En effet, ça faisait longtemps. Trop, je crois. Et tu en as profité pour prendre la grosse tête !

    La jeune fille avait prononcé ses mots qui sifflèrent à l'oreille du jeune homme. Elle avait une voix si douce et envoûtante que West' avait toujours apprécié. Ils rigolèrent ensuite ensemble. Prendre la grosse tête, il l’avait entendu si souvent. Mais ce côté prétentieux et sur de lui montrant beaucoup d’assurance était un désir de montrer qu’il contrôlait les situations et peut-être aussi une envie de se sentir entouré. Montrer aux autres qu’il était là. Le jaune et la verte avaient pris l'habitude au fil des années de prendre des distances pendant quelques semaines ou quelques mois. Une distance qui semblait se faire naturellement, sans que chacun ne fasse quelque chose pour la provoquer. Ils avaient tous les deux des réseaux d’amis différents. Des amis que le jeune homme n'appréciait pas forcément dans l'entourage de Clem' comme par exemple Cassandra Green, Gabriel Van der Sen son cousin, Maxim Lothringer pour ne citer qu’eux. Lui avait Lys, son ex-petite amie, Widow Douglas et les autres. Mais ca n'expliquait pas vraiment la distance qu'ils mettaient entre eux, ils avaient toujours vécu comme ca. Peut-être qu'au fond, chacun voudrait se protéger de l'autre. Se protéger des sentiments qu'ils avaient l’un pour l’autre. Leur relation était des plus complexes et ca le jeune homme le savait. Il répondit le sourire jusqu’au bout des lèvres.

      - Prétentieux ?! Moi jamais.

    Leur jeu sur la signification des nuages commença. Après avoir fait son intervention sur l'aigle qui signifiait beaucoup pour lui sur son passé, il vit la jeune fille essayer d’attraper l’oiseau virtuel. Il aimait l'imagination que la jeune fille possédait. Le sentiment qu’il retombait en enfance, en sa présence, loin des problèmes de tous les jours et de ceux de l'adolescence. Car oui bien que West' avait seize ans, la vie n'était pas aussi facile et rose comme il pouvait l’admettre. Mais en ce lieu et à coté de la jeune fille il n’avait pas vraiment envie de penser à ca. Il sentit alors la tête de la jeune fille se poser sur son épaule. Il sourit. Même si pour elle se n'était qu’amical d’après West’, il aimait la prendre dans ses bras, la tenir et sentir son parfum. Elle était unique à ses yeux. Si proche et si différente à la fois. West' passa son bras autour de Clem' et déposa sa main sur le ventre de la jeune fille. Il regarda de nouveau le ciel.

      - Si tu veux, tu peux même voir mon château, là. Avec deux grandes tourelles et une porte large. On ne voit pas le jardin d'ici, c'est dommage...

    Le jeune homme eut un léger sourire et tourna la tête à destination du nuage qu'elle lui montrait du bout de ses doigts fins. Elle avait peut-être dix-sept ans mais son âme d'enfant était toujours présente. Cette innocence et cette imagination qui caractérisaient les jeunes enfants étaient visibles en Clémence. Enfant pour ceux qui la connaissait assez. Et bien que beaucoup de personne ne l’imaginait pas sous cet angle, le jeune homme avait sympathisé avec elle après une rencontre dans un couloir. Pour le jeune homme cette âme faisait tout le charme de la verte. Se dire qu'il avait une sorte d'exclusivité de privilège de la connaitre ainsi le fit sourire. Il regarda la jeune fille et pointa du doigt le même nuage.

      - Celui là?! Et je suppose que cette ravissante princesse a un prétendant... un prince qui fait battre son cœur.

    Le jeune homme ne savait pas pourquoi il avait dit ça. C'était sorti d'un seul coup. Son cœur parlait plus pour lui que ce qu’il ne voulait. Il ne regretta pas vraiment de l'avoir dit et se sentit niais plus qu'autre chose. Il avait peur qu’elle le rejette au fond, et c’était là tout le problème de West’ pour faire le grand pas. Il se tourna alors vers la jeune fille et plongea son regard dans celui de la jeune fille une fois encore. Mais cette fois ci le jeune homme sembla capter dans le regard de Clem' comme un scintillement. Son cœur s’accéléra doucement. Il attendit quelques secondes la réponse de la jeune Serpentard.


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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Dim 4 Jan - 21:15

    Clémence observait toujours son château imaginaire, des étoiles dans les yeux. Si on lui avait dit qu'un jour, elle partagerait un tel lien avec quelqu'un, elle aurait sûrement éclaté de rire. Elle avait pas mal d'amis, c'était un fait, mais il n'y avait que quelques rares personnes qu'elle portait dans son coeur. Et Weston en faisait partie, tout comme Ashtray également. La jeune femme possédait son petit cercle bien fermé, où elle savait qu'elle était en confiance. Elle avait perdu beaucoup, avant de venir à Hogwarts. Son père, tout d'abord. Quoique, lui, elle ne le regrettait pas franchement. Il l'avait battue, il avait tenté de faire d'elle une tueuse, alors non, pas question qu'elle regrette. Mais il y avait sa mère, dans l'histoire : ses grands yeux vides, ses cheveux ternes, ses cernes violettes. En s'opposant radicalement à son père, Clémence avait sacrifié sa jeunesse et son innocence. Elle avait grandi d'un coup, bien trop vite aux yeux de son frère, semant la pagaille dans leur famille. Mais quelle importance ? Si sa mère pouvait supporter de vivre avec un homme sans aucun coeur, c'était son problème. Elle avait son frère. Même si lui aussi, il avait bien changé... En songeant à eux, le coeur de la demoiselle se tordit sourdement. Elle venait de réaliser qu'elle n'avait plus de famille, et que lorsqu'elle partirait de Hogwarts, elle serait seule. Définitivement seule.

    Elle tourna la tête vers Weston et cela lui passa du baume au coeur. Elle avait une famille, ici, même si elle ne savait pas vraiment par quel bout la prendre. Elle aurait aimé être bien plus sûre d'elle, ce qui était le cas, d'ailleurs, mais pas avec lui. Et si elle faisait une erreur ? Si elle se trompait lourdement, et qu'il ne la voyait que comme une amie sympathique ? Elle en serait déchirée, c'était justement pour ça qu'elle ne voulait pas s'afficher. Pour ne pas tout perdre. Cette fois-ci, elle voulait garder sa famille entière.

      « Prétentieux ?! Moi jamais. »


    Les mots de Weston la tirèrent de ses pensées. Tant mieux, elle commençait à douter et à s'enfoncer toute seule. Elle sourit tout de même et secoua lentement la tête. Il savait la fait rire, c'était remarquable. Mais elle aimait son air prétencieux, elle. Il sortait de la norme, et il lui correspondait bien. Elle se surprit à imaginer leur couple et se mordit la lèvre. Non, elle ne devait pas penser à ça, cela ne ferait que lui faire du mal. Il fallait qu'elle trouve la force se vivre sans y songer, et elle n'aurait pas de problème. Mais quand il était à côté d'elle... Non, elle ne pouvait pas, elle n'y arrivait pas. Et elle n'avait aucune envie de partir, elle était trop bien à ses côtés.
    Clémence avaient toujours les yeux posés sur lui, captivée, fascinée. Elle cherchait à comprendre comment il pouvait avoir une telle attraction sur elle, parce que cela dépassait tout entendement. Non pas que cela la gênait, au contraire. C'était juste... Etonnant. Magnifique.

      « Celui là?! Et je suppose que cette ravissante princesse a un prétendant... Un prince qui fait battre son cœur. »


    L'Irlandaise échangea un regard avec Weston, et elle en fut presque électrocutée. Son coeur eut un raté et alors qu'elle reprennait son souffle, elle comprit le vrai sens des paroles de son compagnon. Bon sang, il l'avait grillée. Non, non, pas encore. Il tentait juste de lui tirer les vers du nez, hein, parce qu'il l'avait vue dans les étoiles et qu'elle ne l'était jamais en principe. Donc cela signifiait qu'elle était obsédée par quelque chose. Il n'était pas censé savoir que c'était lui, son obsession. Clémence repprit contenance et sourit légèrement, avec une tendresse qu'elle n'avait pas souhaitée cependant. Du moins, pas autant. Elle repporta les yeux sur le nuage qui n'avait pas bougé, tenant son château loin de tous.

      « Un prétendant... Peut-être. Il est toujours invisible, en tout cas. Il n'a pas montré le bout de son nez. Et... Je ne sais pas s'il y a un prince. Je dirai plutôt... Qu'il y a quelqu'un qui surpasse les princes. »


    Clémence sourit un peu plus. Elle savait très bien qu'elle avait les joues roses, mais ça, elle pouvait le mettre sur le compte du froid. Elle savait qu'elle souriait pour rien, mais elle pouvait dire que c'était parce qu'elle était contente de le voir. Elle savait qu'elle avait le coeur qui battait vite, mais elle ne pouvait pas lui dire qu'elle l'aimait.

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Mer 7 Jan - 23:57

    Weston capta le regard de la jeune fille qui semblait trahir un moment de désarroi chez elle. Comme si sa question avait fait comprendre à la Serpentard les véritables sentiments qu'avait le préfet pour elle. Il ne parut pas vraiment désarmé car au fond de lui c'était peut-être ce qu'il voulait, qu'elle le sache, qu'elle apprenne que lui le Poufsouffle de sixième année avait plus qu'un faible pour elle. Mais en même temps, elle comprendrait surement qu'il n'était pas le jeune homme aussi à l'aise qu'il le laisse paraitre. Et ça, il ne voulait pas. Devoir avouer qu'au fond il était un jeune homme désarmé et sentimental était une vision répugnante pour lui. Il ne voulait pas se montrer « faible ». Et puis, pourquoi voudrait-elle de lui?! Elle semblait ne chercher que de l'amitié, jamais il n'avait eu l'impression de capter un "signe" de sa part. Il avait eu beau essayer de déceler en elle une once d'attirance, jamais il n’y était parvenu.

    Le jeune homme regarda le ciel et se perdit dans ses pensées. Il s'imaginait tout avouer à la jeune fille. La prendre dans ses bras et l'embrasser. Plusieurs fois il y avait pensé. Ces pensées étaient plus présentes à chaque fois qu’il voyait la jeune fille de manière régulière. C'était peut-être aussi pour ça qu'ils avaient pris l'habitude de ne pas se voir par moment. Pour ne pas cogiter sur leur relation. Ou ce n'était qu'une impression toute faite par le jeune homme qui au fond espérait bien que la jeune fille ait des sentiments pour lui. Il entendit la voix frêle de la jeune fille qui le tira de ses pensées. Il la regarda et lui sourit.

      - Un prétendant... Peut-être. Il est toujours invisible, en tout cas. Il n'a pas montré le bout de son nez. Et... Je ne sais pas s'il y a un prince. Je dirai plutôt... Qu'il y a quelqu'un qui surpasse les princes.

    Le jeune Poufsouffle se tut quelques instants le temps histoire de bien analyser les paroles de la jeune fille qui lui souriait les joues rouge pâle et le regard innocent. Elle pensait donc à quelqu'un. Se fut d'abord du désarroi que ressentit le préfet des jaunes mais comme à son habitude il ne laissa rien transparaitre. Elle devait avoir des vues sur quelqu'un et l'idée même le rendit triste au plus profond de son cœur. Il aimerait tant se lever, la prendre dans ses bras et crier dans le parc à tue tête son amour pour elle. Son envie de voir plus qu'une relation amicale. Lui avouer que quand il la voit il a une boule dans le ventre, quand il lui parle il a la gorge qui se noue et quand elle sourit il a le cœur qui bat à cent à l'heure. Mais tout ça lui était impossible. C'était un sentiment si profond qu'il n'avait jamais réellement ressentit. Une telle intensité qu'il en avait peur. Peur de paraitre ridicule et surtout peur d'ouvrir son cœur. De lui révéler ses secrets. Des secrets qu'il avait eu tant de mal à enfermer à double tour au plus profond de lui et à jeter la clé aux oubliettes. Il lui sourit à son tour ne sachant pas vraiment quoi répondre. Il aurait aimé se retrouver finalement à un autre endroit et ne pas avoir cette conversation.

      - Et bah quelle révélation. Et je le connais cet inconnu qui est en train de me voler ma petite Clémence?!

    Un éclat de rire se fit entendre. Il voulait surtout ne pas dévoiler qu'elle était plus que se petite Clémence et que l'idée que quelqu'un possède son cœur le dérange. C'était tout West' ça, garder son assurance dans toutes les situations. Ne pas montrer qu'il tient tant à elle. Il la regarda de nouveau en lui souriant. Il ne savait quoi dire. Sans savoir pourquoi il prit sa main dans les siennes. Elles étaient froides. Dehors il ne faisait pas bien chaud et c'était l'occasion pour l'avoir près de lui. Il la réchauffa en frottant un peu. Elle avait la peau si douce. Aussi douce que son regard et que sa voix. Tout en elle le séduisait, et pourtant ils n'étaient toujours pas plus avancés. Toujours des amis. Il la regarda de nouveau les mains de la verte et argent dans les siennes. Il baissa la tête.

      - Tu sais Clémence, je voulais te dire … euh … comment te dire ça … Bah tu vois, je tiens beaucoup à toi. Tu comptes énormément pour moi.

    Il avait balbutié. Il n’avait pas l’habitude de parler avec si peu d’assurance. Il se sentit idiot tout d’un coup. Idiot de se montrer égoïste et de lui dire de telle parole quand elle lui avoue qu’elle a des sentiments pour un homme. West’ ne savait pas pourquoi il avait dit une telle phrase mais il ne regretta pas. Si dans la vie il avait appris quelque chose c’était bien le fait d’assumer ses actes. Et puis il n’avait pas non plus avoué qu’il l’aimait. Un ami pouvait avoir une telle déclaration. Nan ?! Il profita d’une légère brise pour relever la tête en direction du lac. Il ne regarda pas Clémence pour voir sa réaction. Il ne voulait pas sentir dans son regard de l’indifférence à son égard. Il attendit calmement dans le silence que laissait entendre le lac et ses environs. Pas un bruit, pas une personne. Ils étaient tous les deux et ne risquaient pas d’être déranger. Peut-être le moment propice pour ouvrir son cœur…


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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Jeu 8 Jan - 11:10

    [ <3333 ]

    Clémence était toujours appuyée contre Weston, respirant lentement son odeur à lui. Il y avait quelque chose de relativement étrange chez elle ; elle reconnaissait ses amis à leur parfum. Mais il n'y avait pas que cela : il lui arrivait souvent d'avoir une bouffée de souvenirs intenses lorsqu'elle inspirait les mêmes senteurs que d'autres fois passées. Elle avait souvent cru, lors de ses balades dans les couloirs et à l'extérieur du château, que Weston était là, quelque part. Alors qu'elle ne l'avait jamais croisé, toutes ces fois où elle l'avait imaginé avec elle. Probablement parce qu'elle s'était tellement ennivrée de lui qu'elle pouvait sentir la douceur de son regard et sa châleur partout, au risque de devenir paranoïaque. Elle avait lu un jour que l'attirance de tous les êtes vivants se faisait à partir d'une odeur. D'accord. Voilà qui justifiait en partie ce sentiment violent qui lui agitait l'esprit lorsqu'elle se trouvait en présence de son Weston. Il lui plaisait, elle le savait, et devoir vivre avec ça sur le coeur sans jamais le montrer était une véritable torture pour elle. Elle mourrait d'envie d'enfouir sa tête contre son cou, de goûter sa peau et de le respirer jusqu'à en perdre la tête. Pire encore, elle le voulait pour elle, et rien qu'à elle.

    Se rendant compte qu'elle virait à l'égoïsme, la jeune femme ferma les yeux. Elle sentait la main du jeune homme posée sur son ventre, et elle avait peur de bouger, de peur qu'il la retire. Même si ce geste n'avait rien d'ambigü pour lui -tous les amis avaient des moments câlins, elle ne le niait pas-, il ne pouvait pas imaginer à quel point cela la brûlait. Mais c'était agréable, comme souffrance. Il y avait eu tant de moments où elle avait senti le vide qu'imposait l'absence de Weston que, lorsqu'elle se retrouvait près de lui, elle ne parvenait pas à avoir des gestes amicaux. Elle peinait à se mesurer, afin de ne pas paraître suspecte. Clémence avait du mettre de la distance entre eux un nombre incalculable de fois, à son grand malheur. Elle avait prétexté un manque de temps. Des choses urgentes à faire. Elle avait même provoqué des embrouilles, se maudissant, se donnant envie de vomir. Et elle avait souffert de son absence durant chaque seconde qui s'écoulait. Sauf qu'elle ne pouvait pas prendre le risque de se trahir, c'était pour cette raison qu'elle avait du se meurtrir et s'éloigner de lui. En le voyant ainsi, détendu, elle ne parvenait pas à s'imaginer autre part qu'à ses côtés. Quel paradoxe.

    Toutes ces fois où elle l'avait évité, elle s'était sentie absolument vide. Elle était impassible, morne, impuissante. Bien sûr, elle s'en voulait, mais elle n'avait pas eu le choix. Elle ne voulait pas le perdre, tellement pas...

      « Et bah quelle révélation. Et je le connais cet inconnu qui est en train de me voler ma petite Clémence?! »


    Weston la tira une nouvelle fois de ses pensées douloureuses, et elle se surprit à rester ébahie quelques instants. S'il posait cette question, c'était soit parce qu'il n'avait pas vu ce qu'elle tenait à lui cacher, soit parce qu'il savait tout et qu'il voulait la faire avouer. Devait-elle lui mentir ? Devait-elle prétendre que, oui, il y avait quelqu'un, mais que ce n'était pas lui ? Non, elle ne le pourrait pas. Car effectivement, il y avait quelqu'un, mais ce ne pourrait être jamais un autre que lui. Elle se mordilla la lèvre et baissa les yeux, arrachant des brins d'herbe.

      « Oui. Tu le connais. Et... Je ne pense pas qu'il me vole à toi. Personne ne peut le faire. »


    Elle s'attachait beaucoup trop à lui, et il ne la volait pas, non : elle serait toujours à lui. Même s'il l'ignorait. Elle soupira et finit par s'assoir, quittant le refuge qu'il lui avait offert en l'entourant de ses bras sur lequels elle rêvait de laisser courir ses doigts rêveurs. Non, elle ne pouvait pas se permettre d'avoir de telles pensées. Elle souffla dans ses mains glacées, tentant de les réchauffer sans succès. Un peu comme s'il avait su ce qu'elle voulait, il lui prit les mains et les serra dans les siennes. Une décharge de frissons dévala sa colonne vertébrale et elle s'obligea à ne pas frissonner, revelant les yeux pour l'observer. Elle laissa son regard errer dans les yeux de Weston, glissant ensuite le long de ses joues, retraçant la courbe de sa mâchoire avec précision. Et dire qu'elle avait fait cela presque toutes les nuits, se servant de l'image nette qu'elle gardait de lui...

      « Tu sais Clémence, je voulais te dire … euh … comment te dire ça … Bah tu vois, je tiens beaucoup à toi. Tu comptes énormément pour moi. »


    Clémence fut agréablement touchée par les paroles de son compagnon. Elle appréciait ce geste, même si elle ne pensait pas qu'il pouvait exprimer autre chose que de l'amitié. Ils étaient si différents, et en même temps si semblables que cela lui donnait le tourni. Il y avait des tas d'hommes, dans cette école. Et il avait fallut qu'elle s'effondre devant le seul avec lequel elle ne pourrait jamais franchir le pas. Parce que se lier davantage à lui la ferait souffrir de plus belle : elle ne voulait vivre que dans la réciprocité. Et elle avait peur de perdre l'amitié qu'il lui offrait, qui était si chère à ses yeux. Au fond, son rêve était de pouvoir le regarder comme seule une âme soeur pouvait le faire, tout en ayant des moments de complicité. Comme ils en avaient toujours eu. C'était impossible, et lorsqu'elle se rendait compte que son amour était voué à l'échec parce qu'il la considérait comme « sa petite Clémence », sans plus, elle avait envie de crier.

      « Oh, mais ce qu'on devient sentimental, Monsieur Applewood ! Mais...Merci. Je veux que tu saches que tu comptes aussi pour moi. Beaucoup... Et que je serai là, quoi qu'il arrive. »


    Elle ne put retenir le geste qui lui échappa, et elle le regretta dès qu'elle l'eut commencé, sans pouvoir s'en empêcher pour autant. Elle effleura timidement les cheveux de Weston, repoussant une mèche qui lui tombait devant les yeux, sans pouvoir détacher son regard du sien. Non, elle devait absolument faire quelque chose. Ne pas se laisser submerger, mais si seulement elle avait pu se battre... Elle savait aussi que ses yeux la trahiraient. Elle ne savait pas cacher ses émotions dans son regard, c'était bien la seule chose qui la gênait. Elle sourit alors légèrement, sa main quittant son poste pour se reposer dans l'herbe. Elle tourna la tête vers le lac, s'obligeant à se changer les idées. Le regarder ne faisait qu'attiser le feu qui couvait en elle, déclenchant une foule d'envies qu'elles n'aurait pas du éprouver pour un ami.

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Jeu 8 Jan - 20:01

    [ j'espère que ca te plaira ... <3]

    Le silence que les deux jeunes sorciers laissait planer entre deux répliques n'arrangeait pas la tourmente que le jaune et noir ressentait. Durant ces instants qui semblaient être une éternité, il se plongeait dans ses pensées et la confusion hantait West' de plus en plus. C'était si simple et si compliqué à la fois. Si Clem' et lui n'entretenait pas cette amitié fusionnelle et importante à ses yeux, le jeune homme aurait franchi la barrière depuis longtemps. Il l'aurait prise dans ses bras, lui aurait dis des mots doux et ils se seraient surement embrassés laissant le temps s’arrêter durant quelques instants. Mais là c'était impossible, c'était Clémence Murray, la Serpentard avec qui il avait vécu tant de moment d'amitié et de proximité. Mais jamais plus, et pourtant ce n'était pas faute d'avoir espéré. Les pensées du préfet étaient de plus en plus brouillées et l'idée d'être autant perdu et de ne rien contrôler lui était insupportable. Il était sensé être Weston L. Applewood, le jeune Poufsouffle si sûr de lui, qui a tant d'assurance. Au fond, cette situation révélait au moins qui il était vraiment quelqu’un de sensible au fond. Une personne qu'il avait tant essayé d'enfermer au plus profond de son âme.

      - Oui. Tu le connais. Et... Je ne pense pas qu'il me vole à toi. Personne ne peut le faire.

    Perdu dans ses pensées une fois encore, il en avait oublié ce qu'il lui avait dit auparavant. Comme si il avait espéré qu'elle n'avait pas entendu les mots qui résonnaient à présent dans sa tête comme une once de révélation. Le jeune homme se remémora attentivement les paroles de la Serpentard. Comme pour déceler une ouverture ou un signe qui lui ferait comprendre qu'elle aussi avait une attirance qui va plus loin que physique pour lui. Il ne savait quoi en déduire. Il le connaissait et c'était ca qui l'inquiétait le plus. Il voulait lui dire qu'il l'aimait tellement et rien que le fait qu'elle parte dans les bras de ce prince charmant serait pour lui un moment pénible. C'était égoïste mais il voulait tellement l'avoir dans ses bras pour lui tout seul. Il ne répondit rien, peur de se montrer trop curieux et qu'elle s'éloigne de lui voyant qu'il avait des tendances possessifs.

    Quelques minutes plus tard, West' se retrouva face au lac. Il venait de balbutier devant elle. Il avait préféré se retourner pour ne pas croiser son regard et l'indifférence de la jeune fille. Le Poufsouffle avait ressentit ca comme un début de révélation et une fois encore il se sentit imbécile. Au fond, la scène était vraiment comique. Lui, qui se posait tant de question sur son amour pour une jeune fille qui devait être en train de passer un moment comme les autres et qui ne se tourmentait pas autant. Clem ne devait pas être de train de se tracasser sur ses sentiments pour lui vu que vraisemblablement elle ne ressentait que de l’amitié. Cet amour semblait le mener nulle part. Clem' finit par lui répondre. Le jaune tourna alors la tête face au visage fin de la blonde.

      - Oh, mais ce qu'on devient sentimental, Monsieur Applewood ! Mais...Merci. Je veux que tu saches que tu comptes aussi pour moi. Beaucoup... Et que je serais là, quoi qu'il arrive.

    Le jeune homme n'eut pas le temps de tout assimiler qu'il sentit une main le toucher légèrement d’un geste tout en douceur. La jeune fille était entrain d'effleurer une mèche du jeune homme qui tombait sur ses yeux. Leurs regards étaient plongés l'un dans l'autre une fois de plus. West' apprécia la douceur du mouvement de la verte et argent. Il la vit alors sourire, ses yeux semblaient trahir son geste. Elle finit par se retourner après avoir retirée sa main. West' attendit quelques secondes avant de se dire que c'était peut-être le fameux signe qu'il attendait. Le geste qui pouvait révéler qu'elle ressentait plus qu'un sentiment d'amitié pour lui. Il commença de nouveau à cogiter ce qui n'était pas la meilleure solution si il voulait essayer d'aller plus loin. Il contempla de nouveau la jeune fille qui lui tournait à présent la tête. Les cheveux blonds de Clémence reflétaient les rayons du soleil. Ces derniers semblaient illuminer la Serpentard. Sa peau claire paraissait si douce.

      - Clem, je ....

    La jeune fille se retourna alors. Les yeux du jeune préfet se déposèrent sur les lèvres de la verte et argent coloré en rose pale et en accord avec le reste de son visage et notamment le bleu de ses yeux. Elles semblaient être mises en avant sur son visage. Il aimerait tant y déposer l'espace d'une seconde les siennes. Il replongea alors son regard dans le sien et s'approcha d'elle un peu. Elle semblait passif mais aux aguets face à la situation. Elle guettait les gestes du jeune homme, qui ne réfléchissait plus très bien. Il prit de nouveau les mains de la jeune fille puis lui caressa le visage avec un geste doux et précis. Il lui sourit. Ses pensées néfastes semblaient s'être estompées. Mais pour combien de temps.

      - ... tu es belle comme un cœur....

    West' ne regretta pas ce qu'il venait de lui dire. C'était la vérité. Et puis il pourrait toujours se débrouiller pour trouver une excuse si elle venait à prendre les jambes à son cou. Délicatement, il prit les cheveux blonds de la jeune fille entre sa main droite. La gauche tenait toujours une des mains de Clémence. Il lui sourit à nouveau. Le temps semblait s'être arrêté sur la scène...


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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Jeu 8 Jan - 21:47

    Les nuages erraient lentement dans le ciel bleu. Ils allaient si lentement que Clémence pouvait garder les yeux fixés sur eux sans en avoir le tourni. Elle aurait voulu être un nuage : douce, vaporeuse, dénuée de pensées. Elle n'aurait qu'à faire sa vie, voler sans but précis, décharger ses pleurs sur le monde sujacent. Elle n'aurait plus besoin de réfléchir, ni d'avoir à prendre des décisions qui lui brisaient le coeur. Par exemple, elle allait devoir faire un choix, en cet instant précis : rester là, ou bien se lever et rentrer au château. L'un dans l'autre, elle aurait mal. Et dans les deux situations, elle aurait peut-être des regrets. Peut-être, cela restait à voir. Elle garda les yeux posés sur le ciel, un sourire nostalgique aux lèvres. Pourquoi les choses devaient-elles être si compliquées ? Elle aurait adoré pouvoir coller son corps à celui de Weston sans aucune pensée concernant leur avenir. Elle aurait voulu lui dire combien elle l'aimait, combien il était important pour elle. La jeune femme ferma les yeux et se mordit la lèvre. Elle avait envie de pleurer. Le voir si près d'elle sans pouvoir le toucher était pire que d'être loin de lui.

    Clémence rassembla ses genoux contre sa poitrine et les entoura de ses bras, avant d'y poser le menton, les yeux fixés sur l'horizon. Elle n'avait pas besoin de le regarder pour savoir qu'il était perdu. Mais pour quelle raison ? Elle l'ignorait. Elle aurait pu rêver, assise là, en regardant le lac calme. Elle aurait pu aimer, à cet endroit précis. Elle parvenait à peine à s'imaginer, elle, amoureuse de quelqu'un. Après tout ce qu'ell avait pu traverser, elle ressentait quelque chose de nouveau. Elle se sentait stable, apaisée. Mais malgré tout cela, elle avait envie de pleurer. Le regard troublé de Weston, sa façon de lui tenir les mains... Elle ne voulait peut-être pas voir la vérité en face parce qu'elle avait peur de le perdre. Peur d'être laissée. Et même si elle savait qu'il ne ressemblait en rien aux autres hommes, elle ne pouvait pas vivre sans cette appréhension.

      « Clem, je .... »


    La Serpentard se tourna vers lui, redoutant ce qu'elle allait sûrement entendre. « Je sais que tu m'aimes, mais... » Il y avait toujours un mais. Dans toutes les histoires. La leur devait-elle se terminer ainsi, comme elle avait commencé ? Elle ne voulait pas, bon sang. Elle savait qu'elle s'était beaucoup trop investie dans leur relation, aussi amicale soit-elle. Elle n'aurait jamais du se laisser avoir de la sorte, elle, Clémence, au coeur dur et aux yeux de glace. Mais elle avait des faiblesses qu'elle refuserait toujours d'admettre. Et Weston était sa faiblesse. Il était toutes ses faiblesses à la fois. Et quoi qu'il puisse arriver, elle voulait se montrer forte, alors elle décida de ne pas pleurer et de ranger bien loin tous les secrets de son coeur qui avaient failli lui échapper.

      « ... tu es belle comme un cœur.... »


    Clémence ne cilla pas, trop abasourdie pour pouvoir répondre. Elle craignait d'avoir mal compris. En fait, il voulait dire autre chose, hein. Vraiment autre chose. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, ses yeux se rallumant lentement sans qu'elle ne le veuille. Elle venait simplement de se dire qu'elle rangeait tout... Mais personne ne voulait lui écouter, pas même-elle. Elle sourit malgré elle, son coeur battement lentement. Bien trop lentement. Elle allait sand foute se réveiller d'un coup, parce qu'elle rêvait et que rien de tout cela ne s'était produit. Elle allait ouvrir les yeux et fixer le plafond, éveillée dans son lit froid, sans personne près d'elle. Et elle allait enfouir sa tête dans son oreille, où il n'y aurait que son odeur à elle. Parce que c'était ainsi que tout avait commencé, et ainsi que tout finirait. Pourtant, Clémence avait envie de changer le cours de sa vie : elle voulait faire des choses merveilleuses, devenir douce pour tout le monde et rêver éveillée. Tout un tas de choses qu'elle ne toucherait jamais du doigt, encore moins de la pensée.

    Elle sentit soudain les doigts de Weston effleurer sa joue, alors qu'il finit par jouer avec une mèche bouclée. Qui lui appartenait, visiblement. C'était la première fois qu'il faisait un geste aussi... Peu amical. Dans le bon sens du terme, bien entendu. Et cela ne fit que la troubler encore et encore.

      « Je... Merci... Je crois que ça passerait plutôt mal si je te retournai la pareille, parce que... Enfin, tu m'as comprise, quoi... »


    Clémence se rendait compte qu'elle racontait n'importe quoi. Mais elle parlait toujours lorsqu'elle était stressée. Et là, elle était plus que stressée. Elle restait à le regarder, sans un mot, caressant son visage du regard, avec pour seule envie celle d'arrêter le temps.

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Sam 10 Jan - 14:19

    Les deux étudiants étaient toujours face à face le regard plongé l'un dans l'autre. La main de West' glissait doucement dans les cheveux de la jeune Serpentard. Ils étaient soyeux et brillant reflétant les rayons du soleil. Leur contact était d’une fine douceur. Ses yeux d'un bleu clair envoutant étaient en harmonie avec le reste de son visage. On pouvait ressentir la douceur, la timidité et même la sensibilité dans ce frêle visage. Et pourtant, Clem' pouvait se montrer si dure, froide et distante par rapport à certaines personnes qu’elle ne connaissait pas ou qu’elle n’appréciait pas. A présent, West' ne contrôlait plus vraiment ses gestes. Il faisait tous ça inconsciemment, sa main, la caresse. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas, loin de là, c'était qu'il avait bien trop peur des conséquences. Et pourtant, il se rapprochait de plus en plus d'elle à force que le temps défilait. Il semblait avoir perdu le contrôle de son corps. Son cœur ayant pris les reines.

      - Je... Merci... Je crois que ça passerait plutôt mal si je te retournai la pareille, parce que... Enfin, tu m'as comprise, quoi...

    Un sourire se dessina sur le visage du jeune préfet. La jeune fille semblait un peu prise de cour par les dires de West'. Un léger rire se fit alors entendre. Clem’ avait toujours su trouver les mots au bon moment et une pointe d’humour détendait l’atmosphère. La timidité dont elle faisait preuve lui conférait un charme auquel West' ne pouvait résister. L'attraction qu'elle semblait avoir sur lui était de plus en plus intense. Son regard se déposa de nouveau sur les lèvres de la jeune fille. Il s'imaginait encore, l'embrasser lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Lui dire qu'il l'aimait tout simplement. Mais était-ce réciproque?! West' ne semblait plus vraiment se poser la question. Son envie de se lancer, de tout lui avouer prenait peu à peu le dessus sur sa raison. Et tant pis, si il allait souffrir du rejet. Au moins il n'aurait pas le regret de ne lui avoir rien dit. Il ne pourrait pas se dire dans dix ans « et si je lui avais dit que je l'aimais, je serais heureux peut-être à présent ». C'était une chose qu'il avait appris au fil des années, en observant les gens et notamment les adultes qui vivaient souvent sur des regrets. Lui ne voulait pas en avoir, il préférait souffrir autrement mais avoir au moins eu l'impression d'avoir été honnête. West’ ne croyait pas vraiment dans le destin, pour lui les choix et les actions de la vie prenaient le pas. Chacun était maitre de soit. Il suffisait de faire des choix, de se lancer de temps en temps.

      -Oui j’ai très bien compris …. Et je t’….

    Il murmura ces quelques mots et s’arrêta. Il ne savait pas si elle avait entendu et ne fit pas vraiment attention. Ces paroles étaient plus destinées à lui plutôt qu’à la jeune Serpentard, il avait pensé tout haut. Il caressa de nouveau la joue de la jeune fille qui tressaillit timidement devant ce geste fin. Il la regarda et essaya de déceler un « je t'aime » dans le regard de la jeune fille. Mais il n'arrivait rien à décrire et analyser. Ils étaient si proches et pourtant West’ voulait que tout ça aille plus loin. Et si ce n'était qu'un rêve?! Non, et au moins ça il en avait conscience. Il ne devait pas être maladroit car tous ce qu'il allait faire aurait une conséquence sur leur relation future. Maintenant c'était décidé, il devait lui avouer. Mais de quelle manière. Il se perdit de nouveau dans ses pensées. Sa main, toujours sur la joue de la jeune fille, descendit peu à peu sur le frêle visage. Un de ses doigts vint se déposer sur ses lèvres. Clem' semblait se laisser faire peut-être qu'elle avait peur de ce qu'il faisait ou peut-être qu'elle aimait que West' fasse ça. Il n'en savait rien. Il effleura les lèvres de la jeune fille d’un geste fin et plein de tendresse. Il n'osait plus parler. Pour le Poufsouffle, les gestes en disaient plus long que la parole et les grands discours n'étaient pas vraiment son fort.

    Leurs visages se rapprochèrent alors petit à petit, la verte et argent comme le jaune et noir faisaient un mouvement vers l'avant. Le regard toujours plongé l'un dans l'autre, sachant tous les deux pertinemment ce qu'y était entrain de se passer. Toujours de plus en plus proche, le jeune homme pouvait à présent entendre la respiration de la jeune fille. Sentir l'air quand elle expirait sur son visage. Le cœur de West' s'accélérait. Le moment tant attendu semblait maintenant être à porter des deux jeunes gens. Main dans la main, ils approchèrent leurs lèvres l'un vers l'autre encore et encore... L'attente semblait interminable, la scène fonctionnait au ralenti... Et si la jeune fille finissait par retirer sa tête et que tout n'était qu'illusion en fin de compte ....


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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Sam 10 Jan - 20:24

    Perdue dans le regard clair de Weston, Clémence était à présent capable de percevoir le moindre de ses mouvements. Elle pouvait lire l'hésitation au fond de lui, la peur, et... L'envie. C'était sans doute à cette dernière chose qu'elle s'attendait le moins. Mais c'était aussi celle-ci qui l'avait tant fait rêver, tout au long des dernières années. Elle n'osait même plus cligner des paupières, craignant de le voir s'évaporer sous son nez. Elle pouvait sentir la main du jeune jaune qui caressait ses cheveux avec délicatesse, comme s'il craignait de la voir partir, lui aussi. Pouvait-elle seulement lui dire que non, elle n'avait pas l'intention de s'en aller, qu'elle préférait tout perdre plutôt que de le quitter ? Elle mourrait d'envie de s'approcher de lui. Encore plus. Si peu de distance les séparait... Mais il en fallait également si peu pour lui briser le coeur. Elle avait redouté cet instant, tout autant qu'elle l'avait attendu du fond du coeur. Elle ne savait pas si c'était le fait qu'ils soient là, tous les deux, qui rendait Weston bien plus tendre que d'habitude, ou bien si c'était une tendresse naturelle. Qu'il avait toujours cachée aux yeus de la verte. Au fond, elle avait fait la même chose pour les préserver tous les deux de la souffrance.

    Clémence le vit sourire, ce qui la détendit légèrement à son tour. Peut-être que tout cela était naturel, que les deux jeunes gens l'avait voulu et qu'ils avaient eu peur mutuellement du résultat. Il n'était pas trop tard pour faire marchère arrière : après tout, il ne s'était rien passé d'autre que des regards et quelques gestes timides. Mais c'était déjà beaucoup trop pour qu'elle puisse oublier. D'ailleurs, elle n'oubliait jamais rien lorsqu'il s'agissait de Lui. Aucun sourire. Aucune parole. Et le soir, en regagnant sa chambre, elle fermait les yeux, adossée au mur, un sourire rêveur aux lèvres, se souvenant de tout. Elle revoyait aussi le nombre fou de fois où elle avait souhaité lui dire ce qu'elle avait sur le coeur, sans jamais y parvenir touefois.

      « Oui j’ai très bien compris …. Et je t’…. »


    L'Irlandaise eut un espoir désespéré lorsque les mots s'échappèrent de la bouche de Weston. Il... Il quoi ? Il l'attendait ? Il l'appréciait ? L'espace de quelques secondes, elle se surprit à l'imaginer allant au bout de ses mots. Elle voulait savoir. Elle voulait l'entendre, afin d'être sûre qu'elle ne rêvait pas. Elle sentit la douce caresse des doigts du jeune homme sur son visage, et son souffle se coupa brutalement. Elle le regardait toujours, ne bougeant pas d'un pouce. Ses yeux se fermèrent pourtant, alors qu'elle se perdait dans son petit monde, le seul geste de Weston suffisant à faire accélérer les battements de son coeur. C'était si doux. Si timide... Elle n'aurait jamais pensé le voir un jour aussi peu sûr de lui. Et quelque part, cela ne faisait que la rendre encore plus dingue de lui. Elle adorait découvrir de nouvelles facettes de sa personnalité, et le fait qu'il soit timide face à elle la rendait étrangement timide à son tour. Les doigts de Weston glissèrent lentement sur ses lèvres, et un frisson la secoua de la tête au pied. Pourquoi cela lui faisait-il tant d'effet ?

    Clémence rouvrit les yeux, l'esprit embué, incapable de pronnoncer le moindre mot. Elle n'avait qu'une seule chose en tête : lui. Lui, lui, lui. Ses gestes. Son regard envoutant. Ses lèvres... Elle s'approcha de lui sans s'en rendre compte, alors qu'il faisait exactement la même chose. Etait-ce possible d'être en accord avec quelqu'un à ce point ? Elle sentait la caresse du souffle de Weston sur sa joue, tiède, attirant. Elle voulait le mêler au sien, pour ne plus jamais vivre autrement qu'à travers lui. Sa main lâcha celle du jeune homme, avant d'attrapper une mèche de ses cheveux, avec une telle admiration qu'elle avait peur de l'abîmer. Sa main se fit plus sûre d'elle et s'aventura complètement dans les cheveux de Weston, doucement, leurs visages séparés par quelques millimètres. Elle baissa les yeux vers les lèvres entrouvertes du jeune homme, se souvenant de la brûlure de ses doigts qui la touchaient. La jeune femme se rendit compte qu'elle perdait pied au moment où sa bouche se effleura le cou de son compagnon. Elle s'imprégna de son parfum, fermant les yeux, laissant courir ses lèvres sur sa peau douce, le coeur battant de plus en plus vite.

    Elle le remerciait presque de ne pas bouger. Un moindre mouvement aurait pu tout briser avec une telle facilité... Sa main glissa le long de la joue de Weston, venant cueillir sa nuque avec délicatesse, alors que ses lèvres gagnait sa machoire, l'effleurant tout en légèreté. Plus que tout au monde, elle voulait l'avoir pour elle. Elle voulait l'apprendre par coeur, le dessiner dans les moindres détails lorsqu'il n'était pas là. Elle continua son exploration timide vers le coin de ses lèvres, refusant de s'agripper à lui comme elle l'aurait tant voulu. Un peu de tenue ne lui ferait pas de mal...

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Sam 17 Jan - 19:47

    Le visage du jeune homme était désormais à quelques centimètres de celui de Clémence. Le désir de goûter aux douces lèvres de la jeune fille enivrait West'. Il avait perdu toutes notions de raison. Les doutes et les questions qu’il se posait s'étaient estompés, le désir et le cœur semblaient à présent parler dans ses gestes. Les deux jeunes étudiants étaient sur la même longueur d'onde, chacun voulant reboucher ce fossé qui les séparait. Gouter à ce qu'ils considéraient comme de l'interdit jusque là, avouer ses sentiments. Faire le pas, et ce même en passant par les actes qui souvent étaient plus simples que les paroles. Bien sûr, il ne s'agissait que d'un baiser qui allait surement être échangé dans quelques minutes. Mais pour West', c'était plus que ça, c'était la révélation d'un amour, les paroles du cœur qui allaient passer par les actes. Rien ne semblait pouvoir gêner les deux tourtereaux. La scène était comme figée dans le temps et l'espace. West' n'avait plus la notion de ce qui les entouraient, il n'aurait pu dire si quelqu'un les observait ou pas, si il faisait toujours aussi beau, même si la nuit n’était pas déjà tombée. Captivé par les traits fins du visage de la Serpentard et son regard, le préfet était subjugué et seule la jeune fille comptait à ses yeux.

    Toujours de plus en plus proche, il sentit les lèvres de sa compagne effleurer son cou avec délicatesse. Il ne bougea pas, il savourait le moment, peut-être surpris par l’emprise de Clem sur lui ou tout simplement surpris par le geste qu’elle faisait. Les actes de la jeune fille révélaient enfin à West' ce qu'il voulait savoir depuis si longtemps, elle aussi le désirait, elle ressentait plus que de l’amitié et ce geste en était la preuve. La tendre caresse parcourue le jeune homme qui ne pouvait qu'apprécier l’instant. Clem' entreprenante, effleura le visage du jeune homme puis passa sa main autour de sa nuque. Les lèvres des deux sorciers s'effleurèrent encore et encore, pour finalement se rejoindre. La langue du jeune homme s'engouffra dans la mâchoire de la Serpentard. Il ferma les yeux et profita du tendre moment. Le baiser était tout en douceur et en amour. Ils profitèrent de l'instant présent. Ils s'arrêtèrent quelques secondes, prirent une inspiration et se regardèrent. Les yeux bleus de Clem' envoûtaient West'. Ils eurent un sourire complice qui en disait long sur la situation. Le jeune homme ne voulait pas parler par peur de rompre la magie du moment. Il la prit par la taille et l'embrassa de nouveau. Coller l'un contre l'autre il pouvait à présent sentir la poitrine de la jeune fille sur son torse, la chaleur qu’elle dégageait. West' avait le cœur qui battait la chamade, l'intensité du moment qu'il passait était indéfinissable.

    Leurs bouches ne faisaient qu’une et leurs cœurs étaient serrés l'un contre l'autre. La douceur et la tendresse des gestes que faisaient les deux jeunes sorciers enivraient l'atmosphère. Les langues se touchaient avec délicatesse, s'effleurant à diverse niveau. Les lèvres confondues avaient un léger goût sucré qui plaisait à West’. Le jeune préfet passa ses mains dans la chevelure de la jeune fille d'un geste fin et lent. Il n’y avait comme seul bruit que les battements des cœurs qui se faisaient entendre. Un rythme accéléré qui montrait l'intensité de la situation. La scène semblait figer, West' n'avait plus la notion du temps. D'ailleurs il s'en souciait bien, il ne voulait pas que ca s'arrête, il espérait que le baiser dur tout une éternité. L’instant avait tant été rêvé et imaginé, qu’il ne voulait pas en perdre un seul instant. Pouvoir se souvenir à toujours de ce moment si intense.

    Le deuxième baiser échangé, les deux jeunes, se regardèrent alors. De la timidité monta en lui. Il ne savait pas quoi dire et ne voulait pas briser ce silence, qui donnait une magie à l’ambiance. Ce silence semblait avoir scellé leur amour. Mais une fois encore le Poufsouffle se faisait peut-être des films. Il rêvait une fois de plus et dans quelques instants il allait se réveiller dans son lit en sueur à se demander pourquoi il faisait si souvent ce rêve. Mais tout cela semblait bien réel. Les pommettes de la jeune fille devinrent d’un rouge pâle qui lui conféra une beauté supplémentaire aux yeux du jaune et noir. Cette preuve de timidité sourire fit sourire le jeune garçon qui embrassa la jeune fille sur le front avec tendresse. Elle avait la peau d’une douceur incomparable. Toujours enlacés, l'un à l'autre, West & Clem' ne se soucièrent plus de rien, ni de leur sentiment ni même de l’environnement. Et le futur était bien loin pour eux, les conséquences de cet acte ne leur effleuraient plus l'esprit. Ils profitaient d'avoir enfin la personne à qui ils avaient tant rêvé. West' vola un nouveau baiser à la verte et argent. Elle était si belle que le jeune homme était sous l’emprise de Serpentard. Il ne voyait qu’elle et rien d’autre. Il attendit de nouveau plongé dans son regard…


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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Dim 18 Jan - 19:20



    Clémence avait envie de pleurer. C'était assez étrange à expliquer, et elle savait qu'en elle-même, elle ne pouvait pas non plus mettre des mots sur tout ce qui la traversait. Elle avait gardé les paupières clauses, ses lèvres le découvrant, s'émerveillant de la douceur de la peau du jeune homme qui lui faisait face. Il lui avait toujours fait face, en y réfléchissant bien. Elle avait toujours vu son sourire, et elle craignait de le voir s'évaporer. Elle n'avait pas pu se retenir et elle commençait à s'en vouloir. Il restait immobile, si bien qu'elle ne parvenait pas à savoir si elle avait dépassé les bornes ou non. La peur l'envahit brutalement, peut-être en même temps que l'envie de pleurer. Elle sentait la caresse du souffle de Weston sur sa joue, cherchant à savoir ce qu'il pensait. Dommage pour elle, elle n'avait aucun don de télépathie, chose qui lui aurait été bien utile dans le cas présent. Elle faillit perdre tout espoir, au moment où elle croisa le regard de son compagnon. Elle y lu bien plus que tout ce qu'elle avait tant souhaité. Elle baissa les yeux une fraction de secondes, alors que leurs lèvres se rejoignaient, se cherchant, attendant des réponses. Trop de réponses, à toutes ces questions qu'ils avaient si longtemps ignorées.

    Un faible gémissement lui échappa lorsque Weston prit possession de sa bouche, s'emparant en même temps de son âme et de tout ce qu'elle avait caché. Sa langue se glissa contre celle de son compagnon, avec un naturel qui la surprit. Elle se sentit lentement quitter toute la réalité, résistant à l'envie qui lui enflammait les veines. Elle garda les yeux fermés quelques secondes une fois que Weston eut reculé, pour enfin les ouvrir, à regret. Et si elle avait rêvé ? Elle ouvrirait les yeux sur le vide. L'absence. Et elle se retrournerait dans son lit, face au mur, étouffant son chagrin en elle-même. Pourtant, il était toujours là lorsqu'elle ouvrit les yeux. Et il souriait. Elle ne l'avait jamais trouvé aussi beau qu'à cet instant. Ses yeux brillants, le soleil se reflétant sur ses cheveux, lui donnant une allure d'ange. Elle ne savait pas vraiment s'il venait la sauver ou l'entraîner au plus profond de sa souffrance. Et pour tout avouer, elle s'en moquait complètement. Elle lui rendit son sourire, complice, délivrée. Ce fut d'un mouvement commun qu'ils se serrèrent l'un contre l'autre avec timidité. Elle frissona en sentant les bras du jeune homme se refermer autour de sa taille, l'attirant à lui comme dans ses rêves les plus défendus.

    Sa poitrine collée au torse du jaune, Clémence pouvait sentir la moindre de ses respirations. Chacun des battements de son coeur. Elle glissa ses doigts dans ses cheveux, ses lèvres se faisant légèrement plus sûres d'elles, épousant celles de Weston, dans une infinie douceur. Une douceur qui cachait des remous bien plus violents au creux de son ventre, éveillant en elle un désir des plus puissants. Elle l'explorait, lui, sa langue l'effleurant légèrement, pour s'emparer plus facilement de ses lèvres, toujours collée à lui. Leur baiser était bien plus tendre qu'elle ne l'avait rêvé. Mais en même temps, comment rêver précisemment de quelque chose d'aussi parfait, de cet instant ? Elle en voulait encore, toujours plus, prennant de l'assurance à chacun de ses mouvements, capturant ses lèvres entre les siennes, le goûtant sans cesse.

    Elle recula légèrement, voulant le regarder encore. Se nourrir de sa vue et de son parfum. C'était si facile, à présent, de le toucher. Il lui avait fallut six longues années pour enterrer son attirance, et seules quelques secondes avaient suffit à la libérer. Il rougissait légèrement, et elle se dit qu'elle devait être dans le même état. Se mordillant la lèvre, Clémence finit par lui sourire, se demandant ce qui allait se passer maintenant. Elle lui effleura la joue du bout des doigts, avant de lever les yeux vers le ciel d'un bleu éclatant. Il fallait qu'elle... Evacue. Elle se leva lentement, lui adressant un signe rassurant : non, elle ne comptait pas s'en aller, loin de là. Il lui fallait simplement quelques secondes pour se calmer et mettre de l'ordre dans ses pensées. Elle s'avança calmement vers le lac, ses boucles blondes se balançant dans son dos. Arrivée face à l'eau, Clémence sourit à son reflet, se trouvant... La même. Elle n'avait pas changé, du moins, pas physiquement. Elle se tourna légèrement, s'observant toujours, lorsqu'elle s'apperçut que quelque chose... Brillait dans son dos. Intriguée, la demoiselle se tortilla face à l'eau de façon à voir ce qui pouvait faire autant de lumière. Et elle ne fut pas déçue.

      « Oh, mon Dieu. Si vous existez, je vous jure que... Vous êtes... Vous êtes vraiment toujours là quand on a besoin de vous. »


    La Serpentard éclata de rire, tournant sur elle-même dans un geste parfaitement enfantin. Mais heureux. Elle dégageait une sorte d'aura étincelante, enivrée de bonheur. C'était la première fois qu'elle se sentait aussi bien. D'ailleurs, si elle avait remarqué ce qui brillait dans son dos... Weston l'avait vu aussi. Elle jeta un dernier coup d'oeil à l'eau, un soupir amusé lui échappant.

      J'AIME WESTON !


    Elle ne pouvait pas être plus grillée que cela. Mais après tout... Elle s'en moquait. Elle resta un moment à le regarder de loin, parfaitement immobile, souriant toujours. Elle avait envie de remercier son Dieu, quel qu'il soit. Elle voulait le remercier d'avoir exaucé l'un de ses rêves les plus fous. Enfin, plutôt, son rêve le plus fou, qui était lui-même découpé... Bref. Elle revint vers son compagnon, aussi calmement qu'elle s'en était éloignée, et s'installa à ses côtés, sentant les lettres brillantes danser dans son dos. Elle se souvint presque aussitôt du voeu qu'elle avait formulé à la Fontaine, quelques jours auparavant. Elle s'était prêtée à ce jeu sans vraiment y croire, alors. Clémence baissa les yeux vers l'herbe, retenant une folle envie de rire. Pour ça, oui, son voeu avait été exaucé ! Le monde entier était, ou plutôt, allait être, au courant de ce qu'elle ressentait. Et lui aussi.

      « Je... Je crois que c'est... C'est la Fontaine... »


    Clémence ne savait pas trop quoi dire, tout étant clair. Et elle avait envie de le dire, tout simplement. Sauf qu'elle avait peur de se l'entendre dire, peur de ce qui pourrait se passer ensuite.

      « Je t'aime. »


    Etrangement, elle n'avait même pas dit cela avec hésitation. Les mots avaient fait leur oeuvre, s'échappant directement de son coeur, doucement, sincèrement. Presque dans la foulée, une sorte de chaîne magique les relia, alors qu'elle sentait un bracelet d'acier se refermer sur son poignet, l'attachant à Weston. Elle arqua un sourcil étonné et releva le nez, à présent gênée. Bon sang, elle venait de lui déclarer qu'elle l'aimait. Elle n'arrivait pas à u croire ! Et en plus, elle ne pouvait même pas fuir, parce qu'ils étaient attachés. Alors elle allait devoir restée là, à le regarder, et même s'il lui répondait que non, ce n'était pas réciproque, ou même s'il restait silencieux... Elle allait devoir rester là. Attachée à lui. Encore un coup de son Dieu.

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Ven 6 Fév - 0:31

    [Je suis vraiment désolé pour ce que j'ai pondu --'; en plus je me suis pas relus =O]

    Le moment fatidique était enfin arrivé. Les deux étudiants s'étaient embrassés, ils s'étaient déclarés un amour qu'il ne pensait pas réciproque. Et pourtant, ils semblaient tous les deux très bien comprendre ce qu'il se passe et avoir attendu ce moment depuis des mois. West' avait été surprit de voir que la Serpentard avait accepté son geste sans rien dire, qu'elle y avait pris part activement. Ce n'était que quelques baisers, mais ils signifiaient beaucoup pour le Poufsouffle. C'était la marque d'une barrière brisée, d'un fossé traversé. Et heureusement pour lui, il avait franchi ces étapes sans embuches. La peur du rejet s'était estompé au moment même où leurs lèvres se sont touchées, ont fusionné pour révélé définitivement leur amour l'un pour l'autre. West' était dans un état de bien-être indescriptible. Le temps n'avait plus de notion et l'espace semblait bien loin. Il n'y avait qu'eux, Clémence Murray et Weston L. Applewood entrain de s'embrasser. De rompre la barrière de l'amitié et de briser toute notion de raison.

    Quand ils eurent fini, ils se regardèrent un sourire aux lèvres et comme deux enfants pris sur le faite d'une bêtise ou pendant un moment indiscret, une teinte rouge vint parsemer le visage des deux protagonistes. West' lui prit les mains, son geste était d'un naturel qu'il n'avait imaginé, comme si il l'avait fait depuis toujours. La peau de la jeune fille était d'une douceur que le jeune homme ne se souvenait pas. Comme si il redécouvrait la jeune fille blonde qui se tenait fasse à lui, un sourire discret et timide au coin des lèvres. Il aurait voulu stopper le temps, la prendre dans ses bras et que le monde arrête de tourner. Qu'il soit là ensemble assit l'un en face de l'autre s'enlaçant, s'embrassant, voir la lueur de bonheur dans le regard de l'autre et se sentir simplement dans un état de bien-être. C'est cela que ressentait le jeune homme, un état de plénitude. C'était bien une des premières fois qu'il ressentait une telle émotion après le premier baiser. Mais peut-être qu'au fond s'était une suite logique des choses, d'habitude il n'avait jamais eu autant de difficulté pour embrasser une fille et révéler une partie de lui.

    West' vit la jeune fille se lever. Pendant une seconde, il crut que le rêve allait se briser, qu'elle n'avait pas autant apprécié le moment que lui et qu'à présent ce qu'elle voulait c'était s'éloigner de lui, le rejeter. Mais le petit geste de la main, le regard ainsi que le sourire qu'elle lui envoyant estompa ses craintes. Il comprit alors qu'elle avait besoin d'air mais qu'elle n'avait pas l'intention de partir. Il lui sourit alors faisant un signe de la tête à la Serpentard signifiant qu'il avait compris. Elle se dirigea vers le lac et lui tourna le dos. Il la contempla quelques secondes se demandant encore une fois si tout ca était bien réel. Il profita de la situation pour se pincer le bras. Il voulait être sûr qu'il n'était pas une fois encore perdu dans un de ces songes où il se retrouve en compagnie de la charmante blonde. Il sentit juste un petit picotement signifiant qu'il ne rêvait pas que tout était vrai. Un petit rire se fit alors entendre, s'était un peu sa manière d'évacuer tout ce qu'il s'était passé. Un rire de joie.

    Son regard se posa de nouveau sur Clémence et plus précisément sur le dos de la verte et argent. Une sorte de gravure semblait être apparu. A sa connaissance il n'avait jamais entendu parler d'un quelconque tatouage sur son dos. Il regarda un peu mieux et découvrit avec stupéfaction l'inscription. C'était un ensemble de mot gravés sur la peau de la jeune, les lettres étaient brillantes et étonnamment lisible. Il lit alors l'inscription et ne put s'empêcher de sourire et rire à l'unisson avec sa jeune compagne.

      J'AIME WESTON !
      - Je... Je crois que c'est... C'est la Fontaine...

    Les mots résonnèrent dans sa tête. Bien sûr, ce n'était qu'une inscription, mais cela signifiait beaucoup pour lui. Leur cœur battait donc à l'unisson et maintenant il avait la preuve formelle que leur amour était réciproque. La lumière de ses yeux brilla un peu plus. Il sentit alors un sentiment qu'il avait très rarement ressenti, son cœur semblait s'être vidé de toute négativité et maintenant il ne tapait plus sur sa cage thoracique que pour la jeune fille. Il s'étonna lui même, de rougir un peu à chaque fois qu'elle le regardait. Si peu d'assurance ne lui ressemblait pas.

      - Je t'aime.
      - Moi aussi Clémence.

    Les mots étaient sortis tout seul de la bouche du jeune homme sans qu'il ait besoin de faire d'effort. Ca avait coulé comme de l'eau de source et d'ailleurs, il ne le regrettait pas du tout. Bien au contraire, depuis le temps qu'il espérait tout lui avouer. Il eut un sourire niais et sans comprendre ce qu'il se passait, les deux étudiants se retrouvèrent coulés l'un à l'autre. Des bracelets en argent entouraient leur poignée. Ah quand la magie s'en mêle. Il se doutait que c'était un coup de la fameuse fontaine. Mais au fond, il était bien heureux d'être aussi proche d'elle.

      - Et bah je me demande ce que ca va donner pour moi. Cette Fontaine n'est peut-être pas qu'un mythe. Connaissant les étudiants de Poudlard, le château risque de devenir explosif.

    Il la regarda de nouveau et rigola. Il prit Clem dans ses bras et l'embrassa de nouveau. Ses yeux se plongèrent dans les siens. Il ne savait pas vraiment quoi dire et ne voulait pas parler de l'avenir pour eux, il voulait vivre l'instant présent en totalité dans les bras de celle qu'il avait enfin trouvé. Et qu'il ne désirait jamais perdre.
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Clémence Murray

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Ven 6 Fév - 21:41

    [ J'aime <3 ]

    La jeune demoiselle était revenue près de son compagnon, alors qu'elle se sentait étrangement différente. Mais pas tant que ça, elle avait bien vu le même reflet que la veille, dans les eaux du lac. Elle baissa les yeux vers son poignet lié à celui du jeune homme et rougit furieusement. Bon sang, mais qui aurait pu y croire ? Elle, une Serpentard que tous avaient longtemps considérée comme une femme sans coeur. Manipulatrice, égoiste, insensible. Oui, elle était tout ça, c'était bien vrai. Mais elle ne l'était que de loin, que lorsque les gens ne prennaient pas la peine de s'attarder un peu devant elle et d'apprendre à y lire quelque chose de terriblement différent. Elle avait presque envie de trembler, elle n'aurait su dire si c'était de froid ou de frénésie. Elle n'avait pas froid, elle se sentait comme enveloppée d'un doux voile de coton, qui la faisait flotter bien loin de la réalité. Elle releva les yeux vers Weston et sentit son coeur s'arrêter presque aussitôt. Oh, non. Elle avait laissé s'échapper les mots interdits, les mots qu'elle avait terrés bien au fond d'elle-même pour ne jamais les laisser s'échapper. Mais ils étaient venus, naturellement, comme s'ils avaient toujours été présents entre eux. D'ailleurs, ils l'avaient été, bien sûr, mais elle n'aurait jamais osé imaginé pouvoir un jour leur rendre hommage de la sorte.

    Elle leva la main et laissa ses doigts glisser sur la joue du jeune homme, avec une expression d'admiration totale. Elle ne se contentait pas de l'aimer, de le désirer à chacun de ses souffles, non ; elle le respectait plus que tous ls autres, elle ne pouvait s'empêcher de le regarder pendant des heures pour le simple plaisir de graver le moindre de ses traits en elle. Elle voulait le connaître par coeur, avoir conscience du moindre de ses gestes. Mais plus encore, elle voulait qu'il l'aime. Sauf qu'elle ne savait pas ce qu'il pensait, surtout après sa déclaration qui avait semblée si bien placée. Si juste, si sincère. Mais était-il pourtant forcé de l'aimer ? Peut-être avait-il simplement voulu tenter une nouvelle expérience... Non. Elle ne voulait pas y croire. Clémence voulait continuer à rêver éternellement, elle voulait voir les grands yeux clairs de Weston se poser sur elle avec fièreté. Elle aimait le voir ainsi, les joues roses, un sourire timide aux lèvres. Alors elle sourit à son tour, se sentant libre pour la première fois depuis de nombreuses années.

      « Moi aussi Clémence. »


    Clémence cligna des yeux une fois, juste une seule, alors que les mots du jeune homme cheminaient lentement en elle, s'engouffrant dans chacune des parcelles de son coeur et de son corps. Elle trouvait cela bon, si tentant... Et elle su en le regardant qu'il était sincère. Avaient-ils donc vécu tous les deux si longtemps en secret, se contrôlant pour ne rien laisser transparaître ? Avaient-ils joué l'indifférence au prix de la souffrance par crainte de se perdre mutuellement ? Elle n'en savait rien, et elle ne voulait pas savoir. Elle voulait s'ennivrer de lui et faire entrer toutes les secondes passées ici dans sa mémoire. Elle pressentait qu'elle ne pourrait rien oublier, de toute façon. Mais l'image qu'elle voulait en garder ne devait surtout pas être altérée, non. Elle désirait pouvoir se souvenir tous les jours, à chaque fois qu'elle le verrait.

      « Je... Je me demande comme j'ai fait, tu sais. Pour être là, tous les jours, près de toi... Pour exister sans toi. Alors que je sais qu'au fond, je n'ai toujours vécu que pour toi... »


    Clémence avait presque lâché cela dans un souffle, perdant toute son assurance habituelle. Elle trouvait cela incroyable, de perdre ainsi ses moyens devant lui. Mais c'était sans doute une force, un signe qu'il ne la laissait pas indifférente, loin de là. S'il savait. Elle s'approcha un peu plus de lui et posa son front contre l'épaule du jeune homme, les yeux rivés sur l'horizon. Elle avait fait ce geste des centaines de fois, avec une certaine appréhension qui n'était à présent plus de ce monde. Elle était confiante, et rien n'aurait pu briser cette délicieuse sensation. Elle l'avait tant attendu... Et il était enfin là. Elle ne voulait pas le perdre, jamais. Il était son souffle, son envie de vivre. Alors pourquoi aurait-elle du imaginer un avenir sans lui ? Elle l'avait pourtant fait de longues années, mais c'était avant. Avant eux. Pouvait-elle penser avec un "Nous" ? Elle savait que ça avait été une évidence, mais à présent qu'elle partageait bien plus qu'une amitié avec Weston, elle se surprennait à être timide.

      « Et bah je me demande ce que ca va donner pour moi. Cette Fontaine n'est peut-être pas qu'un mythe. Connaissant les étudiants de Poudlard, le château risque de devenir explosif. »


    Clémence rit à sa remarque et secoua la tête. Effectivement, cela promettait d'être quelque chose ! Mais elle ne pouvait rien regretter, elle avait eu bien plus qu'elle ne l'avait souhaité. Elle l'avait, lui, et cétait tout ce qu'elle demandait. La jeune femme soupira tout bas lorsqu'il l'attira à nouveau contre elle et s'empara de ses lèvres. Cétait une sensation toute nouvelle pour elle, mais pourtant, tellement familière... Elle n'avait pas d'autre projet que celui de s'y abandonner. Elle allait l'enlacer lorsqu'elle entendit un cliquetis de chaînes - de toute évdence, elle ne pourrait pas. Et bien tant pis, elle allait improviser à sa manière. Cela la fit néanmoins sourire alors qu'elle mordillait la lèvre de Weston. Elle se demanda soudain s'ils leur seraient tout de même possible de se détacher pour quelques minutes en cas de besoin. Quoique... Non, en fait. Son seul besoin, c'était lui.

    La Serpentard glissa ses doigts entre ceux du jeune homme et lui sourit, son visage à quelques millimètres du sien. C'était agréable, de le sentir si près d'elle - bien que pas assez à son goût. Et son haleine était si douce... Elle fit mine de prendre son sérieux et lui demanda, après avoir réfléchi :

      « Mmmh... Laisse moi deviner ton voeu. Après tout, peut-être qu'il va se réaliser aussi ! Tel que je te connais... Je suis prête à parier que t'es vu au sommet. Non pas que ça me dérange, au contraire... »


    Effectivement, si tel avait été son voeu, elle s'imaginait bien en femme de pouvoir, elle aussi. Cette pensée la fit rire, et elle attrappa un brin d'herbe qu'elle fit tourner entre ses doigts. La journée était merveilleuse en tous points de vue. Enfin. Elle sourit à Weston, un sourire du coeur, timide, tendre... Amoureux. Elle aurait aimé lui dire en continu combien elle l'aimait. Mais il fallait en garder un peu pour l'étonner toujours. Parce qu'elle le voulait pour toujours.

_________________


        JE VEUX BIEN
        FAIRE LA BELLE
        MAIS PAS DORMIR
        AU BOIS
        JE VEUX BIEN
        ÊTRE REINE
        MAIS PAS
        L'OMBRE DU ROI

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MessageSujet: Re: "Et si on s'évadait ?" { Weston L. Applewood }   Dim 1 Mar - 2:26

      - Je... Je me demande comme j'ai fait, tu sais. Pour être là, tous les jours, près de toi... Pour exister sans toi. Alors que je sais qu'au fond, je n'ai toujours vécu que pour toi...


    Le jeune homme grimaça un peu. Il était un peu déconcerté par tant de sincérité de la part de Clémence. Il était un peu chamboulé par l'assurance et les dires de la jeune fille. Pas parce qu’il ne ressentait pas les même sentiments envers elle depuis des mois voir des années, mais bien parce qu’elle trouvait les mos juste pour dire ce que lui aussi ressentait. Bien sûr, ce n'était pas des sentiments aussi forts que la verte et argent mais beaucoup de ce qu'elle disait lui ressemblait. Il ne savait pas non plus comment il avait fait pour rester près d'elle tout ce temps sachant éperdument qu'il ressentait bien plus que de la simple amitié pour elle. Sachant que quand il la prenait dans ses bras ou l'embrassait sur la joue ce n'était pas en tant que simple ami, c'était pour se rapprocher au maximum d'elle, sentir son parfum, avoir une proximité qui aurait pu être comme si ils étaient un couple. Il avait tant imaginé ce moment pensant que cela ne pourrait jamais se réaliser, qu'elle ne serait ni plus ni moins une amie, qu'il devrait faire comme tel jusqu’à la fin de ses études.

    Cela ne faisait que quelques minutes qu'ils s'étaient mutuellement décidés à s'avouer leur amour et pourtant, ils semblaient déjà très proches. Les gestes, les regards, les baisers qu'ils échangeaient étaient d'une complicité rare. Comme si ils avaient l'habitude d'être collés l'un à l'autre. Aucune hésitation et aucun doute ne se dessinaient sur leur visage. C'était dans ces quelques signes qu'on pouvait voir que l'amour régnait entre eux à cet instant. Qu'ils ne semblaient former plus qu'un, qu'ils s'aimaient et avaient l'intention de le prouver. Le jeune homme la regarda et lui sourit tout en plongeant son regard dans le sien. Même sans parole il la comprenait, ils étaient comme deux enfants qui apprenaient à se connaitre et en même temps comme deux adultes qui vivaient un amour depuis des années. Il lui déposa un nouveau baiser sur ses lèvres et lui murmura une phrase comme si il voulait que ca reste gravé entre eux, comme pour montrer la sincérité de ses dires.

      - J'avais le même sentiment que toi, celui de vivre à côté d'un amour impossible. Un sentiment où l'on préfère sourire alors qu'on aimerait pleurer. Pleurer par la situation qui nous fait souffrir.


    West' n'était pas le genre de garçon à faire de telle déclaration. A être dans le sentimentalisme. Lui préférait les relations éphémères, une nuit passée et oubliée le lendemain, des histoires qui s'arrêtaient à la séduction à la tentation et aux actes sexuels. Mais face à elle, il montrait ses sentiments, lui avouait ce qu'il avait sur le cœur. Car il ne voulait pas d'une simple relation éphémère. Il voulait une relation qui dure, il voulait passer du temps avec elle, lui montrer son amour tout simplement. Il n'avait été auparavant dans cet état qu'une seule fois. Pour une seule et unique personne il avait ressenti de tels sentiments et avait montré son côté sentimentalisme. C'était pour Lys Stewart, une jeune gryffondor qu'il avait aimé pendant quelques mois en cinquième année. Leur relation bien que terminée à présent avait été fusionnelle et il faut dire qu'il l'avait aimé comme personne avant. Elle avait réussi à le rendre doux, poser et à l'empêcher d'aller voir ailleurs. Ce sentiment il le ressentait aujourd'hui pour Clémence, et même si ça le déconcertait un peu car il savait très bien que la dernière fois, ça n'avait pas tenu avec Lys, il était heureux. Heureux de ressentir un tel sentiment pour une fille. Il ne pourrait pas l'expliquer avec ses mots et d'ailleurs, il avait un peu honte de lui, il n'était pas comme ça en général.

      -Mmmh... Laisse-moi deviner ton vœu. Après tout, peut-être qu'il va se réaliser aussi ! Tel que je te connais... Je suis prête à parier que tu t'es vu au sommet. Non pas que ça me dérange, au contraire...

    West’ rigola un petit coup tout en regardant le visage amusé de sa jeune compagne. Au moins il était sur à présent qu’elle le connaissait bien. Il se souvenait encore du vœu qu’il avait formulé face à la fontaine. Avoir le pouvoir et devenir maître de Poudlard pendant quelques temps. Il n’y croyait pas vraiment et puis il s’était bien amusé à écrire un tel vœu. C’est vrai qu’il n’avait pas fais référence à Clémence dans son vœu mais ce jour là, il fallait dire, il était loin d’imaginer qu’un tel aveu de son amour était possible. Et puis il n’avait pas voulu non plus que tout ça passe dans un vœu car la magie n’était pas forcément synonyme de sincérité. En tout cas, il ne savait pas si son vœu de la Fontaine allait se réaliser mais ce qui était sur c’était que le plus cher venait lui de l’être. Vivre son amour avec Clémence. Il se rapprocha d’elle et lui caressa le ventre puis remonta doucement jusqu’à son cou puis son visage, sentant les frissons que ses gestes procuraient à la jeune fille. Il finit par poser un doigt sur les lèvres de la blondinette puis l’embrassa passionnément. Il se rallongea et sourit.

      - Je crois que tu as très bien deviné mon vœu. J’ai exactement demandé d’avoir le pouvoir et gouverner le château pendant quelque temps. Rien que ca.

    Le jeune homme toucha l'herbe autour de lui et arracha une brindille avant de la laisser être emporter par le vent. Les fines lamelles d’herbe tournoyaient en s’évadant au loin. Il posa sa tête sur le sol et contempla le ciel le regard perdu, une lueur de bonheur était visible au fond de ses yeux bleus clairs. Les nuages devenaient un peu plus noirs que tout à l’heure et la température diminuait au fur et à mesure. C’était typique de l’Angleterre ça, passer d’un ciel bleu avec une température agréable à un temps gris et de la pluie qui s’annonçait. Mais bon que serait le pays du pudding sans sa pluie et son mauvais temps ?! West’ passa ses bras au dessus de sa tête et ferma les yeux. Le visage de la jeune élève de Serpentard se dessina alors dans son esprit et un passage de leur vie passa tel un film de cinéma. Leur rencontre il y avait de cela trois ans alors que West’ était en troisième année. Les images défilaient dans son esprit.

    FLASH-BACK

      - West’ dépêche toi tu vas encore être en retard. On a cours dans dix minutes et t’as même pas fini de t’habiller.
      - C’est pas en me le répétant que j’irais plus vite.
      - Oui mais grouille toi quand même. J’y vais moi, je t’attends dans la salle.
      - Et oublie pas de me garder une place.
      - Comme toujours quoi, je me demande si on te verra un jour arrivé en cours avant qu’on soit rentré.

    Le jaune et noir continua de s’habiller sans pour autant accélérer le mouvement sachant pertinemment qu’il serait en retard ou pile à l’heure comme à son habitude. En trois années d’étude il avat rarement du arrivé avant l’heure à un cours. Il était comme ca et ca lui plaisait. West’ prit ses affaires après avoir fini de se préparer et se dirigea vers la sortie de la salle commune. C’était bien vide, la plupart des étudiants étaient déjà massés devant les salles de classe à attendre les professeurs. Il sourit à l’idée de voir la tête de son professeur quand il allait franchir la porte avec encore un peu de retard. On lui avait fais comprendre que ce n’était pas sérieux mais bon au fil des années, les professeurs s’étaient fais une raison au sujet de Weston et c’était d’un air dépité qu’ils regardaient le jeune homme rentrer en classe.

    West’ sorti de la salle commune et après avoir fais quelques pas il se fit bousculer et manqua de peu de tomber à la renverse. Il garda son équilibre comme il pu mais lâcha son sac et ses affaires qui tombèrent dans un fracas retentissant qui fit écho dans tout le couloir du sous sol. Après quelques secondes, il tourna la tête et vit le visage de la jeune fille qui venait de lui rentrer dedans. Un seul regard suffit pour qu’il se sente transporté. Il resta là à la fixer quelques instants avant de redescendre sur terre et de lui sourire. Il ne se souvenait pas l’avoir vu auparavant, car sinon son visage serait resté gravé dans sa mémoire. Il vit l’écusson de Serpentard sur sa robe de sorcier et se demanda alors comment elle allait réagir. Il n’avait pas beaucoup d’ami chez les verts et il connaissait bien ce que ressentaient les étudiants de Salazar Serpentard à l’égard des jaunes. Il s’accroupit et ramassa ses affaires sans un mot. La fille semblait, elle aussi, troublée par le jeune homme, mais ca West’ ne le comprendra que bien plus tard. Elle prit la parole tout en l’aidant à ramasser ses affaires ce qui surpris un peu le Poufsouffle.

      - Je suis euh… désolée j’ai trébuché.
      - Pas grave et puis ca arrive à tout le monde.
      - Tu vas en cours là?!
      - Oui et je suis drôlement en retard.
      - Moi aussi d’ailleurs.
      - Bon bah bonne journée.
      - Toi aussi.

    Le jeune homme se releva une fois toutes ses affaires réunis et lui sourit une dernière fois avant de regarder sa montre. Déjà vingt minutes de retard. Cette scène avait duré plus longtemps que prévu. Il était désormais vraiment en retard. Il s’engagea dans le couloir en direction de l’escalier conduisant au hall d’entrée. Il avait le visage de la jeune fille en tête. Il s’arrêta et se rendit compte qu’il ne lui avait pas dis comment il s’appelait et qu’il voulait savoir son prénom. Il se retourna et vit la silhouette de la jeune fille au loin. Ses cheveux blond se voyaient d’où il était et donnait un éclat resplendissant dans le couloir. Il respira un coup et parla d’une voix forte.

      - Au faite je m’appelle Weston.
      Il attendit la réponse quelques secondes.
      - Et moi Clémence.

    FIN FLASH-BACK

      - West’ tu dors ?!

    Le jaune et noir rouvrit doucement les yeux tout en reprenant ses esprits. La jeune fille avait le visage au dessus de lui et le contemplait avec un regard amusé. Il lui sourit à son tour en plongeant de nouveau son regard dans le sien. Il la caressa doucement son visage avant de passer sa main dans ses cheveux et de la tenir doucement par la nuque. Il approcha son visage près du sien et lui déposa un baiser sur les lèvres avant de regarder derrière la jeune fille. Le ciel était devenu bien sombre et les nuages étaient de plus en plus menaçants. Le jeune homme avait du s’endormir quelques minutes tout en pensant à sa rencontre avec la jeune fille. Une petite bousculade avait entraîné beaucoup de chose. Ils s’étaient revus par la suite et avaient sympathisé rapidement. Ils étaient au fil des années devenus de très bons amis. La suite vous la connaissez.

      - Mais nan je ne dormais pas, j’étais perdu dans mes pensées.

    Il ricana un peu tout en embrassant la verte et argent une nouvelle fois. Il aimait le contact de ses lèvres sur les siennes et avait rêvé plus d’une fois qu’il lui déposerait de tels baisers pour lui montrer son amour. Son cœur s’accélérait à chaque fois qu’il effleurait la peau de la jeune fille et ce même si il essayait de contrôler son rythme cardiaque. Il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir de tels frissons quand il était avec elle. Des sensations qui le transportaient et qui lui faisaient comprendre que tout ça était réel. Il lui caressa le bras avant de lui voler des baisers de plus en plus réguliers et de manière plus langoureuse à chaque fois. Sa langue se perdait dans la bouche de la jeune fille qui ne faisait plus qu’une avec celle du Poufsouffle. Il profita du moment qui devenait de plus en plus intense. C’est alors qu’il sentit une goutte glisser sur son visage. Il fut surpris mais n’arrêta pas le baiser pour autant. Ce n’était qu’une simple goutte de pluie. Les gouttes d’eau devinrent de plus en plus régulières et importantes au fil des secondes et les deux jeunes étudiants s’arrêtèrent quelques instants. Leurs visages étaient de plus en plus mouillés et ils se regardèrent tout en souriant. Ils échangèrent un rire ensemble partant dans un fou rire incontrôlable. La scène était plutôt comique, les deux amoureux étant là, allongés par terre à se bécoter alors que la pluie s’intensifiait. Le jeune homme regarda le gros nuage derrière lui et vola un dernier baiser à la verte et argent.

      - Je crois qu’il est temps qu’on rentre.



    THE END
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