Solal Klein

Age : 15 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 81 More of me. Citation: Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Relations:
 | Sujet: tentation diabolique. lilith. Lun 7 Juil - 11:45 | |
| « quatre tours. quatre enfers ? »
Une description qui a de quoi attirer notre si cher directeur, prince des Enfers. Voyez-le venir, avec sa poigne de fer et ses yeux de velours. Regardez-le bien, avec sa démarche charmante et son sourire carnassier. N’est-il pas double, sans cesse ? N’est-il pas faux, parfois ? Solal est homme et Solal est diable, à la fois Dom Juan et chef d’orchestre, il est le mal par excellence, couvert d’une sublime couche de bien. Et c’est ce même personnage, indéchiffrable, indéfinissable, qui grimpe les marches du château à vive allure, cherchant peut-être la clé d’un quelconque mystère, cherchant sans doute une âme à corrompre et à envoyer en Enfer, cherchant bien sûr un refuge où il peut être lui-même, enfin. Ses yeux brillent et l’endroit où devrait se situer son cœur bat. Il monte, toujours. Dans sa poche, la lettre. « Tu m’as sauvée de l’Enfer. Mais résisteras-tu à la tentation désormais si présente ? Je serai dans la plus haute tour, ce soir. Tu sais ce qu’il te reste à faire. » L’y rejoindre. Certes, il aurait pu détourner les yeux, faire du papier une boule compacte, et la jeter dans le feu, mais quel divertissement y’aurait-il eu là-dedans ? Même la frustration de Lilith ne l’aurait pas amusé. Ce qu’il voulait, c’était Lilith elle-même.
« foutus escaliers. »
Au diable ces marches, aurait-il voulu dire, mais c’eut été ironique, et l’ironie ne sied pas à un gentleman londonien. Aussi se contenta-t-il d’esquisser un sourire mauvais et de terminer l’ascension, prenant ensuite une série de passages secrets tous mieux dissimulés les uns que les autres pour parvenir à ses fins et atteindre la plus haute des tours du château. De là, on avait une vue imprenable sur le parc, le lac, la forêt, mais bien plus loin, les collines et le paysage. On pouvait même distinguer les lumières de Pré-au-lard, au-delà du domaine de l’académie. Il n’avait pas encore été dans le village, et le dernier souvenir qu’il avait de lui datait de son adolescence ; c’était quelque chose qu’il lui faudrait rafraîchir. Avec qui ? L’occasion se présenterait, nul doute là-dessus. De la fenêtre entrait une bise fraîche, contrastant avec la chaleur qu’il avait ce jour là. Solal retira sa cape noire et s’allongea sur le canapé molletonné qui gisait dans un coin de la pièce. De là, il pouvait toujours voir le ciel étoilé, et il était plus confortable que nulle part ailleurs. Elle n’était pas encore là mais il n’était pas inquiet. Elle viendrait, car elle l’avait appelée, et car nul ne cédait à la tentation du diable.
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