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[X] The Game Didn't Change {Luth'

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Jurgen T. Fairbairn
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MessageSujet: [X] The Game Didn't Change {Luth'   Jeu 8 Mai - 13:32

Le temps était radieux, les oiseaux gazouillaient au dehors et la plupart des élèves de Poudlard –en ces premiers jours de retour dans leur école bien-aimée— avaient tous décidé de rester dehors, à profiter des derniers rayons de soleil de l’année 2008. La plupart, oui, mais pas tous. En effet, comme on pouvait le constater en voyant sortir un jeune homme de la Maison Rouge et Or des Gryffondors de la Bibliothèque de Poudlard. Il avait fait exactement ce qu’il avait voulu, c’est-à-dire rendre un livre avec deux ans de retard. Comment avait-il fait ? Il avait finalement retrouvé le Recueil de toutes les Espèces d’Êtres de l’Eau connues sous un fauteuil de la Salle Commune. Certes, il n’avait jamais vraiment beaucoup cherché mais ça avait été par pur hasard qu’une petite de Première Année l’avait trouvé en ramassant sa baguette qui avait roulé sous ledit canapé. Et Jurgen avait tout de suite reconnu le livre perdu-mais-pas-tant-que-ça. Et forcément, en jeune homme respectueux des règles surveillées dans l’Établissement de Sorcellerie, il avait tout de suite pensé à le rapporter à la Bibliothèque. Enfin, pour être juste, je devrais plutôt dire qu’il y avait pensé après que la Préfète de sa maison, la charmante Elixir Blackhatred, lui rappelle qu’il s’agissait du livre pour lequel il avait dû classer tous les rayons sur la Botanique de la Bibliothèque –punition bien peu dérangeante pour qui avait dû subir de pires tortures.

Sur le conseil de Lix’ donc, Jurgen Thurston Fairbairn avait profité de cette magnifique après-midi de Septembre 2008 pour se rendre à la Bibliothèque où Mme Pince l’accueillit avec une telle expression de méfiance que le malheureux Gryffondor s’était senti insulté. Oui, insulté. Eh quoi, ne venait-il pas en pacifiste ? Ne venait-il pas rendre un livre ? Si, justement. Pince aurait dû lui dérouler le tapis rouge. Du moins était-ce ainsi que le jeune homme pensait, alors qu’il avait posé, triomphant, ledit livre qui lui avait causé tant d’ennuis sur le bureau de la Bibliothécaire. S’il s’était senti dans un de ses bons jours, nul doute qu’il aurait presque décroché un clin d’œil charmeur à l’adresse de la vieille libraire décrépite. Mais l’envie n’y était pas, ni même la bonhommie habituelle de l’étudiant. Non, rien de tout cela, plutôt un sérieux inhabituel de sa part. C’était pour donner le change bien sûr, pour que Pince pense qu’en effet, cet odieux jeune homme (qui avait mis deux ans à lui rendre un livre capital pour d’autres élèves que lui) était sincère et regrettait de n’avoir pu le rendre plus tôt. Nul doute qu’il cherchait à éviter une nouvelle colle. Pour commencer l’année, ça aurait vraiment été… Déplorable.

Il sortit de la Bibliothèque quelques minutes plus tard, après s’être définitivement assuré que son regard de Pumfkin battu –emprunté à Kyrill et Freya- avait bien eu l’effet escompté. Il allait très bien, en fait. Rendre le livre ne l’avait pas tué, il était en pleine possession de ses moyens. Oui, vraiment, Jurgen –connu aussi sous l’Appellation Contrôlée "SuperGégé" – était vraiment génial, et en plus, il était presque content d’être à Poudlard. Presque, parce qu’avec Freya, sa sœur cadette (en 4e année à Poufsouffle), qui passait son temps à lui casser les pieds dès qu’elle le croisait, et ces nouveaux professeurs qui avaient remplacé les vieux de l’année précédente, SuperGégé se sentait un peu perdu. Qui ne l’aurait pas été à sa place, hein ? Nous sommes bien d’accord.

Il allait parfaitement bien donc, jusqu’à ce que, au détour d’un couloir dans l’Étage de la Bibliothèque, il tombe nez à nez avec une blonde qu’il ne connaissait que trop bien. L’air hautain, le visage sans aucun boutons, les cheveux toujours aussi blonds qu’avant, se tenait devant lui une des plus grandes garces de Serpentard (du moins était-ce l’opinion de Gégé). Luthina Von Blackhatred. Exquise garce oui. Nombreux étaient ceux qui la disaient parfaite. Physiquement parlant hein, personne ne parlait jamais de son mental. Du moins, pas dans les connaissances de Gégé. Et tant mieux. Il avait assez souvent envie de la tuer quand il la croisait, pas besoin qu’en plus il ait des envies de meurtre constantes. Ce qui amenait Jurgen à détester cette fille ? Trop parfaite en apparence, elle n’était absolument pas son genre. Mais alors pas du tout. En plus elle était à Serpentard. Et l’intolérance de Gégé l’avait toujours fait détester les serpents vert et argent. Stupide, hein, comme passe-temps ? Mais nous parlons de Jurgen Thurston, et comme son deuxième prénom le signifiait clairement (thurston veut dire "pierre de Thor") ce type avait la tête dure comme une pierre et était têtu comme une mule. Il s’était mis en tête que les Serpentards étaient tous des sales cons et des garces, ça n’avait toujours pas changé. Et il était loin de changer d’avis alors qu’il ne cédait absolument pas le passage à la Préfète des Serpentards.


    « Ainsi, tu n’es pas morte pendant l’Été. C’est regrettable. »


Oui, toujours le chic pour saluer ceux qu’il n’aimait pas. C’était Gégé, on le changerait pas. Et puis, après tout, il aimait presque ses conflits constants avec la vipère. Après tout, ça lui permettait d’extérioriser sa colère et sa haine envers une personne qui (selon lui et sa logique à deux Noises dix-sept Mornilles) méritait plus que tous de s’en prendre plein la face. Une relation à flux tendus et à couteaux tirés donc. Quel charmant moyen que de commencer ainsi une nouvelle année scolaire ?


Dernière édition par Jurgen T. Fairbairn le Mar 17 Juin - 11:28, édité 1 fois
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Luthina Von Blackhatred
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MessageSujet: Re: [X] The Game Didn't Change {Luth'   Dim 11 Mai - 14:35

On ne pouvait pas dire que Luthina n’était pas ponctuelle lorsqu’il s’agissait de rendre des choses empruntées, que ce soit des vêtements, des objets ou même des livres. Et lorsqu’elle ne pouvait pas y aller elle-même, elle envoyait alors un élève de première année le faire pour elle, le tout accompagné d’un petit mot à l’attention du destinataire. Bien élevée pour une Serpentarde n’est ce pas ? En même temps Lulu n’était pas comme tous les autres personnages de sa maison, certes sadique, il n’en restait pas moins qu’elle n’était pas du genre à se moquer ou a critiquer à longueur de journée. De même qu’elle ne passait pas tout son temps à préparer des mauvais coups. Luthina vivait sa vie comme elle l’entendait, en petite solitaire, à s’instruire, à lire, travailler, concocter des potions, apprendre de nouveaux sort voire parfois, tenter d’en inventer de nouveaux, ce que parfois, elle réussissait à merveille, d’autres fois non. Et tous ces charmants résultats étaient notés dans un petit carnet qui se glissait parmi les cours de la jeune fille. Si quelqu’un était au courant ? Naturellement que non, il ne manquerait plus que cela… La jeune fille ne travaillait jamais pour faire profiter les autres, cela pouvait paraître égoïste, mais dans un sens, elle ne devait rien à personne n’est ce pas ? C’est ce qu’elle se disait tous les jours. A la rigueur, elle remercierait son Oncle plus tard pour l’avoir recueillie chez lui alors qu’elle venait de devenir orpheline. Elle remercierait peut être aussi ses professeurs de lui avoir inculqué certaines choses, et tout cela avant de mal tourner. L’avenir de Luthina était déjà tout tracé sans qu’elle ne le sache. Ce n’était peut-être pas plus mal dans un sens, elle n’aurait pas à réfléchir durant des années pour savoir ce qu’elle deviendrait… Son projet, pour l’instant, était d’entrer dans le Ministère de la Magie et dans le Département des Mystères, comme son défunt père. Langue-de-Plomb ? Et pourquoi pas après tout ? Ce pouvait être un métier plaisant après tout. Et puis… Ce domaine l’intriguait bien plus que tous les autres. Entrer dans le Département de la Justice ne l’intéressait pas le moins du monde, elle avait un certain sens de la justice, c’est vrai, mais ce n’était pas un travail qui lui conviendrait. Transport ? Si vous saviez combien elle s’en moquait sincèrement ! Quand aux autres, inutile d’en parler. Rien ne l’intéressait plus que le Département des Mystères.

Mais passons voulez-vous ? Pour l’heure, Luthina était dans sa Salle Commune en train de lire la Gazette du Sorcier qui n’annonçait hélas, rien de bien intéressant. Au niveau du Quidditch, les Harpies avaient encore gagné contre l’Irlande, pour le reste, rien de bien intéressant. Des nouvelles par ci par là… Reposant le papier gris, Luthina regarda autour d’elle : la Salle Commune était déserte, sans doute les élèves avaient ils profité du beau temps au dehors pour sortir, faire un plan pour ennuyer les Gryffondors ou Poufsouffles ou autre. Allez savoir… Lulu était donc la seule dans la Salle des Verts et Argents, cette nouvelle aurait dû la ravir, mais il n’en était rien. Où était June ? Ils auraient pu profiter de ce désert calme pour… Jouer aux cartes ou discuter. Ouiii bien entendu… Les deux adolescents ensembles n’avaient rien de sage en eux, ils étaient pour ainsi dire, en proie à un relation charnelle dont ils profitaient chaque fois qu’ils le pouvaient. Mais là, il n’était pas là. Et Andrea…Ou pouvait bien être son ami le plus précieux ? Elle pourrait lui envoyer un petit mot pour qu’ils se rejoignent. Mais… S’il était occupé avec une de ces pauvres garces qui ne le lâchaient pas ? Luthina était jalouse, c’était un fait prouvé. Elle ne supportait pas qu’on approche de trop près le Gryffondor. Ce n’était pas de l’amour, je peux l’assurer, juste un flot d’émotions incontrôlable et incompréhensible. Finalement, elle se leva, elle irait rejoindre Ambre ou une autre personne, n’importe, aujourd’hui, elle n’avait pas envie d’être seule, ce qui était tout de même assez rare.
C’est pourquoi, sortant de sa Salle Commune, sa baguette dans la poche arrière de son jean, Luthina s’aventura dans les couloirs, histoire de s’occuper. Une promenade avant de trouver un éventuel compagnon d’occupation. Elle n’était pas encore arrivée au deuxième étage qu’une voix bien identifiée l’interpella. D’accord, elle avait souhaité la présence d’une quelconque personne, mais de LUI, elle s’en serait bien passée. Jurgen. Un élève de Gryffondor qu’elle ne supportait absolument pas, tout comme son arrogance et son assurance injustifiée. Elle était persuadée que devant un Troll, il prendrait la poudre d’escampette. Pourquoi n’était il pas à Poufsouffle ? Et ses cheveux en bataille… Rah, rien de tel pour l’agacer. Entendant sa « mélodieuse » voix donc, Luthina détourna son regard d’un tableau qu’elle regardait tout en passant.
« Ainsi, tu n’es pas morte pendant l’Eté. C’est regrettable. » Oser penser qu’il avait pu changer serait un blasphème et Luthina ne s’attendait à rien d’autre que cette salutation et façon de parler. Ils ne s’aimaient pas, c’était un fait. Ils se cherchaient, déversaient leurs venins l’un sur l’autre et voila tout. Un sourire moqueur aux lèvres, Luthina ne put que lui répondre sur le même ton.

« Oh…. Tu aurais aimé n’est ce pas ? Mais Cher Jurgen, tu sais bien que je suis là pour te pourrir la vie . »

Ce qui était plutôt exact en vérité. Tant qu’il serait ici, Luthina lui pourrirait la vie…
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Jurgen T. Fairbairn
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MessageSujet: Re: [X] The Game Didn't Change {Luth'   Dim 11 Mai - 17:36

Et elle était moqueuse, la garce. Regardez-la, avec son sourire ironique à souhait. Oh, comme d’habitude, croiser Luthina Von Blackhatred dans les couloirs de Poudlard était souvent synonyme d’ennuis en perspective, ou tout du moins, d’une petite engueulade dans les règles de l’Art. Et quel Art ! Observez plutôt, ce port de tête, cette façon de tenter par tous les moyens d’humilier son adversaire. Et pourtant ils étaient seuls dans ce couloir, il n’y avait pas de public, ils auraient pu arrêter cette mascarade… Mais quelle mascarade, voyons ? Leur haine mutuelle était réelle, bien ancrée, et ne changerait certainement pas du jour au lendemain. « Oh…. Tu aurais aimé n’est ce pas ? Mais Cher Jurgen, tu sais bien que je suis là pour te pourrir la vie . » C’était un réel plaisir que de retrouver son interlocutrice préférée en matière de combat verbaux et d’insultes à peine dissimulées. Et dire que ça durait depuis six longues années leur guéguerre idiote. Six années entières qu’ils se détestaient purement et tout simplement, pour des raisons différentes cependant. Pour Gégé, ce qui le rebutait chez la Préfète des Serpillières, c’était son air hautain –mais je me répète- c’était sa "perfection" trop parfaite, trop surfaite, même. Lui, au moins, savait qu’il n’avait rien de parfait –sauf peut-être son physique quoique non, il pensait n’importe quoi ces derniers temps. Il n’aimait pas un tas de choses chez Von Blackhatred, et c’était certainement pas près de changer. Le jour où Jurgen cesserait de ressentir une haine viscérale envers la Vipère en Chef, Voldemort reviendrait une troisième fois, les Gobelins obtiendraient leur indépendance et les Détraqueurs distribueraient des bonbons à la fraise. Franchement, il n’y avait aucun risque qu’une telle horreur se produise. Poudlard était très bien avec cette rivalité peut-être excessive au sein même de ses murs.

    « Il semblerait que Merlin continue à me punir en te laissant la vie. Mais qu’importe, puisque, au final, tu n’es aucunement une menace. »


C’est à ce moment-là que, alors qu’ils se regardaient en chiens de faïence, un élève de Serdaigle (du moins était-ce ce qu’attestait son uniforme) arriva en courant et s’arrêta à leur hauteur, s’exclamant avec un sourire immense et innocent :

    « Jus de citrouille gratuit ! Goûtez mon jus de citrouille gratuit ! »


Jurgen, connu pour son tact et sa patience, avait secoué la tête et refusé l’offre, sans chercher à savoir si Von Blackhatred était dans le même cas. Il avait l’habitude de ne pas accepter ce qu’on lui proposait. Surtout si c’était gratuit. Oui, il se méfiait de tout, comme de n’importe quoi. Et le gamin, en première ou deuxième année, insistait toujours et encore. S’il y avait bien une chose que SuperGégé détestait –outre les Serpentards complètement cons- c’était bien qu’on lui force la main. Hélas, le Serdaigle était vraiment décidé à faire boire son maudit Jus de Citrouille aux deux ennemis. Pourquoi ? C’est ce que lui demanda Jurgen, méfiant soudainement. Et le Serdaigle fut prompt et assuré. Un pari avec ses amis. Un autre Serdaigle faisait en ce moment même la chose identique dans le Parc, disait-il. Celui qui avait proposé le plus de Jus de Citrouille gagnait cinquante Gallions. Une somme considérable. Et vu que Jurgen ne semblait toujours pas convaincu, le petit sortit des Mornilles de sa poche et les tendit au Gryffondor, dans le but de l’acheter afin qu’il boive le verre de Jus de Citrouille qui lui proposait. Ça puait l’arnaque à plein nez, mais Jurgen prit l’argent qu’on lui tendait, ainsi que le verre, tandis que le Serdaigle mettait l’autre verre dans la main de la Préfète des Verts et Argent. Deux secondes plus tard les Mornilles avaient disparu, comme le gamin. De l’argent farfadet, le gamin l’avait eu. Son regard, dur et clair, remonta vers le visage de la blonde Serpentarde. Le Gryffondor intolérant souleva son verre à l’adresse de son interlocutrice, en lui portant ce toast plein de haine et d’animosité :

    « Puisse ton verre être rempli de poison. »


Si c’était pas mignon tout plein ça. Il porta le verre à ses lèvres et avala le liquide orange, qui était sensé être du jus de citrouille. Pauvre fou. Si jamais c’est aussi grave que tu le dis, t’aurais pas pu me prévenir ? Il est stipulé dans le contrat que le Narrateur ne doit pas dire à son personnage ce qui l’attend. Laisse-moi reprendre. Donc, Jurgen venait de commencer à boire son verre. Il le but d’une traite, en fait. Parce que c’était rafraîchissant et que, bien que les couloirs soient plutôt frais, une boisson à température basse, c’était pas de refus. Il avait cependant remarqué un arrière-goût bizarre qui semblait être masqué par le Jus de Citrouille. Sans qu’il ne puisse malheureusement savoir ce qu’était ce goût étrange. Il reporta le regard vers la jeune femme avec qui il passait son temps à s’engueuler, et ce fut le drame. C’est aussi dramatique que ça ? Je te signale que c’est à toi de parler maintenant. Je te laisse la narration, je file me faire mon sandwich au fromage, tu sais, c’est mon salaire.
Hum. Donc, c’est à moi. Comment pourrais-je amener ça ? Je suis tout à fait conscient que j’avais haï toute ma scolarité Luthina Von Blackhatred. Je le sais ça. Mais il n’empêche que j’avais l’impression de la voir pour la première fois, sous un nouveau jour. Comme si je pouvais enfin voir la perfection dont tout le monde parlait. Ils avaient raison, tous. Luthina était magnifique. Sa peau parfaite, sans aucune impureté quelconque. Ses cheveux longs, châtain, qui me semblaient plus soyeux que la soie même, plus doux que la peau d’un bébé. Ses yeux bleus, du bleu profond des abysses. Comment n’avais-je jamais pu me rendre compte de sa beauté ? De sa perfection, même ? Merlin, cette fille était magnifique. Et je m’en approchais lentement, ayant laissé le verre à présent vide flotter dans les airs. Je scrutais son visage, à la recherche d’un signe. Peut-être après tout que cette haine apparente dissimulait autre chose… Regard ancré dans le sien, j’étais maintenant face à elle, tout proche, et ma main droite caressait à présent sa joue gauche… Je ne disais rien, attendant de voir la réaction de cette belle lutine…
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Luthina Von Blackhatred
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MessageSujet: Re: [X] The Game Didn't Change {Luth'   Sam 17 Mai - 16:21

L’ironie… Le maitre mot de Luthina. Toute sa vie n’était qu’une pièce de théâtre ironique, ce qui n’avait pu que déteindre sur la jeune Serpentarde de 16 ans. Elle se moquait de tout et de tout le monde. Mais Jurgen se trompait, son esprit tellement « ouvert » lui faisait penser des choses très souvent fausses. Croiser Luthina dans les couloirs n’était pas synonyme d’ennuis. En général, cela le devenait quand on la cherchait, ce qui était toujours le cas lorsqu’elle avait le malheur de croiser le Gryffondor dans les couloirs, comme à cet instant. Instinctivement, la Serpentarde se raidissait, et dans ses yeux naissait une petite étincelle de méchanceté. Elle ne le supportait ce rouge&or prétentieux, ce n’était pas que physique, rassurez-vous, quoi que…Lorsqu’on observait bien le jeune homme, on ne pouvait se retenir de se moquer, avec sa mine de clown, son regard inexpressif et ses cheveux en bataille, comme pour faire… « style ». Pitoyable. Et pourtant, elle aurait pu l’ignorer jusqu’à la fin de ses jours, se l’ôter de l’esprit et tout ce qui s’en suit… Mais non, la demoiselle ne pouvait s’empêcher d’insulter sans se retenir le Gryffondor, le pourrir… Et elle savait que ce serait encore ainsi s’ils venaient à se croiser dans le futur… Certes, peut être seraient ils un peu plus…Civiles, ou pas. Qui sait ? Après tout, une fois lâchés en dehors de Poudlard, ils pourraient bien faire ce qu’ils voudraient, aucun règlement scolaire ne les empêcherait de s’entretuer… Non, cette fois, il y aurait Azkaban et les lois Sorcières. Bah… Avec un peu de discrétion, tout est possible n’est ce pas ? Il la trouvait parfaite ? Voilà qu’il grossissait les rangs de ceux qui le pensaient. Luthina, selon elle, était loin d’être parfaite, et ne désirait pas l’être. Certes, son visage de poupée était tel qu’on ne pouvait pas penser l’inverse, pourtant, si elle avait été la perfection incarnée, sans doute se serait elle montrée douce et aimante... Ce qu’elle n’était pas, cynique et froide, elle paraissait hautaine parfois, douce un autre, mais son sourire moqueur perdurait, c’était le détail qui foutait tout en l’air.
Jurgen… Ah qu’elle pouvait le haïr. Et pourtant, cette haine réciproque ne la mettait jamais en rogne lorsqu’ils se quittaient, bien au contraire. Elle ne désirait pas le voir, mais au fond, était ravie de pouvoir se défouler sur quelqu’un. « Il semblerait que Merlin continue à me punir en te laissant la vie. Mais qu’importe, puisque, au final, tu n’es aucunement une menace. » Bla bla bla… C’était ce qu’il croyait, c’était le plus hilarant dans l’histoire. Luthina était préfète, elle devait donner l’exemple et pas jeter Jurgen dans n’importe quel guêpier comme elle le désirait ardemment. Elle allait enfin répondre quelque chose lorsqu’un élève de Serdaigle arriva près d’eux, baragouinant une phrase de vente. Du jus de Citrouille ? Et puis encore ? Dix gallions en échange ? Tss… Oh, elle aurait pu en profiter pour fausser compagnon aux deux élèves, hélas, sans compter sur les deux concernés.

Luthina ne faisait que très rarement confiance aux autres, c’est pourquoi elle était méfiante quant à ce jus de citrouille gratuit. Mais le gamin insistait, encore et encore, à exaspérer la jeune fille et son Perfect Ennemy. Et tout ça pourquoi ? Pour un stupide pari dont la somme était de 50 gallions. Bah voyons, quel élève de Première ou deuxième année pouvait avoir 50 gallions sur lui ? Rien que pour cela, la Préfète de Serpentard aurait déjà dû confisquer le tout et trouver cet autre élève, mais que pouvait elle faire contre du simple « jus de critrouille » ? Rien. Et d’ailleurs tout ce qu’elle voulait, c’était que l’élève lui lâche la grappe une bonne fois pour toute, autant que le Gryffondor lui-même. Pourtant, elle n’avait pas la moindre intention de boire le breuvage, qu’on lui mit dans la main sans lui demander son avis. Luthina soupira et ne put s’empêcher de lâcher une exclamation de dédain en voyant la mine de Jurgen qui venait de s’apercevoir de l’arnaque.


« Tu t’es encore fait arnaquer Fairbairn »

Puis levant son verre, en guise de toast ironique, elle n’ajouta qu’une petite phrase.

« En espérant que tu t’étouffes »

Cul sec. Si elle avait sentie le breuvage, elle se serait rendue compte de la supercherie. Luthina était assez douée en philtres et potions pour reconnaître un philtre d’amour, qu’il soit mélangé à du jus de citrouille ou à un chocolat chaud. Pourtant, lorsqu’elle avait reconnue l’arrière goût un peu trop sucré et doux, il était trop tard, un peu trop. Alerte rouge… Elle ne pouvait plus rien faire si ce n’était contempler le visage du rouge&or. Une étrange petite lueur s’était installée dans les yeux couleur profondeur des mers de la Serpentarde, remplaçant ainsi la haine qu’elle lui vouait. C’était inconcevable… Comment pouvait on être aussi beau ! Pire que le coup de foudre… Luthina sentait son cœur s’accélérer, ses sens s’éveiller doucement. Quel parfum… Etait ce lui qui le dégageait ? Et la chaleur de « l’amour superficiel » s’installait en elle. Pourquoi l’avait elle haïe jusqu’à présent ? Il était parfait, fait pour elle. Et elle qui avait osé dire que son regard était inexpressif, qu’il ne ressemblait à rien, il était Apollon lui-même, la beauté réincarnée, le David de Michel-Ange… Et sa main sur sa joue, elle était si douce. C’était plus qu’elle ne pouvait en supporter, ce contact était si bon, elle voulait le ressentir partout, sur ses joues, dans ses cheveux… Et ses lèvres… N’étaient elles pas à croquer ? Elle voulait poser les siennes dessus… Ce qu’elle fit, alors que son verre amorçait une longue chute vers le sol. Ses bras entourèrent la nuque du jeune homme, alors qu’elle se rapprochait sensiblement du jeune homme, son corps se collant au sien. Finalement, ses lèvres se posèrent tout d’abord sur la peau de la nuque de son adoré avant de remonter doucement en doux baisers jusqu’à atterrir sur ses lèvres. Il n’y avait rien à dire… Elle était amoureuse de lui. Elle le voulait, désirait rester à ses côtés, vivre sa vie avec lui…
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Jurgen T. Fairbairn
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MessageSujet: Re: [X] The Game Didn't Change {Luth'   Dim 18 Mai - 14:16

Yep, pour avoir été arnaqué, je l’avais été, et fortement. Je savais bien qu’on ne filait pas des Mornilles pour amener les gens à prendre un verre de Jus de Citrouille qu’on disait gratuit. C’était stupide, j’aurais dû me douter qu’il y aurait une supercherie quelconque. Mais je ne m’en étais pas rendu compte, et j’en payais à présent les frais. Ça, c’était sûr, cette erreur stupide allait me coûter cher. Plus que je ne l’aurais même imaginé. Regretter d’avoir bu ? Moi ? Nope. Pas cette fois cependant. Peut-être la première seconde, mais là, ça n’était plus du tout la question. Pourquoi ? Maudire quelque chose qui vous faire voir une personne auparavant haïe sous un nouveau jour, bien plus intéressant et attirant d’ailleurs, c’était stupide. Et, n’étant pas stupide, je ne rentrerai pas dans leur combine idiote. Étrange non ? Je lui avais souhaité qu’elle s’empoisonne, elle avait préféré me voir étouffer et au final, nous nous retrouvions tous les deux enlacés, nous qui n’étions en général que des ennemis mortels.
Ses yeux avaient changé d’aspect, nettement moins durs et moins glacés que les fois précédentes. Il y résidait même une certaine chaleur, que jamais jusqu’à présent elle ne m’avait témoigné. Fallait-il avoir attendu aussi longtemps avant de pouvoir goûter au plaisir et à la joie que me procurait le simple éclat des abysses de ses yeux. Nous étions seuls dans ce couloir, et il me semblait souhaiter que nous les restâmes longtemps encore. Caressant délicatement la peau douce de sa joue, je contemplais l’œuvre que j’avais à portée de main, à portée de lèvres même. De vipère insipide, elle était passée à l’état de divinité captivante, et mon regard ne pouvait se détacher du sien.

Le sien cependant descendit légèrement, et instinctivement je savais ce qu’elle avait regardé un court instant. Mes lèvres. J’en avais profité pour me délecter visuellement de cette perfection qui m’était offerte, me rendant compte que ses lèvres à elle s’étaient légèrement entrouvertes. Plus le temps de réfléchir, ses bras étaient passés autour de ma nuque, son corps contre le mien à présent. Et je me rendais à présent compte que cette créature ne me laissait pas indifférent, alors qu’elle m’embrassait le cou, en remontant. Nos lèvres enfin se trouvèrent et se scellèrent, comme une promesse. Merlin, je crois bien que je suis amoureux. Parce que, enfin, pourquoi embrasserais-je une femme avec autant de douceur si ça n’était l’amour qui guidait mes pas ? Ma main droite, précédemment posée sur sa joue, passa dans son cou et s’enfouit dans les cheveux de la Préfète de Serpentard. La gauche, quant à elle, s’était positionnée sur la hanche droite de la jeune femme, alors que j’avançais lentement, tout en continuant d’embrasser tendrement ma belle, la faisant reculer afin de la plaquer (finalement) contre le mur du couloir.
Un peu trop osé, vous trouvez ? J’avoue que votre opinion n’est rien pour moi, vous n’êtes que des spectateurs sans enveloppe corporelle, des lecteurs fantômes, si bien que votre avis n’a aucune importance pour moi. Pas plus que ce que vous pouvez penser d’une relation Gryffondor/Serpentarde. Comme si ça avait le moindre problème. Certes, ça en posera peut-être plus tard, mais qu’importe. J’aime Luthina Von Blackhatred, et je dis merde à ceux qui le déplorent et/ou m’en blâment. De toute façon, que ça se sache ou non, ça n’avait aucun intérêt. Je l’aimais, et quoiqu’il arrive, je ne la laisserai pas.

Et tout en vous répondant mentalement ce genre de choses, j’avais descendu ma main droite, délaissant par là la chevelure dans laquelle j’aurais rêvé m’enfouir. À présent, tandis que je tenais toujours ma douce par la taille, ma main droite descendait lentement son cou, vers ce qu’on appelait, dans une époque lointaine, la «gorge». Mais d’abord, la cravate, que je défaisais avec trois doigts (pouce, index et majeur pour qui est intéressé par les détails) tandis que les deux autres doigts laissés oisifs dessinaient des petits ronds en frôlant la peau cachée par la chemise fermée. Quoi, nous étions dans un couloir ? Et après ? Personne ne venait flâner ici, pourquoi nous serions-nous gênés ? J’embrassai à présent ma belle lutine dans le cou, en lui mordillant de temps à autre sa douce peau qui sentait bon le sable chaud.
Le nœud de cravate venait tout juste de céder et je tirai doucement le bout de tissu vert & argent que je fourrais dans ma poche de pantalon arrière –puisque l’avant n’était pas accessible sans s’écarter de la belle, ce que je refusais de faire. J’étais contre elle, et je ne voulais pas me décoller d’elle. Surtout pas. Ma main droite donc –puisque c’était la seule à voyager- une fois débarrassée de la cravate, ne s’occupa pas immédiatement des boutons de la chemise de Luthina, bien que c’eût été une de mes premières idées. Au contraire, elle se mit lentement à suivre les courbes de la tendre vipère qui était mienne à l’instant. Je cessai de l’embrasser dans le cou pour remonter mon visage à sa hauteur et la regarder avec un air malicieux. Un sourire éclairait mon visage. Oui, j’étais heureux. Heureux de l’avoir enfin trouvé. Ma belle vipère. Il fallait quand même dire qu’on s’était bien cherché, pendant des années. Ce qui ne rendait cette découverte que plus intéressante. Jamais je n’aurais cru que je pourrais avoir envie d’embrasser Luthina Von Blackhatred. Et pourtant, c’était le cas. Je voulais l’embrasser, encore et encore, je voulais la tenir enlacée contre moi, je voulais rester avec elle jusqu’à ce que mort s’en suive. Je la voulais, j’avais envie d’elle, oui. En effet, j’étais définitivement amoureux de cette si belle, cette si parfaite personne qu’était Luthina. Et je ne pouvais même pas m’empêcher de trouver cette lueur particulièrement enchanteuse dans son regard. Assez du moins pour l’embrasser de nouveau, avec plus de fougue que notre premier baiser, et me serrer encore un peu plus contre elle, mes deux mains tenant sa taille fine. Puis, comme je le souhaitais depuis un petit moment, j’enfouissais mon visage dans ses cheveux soyeux et, les lèvres près de son oreille gauche, je murmurai avec tendresse et passion :

« J’ai une terrible envie de toi. Ici, maintenant, tout de suite. Tu relèves le défi ? »

N’importe quoi. Je disais n’importe quoi. L’amour me faisait dire n’importe quoi. Ça devait être ça l’explication de ce bordel. En espérant qu’elle ne le prendrait pas mal. Ou qu’elle ne serait pas rebutée par ce désir qui est mien depuis que j’avais découvert qu’on pouvait la voir autrement qu’en tant que garce professionnelle… Hm, ma belle, je ne peux même pas me retenir de te mordiller le lobe.
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Luthina Von Blackhatred
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MessageSujet: Re: [X] The Game Didn't Change {Luth'   Dim 1 Juin - 19:07

Luthina avait toujours considéré Jurgen comme une personne terriblement facile à avoir, a arnaquer… Cette fois nous le prouvait encore et toujours. Ce pauvre garçon était tout bonnement incapable de faire la part des choses et de faire preuve de discernement. M’enfin, ce n’était là que l’humble avis de la demoiselle. Quoi que pour l’instant, ses pensées étaient tournées ailleurs…Toujours vers lui, certes, mais elle était tout bonnement incapable de songer au moindre mal, de se montrer médisante ou acerbe. Elle brûlait plutôt de lui murmurer des mots tout aussi brûlants qu’elle, des paroles d’amours, douces et véridiques selon elle. Lui répéter combien elle l’aimait, et surtout, comme elle ne se pardonnerait pas de s’être montrée si méchante envers lui, de n’avoir pensé que du mal, jusqu’à son désir qu’il s’étouffe. Elle était désireuse qu’il la prenne dans ses bras, la serre fort contre lui et l’embrasse. Et qu’il lui dise qu’il l’aime. Oui, elle voulait l’entendre de sa bouche. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu le haïr, celui qui la mettait dans cet état second. Avait-elle été aveugle ? Malade ? Ou s’était-on permit de ne pas regarder Jurgen sous son véritable jour ? Il était si parfait… Sa peau était si douce… Il la rendait encore plus folle de lui en caressant ainsi sa joue, comme s’ils avaient attendue cela durant des lustres… Peut être était ce vraiment le cas.
Et son regard finit par se poser sur ses lèvres qu’elle était si ardente de goûter. Quelles saveurs pouvaient-elles avoir ? Étaient-elles sucrées ? Elle ne tardât pas à le découvrir, alors que ses bras entouraient si naïvement sa nuque, son corps se pressant un peu plus contre le sien. Et enfin, leurs lèvres se scellèrent, dans cette promesse d’amour. Un baiser si doux et si tendre que Luthina désirait que tous les prochains soient ainsi. Et le reste ? Comment était le reste ? Elle était persuadée qu’elle ne serait pas déçue, amoureuse comme elle se sentait, elle était persuadée qu’il était parfait, et que même s’il ne l’était pas, elle demeurerait tout de même complètement dingue de lui. Qu’il continue de l’embrasser ainsi, c’était tout ce qu’elle demandait, alors que l’une de ses mains commençait à descendre le long de sa colonne vertébrale pour finir par revenir au devant, atterrissant sur son torse. Et elle sentait sa main dans ses cheveux, et sur sa hanche, contact qui la fit frissonner alors qu’elle reculait en même temps en direction du mur. Et quand enfin elle sentit ce dernier derrière elle, elle ne put s’empêcher de sourire alors qu’elle amenait le jeune homme à se serrer contre elle. Sa chaleur corporelle l’apaisait. Et sans doute en aurait elle encore plus besoin lorsque leur relation serait mise au grand jour. Une Serpentarde avec un Gryffondor… Cela ne se voyait que très rarement. Surtout eux qui étaient supposés se haïr. Et alors ? Si les autres n’étaient pas stupides, ils comprendraient que les deux jeunes gens s’aimaient et voila tout. Ce n’était pas bien difficile à comprendre n’est ce pas ?

Et alors qu’elle continuait d’embrasser le rouge et or, elle sentit sa cravate quitter son cou, effet du jeune homme. Elle ne pouvait pas vraiment l’en blâmer puisqu’elle-même l’aidait dans un certain sens. Peu leur importait l’endroit, ils étaient seuls, et c’était ce qui importait après tout. Et quand elle sentit ses lèvres dans son cou, elle ne put s’empêcher de soupirer d’aise, alors qu’elle le laissait faire, l’incitant presque. Comme c’était bon de sentir la personne que l’on aime contre soi ! Il semblait à la jeune fille que jamais elle n’avait ressentie cela, et finalement, ce n’était pas si désagréable, bien au contraire.
Mais le meilleur fut sans aucun doute lorsqu’elle sentit son amant caresser de part et d’autres, c’est à cet instant précis qu’elle comprit qu’elle ne pourrait sans doute pas résister longtemps au jeune homme. C’est pourquoi, arrachant la chemise coincée dans le pantalon, la jeune fille passa une de ses mains sous celle-ci, dans l’unique but de toucher le torse de celui dont elle était amoureuse. Lorsque ses doigts rencontrèrent la peau de son mâle, Lulu ne put s’empêcher de rougir doucement, et sans aucun doute encore plus à ses mots.
« J’ai une terrible envie de toi. Ici, maintenant, tout de suite. Tu relèves le défi ? »
Un défi ? Elle était toujours partante pour les défis… Celui là encore plus. Elle avait tellement envie de lui qu’il lui était impossible de refuser. Acquiesçant, la jeune fille continua de monter ses mains le long du torse de son compagnon jusqu’à finalement les ôter pour déboutonner la chemise du jeune homme. Comment était il possible d’aimer autant ? Oh oui elle le voulait, le désirait, unir leur deux corps dans cet amour brûlant. Mais ici ?

« Pas ici… Suis moi »

Il y avait une salle vide plus loin dans le couloir, personne n’y allait plus depuis des lustres, ils y seraient tranquilles… Lorsqu’ils y arrivèrent, la salle était bel et bien abandonnée, limite poussiéreuse ; fermant la porte et la la protégeant d’un sort, la jeune fille entraîna ensuite son amant en direction du Bureau abandonné depuis si longtemps avant de s’asseoir dessus. Reprenant ses baisers, elle ne put cette fois s’empêcher de défaire totalement la chemise de son amant, puis de lui ôter. Il était si … parfait. Ce n’est que quelques secondes plus tard qu’elle s’attaqua au pantalon. Ne plus attendre.
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MessageSujet: Re: [X] The Game Didn't Change {Luth'   Mar 17 Juin - 11:25

Troublé ? On aurait pu dire que Jurgen était troublé. Il l'était, bien évidemment, sans cela, pensez-vous vraiment qu'il aurait embrassé avec autant de passion une Serpentarde à qui il avait voué une haine aussi féroce pendant tant d'années ? Oui, je sais, en tant que Narrateur, je n'aurais pas dû revenir, puisque j'avais laissé la narration à Jurgen ; mais je me sens obligé de venir éclaircir quelques points, afin que vous n'ayez pas une mauvaise idée de ce qui motivait le jeune homme. Ici, point de "il n'y a qu'un pas entre la haine et l'amour". Certainement pas, même. Croyez-moi, je connais parfaitement Jurgen Thurston Fairbairn. Loin de lui l'idée de s'éprendre d'une personne abhorrée. Seulement, là, comme vous l'aurez constaté, son comportement à l'égard de la vipère avait changé du tout pour tout une fois qu'il avait bu le fameux jus de citrouille, que nous savons être en vérité du jus de citrouille assaisonné d'Amortentia. Pas de doute, Poudlard doit regorger de couples qui ne seront qu'éphémères à cette période. Passons, et revenons à nos deux étudiants. Je m'efface, laissant le droit à Jurgen de vous faire partager ses pensées. Ne le jugez pas, cependant. Pas un cet instant précis. Plus tard, vous pourrez, mais retenez vos sarcasmes et vos moqueries pour un autre temps, une autre époque.

Lorsque les mains de la perfide lutine libérèrent ma chemise de l'emprise de mon pantalon et qu'elles se posèrent sur mon torse brûlant, je retins un soupir. Lui faire savoir que ce qu'elle faisait ne me laissait pas indifférent était capituler au milieu d'une bataille. Ma fierté en aurait pris un coup, si vous voulez tout savoir. C'est sans doute le fait même de sentir ses doigts sur ma peau qui me motiva à lui avouer ce que j'avais envie de faire, à l'instant présent. Surprise, elle releva le défi. Oh, j'en aurais été tout à fait capable, épris d'elle à un point jamais atteint encore. Et les ragots ? Qu'importe les ragots. On aurait pu nous voir, j'aurais assumé, entièrement. Après tout, quel était le mal d'être amoureux d'une Vert & Argent ? Les fondateurs de Poudlard avaient bien été amis avant qu'ils ne se séparent tous. L'opinion des autres n'était pas ce qui importait. Si Luthina se sentait prête à assumer la nouvelle nature de notre relation au grand jour, je l'épaulerais, et j'assumerais à ses côtés, main sur sa taille, la tenant enlacée. Oui, j'étais prêt à affronter les regards incompréhensifs et méprisants de mes camarades pour pouvoir vivre pleinement avec ma belle lutine.
L'embrassant dans le cou, mordillant par endroits, léchant par d'autres, je ne m'interrompis qu'un très court instant, ayant remarqué qu'elle avait entièrement déboutonné ma chemise. Elle ne perdait pas de temps. Je relevais mon visage à son niveau, sourire espiègle. Tandis qu'une de mes mains passait dans son dos -puis plus bas- l'autre remontait vers des reliefs à peine effleurés. Son regard incendié attisait encore plus mon désir, et alors que sa voix résonnait dans mon esprit comme l'aurait fait l'écho dans un gouffre infini, ses paroles finirent par être analysées par mon esprit plus réveillé que moi. Allons bon, elle n'aimait pas l'atmosphère du couloir ? Hum, si on y réfléchissait bien, si un des professeurs passait et nous surprenait en plein ébat, je ne donnais pas cher de notre peau. Quoiqu'il aurait peut-être été amusant de chercher à deviner pour quel motif on aurait été puni. Non, ne pas chercher, profiter de ce moment inattendu et merveilleux en compagnie de celle qui occupait mes pensées toutes entières.

Elle s'était libérée de mon emprise, se décollant de mur, et m'avait conduit dans une salle abandonnée, silencieuse, calme. On pariait que Rusard n'y avait pas mis les pieds depuis un quart de siècle ? Pas le temps de plus observer l'environnement où nous nous trouvions, après avoir protégé la porte d'un sort, Luthina était revenue s'occuper de moi. Reculant vers un bureau couvert d'une certaine couche de poussière, elle s'y assit et je n'eus qu'une très courte poignée de secondes pour constater que même assise dans la poussière, Luthina Von Blackhatred était sans doute la plus belle de toutes les créatures qu'il ne m'avait jamais été permis d'observer. À noter que la rusée profita d'un instant d'inattention pour achever de défaire les derniers boutons encore résistants de ma chemise, qui finit au sol. Cependant, avant que cette dernière ne finisse au sol, je m'étais attaqué à sa chemise à elle, premier rempart qui voilait -avec peu de force- ses charmes si longtemps méprisés. Une chance que je sois agile de mes doigts, j'étais arrivé à bout de sa chemise avant qu'elle n'ait pu en dire de même avec la boucle de mon pantalon.
L'embrassant toujours avec passion, je laissais mes deux mains devenir baladeuses et, tandis que l'une avait passé outre des pans ouverts de la chemise de la Serpentard, l'autre s'était aventurée le long de ses jambes et remontait vers l'intérieur de ses cuisses -qui se trouvaient être particulièrement douces- avant d'atteindre un bout de tissu très mal avisé que d'empêcher une avancée masculine. Et ma main droite -donc- se mit en quête d'un point sensible, montant et descendant de façon tout à fait naturelle, sans insister. La gauche, quant à elle, faisait le tour d'un autre point sensible, tandis que je mordillais la lèvre inférieure de Luthina, les yeux rivés sur son visage tant aimé…




J'ai mis [X] parce que bon, au bout d'un moment ça risque vraiment de choquer U___U *et puis voilà*
Moi, avoir répondu avec 16 jours à la bourre ? NAAAAN XD <3

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[X] The Game Didn't Change {Luth'

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