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« Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]

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Laen Stinson
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MessageSujet: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Dim 8 Juin - 20:07



    19h57. Vendredi soir. Le ciel devenait lentement plus sombre, changeant de couleur pour atteindre cette couleur bleu nuit. Le soleil laissant place à la lune. Cet instant ou tout allait beaucoup plus vite. Et en même temps ou tout allait au ralentit. C’était sûrement le moment préféré de la journée de Laen. La tombée de la nuit. Là où tout changeait. Où tout devenait plus sombre, plus mystérieux, plus étrange.
    Quelques élèves rentraient en courant, ils avaient dus oubliés d’aller manger. D’autres sortaient, comme Laen, prendre l’air. Le parc, le jour, c’était agité, mais agréable. Le parc, à la tombée de la nuit, c’était calme, frais, agréable et apaisant. Un silence digne de celui des morts régnait dans tout le parc. Chaque petit bruit, chaque voix sonnait comme un mystère de plus. Un peu comme une mélodie, dont chaque bruit est une note ajoutée à la partition. Une musique d’un soir. La musique du parc de Poudlard.
    Drôle d’idée. Mais il lui fallait changée ses idées à la petite Stinson, car ces derniers temps, ça n’allait pas fort. Quelques jours après sa rentrée, son cher et tendre Aaron l’avait quitté. Et il n’y avait pas été par 4 chemins. « C’est finis... Et sache que je ne t’ai jamais aimé. » Puis plus rien. Même pas un dernier regard. Il s’était tourné et était partit d’un air fier. D’un air de Serpentard. Cet air que Laen détestait. Mais elle n’arrivait pas à le détester. Elle l’aimait, et ce depuis maintenant plus de 6 mois. Alors comment s’arrêter, du jour au lendemain, alors que tout allait bien ? C’était tout bonnement impossible.

    Une claque. Oui, cette séparation avait fait l’effet d’une claque. Une claque glacée et sévèrement douloureuse. Laen, la douce petite fille souriante et pleine de vie, s’était retrouvée le cœur brisé. On lui avait dit de faire attention. « Aaron ? Cet espèce de Serpillière manipulateur et dont toutes les filles rêvent de coucher avec ? Tu t‘approche pas de lui Lala, il est né pour faire souffrir les filles, ça se voit à ses airs de faux gentleman ! » Pour une fois, Gégé avait eut vraiment raison. Mais non, sur le coup, elle ne l’avait pas écouté. L’amour rend aveugle dit-on, et c’est bien vrai. Un Serpentard avec une Gryffondor, de toute façon, ça n’aurait jamais marché. Il n’y a que le couple Lys-Hell qui marche. Et encore, ils ne sont plus ensembles, même s’ils s’aiment…
    Lys, dans son histoire, avait la chance de pouvoir être sûre qu’il l’aimait. Alors que Laen, non. Elle croyait qu’il l’avait aimé, mais c’était faux. « …sache que je ne t’ai jamais aimé… jamaisjamais… jamais… » Et ces mots qui résonnaient dans sa tête, sans cesse, depuis des semaines.

    Pleurer un bon coup, puis oublier. Et ses amis avaient tout fait pour qu’elle oublie. Xir la première. Et ça aurait pus marcher. En fait, ça marchait, le jour, quand elle ne le voyait pas et qu’elle pensait à autre chose. Mais dès qu’elle le voyait, rien n’allait plus. Dès que la nuit tombait, elle sentait une solitude froide et lourde l’envahir. Et tout de suite après, cette douleur qui lui rappelait que son cœur était brisé, que celui qu’elle aimait ne l’avait pas aimé et ne l’aimait toujours pas, qu’elle était restée 6 mois avec un garçon qui s’était foutus d’elle, et qu’à présent elle était seule.

    L’amour, finalement, c’était stupide. Chiant. Compliqué. Et ça faisait toujours mal. Au début, au milieu, à la fin, après tout, c’était pareil. Pourquoi fallait-il forcément tomber amoureux ? Laen aurait préférée rester célibataire toute sa vie plutôt que de vivre encore des histoires dont la fin était aussi douloureuse. Et pourtant, durant ces 6 mois (enfin 4 si on ne compte pas les 2 mois de vacances), Laen avait été sur un petit nuage et avait vécus plus heureuse qu’elle ne l’avait jamais été ! Et revivre ça, Laen ne dirait pas non… Être amoureux, c’était ça: savoir qu’on fonce dans un mur, mais avancé encore plus vite. Foncer tête baisser. Se foutre du destin, de toutes ces conneries. Et simplement vivre au jour le jour, et aimer. Mais là, le mur, Laen se l’était pris, et elle aurait dus mal à retomber amoureuse après ça. Pour sur. Déjà, il fallait qu’elle arrive à pleurer vraiment, ce qu’elle n’avait pas encore réussit à faire.

    Oui, Laen avait beau être sensible, et très amoureuse d’Aaron, elle avait été incapable de pleurer après qu’il soit partit en la laissant en plan. Et depuis, elle n’avait pas réussit à pleurer. Elle avait verser quelques larmes plusieurs fois la nuit, seule dans son lit. Mais rien de plus. Elle ne savait pas pourquoi. Et ça l’énervait vraiment. Et cela se ressentait. Elle s’énervait pour rien. Et elle était de plus en plus jalouse. Surtout avec Xir. Elle avait appris il y a quelques jours qu’elle faisait des duos avec Lune, un Gryffondor de 6ème année, et ça la rendait jalouse à un point inimaginable. Alors qu’au fond, ce n’était rien. Mais pour elle, c’était quelque chose. Quelque chose de trop. Surtout en ce moment.

    Laen était allé s’asseoir contre un arbre, loin des quelques autres élèves qui se trouvaient aussi dans le parc. Isolée, seule. Là, elle pouvait pleurer. Si seulement les larmes venaient… Mais non, toujours pas. Inutile de continuer à essayer quelque chose d’aussi stupide. Autant se faire à l’idée. Laen était amoureuse d’un connard de Serpentard qui l’avait fait souffrir pour son propre plaisir. Oui, ça allait très loin avec elle.
    Elle se recroquevilla sur elle-même, mettant ses jambes contre sa poitrine, posant ses bras sur ses genoux et sa tête sur ses bras. On aurait dit une petite fille perdue qui avait froid et qui se sentait seule et abandonnée. Eh bien, c’était exactement ça. Elle avait froid. Elle se sentait perdue, seule, et abandonnée. Et elle voulait du réconfort. Elle voulait le voir, lui. Aaron. Son Aaron. Celui qu’elle aimait, mais qui ne l’aimait pas. Et après tout… Etait-ce vraiment vrai ? Ou avait-il dit ça pour garder sa fierté ? Après tout, c’était un Serpentard. Mais s’il l’aimait, soyons logique, il ne l’aurait pas laissé tomber comme ça. Alors c’était bien vrai. Il ne l’aimait pas. Il fallait qu’elle se mette ça dans le crâne. Une bonne fois pour toute.
    Oui, elle voulait le voir. Malgré tout. Maintenant, là tout de suite ! Soudain, elle entendit des bruits de pas. Elle ferma les yeux instinctivement et ne bougea plus. Dans l’ombre, peut-être que l’élève qui passerait à côté d’elle, ne la verrait pas. Elle ne voulait pas être vus. Sauf par lui. Mais, elle le savait, ce n’était pas lui. Car, après tout, que ferait Aaron Presley dans le parc, un vendredi soir ? Et s’il devait se promener à cette heure, ce serait sans aucun doute avec une fille. Car maintenant, il était célibataire. Un cœur à prendre. Et les demoiselles amoureuses de lui secrètement ne manquaient pas à Poudlard, Laen en était sûre. Il trouverait une remplaçante d’ici quelques semaines, s’il ne l’avait pas déjà trouvé… Rien qu’à cette idée, Laen avait envie de vomir. Une autre fille dans les bras d’Aaron… Elle qui était du genre jalouse et possessive, comment ferait-elle pour ne pas commettre de meurtre ? Non, elle était bien trop innocente pour ça. Il faudrait qu‘elle prenne sur elle. Qu‘elle assume. Qu‘elle oublie.

    Oublier. Toujours et encore. Après son passé, son présent. Et pourtant, ce n‘était plus son présent. Aaron, c‘était son passé. Son passé de 6 mois. Un autre passé à oublier. Un autre passé à effacer. Parfois, elle hésitait à se lancer le sort « oubliettes » histoire d’être tranquille. Le problème, c’est que si elle effaçait de sa mémoire son enfance, elle se poserait forcément des questions. Puisqu’elle oublierait également le pourquoi du comment. Elle ne serait pas qu’elle s’est lancée elle-même le sort, pour oublier.
    Oublier: n‘avoir pas de souvenir de. Aaron. Oublier Aaron. Par pitié, faite quelque chose, le mec là haut là, qu‘on dit qu‘il a crée la Terre et les Hommes, vous pourriez pas faire quelque chose ? Lancer un p‘tit truc sur la Miss Stinson, histoire qu‘elle oublie.

    Et ce bruit de pas qui se rapproche. Les yeux toujours fermés, Laen se recroquevilla un peu plus sur elle-même, se sentant vraiment mal à cet instant. Et souhaitant deux choses, totalement contraires:
    Que ce ne soit pas lui.
    Que ce soit lui.


Tu cherchais quelqu’un, une personne
Mais pas moi



[ J'me suis pas relus, j'sais pas si c'est bien >< J'ai fais du mieux que j'ai pus en tout cas <3 J'espère que tu sera pas trop déçus >< Et désolée d'avoir mis un peu beaucoup d'heures, mais ça faisait longtemps que j'avais pas fait de RP ><" ]
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Batteuse
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« Le sourire, c’est le voile sous lequel le cœur se cache pour mentir. »

Et je danse
jusqu'au bout de la nuit...
<3
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Aaron Presley
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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Dim 8 Juin - 20:54

    19h57. C’était un vendredi soir des plus habituels. D’ailleurs que ce passerait t’il à 19h57 du soir ? Rien, sauf que peut être que c’était l’heure où Aaron Presley décida de faire une petite virée dans le parc. Il délaissa ses camarades de Serpentards, certains, ou plutôt certaines, répliquant car Monsieur s’en allait faire une ballade. Aaron tourna ses yeux vers le groupe de filles qui l’admiraient depuis là tantôt. Il leur fit un sourire des plus craquants, promettant au jeune demoiselle qu’il reviendrait vite, qu’il allait simplement se ballader, respirer l’air frais du soir. Elles sourirent à l’unisson, dévoilant leurs dents blanches, en murmurant chacune à leurs tours qu’elles attendraient Aaron…Il sourit et parti quittant la Salle Commune peuplée, comme tout les Vendredis Soirs. Il prit sa cape, au cas où la fraîcheur de la nuit s’emparerait de son corp pâle et meurtri par des blessures invisibles aux yeux des autres, mais visible à ses yeux. Ce n’était pas des blessures physiques, mais mental, des blessures secrétées par un doux poison qui le doux nom de « L’Amour ». Qui aurait d’ailleurs cru que Aaron James Presley tomberait amoureux un jour ? Et pourtant c’est ce qui arriva lorsqu’il avait croisé son regard bleuté, lorsqu’elle l’avait fait éclater de rire alors que sa sœur venait de rejoindre les Anges, elle, sa Lionne, sa Laen.

    Mais Aaron était quelqu’un de compliqué, son amour pour elle était tellement fort qu’il prit peur, peur de ce sentiment nouveau qui lui traversait les entrailles lorsqu’il y repensait, peur de la voir souffrir car comme certains Gryffondors le disait si bien il n’était qu’une « serpillière » peu fréquentable qui fait souffrir les jeunes demoiselles. Mais elle, il n’avait pas envie de la voir sur son tableau de chasse, car elle était unique, bien qu’il ne lui avait jamais dit. A la rentrée, il se souvint de ses yeux étonnés et tristes lorsqu’il lui dit d’un ton sec et froid : « C’est fini…Et sache que je ne t’ai jamais aimé ». Une phrase dure, surtout qu’il savait que Laen était sensible. Il lui avait tourné le dos et était parti sans jeter un regard en arrière mais le cœur meurtri, ses yeux picotant affreusement et une horrible voix dans sa tête qui lui disait de faire demi tour. Aaron n’avait jamais été aussi brisé qu’à cet instant. Il savait qu’il lui avait fait du mal et rien que pour ça il s’en voulait, d’ailleurs, sa main gauche était entouré d’un bandage dû à un acte de colère qu’il eut contre lui même…Mais bon sang, c’était qu’une fille parmis tant d’autres…Sauf que celle ci avait touché le cœur du jeune homme.

    Il s’en était souvenu après de cette rupture. Des amis de Laen l’avait croisé dans les couloirs et l’avait menacé et jurait de lui faire payer la souffrance qu’il avait infligé à la jeune Gryffondor. Comme d’habitude, il avait pris son sourire ironique avant que ses potes de Serpentard ne vienne le rejoindre. Il était parti, se moquant des menaces des Lions, il savait cependant très bien que tôt ou tard, il allait payer le fait d’avoir brisé le cœur de la petite Laen, ce que lui avait fait remarquer l’un de ses potes. Il avait haussé les épaules en disant qu’il s’en fichait, mais il ne s’en fichait pas…Plusieurs nuits qu’il ne dormait plus. Non il repensait à Laen, au fait qu’il avait pû lui briser le cœur. Il aurait tellement aimer la voir au bras d’un autre garçon, bien que sa jalousie en aurait pris un coup. Déjà quand elle traînait avec Jurgen il était jaloux alors…6 mois et il fallut une rupture pour qu’il se rende compte de l’amour qu’il portait à Laen. Peut être que si il avait la possibilité de revenir en arrière il lui dirait…

    Il s’arrêta. Ses pas l’avait mené près d’un arbre où une personne était là, contre un arbre, apparament dans un état de désespoir comme lui il l’était. Il plissa les yeux, essayant de reconnaître la personne appuyé contre l’arbre. Il semblait qu’il la conaissait vaguement…Devait il s’approcher ? Il n’avait pas envie de subir le fardeau d’une personne malheureuse, déjà qu’il devait supporter le sien…Cependant, Aaron s’approcha, doucement. Il n’y avait plus que lui et la personne inconnue dans cette partie du parc d’après ce qu’il put constater lorsqu’il jeta un rapide coup d’œil autour de lui. Les mains dans les poches, l’allure décontractée, il arriva assez pris pour voir que c’était…Elle.

    Comment était ce possible ? Pourquoi devait il se retrouver au même endroit qu’elle ? Comme quoi, le destin se joue bien de nous…Elle était recroquevillée sur elle même, les yeux fermés. Il profita qu’elle est les yeux clos pour l’admirer. Elle était tellement belle, elle n’avait pas changé, sauf que son sourire n’était pas sur ses douces lèvres. Il lui avait fait du mal, il s’en rendait compte. Il était un Salopard fini, comme beaucoup de jeunes femmes lui avaient dit lorsqu’il les avaient manipulé pour obtenir ce qu’il voulait. Il se mordit la lèvre et contempla la jeune femme, il aurait voulu la prendre dans ses bras, mais il ne pouvait pas…Il respira un bon coup et s’éloigna un peu, étant maintenant à une distance raisonnable de Laen, il lui lança assez séchement :

    - C’est pas un endroit pour les jeunes demoiselles…On ne sait jamais ce qui traîne la nuit dans le Parc.

    Il tourna son regard vers l’horizon avant de le reposer sur Laen, attendant une réaction de sa part…Bon sang pourquoi est ce qu’il ne partait pas ?

    - Après tout c’est pas mes affaires

    Lanca t’il après un moment, avant de lui tourner le dos et de commencer à marcher.


[Rassure toi c'est très bien ^^ J'adore *___* <3]
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Laen Stinson
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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Dim 8 Juin - 22:29

« C’est pas un endroit pour les jeunes demoiselles…On ne sait jamais ce qui traîne la nuit dans le Parc. »

    C’était lui. C’était sa voix. Oh God… Que faire ?

« Après tout c’est pas mes affaires »

    Elle ouvrit les yeux et leva sa tête. Il partait… Non… Elle voulait qu’il reste… Elle voulait… l’engueuler. Mais surtout le voir. Le prendre dans ses bras et l’embrasser aussi, mais ça, elle ne pouvait pas, puisqu’elle ne voulait pas se prendre de claque. Un nouvelle fois.

« Si ce sont tes affaires. Après tout, c’est de ta faute si je traîne dans le Parc à cette heure. S’il m’arrive quelque chose, tu ne pourras t’en vouloir qu’à toi-même… »

    Voix froide et faible à la fois. Aussi audible qu’un murmure, mais pourtant, Aaron l’avait parfaitement entendus, puisqu’il n’y avait que le bruit des pas d’Aaron qui rompait le silence du soir. La nuit commençait à réellement tomber, la lune montant un peu plus dans le ciel à chaque minute qui passait. La jeune lionne fixait le dos du Serpentard, s’attendant à ce qu’il se retourne, mais non, toujours pas. Alors elle reprit, un peu plus fort.

« Ou ne pas t’en vouloir. Après tout, tu n’es qu’une Serpillière se croyant supérieur aux autres. Alors que tu es comme tout les autres de ta maison: tu ne vaux rien. T’as raison, fuis. T’aime bien ça apparemment… » 

    La voix de la Gryffondor s’était affaiblis vers la fin, jusqu’à ne devenir plus qu’un murmure pour la dernière phrase. Ses yeux s’étaient remplis de larmes et une larme coulait déjà sur sa joue. Elle l’essuya rapidement, puis ferma les yeux un instant. Elle avait besoin d’être seule, et en même temps, elle ne voulait plus être seule. Elle voulait Aaron. Son Serpentard. Celui pour qui son cœur battait.

« Aaron… »

    Un murmure presque inaudible. Pas sûr qu’Aaron l’est entendus. Une deuxième larme vint couler sur sa joue. Elle voulut l’essuyer, mais une flopée d’autres larmes arrivèrent à la suite. Et merde. Voilà qu’elle pleurait pour de bon. Elle en avait été incapable jusque là,et il fallait que cela soit devant lui. Tu parle d’une chance >< Il allait se foutre d’elle, à coup sûr. Il fallait qu’il s’en aille. Oui, il le fallait. Elle préférait pleurer toute seule plutôt que de le voir se moquer d’elle… Non, elle voulait le voir. Oui mais…

« Dégage. ….Nan reste… »

    Un premier mot qui se voulait froid et sec, mais qui fut étouffé par ses sanglots, puis un murmure juste après. Et un nouveau sanglot. Quelle honte. Une vraie gamine. Pleurnicharde et capricieuse. Normal qu’il ne l’aime pas. Qui pourrait aimer une bêtise pareille ? Qui, hein ? Sûrement pas Le beau Serpentard Aaron Presley ! Non, vraiment sûrement pas.
    Ne pas se voiler la face. Être réaliste. Laen n’avait vraiment aucune chance de conquérir le cœur du beau 7ème année. Un cœur aussi inaccessible, comment Laen avait pus un seul instant penser l’avoir atteint ? Stupidité quand tu nous tiens.
    Nouveau sanglot. Elle se sentait gênée et honteuse, car elle sentait la présence d’Aaron. Ce qu’elle ne savait pas, c’est s’il la regardait, s’il souriait, ou s’il était gêné. Elle ne voyait rien avec ses yeux noyés de larmes. Un pas, deux, trois… Il s’approchait d’elle ! Elle eut le courage, et la folie, de se lever, ne voyant toujours rien, ou juste des formes. La silhouette d’Aaron s’approchant se dessina devant elle. Lorsqu’il fut assez près, elle s’approcha de lui et commença à taper de ses petits poids le torse du jeune homme. Taper fort ? Pas vraiment, vus le peu de force qu’elle avait ce soir, mais elle transmettait toute la douleur qu’elle ressentait dans ces coups. Puis, finalement, les paroles sortirent de sa bouche.

« Pourquoi ?! Hein, pourquoi ? Pourquoi t’as entendus si longtemps avant de me dire que tu m’aimais pas !? Tu voulais me briser le cœur, comme à toutes les autres ? Tu voulais me détruire de l’intérieur ? M’atteindre au cœur ? »

    Elle marqua une pause, arrêtant aussi de frapper Aaron. Nouveau sanglot, un peu plus long que les autres, puis, un soupir, mais surtout, aucun regard dans les yeux.

« T’as réussis. Tu m’as brisé… T’es content ?! »

    Une nouvelle pause. Puis un murmure.

« Et le pire, c’est que j’arrive même pas à te détester… Je t’aime toujours autant… »

    Et elle se mit encore une fois à pleurer. Elle posa quelques secondes son regard dans les yeux d’Aaron, mais elle n’eut pas le courage de soutenir son regard, puis se laissa tomber, plutôt violemment, par terre, se retrouvant assise par terre. Et encore, un nouveau sanglot, plus fort, plus douloureux. Et elle se sentait toujours et encore honteuse devant lui, sentant toujours sa présence.

« Pourquoi tu fuis pas, comme à chaque fois ? »


[ J'adore ta réponse, comme j'te l'ai déjà dis *o* Mais par contre, la mienne est bof >< J'ai plutôt fait parler Lala en fait >.< ]
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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Dim 8 Juin - 23:42

    Elle parla. Sa voix n’était pas aussi douce que dans ses souvenirs, non…Elle était froide et faible. Cela lui donna un léger frisson dans la nuque, tandis que ses mots lui transpercaient le cœur…C’était de sa faute, il ne devait qu’en vouloir à lui même si il arrivait quelque chose à Lala. Il était comme un criminel dans cette affaire. Il avait soufflé la douce flamme de leur amour, il était coupable. Oui il l’avait entendu, mais n’aurait pas préféré entendre ce qu’elle venait de dire. Fuir ? Il était ainsi, il fuyait la difficulté. C’était trop dur d’entendre Laen lui dire tout ceci, il marcha plus vite, ses mains se cripsant dans ses poches. Tu ne vaux rien. Serpillière, Supérieur aux autres. Il en était ainsi. Il s’était arrêté à sa dernière phrase, prêt à lui jeter en pleine figure une phrase cinglante, blessante, dont il avait le secret, mais pas à Laen, elle souffrait trop…

    Aaron…Il l’avait entendu, malgré que c’était faible. Elle l’apellait à l’aide, comme si elle était sur le point de sombrer dans le néant. Aaron fit volte face, il s’était éloigné d’elle à présent. Il était encore temps de partir, mais la laisser seule ici, dans l’état où elle était ne lui inspirait rien de bon. Il la regardait, souffrir, dévarsé sa peine, sa colère sur lui. Il restait de marbre, mais si elle savait à quel point son cœur se déchirait en ce moment même…Il fit un pas avant qu’elle ne lui demande de dégager…Ensuite de rester après un sanglot. Elle pleurait ? Non…Il ne voulait pas qu’elle soit malheureuse, il fallait qu’elle rit, qu’elle éclate de rire comme elle le faisait si bien à chaque fois. Il l’observait mais ne se moquait pas de son désespoir. Il était inquiet et triste, affreusement triste de la voir dans cet état. Il ne pouvait pas la laisser comme ça…

    Il s’approcha d’elle, doucement, ses pieds glissant dans l’herbe tels une ombre. Au plus il se rapprochait, au plus la peine de Laen l’atteignait en plein cœur. Il arriva enfin en face d’elle, tandis que ses yeux réflétaient la tristesse de la jeune femme. Il aurait tellement voulu la prendre dans ses bras…Elle s’approcha et commença à le taper sur son torse tout en criant sa peine, sa colère. Les mots le frappèrent en plein cœur, ricochant dans sa poitrine, lui déchirant les entrailles. Il était vraiment un connard fini…Tout ça pour ne pas affronter ce qu’il craignait le plus, et ce qui était entrain de se produire. Elle arrêta de le frapper et il l’observait toujours. Il avait mal, pas mal à cause des coups qu’elle lui avait donné, mais mal de la voir aussi…

    Brisée…Détruite par sa faute. Non il était malheureux, malheureux de voir à quel point l’amour pouvait être destructeur. C’était une drogue qui devenait petit à petit un poison. D’aillleurs lorsqu’elle dit qu’elle l’aimait toujours autant, il sentit son cœur arrêter de battre…Elle l’aimait encore ? Alors qu’il la faisait souffrir ? Il se maudit d’avoir eut l’idée de se promener dans le parc, oui c’était une mauvaise idée. Mais la vérité était là et même si elle était transpercante, il devait l’affronter…Elle l’observa un instant avant de fuir son regard…Oui pourquoi ne fuyait il pas ? C’était tellement plus facile…Mais il ne fuyerait pas, pas cette fois ci du moins.

    Il l’observait toujours. Même quand elle pleurait, elle était toujours aussi belle. Une poupée de porcelaine, sa poupée de porcelaine. Les mains dans les poches, il l’observait pleurer.

    - Arrête de pleurer…

    Il avait presque dit ca d’une voix douce…Mais il se reprit bien vite lorsqu’il continua :

    - Tes pleurs n’arrangeront rien, tout est fini entre nous. Je ne t’aime pas Laen. Oui je me suis servi de toi comme avec les autres filles, et oui je suis un salaud fini, mais comme tu le dit si bien, je ne vaux rien et je ne suis qu’une Serpilllière qui se croit supérieur aux autres…Excuse moi j’ai autre chose à faire que d’écouter une Gryffondor m’enfoncer simplement car elle croit aux contes de fées…

    Il resta là, impassible, se rendant compte de l’impact de ses mots…Encore une fois, il l’avait blessée…
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Laen Stinson
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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Lun 9 Juin - 1:08


Découvrez Émilie Simon!


    Arrêter de pleurer, plus facile à dire qu’à faire Aaron. Comme s’il suffisait de le dire pour que ça s’arrête de couler. Ben non, ça marchait pas comme ça. Dommage, hein ? Laen ne contrôlait pas ses émotions ni son corps. Elle pleurait, qu’Aaron le veuille ou non. Et ce n’est pas en lui disant d’arrêter que ça fonctionnerait. Surtout après ça: « Tes pleurs n’arrangeront rien, tout est fini entre nous. » Mais elle le sait ça, espèce de p’tit con. « Je ne t’aime pas Laen. » Elle le sait aussi. « Oui je me suis servi de toi comme avec les autres filles, et oui je suis un salaud fini, mais comme tu le dit si bien, je ne vaux rien et je ne suis qu’une Serpilllière qui se croit supérieur aux autres… » …Pourquoi ça sonnait tout d’un coup, faux ? Tellement faux… Et pourtant, c’était vrai. Tout portait à croire que c’était vrai… « Excuse moi j’ai autre chose à faire que d’écouter une Gryffondor m’enfoncer simplement car elle croit aux contes de fées… » Laen, croire aux contes de fées ? Ola mon grand, tu sais pas ce que tu dis. Tu risque de t’en prendre une chéri…

    Ca y’est ? Il avait finit ? Elle aussi, elle avait finis, de pleurer. Etrange, vus la dureté des paroles de Laen, mais... Après la tristesse, vient l’excès de colère. Après le jour brumeux, vient la nuit orageuse. Elle essuya doucement ses larmes et ses yeux humides, puis se leva doucement, pour faire face à Aaron. Une vraie Gryffondor, voilà ce qu’il pouvait voir à l’instant présent. Elle planta ses yeux rouges sur ceux du Serpentard, puis fronça les sourcils. Elle avait toujours cet air de gamine, mais cette fois de gamine pas contente.

« Pardon ? Je crois aux contes de fées ? Moi ? Laen Stinson ? Croire aux contes de fées… Tu me connais vraiment pas Aaron. »

    Mine peu convaincante, mais voix glaciale, malgré qu’elle soit un peu enrouillé à cause des sanglots d’il y a quelques minutes. Elle voulait tout lui déballer sur son passé, à cet instant précis, histoire qu’il imagine à quel point Laen n’était pas du genre à croire à ces conneries, car elle savait que c’était loin d’être la réalité. Mais elle n’en fit rien, car après tout, il était loin de mériter de savoir tout sur son passé. Oui, très loin même.

« Il ne t’es jamais venus à l’esprit que sous mes airs de gamines qui sourit tout le temps j’ai pus vivre des trucs durs durant mon enfance ? Il ne t’es jamais venus à l’esprit que moi aussi j’avais souffert ? Tu vois, toi t’as vécus des choses difficiles, mais t’es pas le seul à Poudlard. Je connais beaucoup de gens qui ont perdus un parent, voir les deux, ou qui ont perdus un frère ou une sœur. Chacun à son histoire, chacun à ses problèmes, tous différents, et pourtant, on a tous souffert, à un moment ou à un autre. Et ce n’est pas parce que je me montre optimiste, souriante, pleine de vie et fofolle, que je crois à ces conneries que sont les contes de fées. Putain, si y’a bien une chose auquel je crois pas ça, c’est ça ! »

    Une envie soudaine, violente, flagrante, de frapper quelque chose… PAF! Une claque pour Mr. Presley dans la tronche, de la part de la douce Laen. La force n’était pas vraiment au rendez-vous, mais cette claque, Laen espérait vraiment qu’elle lui ferait mal. Parce qu’elle ne voulait pas être la seule à souffrir dans cette histoire…
    Puis la faiblesse refait surface. Merde. Une nouvelle larme qui arrive, qui coule, et qui tombe. Merde, merde. Une deuxième larme…

« …Je crois que ce qui me brise le plus le cœur, c’est que je n’arriverais pas à te détester, quoi que tu dise, quoi que tu fasse. C’est ça, cette connerie qu’on appelle l’amour… Mais tu n’a pas l’air de connaître, alors autant arrêter de te parler de ça. Autant arrêter de te parler tout court. Puisque tu tiens tant que ça à garder ta fierté, puisque tu n’as pas l’air de vouloir partir malgré tes paroles cinglantes, c’est donc moi qui vais partir. Je ne te dis pas au revoir, ce serait stupide. »

    Un dernier regard, puis Laen contourna le Serpentard et commença à partir, laissant couler les larmes qu’elle avait essayer de retenir jusque là. Alors qu‘elle marchait droit vers le château, elle se perdit dans ses pensées…


Tu cherchais quelqu’un pour te tenir chaud
Tu m’as trouvé
Tu cherchais quelqu’un pour sécher tes larmes
Tu m’as trouvé
Tu cherchais quelqu’un pour ne pas être seul
Tu m’as trouvé


    Quand Laen avait connus Aaron, il avait l’air vraiment triste, et mal. Elle comprit immédiatement qu’il avait perdus quelqu’un d’important pour lui. Qui, elle ne savait pas, mais cela n’avait pas réellement d’importance. Ce qui en avait, c’était que Laen s’était sentit le devoir de le réconforter avec ses délires, ses sourires, ses éclats de rire et ses blagues stupides. Et, bien que ça soit dur à croire, ça avait l’air de marché. Il avait l’air de l’apprécier un peu plus à chaque fois, de s’habituer à la jeune fille, et de s’accrocher à elle. Et plus ça avançait, plus Aaron prenait une place importante dans le cœur de la Lionne. Au début, elle ne le considérait que comme un ami, et déjà, c’était beaucoup pour elle. Mais, au bout d’un moment, elle se rendit compte qu’il y avait autre chose… Mais elle ne montrait rien, continuant à le faire rire, à l’amuser, à l’aider à sa manière.


Tu cherchais quelqu’un pour te réconforter
Tu m’as trouvé
Tu cherchais quelqu’un pour te faire rire
Tu m’as trouvé


    Et puis, elle est vraiment tombée amoureuse, et un soir, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment, leurs lèvres se touchèrent. Magique, ce fut magique, vraiment. Et ce pendant 4 mois. Et Laen avait beau dire ne pas croire aux contes de fées, pendants ces 4 mois, elle était persuadée d’avoir trouvé son Prince. Oui mais…


Tu cherchais quelqu’un, une personne
Mais pas moi


    Lui, de son côté, avait décidé que non. Que leur histoire était défectueuse. Peut-être qu’il avait même déjà prévus d’abandonner Laen dès le début ? …Bon sang, pourquoi fallait-il qu’elle tombe amoureuse d’un mec pareil ? Les mecs gentils, attentifs, drôles, et mignons, y’en avait quand même pas mal à Poudlard, alors pourquoi son cœur s’était-il tourné vers un tel connard ?


Mais je suis la fille de glace qui te gèle
Je suis la fille de glace
Je suis la fille de glace qui te gèle
La fille de glace
Je suis la fille de glace qui te gèle jusqu’à l’os
Mais maintenant je suis partie


    Si elle savait, à quel point elle se trompait. A quel point il l’aimait… Peut-être qu’elle comprendrait s’il lui disait qu’il avait tout simplement peur. Après tout, c’était souvent comme ça. Les mecs ayant peur de l’amour, y’en avait partout. Si elle savait, elle comprendrait, oui pour sûr. Mais il fallait encore qu’Aaron abandonne sa fierté et se remette un peu en cause. Il fallait qu’il prenne sur lui et qu’il se bouge, parce que Laen, là, elle était loin de l’arbre où elle se trouvait il y a quelques minutes, et elle était bien déterminée à oublier pour de bon cet être dont elle était éperdument amoureuse. Elle demanderait de l’aide à tout ses amis, à Xir, à Gégé, à Lys, et finalement, elle était presque sûre, elle y arriverait. Dans combien de temps, ça elle ne savait pas. Mais, un jour, elle l’oublierait. Sinon, autant mourir tout de suite.



[ Voilà <3 Hum, pas terrible >< Le coup de Laen qui se relève alors qu'elle était anéantis... Bof bof >< Mais bon, j'ai fais du mieux que j'ai pus *o* Et puis, faut voir l'heure aussi quoi xDD ]
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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Lun 9 Juin - 15:35

    Il aurait dû s’en aller au lieu de la faire encore plus souffrir. Elle cessa de pleurer, ce qui était peut être mauvais signe, les choses prenaient une tournure malsaine. C’était qui ferait le plus de mal à l’autre, et en ce moment c’était Aaron qui gagnait aisément. Laen se releva. Elle paraissait si faible, si innocente et lui il lui lançait des mots durs, tels des coups de poignards. Elle lui faisait face, ses magnifiques yeux bleutés rougis par les larmes. Elle agissait en parfaite Gryffondor, dévisageant Aaron de ses yeux baignés de colère. Cet air de gamine…Comme il l’aimait, sauf que ses traits étaient déformés par la colère, sa rage envers lui qui remontait petit à petit tel un serpent.

    Ne pas la connaître ? D’un coté c’était vrai, il ne conaissait pas grand chose de Laen Stinson à part qu’elle était à Gryffondor, qu’elle avait 2 ans de moins que lui, qu’elle était une petite comique avec un sourire magnifique, qu’elle était vachement mignonne et qu’elle l’aimait, lui le Salopard fini de Serpentard. Sa voix glaciale lui donna encore un frisson, peu habitué à ce timbre de voix venant de sa part. Il ferma les yeux, simplement pour ne plus croiser son regard ou réfléchir à une réplique cinglante pour qu’elle se taise une bonne fois pour toute ?

    Un truc dur ? Comment ça ? Il rouvrit ses yeux d’un bleu glacé, posant son regard sur elle, se demandant ce que Laen voulait dire par là. Qui l’avait fait souffrir ? Si ils n’étaient pas entrain de régler leurs comptes, Aaron lui aurait certainement posé la question et aurait réglé son compte d’une manière ou d’une autre à cette personne qui aurait osé faire souffrir sa douce Poupée de Porcelaine. Le reste le mit encore plus en colère…Oui il n’était pas le seul peut être, mais il s’en fichait complétement des autres…Sa sœur était morte, son double, la seule personne a qui il avait ouvert son cœur et dit de doux « Je t’aime ». La seule personne qui savait comment était Aaron, sous cette carapace de jeune homme froid et dur. Elle seule savait. Ses poings se serrèrent et il jeta un regard dur à Laen.

    - Si tu savais à quel point je m’en balance du malheur des autres…

    Lui le Serpentard sans cœur revenait en force…PAF ! Une claque venant de sa dulcinée. Il laissa un moment sa tête tourné dû à l’impact de la gifle. Maintenant, il ressentait vraiment sa souffrance, cette gifle venant de Laen, de la Laen qui ne ferait même pas mal à une mouche. Il tourna alors la tête mais ne regardait plus Laen, il n’en pouvait plus, toute cette mascarade devait s’arrêter…Elle repleurait, il voyait les larmes couler sur ses douces joues de porcelaine…Laen ne pleure pas, je t’aime…Voilà ce qu’il aurait voulait dire à sa douce, mais dire « Je t’aime » est extrémement difficile, surtout venant d’un jeune homme comme Aaron qui n’était vraiment pas doué avec les mots, surtout quand il fallait qu’il exprime ses propres émotions à travers de simples mots. Il l’écouta parler…Non il ne savait pas ce que c’était l’amour, le vrai, celui qui vous fait tourner la tête, qui vous fait dire des choses stupides, qui vous fait voir la personne de votre cœur partout, celui qui vous empêche de dormir car l’élue de votre cœur n’est pas dans vos bras, celui qui vous fait faire tout et n’importe quoi…N’était ce pas ce que Aaron subissait… ?

    Elle partait, il la sentait le frôler tandis qu’elle s’en allait, loin de lui, loin de son cœur meurtri. Le sourire de Laen Stinson apparut alors dans ses souvenirs, un sourire qui valait tout l’or du monde. Il se souvenait de ses grimaces, de ses blagues qui le faisait rire comme un fou, qui laissait son masque tomber petit à petit, dévoilant le Aaron heureux, souriant et joyeux. Ses amis de Serpentards ne comprenaient pas cette soudaine amitié envers la Gryffondor, lui d’ailleurs ne la comprenait pas non plus, mais plus il passait du temps avec elle, plus il s’attachait à elle. Elle commençait à lui manquer, il avait envie d’être près d’elle, de la voir rire, sourire, simplement heureuse. Laen entrait dans le cœur du Serpentard, chose qu’aucune fille n’avait jamais réussi à faire. Aaron James Presley tombait amoureux de la douce Gryffondor…

    Ce baiser, il s’en souvint encore. Ils déconnaient comme d’habitude et tandis qu’elle riait il l’embrassa ses douces lèvres. Elles avaient le goût de fraise, non de myrtille, un goût inconnu à ce jour, exotique, magique. Il crut que ce ne serait qu’un baiser rien de plus, mais non, c’était plus que ça. Ils sortirent ensemble, heureux. Il n’avait jamais été aussi bien qu’avec elle, elle était sa Reine, son souffle, sa Poupée de Porcelaine comme il aimait tendrement l’apeller. Un de ses amis lui dit un jour : « Tu peux avoir toutes les filles du monde, pourquoi cette Gryffondor ? »…Oui pourquoi ? Pourquoi elle et pas une autre ? Car elle était différente des autres et qu’elle n’était pas superficielle, elle était fraîche, naturelle, merveilleuse. Et il gâchait tout, juste pour une question de peur d’affronter ce qu’il redoutait temps.

    A force de réfléchir, on se rend finalement compte des actes qu’on aurait pû changer, mais aussi à trop réfléchir, on passe devant l’opportunité de modifier le présent. Dans un effort presque surhumain, venant de Aaron c’est le cas de le dire, il se retourna et marcha le plus vite qu’il pû pour atteindre finalement Laen. Il lui attrapa le poignet de l’obligea à lui faire face. Il savait que si il ne faisait pas quelque chose, il la perdrait à jamais. Maintenant qu’elle était là, si près de lui, il pouvait lui dire ce qu’il ressentait ! Mais les paroles ne suivent pas toujours les pensées. Au lieu de ça, Aaron attira Laen dans ses bras après lui avait laché le poignet. Il avait envie qu’elle sente à quel point il souffrait en cet instant. Ses yeux le picotaient méchamment, émotion quand tu nous tiens...

    - Laen, ne part pas, ne me laisse pas…

    Il criait à l’aide tout au fond de lui, il craquait.
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Laen Stinson
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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Lun 9 Juin - 18:50



    Oui, si elle savait… elle comprendrait. Mais, encore fallait-il qu’Aaron se décide à parler, à agir. Car il était tout bonnement impossible pour Laen de comprendre ce qui se passait dans la tête du Serpentard en ce moment. Pour elle, en ce moment, ça n’allait pas, du tout. Mais comment pouvait-elle savoir que c’en était de même du côté de son Prince ?
    Alors qu’elle distinguait enfin les formes du château, et les lumières qui passait à travers les fenêtres, elle sentit quelque chose la retenir, et la forcer à se retourner. Aaron. C’était lui. Mais… Pourquoi ? Que lui voulait-il ? La frapper ? L’engueuler ? Pourquoi la regardait-il comme ça ? Pourquoi ne parlait-il pas… ? Voilà qu’il l’attirait contre lui… ! Mais ! « Laen, ne part pas, ne me laisse pas… » Était-ce une blague ? Un nouveau plan pour la faire souffrir ? Quoi que ce soit, cela ne marcherait pas. Elle était toujours déterminée à l’oublier. Ce n’était pas ça qui lui ferait changer d’avis… Cet être qu’elle aimait jouait avec elle, s’amusait à la faire souffrir et Laen en avait assez. Sa souffrance avait assez durée.
    Elle se décolla lentement des bras d’Aaron, le repoussant doucement avec ses petits bras. Immédiatement, elle baissa son regard, puis soupira un bon coup, histoire de prendre un peu sur elle, et de ne pas se laisser abattre. Or de question de pleurer encore devant lui… Elle leva de nouveau ses yeux vers lui, et planta son regard dans le sien. Mhm… qu’il était beau, mais qu’il avait l’air… triste ? Ses yeux avaient l’air remplis de larmes… Était-ce une illusion, ou était-il entrain de se retenir de pleurer ? Aaron, pleurer ? Devant elle ? Après ce qu’il lui avait dit ? Elle ne comprenait plus… Elle ne comprenait pas. Un coup il lui disait qu’il ne l’aimait pas, qu’il s’était servit d’elle… Et deux minutes après il la retenait, la prenait dans ses bras et lui disait de ne pas le laisser. Dans le genre compliqué, Laen était servit. Mais sa patience avait des limites…

« Qu’est-ce t’as Aaron ? T’es pire qu’une fille indisposée. Tu me dis que tu ne m’aime pas, que c’est finis, et voilà que tu me poursuis dans le parc et que tu me demande de ne pas te laisser… Je fais quoi, moi ? Je dois comprendre quoi ? C’est moi la fille dans l’histoire, c’est moi qui suis censée faire des caprices et compliqué les choses, pas toi… Merde je comprend rien Aaron ! Tu m’aime pas, alors pourquoi tu t’obstine à me faire souffrir ? Tu me déteste tant que ça ? J’ai fais quoi ?… Nan, tais-toi. Je veux pas t’entendre, surtout si c’est pour avoir encore affaire à ce Serpentard qui s’adresse à moi comme si j’étais un chien. »

    Pause. Elle tourna sa tête quelques secondes, le temps d’essuyer rapidement la larme qui s’était mise à couler. Ne pas pleurer, ne surtout pas pleurer. Ne pas craquer. Rester de marbre… Non, ça elle ne savait pas faire. Elle soupira une nouvelle fois, puis reposa son regard sur les beaux yeux humides d’Aaron. Non, il ne fallait pas qu’il la regarde comme ça, elle risquerait de craquer… Non… Elle baissa les yeux, elle ne pouvait plus affronter le regard du beau Serpentard.

« J’étais déterminée à t’oublier pour de bon, et voilà que tu me rattrape pour me dire ça… Je sais pas quoi faire. Ces paroles… Je te comprend pas… Pourtant, si tu me disais tout, je suis sûre que je pourrais comprendre. Je sais pas, peut-être que t’as trouvé une fille bien mieux que moi, et que tu savais pas comment me le dire, alors tu m’as abandonné à ta façon ? Ou p’t’être que t’en avais tout simplement marre de moi, de mes délires de merde, de ma folie, de ma positive attitude… J’sais pas moi… J’ai pleins de défauts, alors t’avais toutes les raisons que tu veux de me quitter, mais… Ces paroles que tu viens de me dire… Ca n’a aucun sens. Enfin si, mais… Pas maintenant. Plus maintenant. »

    Nouvelle pause. Un nouveau soupir. Respire un bon coup Laen, c’est bientôt finis. Elle leva sa tête et reposa son regard sur celui d’Aaron. Non, trop dur… Elle re-baissa son regard. Non, non, non, il fallait qu’elle y arrive. Elle releva doucement ses yeux et les planta dans ceux du beau jeune homme en face d’elle. Elle se sentait vraiment mal. Elle avait envie de crier, pleurer, et d’embrasser sans retenus son Prince, mais… Non, c’était finis.

« Tu vois, tu aurais dus fuir dès le début. Ca aurait été beaucoup plus facile… Et moins douloureux… Je vais finir par croire que fuir est une bonne idée… Quoi que non. Fuir, c’est lâche… Et ce soir, je crois n’être qu’une petite lâche… Mais je préfère te fuir, plutôt que de souffrir à nouveau à cause de toi. »

    Elle sentit plusieurs larmes s’échapper des ses yeux bleus et rouler sur ses joues. Elle ferma les yeux, puis essuya les larmes qui n’était pas encore tomber sur sa robe de sorcière, et se recula doucement d’Aaron, tout en r’ouvrant les yeux. Elle le regarda à nouveau, s’arrêtant quelques secondes avant de se diriger vers les portes du château. Elle versa encore plusieurs larmes, puis alors qu’elle n’était plus très loin de la porte, elle se retourna une dernière fois vers le parc, vers Aaron. Elle ne le voyait plus très bien, et elle aurait été incapable de dire s’il pleurait ou s’il riait, mais, il avait l’air de s’être un peu avancer… Et elle le vit faire quelques pas. A cet instant précis, et dans un élan d‘effort extraordinaire pour Laen, elle se mit à réfléchir. Elle doutait. Si Aaron ne l‘aimait pas, pourquoi, bon sang, mais pourquoi l‘avait-il rattraper pour lui dire ça ? Etait-ce possible que… Non. Laen, c‘est stupide. Ne pense pas ça. Ne rêve pas. Oui, mais… Avouons que c‘était étrange… Tellement étrange qu‘elle avait le droit de se poser cette question…

« Aaron… Est-ce que tu m’aime... ? »

    Rien. Aucune réponse. Ou du moins, aucune réponse orale. S’il avait hocher la tête, Laen ne l’avait pas vus, à cause du manque considérable de luminosité. Il ne l’aimait pas, c’était une évidence. Comment avait-elle pus en douter ? Comment avait-elle pus croire un seul instant qu’il l’aimait ? La faute à ce faux espoir qu’elle avait sentit naître en elle en entendant ses paroles. « Laen, ne part pas, ne me laisse pas… » …Non, Laen ne comprendrait jamais ces paroles. Sans doute, elles avaient un sens caché, mais la jeune Gryffondor n’était pas devin, et elle ne pourrait jamais trouver ce qui se cachait sous ces paroles si Aaron ne l’aidait pas.
    Elle dus donc se résigner, une bonne fois pour toute, et fuir, comme elle l’avait dit. Elle se tourna donc vers les portes de Poudlard, et s’avança d’un pas déterminée, bien que saccadé par de nouveau sanglot qu’elle n’arrivait plus à retenir. Elle franchit une porte, et arriva dans le hall. Quelqu’un, quelque chose ? Non, rien. Rien qui ne la retiendrait. C’était bel et bien finis… Aaron + Laen = Rien.

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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Mer 11 Juin - 15:20


Découvrez Seether!


    Tout aurait été différent. Tellement différent. Différent si il lui avait avoué depuis le début pourquoi il l’avait quitté comme ça. Elle ne se serrait pas décoller dans ses bras, elle ne l’aurait pas regarder ainsi avec ses magnifiques yeux. Oui la tristesse s’était emparé de Mr Froid Comme De La Pierre. Comment ? Pourquoi ? Il devait comprendre…Il l’écoutait parler, étant d’accord avec ce qu’elle disait…La détester ? Même si il voulait vraiment il ne pourrait pas la détester, car son cœur était à elle désormais, tout son corp entier était à elle, il ne voulait plus qu’une chose : la prendre dans ses bras et l’embrasser comme jamais il n’avait embrassé une fille. Sa fierté tombait peu à peu, ses yeux se voilaient lentement, tandis qu’il la regardait parler, la regardait souffrir, la regardait sombrer dans le néant…

    I wanted you to know
    That I love the way you laugh
    I wanna hold you high
    And steal your pain away


    Déterminée à l’oublier, comme si lui il pouvait faire ça l’oublier, oublier son sourire, ses yeux magnifiques, son rire, elle tout simplement…Pouvait elle comprendre ? Lui ne se comprenait pas lui même. Il était d’une complexité…Une autre fille ? Marre d’elle ? Je t’aime Laen, Laen je t’aime…Ses mots se répétaient dans son esprit embrumé tandis que ses yeux ne quittaient pas la Gryffondor qui lui faisait face. Les derniers mots qu’elle prononça lui transpèrcerent le cœur. Il avait mal, tellement mal…

    I keep your photograph
    And I know it serves me well
    I wanna hold you high
    And steal your pain


    Elle se recula lentement et se dirigea vers les portes du château. Elle partait, et lui comme un con, il restait là à ne rien faire…Enfin si, il s’avançait, doucement, il ne pouvait pas la laisser partir. Il s’arrêta, restant dans l’ombre car sur ses joues froides il sentit…Une larme ? Aaron James Presley pleurait ? Il n’avait plus pleuré depuis la mort de sa tendre sœur, alors, pourquoi… ? Il ne voulait pas qu’elle parte, mais la rattraper n’arrangerait rien, le mieux était qu’il parte loin d’elle, qu’il retourne dans la Salle Commune et qu’il refasse sa vie de son coté, sans Laen, sans la douce Laen…Il souffrait horriblement, comme si on enfoncant un pic dans son cœur lentement pour faire durer la douleur. Une chose était sûre, pas un jour ne passerait sans qu’il pense à sa Laen…

    'Cause I'm broken when I'm lonesome
    And I don't feel right when you're gone away

    You're gone away
    You don't feel me here
    Anymore


    « Aaron… Est-ce que tu m’aime... ? ». Il releva la tête, surpris de la question. Oh que oui il l’aimait et pas qu’un peu, énormement, à la folie. Son cœur battait pour elle, il vivait pour elle, alors oui il l’aimait. Il ne répondit rien, sa gorgée nouée, ses lèvres définitivement closes. Elle aurait voulu entendre une réponse de sa part, qu’il dise « Oui Laen je t’aime ! » comme dans les films, mais ca ne se passait pas comme ça…Oh douce solitude, vient me prendre dans tes bras et emméne moi loin, loin de ce monde cruel. Que je meurs à petit feu dans le néant à jamais…

    The worst is over now
    And we can breathe again
    I wanna hold you high
    And steal my pain away
    There's so much left to learn
    And no one left to fight
    I wanna hold you high
    And steal your pain


    Elle se retourna et franchit les portes du Hall. Il resta là, à l’observer rentrer, pour la toute dernière fois il venait de voir Laen Stinson…Que ? Pourquoi courait il soudainement ? Telle une gazelle courant dans les hautes prairies, il franchit les portes du Hall et se mit devant Laen, lui barrant le passage…Devenait il fou ? Non, il n’était pas fou. Juste amoureux. Laen semblait vouloir le contourner, mais il la prit par le bras de force et l’emmena de nouveau dehors, le Hall était « trop » rempli à son goût. Il l’amena dans un coin, juste près de l’entrée. Elle semblait se débattre, il la lâcha, mais lui barrait la route.

    - Je veux que tu m’écoutes et attentivement Laen. Si tu veux partir, tu partiras mais écoute au moins ce que j’ai à dire. Je serais bref, je ne suis pas doué avec les mots et surtout pas quand…Quand je dois prouver à quelqu’un que je tiens à lui…Oui Laen je tiens à toi. Je t’ai fait souffrir avant de me rendre compte que ca ne servait à rien de me voiler la face…Laen, je ne t’ai pas quitté pour une autre fille où simplement car j’en avait marre de toi. Non c’est plus compliqué que ça…

    Il soupira un bon coup et s’accouda ensuite contre un arbre, les mains dans les poches, relevant la tête vers les étoiles naissantes.

    - Quand je t’ai rencontré, ça a été une sorte de délivrance. Je venais de passer une période difficile et tu étais là, à me faire rire, à me faire sourire…A ressortir la meilleure part de moi même. Et puis petit à petit tu as commencé à m’attirer, je croyais que c’était purement physique comme toutes les autres filles avec qui je traînais, mais c’était plus que ça…On s’est embrassé, on est sorti ensemble, on était heureux et j’ai tout gâché…

    Il s’appuya un peu plus, ses yeux regardant toujours les étoiles, celles ci se reflétaient dans ses magnifiques yeux bleus émeraudes.

    - Je t’ai quitté Laen…Car j’avais peur. Peur de mes sentiments et surtout peur de te faire du mal, d’être un parfait salaud…Bien que je pense que ce soir, j’ai vraiment été un parfait salaud. J’ai eu peur de ce que je ressentais pour toi, car ma Poupée de Porcelaine, tu as été la seule fille qui a su toucher mon cœur jusqu’à présent…Et j’ai fui, comme un lâche, comme un parfait salaud…Tu veux l’entendre Laen ? Tu veux savoir si je t’aime ? Oui je t’aime à en mourir, à ne plus en dormir la nuit. Je t’aime jusqu’à me demander si je pourrais changer juste pour te plaire. Je t’aime à m’en faire mal et le fait de te savoir loin de moi me tue à petit feu…Oui Laen, je suis tombé amoureux de toi et oui Je T’Aime…

    Silence. Parfait silence. Il venait de vendre ses sentiments, de lui dire ce qu’il ressentait vraiment. Il posa ses yeux sur elle avant de se décoller de l’arbre et de poser une main sur sa joue, la caressant doucement.

    - Tu sais maintenant pourquoi et comment. Je sais que après tout ce que je t’ai fait endurer tu ne voudra plus de moi. Tu as raison je ne vaux rien, je ne suis qu’un pauvre lâche qui ne sait pas affronter la réalité en face. Merci Laen d’avoir été là quand j’ai eu besoin de toi, tu auras toujours une place dans mon cœur sache le, je ne cesserais jamais de t’aimer.

    Il s’avança vers elle et lui déposa un doux baiser sur les lèvres. Ce baiser était le dernier il le savait. Il enleva doucement ses lèvres des siennes et caressa sa joue tendrement.

    - Adieu Laen, vis ta vie. Trouve toi un garçon qui sache t’aimer convenablement…Et pas un parfait connard comme moi.

    Il l’embrassa sur le front et se défit d’elle, mettant ses mains dans ses poches. Il lui fit un léger sourire, se retourna et commença à marcher dans l’ombre du parc, le cœur beaucoup plus léger mais blessé…

    'Cause I'm broken when I'm open
    And I dont feel like I am strong enough
    'Cause I'm broken when I'm lonesome
    And I dont feel right when you're gone away

    Because I'm broken when I'm lonesome
    And I don't feel right when you're gone

    You're gone away
    You don't feel me here anymore.
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MessageSujet: Re: « Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]   Sam 21 Juin - 14:33


    Il y avait quelques groupes d’élèves par-ci, par-là, des Serpentards et des Serdaigles surtout, quelques Poufsouffles, et 2-3 Gryffondors. Mais personne pour l’aider, personne pour lui dire que tout ça n’était qu’un simple cauchemar, personne pour la réveiller. Personne. Elle sentit les regards perçants de quelques filles qui murmuraient entre elles, mais elles se turent soudainement quand elle vire, apparemment, quelqu’un entrer en vitesse dans le hall. Laen n’y prêta aucune attention, bien déterminée à aller directement se coucher et à oublier toute cette histoire. Mais soudain, une silhouette, une ombre, un Aaron fou, vient se placer devant elle pour lui barrer la route. Elle ne le regarda même pas, et essaya de le cou tourner, mais impossible. Il lui empoigna le bras avec force, lui faisant presque mal, et l’emmena sans qu’elle le veuille, dehors. Étrangement, elle eut un frisson, de froid, de peur, d’amour, de tout ça mélangé. Elle fut amener dans un coin proche de l’entrée, mais elle ne voulait pas. Non, elle avait peur. Que lui voulait-il ? Lui faire du mal ? La frapper ? La violer ? La tuer ? …A ses idées de plus en plus sombres, la jeune fille redoubla d’effort pour se débattre et échapper aux mains fortes du Serpentard. Finalement, il lâcha prise. Elle voulus s’enfuir, mais il lui barrait la route. Et enfin, il brisa le silence. A peine commença-t-il à parler, que la jeune Lionne ferma les yeux. Elle ne voulait pas l’écouter, elle ne voulait pas. Non, non… Elle voulait le faire taire. Oui, qu’il s’arrête. Qu’il arrête. Qu’il parte. Ou qu’il la laisse partir. Mais que cela cesse. Elle ne voulait pas l’écouter…

    Puis, une phrase vint sonner plus fortement que les autres les oreilles de la jeune Gryffondor. « Oui Laen je tiens à toi. » Elle rouvrit alors les yeux, arrêtant de faire des « non » avec sa tête, n’essayant plus de fuir, et posa quelques secondes ses yeux sur ceux du Serpentard. Non, il n’avait pas l’air de mentir. Il avait l’air sincère. Elle baissa alors la tête, écoutant en silence ce qu’il avait à dire. « Je t’ai fait souffrir avant de me rendre compte que ca ne servait à rien de me voiler la face…Laen, je ne t’ai pas quitté pour une autre fille où simplement car j’en avait marre de toi. Non c’est plus compliqué que ça… » Plus compliqué encore ? Laen craignait le pire. Elle reposa son regard sur lui, levant doucement la tête, puis elle le vit s’appuyer contre un arbre et regarder le ciel étoilé. Un nouveau frisson traversa la peau douce de Laen. L’amour, le froid, et la peur. Toujours et encore. Elle sentit une force en elle, minime, mais réelle, qui lui disait de s’enfuir dès maintenant, de profiter de cet instant d’inattention pour fuir une bonne fois pour toute. Mais elle ne pouvait pas, son cœur lui interdisait de partir maintenant. Comme s’il savait à l’avance ce qu’allait dire Aaron.

    « Quand je t’ai rencontré, ça a été une sorte de délivrance. Je venais de passer une période difficile et tu étais là, à me faire rire, à me faire sourire…A ressortir la meilleure part de moi même. Et puis petit à petit tu as commencé à m’attirer, je croyais que c’était purement physique comme toutes les autres filles avec qui je traînais, mais c’était plus que ça…On s’est embrassé, on est sorti ensemble, on était heureux et j’ai tout gâché… » Les larmes commençaient à couler doucement, lentement, par petite quantité. Où voulait-il en venir ? Que comptait-il lui avouer ? Son cœur battait de plus en plus vite, son envie de fuir était de plus en plus grande, mais cet homme qu’elle avait là devant elle, était une barrière infranchissable qui lui empêchait, sans le vouloir, de faire un seul mouvement. Elle n’avait même pas la force d’essuyer les quelques larmes qui roulaient silencieusement sur ses petites joues. Elle ne quittait plus Aaron des yeux, le trouvant toujours aussi beau, et ayant, en plus d’avoir envie de fuir, envie de se serrer contre lui, et de regarder les étoiles avec lui. Elle vit ses beaux yeux bleus briller de milles feux, les étoiles se reflétant dans ces derniers. Elle voulut dire quelque chose, ouvrant la bouche, mais aucun son ne sortit, et il reprit la parole. Elle referma doucement sa bouche, baissant en même temps sa tête. «  Je t’ai quitté Laen…Car j’avais peur. Peur de mes sentiments et surtout peur de te faire du mal, d’être un parfait salaud…Bien que je pense que ce soir, j’ai vraiment été un parfait salaud. J’ai eu peur de ce que je ressentais pour toi, car ma Poupée de Porcelaine, tu as été la seule fille qui a su toucher mon cœur jusqu’à présent…Et j’ai fui, comme un lâche, comme un parfait salaud…Tu veux l’entendre Laen ? Tu veux savoir si je t’aime ? Oui je t’aime à en mourir, à ne plus en dormir la nuit. Je t’aime jusqu’à me demander si je pourrais changer juste pour te plaire. Je t’aime à m’en faire mal et le fait de te savoir loin de moi me tue à petit feu…Oui Laen, je suis tombé amoureux de toi et oui Je T’Aime… » Tout était sortit tellement vite. Laen n’avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit, si ce n’est lever la tête alors qu’il continuait à parler tout en regardant les étoiles. Ses larmes ne coulaient plus, mais son cœur lui était en morceau. Elle ne comprenait pas. Y avait-il seulement quelque chose à comprendre ? Il l’aimait, c’était tout ce qui comptait, non ? Non. C’était compliqué cette histoire. Beaucoup trop compliqué…

    Un silence s’installa entre eux. Laen ne savait plus quoi dire, quoi faire. Il fallait qu’elle réfléchisse, il lui fallait un peu de temps, un tout petit peu de temps… Histoire de mettre tout ça au clair. Lui, il avait eut le temps de réfléchir à ses sentiments, à comment lui parler, mais elle, elle n’avait pas été préparée. Il y a encore quelques minutes, l’homme qu’elle aimait lui parlait comme à un chien, et maintenant, il lui avouait qu’il l’aimait aussi. Elle voulait dire quelque chose, il fallait qu’elle parle, mais elle n’en avait pas la force. Les moyens lui manquaient. Il posa son regard sur elle, elle se sentit soudainement très mal. Il fallait qu’elle dise quelque chose, mais… elle n’y arrivait pas. Il bougea, il se décolla de l’arbre et se rapprocha doucement. Par Merlin, qu’est-ce qu’elle pouvait avoir chaud, qu’est-ce qu’elle pouvait être mal en cet instant… Sa main fraîche vint se poser sur la joue toute chaude de Laen, et commença à la caresser. Laen se sentit frissonner, mais ce n’était plus le froid, ni même le chaud, mais le tiraillement qu’elle ressentait en elle, son amour pour lui, et toujours cette peur…

    Et il reprit une nouvelle fois la parole… Mais ne pouvait-il pas se taire ? Ne pouvait-il pas la laisser réfléchir un instant ? « Tu sais maintenant pourquoi et comment. Je sais que après tout ce que je t’ai fait endurer tu ne voudra plus de moi. Tu as raison je ne vaux rien, je ne suis qu’un pauvre lâche qui ne sait pas affronter la réalité en face. Merci Laen d’avoir été là quand j’ai eu besoin de toi, tu auras toujours une place dans mon cœur sache le, je ne cesserais jamais de t’aimer. » Qu’est-ce que… Elle ne voudrait plus de lui ? Mais d’où sortait-il cela ? Et pourquoi sentait-elle venir quelque chose qu’elle n’aimerait pas ?… Le destin, le hasard, parfois, on sentait les choses mauvaises venir. C’est pourquoi, à cet instant précis, Laen ressentit son cœur se déchirer doucement, une nouvelle fois et voyait déjà Aaron partir loin, alors qu’il était toujours là devant elle…
    Il s’approcha encore un peu d’elle, et déposa un tendra baiser sur ses lèvres. Laen n’eut même pas le temps de répondre, ou de profiter de ce baiser, que leur lèvres étaient déjà séparés… Elle savait, au fond d’elle, oui elle savait. Elle avait comprit que ce baiser était le dernier pour lui. Elle essayait de se dire que ce n’était pas le dernier, oui, elle essayait… Elle sentit les larmes venir, alors qu’il continuait à lui caresser la joue tendrement. Sa respiration se faisait de plus en plus difficile, elle sentait venir le moment fatidique, la fin de leur histoire. La vraie fin. Jusque là, Aaron avait su la poursuivre, la retenir, mais elle, la Gryffondor, la courageuse de l’histoire, elle n’en aurait pas la force. Pas cette fois-ci. Ce soir, elle était lâche. « Adieu Laen, vis ta vie. Trouve toi un garçon qui sache t’aimer convenablement…Et pas un parfait connard comme moi. » Fin.

    Et voilà. Il l’embrassa une dernière fois sur le front et se recula doucement. Il eut même la force de lui faire un léger sourire. Et il se retourna, puis partit. Et elle était là. Incapable de bouger, incapable de parler, voulant crier, voulant pleurer… Les larmes voulaient venir, mais n’y arrivaient pas. Cela ne sortait pas. Elle se sentit vaciller, puis tomber. Les genoux à terre, elle éclata alors en sanglots. La douleur qu’elle ressentait était sans égal. Une douleur physique pouvait être guéris, une douleur comme celle-ci restait à vie. Son seul pansement, son seul remède, était la cause de sa douleur. Soigné le mal par le mal. Aaron était le mal. Mais aussi le bien. Il était tout pour elle. Plus important que ses amis, que sa mère, que Poudlard. Et c’est pour ça que ça faisait si mal. Il était impossible de décrire parfaitement ce qu’elle ressentait… Indescriptible, tellement douloureux, qu’elle pouvait en devenir folle.

    Vous allez me dire: « Mais c’est quoi son problème à Laen ? Elle aime un mec qui l’aime aussi. » Oui, c’est vrai. Où était le problème ? Le problème, pardon, l’un des problème était que celui qu’elle aimait venait de partir en lui disant adieu. Il avait l’air de croire qu’elle ne voudrait plus de lui. Stupide, nous sommes d’accord. Mais l’amour rend aveugle. C’est connu, et c’est tellement vrai.
    Laen était à Gryffondor, elle était courageuse dans beaucoup, beaucoup de situations. Et même ce soir, elle avait été courageuse à certains moments, mais là, non. Elle n’en pouvait plus. Elle, la jeune fille au sourire toujours collé aux lèvres, la gamine par excellence *égalité avec Elixir B.* était devenue plus mature pour le coup. De toute façon, Laen n’avait jamais été vraiment cette fille que tout le monde croyait toujours souriante, vivante et sans problèmes. Son passé l’avait rendus plus forte que n’importe qui de son âge, et à 10 ans déjà elle avait décidée de recommencer sa vie, de refaire sa vie. Elle s’était alors construit une vie, des amis, des amours, quelque chose de normal pour tout le monde. Mais tout avait dérapé quand une soi-disant amie l’avait trahie, et frappée à l’aide d’autres « amis ». Laen avait pris sur elle et ne s’était pas voilée la face. Elle s’était construit une carapace solide, cette carapace qui aujourd’hui, ce soir, cette nuit, avait été percée, trouée et presque détruite par Aaron.
    Elle avait alors découvert Poudlard et le monde magique. Une nouvelle chance pour une nouvelle vie. Elle était beaucoup plus forte maintenant, et c’est sans doute pour ça qu’elle atterrit à Gryffondor. Elle s’était faite des amis, quelques ennemis, et des connaissances.
    Puis un jour, elle l’avait vus. Lui. Aaron. Malheureux, triste, effacé, lassé de tout.
    « Hein lui ? Heeu… Aaron Presley je crois, un Serpentard, un connard sans importance. Il aime bien faire souffrir les jeunes filles à c’qu’il paraît. Une Serpillière comme les autres. Mais j’te conseille pas d’aller lui parler. »
    « …Il a l’air triste… »
    « Hein ? Mais on s’en fout Lala ! C’est qu’une Serpillière quoi ! Qu’il souffre, tant pis pour sa sale gueule ! »
    Non, Laen n’avait pas aimée le voir aussi mal. Ce n’était pas un mec comme les autres à ses yeux, et cela avait beau être un Serpentard, elle voulait le connaître et l’aider. Alors elle l’avait connus, et elle l’avait aidé… Et la suite, on la connaît.
    Et maintenant. Ce soir, il lui avait dit qu’il l’aimait. Après lui avoir dit qu’il ne l’aimait pas. Et il lui avait dit adieu.

    Quel con. Ne pouvait-il pas ne rien dire ? Pourquoi la faire souffrir plus qu’il ne l’avait déjà fais ? Il n’aurait rien dit, cela aurait été beaucoup mieux. Et finalement, cela aurait revenus au même. Il était partit, il l’avait laissé, abandonné. Ils s’aimaient, ils le savaient vraiment maintenant, mais ils n’étaient plus ensemble, et ne le serait sans doute plus jamais…
    Les sanglots s’étaient un peu calmés, mais la douleur était la même. Toujours à terre, recroquevillée sur elle-même, souffrant de plus en plus, Laen eut un sursaut lorsqu’elle sentit une main se poser sur son épaule. Était-ce LUI ? Elle leva doucement la tête et remarqua avec déception que ce n’était pas Aaron, mais une amie de Gryffondor, une 5ème année qui était dans le même dortoir qu’Elixir et elle. Elle lui demanda ce qui se passait, Laen répondit simplement: « Aaron... » puis éclata de nouveau en sanglots. Son amie la leva doucement et l’emmena dans le hall, là, quelques autres amis Gryffondors vinrent l’aider à monter dans la Salle Commune.

    Dans sa tête, Laen se demandait ce qui se passerait après. Demain, elle avait quelques cours communs avec les Serpentards, réussirait-elle à ne pas craquer ? …Réussirait-elle seulement à aller en cours dans l’état où elle serait ? Vide d’amour, remplis de douleur. Voilà comme elle se sentait. Mal, très mal. Son cœur, elle l’avait perdus avec Aaron. Car son cœur était Aaron.

    …Le happy end, dans cette histoire, il était où ?



Très en retard, je sais >__< Pardon T.T
Mhm... Je crois qu'on va finir le topic là-dessus, tu peux encore poster une dernière fois si tu veux, mais il est clair que cette fois-ci Aaron ne pourra pas courir après Laen. Je pense qu'on va pouvoir faire un deuxième topic =] On en discute par MP quand t'as lus ma réponse, okay ? =)
Je sais que c'est sans doute pas ce à quoi tu t'attendais (ni nos chers fans *OUT*), mais j'voyais pas Laen lui sauter dessus en l'embrassant xD

_________________
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Batteuse
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« Le sourire, c’est le voile sous lequel le cœur se cache pour mentir. »

Et je danse
jusqu'au bout de la nuit...
<3
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« Tu cherchais quelqu’un, mais pas moi » [PV: Aaron]

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