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My life is burning { Eli

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Andrew Millers
R a v e n c l a w



Age : 21
Inscrit le : 09 Juin 2008
Messages : 15

MessageSujet: My life is burning { Eli   Sam 21 Juin - 15:22

« Elle était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest. »


Poudlard, Dortoir des Serdaigles, 10 septembre.

Le réveil tira Andrew Millers de son sommeil sans rêves.
Il remua dans son lit, gémi, et osa enfin jeter un œil sur ce foutu objet.
11h45.
Même s’il était déjà presque midi, le dortoir était plongé dans le noir. Andrew préférait ça. Il avait travaillé pendant toute la nuit, cogité à cette journée qui semblait déjà longue, et même avec toute la fatigue au monde sur le dos, il avait le sommeil léger.
Chez lui, il avait passé des années avec ses parents à tester des volets, rideaux, avant de trouver la bonne combinaison pour empêcher le soleil aveuglant de mordre sur son repos. Et là à Poudlard, il n’avait eut aucun mal à détourner le soleil du dortoir. Certes, la lumière cherchait toujours à s’infiltrer par le moindre interstice, mais elle était plus clémente.

Il avait dormi seul cette fois là, mais ça pouvait changer d’une nuit à l’autre. Il fut un temps où chaque visiteuse, chaque aventure potentielle, apportait un peu de bonne humeur et de bien être au jeune Millers… Aujourd’hui il n’espérait plus. Celle qu’il voulait lui avait filé entre les doigts, et il s’en voulait terriblement.
Andrew se dressa sur son grand lit à deux places. Les images de cette fille avec qui il était sorti il y a quelques mois, n’avaient pas arrêté de le hanter. Les images flottaient, spectrales, dans un monde qui lui semblait lointain. Et pourtant, il l’avait vue il y avait de ça une semaine. Elle était toujours aussi belle, Andrew se disait même que les vacances l’avaient embellie. C’est pour ça, qu’il lui avait donné rendez-vous, dans le couloir de leur première rencontre.


« L’amour me rend perplexe. Oui, je sais qu’avec trois semaines on ne parle pas d’amour, mais avec toi c’était différent. Je n’avais encore jamais rencontré quelqu’un qui soit à ce point sur la même longueur d’onde –assez spéciale, au demeurant- que moi.
J’avais peur de ta réaction Elixir, mais lorsque j’avais peur de tout te dire ou que je me sentais complètement perdu à cause de mon acte, je regardais ce qu’on avait vécu pendant ces trois semaines. Quand ton regard croisait le mien, ton air coquin sans vraiment l’être… Je me demande ce que je ne ferais pas pour toi. Je sais et je suis dores et déjà sûr d’une chose, je te donnerais ma vie sans hésiter.
C’est pour ça, que j’aime à croire que quand mes lèvres ont touché celles de l’Autre lors de la soirée, quand je l’ai serrée contre moi, quand j’étais complètement saoul après deux bouteilles d’alcool, quand mon cœur à cessé de battre…( pris de court sûrement … ), j’ai pensé à toi.
Alors s’il te plaît… Donne moi une chance, ou au moins viens me retrouver demain à 14h, dans notre couloir.
»

« Ce qu’on appelle une raison de vivre, est en même temps une excellente raison de mourir.»


Poudlard, Salle Commune des Serdaigles, 3h00, 9 septembre.

Après avoir griffonné plusieurs feuilles, son cœur avait fini par parler, et après un bon résultat -selon lui – le Serdaigle envoya la lettre à sa dite Bien Aimée. C’était à ça, qu’il avait cogité pendant toute la soirée de la veille. Etait-ce une bonne chose de lui courir après ? Il était amoureux, ça il en était sûr. Mais il devait se résoudre au fait qu’il avait mal agit. Et que son erreur avait fini par le séparer de la seule chose qui pouvait le rendre véritablement heureux.

Comme quand il était avec Elixir, Andrew ne changea pas son rituel matinal : Dès qu’il était debout, il prenait une des photos qu’il avait fait avec elle et la regardait attentivement, comme s’il revivait ce moment. Ca peut être une source de profond abrutissement… Il ne voulait pas idéaliser sa vie avec la présence d’une fille qu’il connaissait à peine, mais il aimait bien sa nouvelle routine du matin. Contempler leur corps qui s’enlacent, leur sourire… Son sourire. C’était une forme d’extase. Certaines personnes rencontrent l’extase dans un lieu de culte, Andrew – même en paraissant ringard- il trouvait l’extase sur une simple photo.


Le Bleu et Argent se prépara enfin. Un t-shirt gris foncé qui le démangeait au soleil, un jeans classique, et des chaussures noires. Il n’avait toujours pas mangé, et ne mangerait sûrement pas avant d’avoir parlé avec la Gryffondor. Non pas parce qu’il n’avait pas faim, mais son estomac était envahit de milliers de papillons, et une boule au fond de son ventre lui donnait la nausée. C’était sûrement ces sensations là que l’on avait lorsqu’on est amoureux.


« Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends. Attends encore et encore. Tais-toi et écoute ton cœur. Puis quand il te parlera, lève toi et va où il te porte. »


Poudlard, Couloir de la Grande Salle, 13h50, 10 septembre.

Andrew avait hésité. Mais il ne pouvait poser un lapin à Elixir. Cela ne ferait qu’aggraver les choses. Et surtout, ce n’était pas en fuyant qu’il allait la reconquérir. Il avait besoin d’elle, il le ressentait. Cependant il avait peur… Il savait où il allait, même s’il avait hésité à l’admettre. Une force invisible semblait l’y entraîner. Certains appelleraient cela du masochisme –voir Eli et ne pas pouvoir la toucher… -. D’autres y verraient certainement le désir de tourner une page noircie.

Le spectacle et les bruits des élèves en ce mois de septembre le cernaient de toutes parts. Les nouveaux jouaient entre eux, insouciants et inconscients de ce qu’il se passait au sein de l’école. Dehors ça jouait au Quidditch, et les filles faisaient les pompom girls.


13h53.
Adossé, au mur du couloir de leur premier baiser, il attendait. La boule qu’il avait au ventre ne faisait que grandir de seconde en seconde. Mais il attendrait le temps qu’il faudrait…
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Elixir Blackhatred
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MessageSujet: Re: My life is burning { Eli   Sam 21 Juin - 16:32

  • Poudlard, Dortoirs des Gryffondor, 5h00, 9 septembre.


    Un hibou passa par la fenêtre déjà ouverte dans le dortoir des rouge et or. Virevoltant tant bien que mal, traversant les multiples obstacles séparant la fenêtre du lit du destinataire de la lettre qu’il tenait fortement dans son bec, l’oiseau parvint enfin à s’approcher d’une jeune brunette, encore endormie bien que le soleil déjà levé rayonnait sur le visage découvert de la jeune fille. Tout était calme, dans le dortoir. Contrairement à d’habitude, toutes les adolescentes qui vivaient ici tout au long de l’année s’étaient couché à l’heure dite « normale », aux alentours du nouveau jour, minuit. Le hibou se posa sur le lit de la jeune fille, et y déposa la lettre pour laquelle il avait volé jusqu’ici, avant de venir pincer du bout de son bec le bras de celle-ci, puis finalement son nez devant le refus de l’adolescente d’ouvrir les yeux. Oh, oui, elle était éveillée, et parfaitement consciente qu’une lettre l’attendait certainement, mais quelle n’était pas sa flemme de simplement ouvrir les yeux pour montrer à l’oiseau que oui, elle l’avait remarqué !

    - Bon écoute, t’es kawaii mais là t’es limite relouxe chéri alors oui, je l'ai vu ta lettre =P.

    Enfin, elle ouvrit les yeux, puis d’un simple mouvement de bras, chercha l’oiseau juste devant son visage, et le caressa plusieurs fois, avant de le laisser s’échapper à nouveau par la fenêtre près du lit de sa meilleure amie Laen, qui, elle, était encore endormie. Elixir se redressa dans son lit à baldaquin dont les rideaux n’était pas tirés, puis s’empara de la lettre que le hibou avait posé sur sa couverture. Elle examina celle-ci, puis l’ouvrit, se frottant de temps en temps les yeux qui avaient encore du mal à s’habituer à la lumière malgré le fait qu’elle n’avait pas dormi dans le noir complet. Là, elle regarda l’écriture, sans même comprendre les mots qui étaient finement inscrits à la plume sur le morceau de parchemin qu’elle tenait entre les mains. Cette écriture, elle la reconnaissait, pour la simple et bonne raison qu’elle la reconnaîtrait parmi mille autres. C’était l’écriture d’Andrew, son Andrew… Le jeune homme avec qui elle n’était sortie que quelques semaines l’année précédente, mais que malgré les deux mois qu’elle avait passé loin de ce château, elle n’avait pu oublié. Elle l’avait revu, il y avait quelques jours de ça, elle avait croisé son regard, mais l’avait ignoré, malgré les battements de cœur dans sa poitrine qui lui disait d’arrêter de marcher, de le rejoindre, de le serrer dans ses bras, de s’excuser pour l’attitude lâche dont elle avait fait preuve… Car oui, elle avait été lâche, et elle l’était toujours de ne pas retourner le voir. Elle avait eu peur de l’aimer, car oui, elle avait l’impression d’être tombée amoureuse de lui, mais si vite… Si vite pour elle qui n’avait jamais connu le VRAI amour. Elle avait eu peur, peur aussi de se rendre compte qu’Andrew était différent d’elle, qu’il accordait de l’importance à un simple baiser… Elle avait utilisé un prétexte pour rompre, un FAUX prétexte, car Elixir n’accordait pas plus d’importance au baiser qu’il avait échangé avec cette autre fille qu’à cette bonne qui se prenait pour sa mère chez elle…
    Avalant sa salive tout en se mordant la lèvre inférieure, Elixir avait parcouru doucement les quelques lignes qu’Andrew avait écrite pour elle. Il l’aimait, il lui disait, alors pourquoi ne bougeait-elle pas ? Que faisait-elle encore ici ? Elle devrait aller le voir, aller le chercher, pour tout lui avouer, lui dire qu’elle était désolée… Mais enfin pourrait-il encore comprendre ? Comprendre qu’elle ait eu peur, qu’elle l’avait laissé par pure lâcheté… Elle avait honte, mais la peur l’emportait. Très peu brillant de la part d’une Gryffondor, n’est-ce pas ? Le courage, n’était-ce pas affronter ses craintes, ses peines ? Il lui semblait pourtant que la définition de ce mot ressemblait à cela et elle… Elle l’avait LACHÉ.
    « avec toi c’était différent. » Mais oui, tellement différent… « Je me demande ce que je ne ferais pas pour toi. » De quoi ? « je te donnerais ma vie sans hésiter. » QUOI ? Mais Elixir enfin qu’est-ce que tu as fait ? Tu aimes ce mec, il t’aime, il donnerait sa vie pour toi et toi tu l’as LÂCHEMENT laissé tombé… Toutes ces pensées confuses se bousculaient dans la tête de la jeune fille alors qu’une larme venaient de s’échapper de ses yeux qui brillaient déjà. Pleurer pour lui… Elle l’avait déjà fait, c’était justement de cela, qu’elle avait peur… De dépendre de lui, c’était tellement… Étrange pour elle, tellement nouveau. Il lui semblait l’avoir oublié pendant ces deux mois passés loin du château, mais non, il était toujours bien là, dans son cœur… Elle n’avait pas compris lorsque Laen lui avait dit s’être rapproché et être tombée amoureuse d’Aaron Presley, ce Serpentard que d’après sa meilleure amie, elle avait mal jugé. Elle n’avait pas compris ce qu’était l’amour, elle ne l’avait jamais comprit, c’était cela qui encore, avait dû lui faire défaut le jour de sa décision de s’éloigner d’Andrew. N’avait-elle pas compris qu’il lui manquerait ? Non, c’était évident, et depuis ce jour, elle essayait de se convaincre qu’il ne lui manquait pas et pourtant… « Alors s’il te plaît… Donne moi une chance, ou au moins viens me retrouver demain à 14h, dans notre couloir. » OUI OUI OUI ! Mille fois oui ! Oui elle voulait aller le voir, oui elle voulait lui donner cette chance mais justement cette chance… Il ne comprenait pas que ce n’était pas à elle de lui donner, mais plutôt à lui… Comprendrait-il ? Après s’être convaincue qu’elle irait à ce rendez-vous, Elixir baissa la tête, et ferma les yeux. Elle le voulait, c’était certain, évident pour elle, mais si elle voulait le revoir, partager à nouveau des moments avec lui, elle allait devoir lui dire ce pourquoi elle l’avait laissé… Et Andrew accepterait-il à nouveau de sortir avec une LÂCHE ? Car c’était tout ce qu’elle était après tout… Étouffant un sanglot, Elixir essuya ses larmes aussi vite qu’elle le put, et cacha la lettre sous son oreiller. Laen et les autres ne l’avaient encore jamais vu pleurer, et ce n’était pas aujourd’hui que ça allait se passer…


    Poudlard, Grande Salle, 13h30, 10 septembre.


    - Xir ? Ça va pas ?

    Le déjeuner du lendemain était déjà arrivé. Dans une demie heure, elle allait devoir s’y rendre, et elle le voulait, oh ça oui son idée là-dessus n’avait pas changé mais ce n’était pas ce qui pourrait l’en empêcher. Elixir tourna la tête vers Laen, Lys Gégé et Nath avec qui elle partageait son déjeuner. Ils semblaient tous plus ou moins intrigués par l’attitude qu’elle adoptait depuis qu’elle s’était levée, le matin même. La veille, Elixir avait été comme tous les jours, se disant qu’elle avait encore du temps pour réfléchir, mais aujourd’hui, les évènements s’étaient rapidement enchaînés. Elle était allée en cours le matin même mais ne se souvenait déjà même plus de quoi ils avaient bien pu traiter. Enfin vous me direz, Elixir n’était pas du tout du genre à suivre les cours, et il lui arrivait souvent de se demander de quoi ses professeurs avaient bien pu parler pendant des heures, mais habituellement, c’était parce qu’elle écrivait des paroles de chansons, discutait ou jouait avec Laen, ou bien dormait même pendant ces cours. Cette fois-ci, c’était parce qu’elle pensait à autre chose. La nuit dernière, elle n’avait pas dormi, elle avait pensé à autre chose qu’à cela encore. A lui. A aller le retrouver dans ce couloir où elle l’avait embrassé pour la première fois, ou ne pas y aller… A le serrer dans ses bras, ou ne pas le faire… A tout lui avouer… Ou tout oublier.
    La jeune fille sourit à ses amis et leur assura que tout allait bien, avant de les laisser entre eux, préférant partir dès maintenant. Agrippant son sac, elle le posa sur son épaule et leur fit un signe de la main avec un sourire en leur donnant rendez-vous à l’heure de leur prochain cours.
    13 heures 45, 46, 47, 48... 50... 54... 57... 59... 14 heures. Il devait y être… Ou peut-être pas, peut-être lui avait-il déjà décidé qu’il n’irait pas, peut-être avait-il réalisé que pour une raison ou une autre, c’était une mauvaise idée de s’accrocher. 14 heures 05... 10... 12... 15... 20... Elixir arriva à l’angle d’un couloir, trois étage en dessous de là où il devait se trouver. Elle s’assit sur un muret, au dessous de l’arcade qui aurait pu être fermée, mais dont l’embouchure donnait vers l’extérieur, puis lança son sac en dessous d’elle, ses jambes tombant dans le vide bien que le sol ne fut que quelques centimètres en dessous d’elle. Elle jeta un coups d’œil à sa montre : la demie était déjà passée. Si déjà il était venu, il devait déjà être parti… Était-elle passée à côté de sa chance de se faire comprendre ? De sa chance de s’expliquer, et de peut-être, certes, se faire rejeter mais au moins de ne plus garder pour elle la raison stupide pour laquelle elle l’avait lâché ? 14 heures 35... 40... 45... Andrew… Non… Elle sauta de l’embouchure, et se mit à courir aussi vite qu’elle le pouvait, traversant les étages en sentant les larmes s’échapper de ses yeux aux prunelles bleues qui habituellement étincelaient de joie et de rire… Enfin, elle arriva à l’angle du couloir où il devait se trouver, où il avait dû se trouver, car déjà, il ne devait plus être là… Sans même réfléchir une dernière seconde, elle passa l’angle du couloir, et baissa la tête, se pliant aux niveaux des hanches, un bras sur le ventre, l’autre le long du corps, essayant de retrouver sa respiration. Au moins lui expliquer… Peut-être lui en voudrait-t-il… Sûrement lui en voudrait-il même… Mais au moins elle lui expliquerait, et si jamais au grand jamais il comprenait, alors peut-être aurait-elle moins peur… Qui sait…

_________________
A Real Elixiir of Fun <3


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Andrew Millers
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MessageSujet: Re: My life is burning { Eli   Sam 5 Juil - 15:38

« On reconnaît le bonheur
au bruit qu’il fait quand il s’en va. »


Les secondes passaient.
Enfin, il fallait croire que c’étaient des secondes. Andrew attendait, l’œil rivé sur le couloir. Rien, il n’y avait plus rien. Plus personne. Même pas un simple signe d’Elixir. Son cerveau était en état d’anesthésie totale. Et lorsqu’il s’est remis en marche, Andrew avait regretté que l’effet de l’anesthésie ne dure pas plus longtemps.
L’heure du rendez-vous… Il regarda sa montre, l’examinant comme s’il la voyait pour la première fois. Les aiguilles étaient indistinctes et le soleil aveuglant n’avait rien arrangé. C’était le stress mais il attendrait.
Il avait hoché la tête.
Il la connaissait. Il l’aimait. Il n’avait certes rien d’un copain idéal, lui qui n’avait pas hésité à embrasser une autre fille. Il avait tendance à se renfermer sur lui-même. Il n’accordait pas facilement son amour et sa confiance... Elixir, en revanche, avait tout pour elle. Belle et intelligente…
Avec ça il n’était guère avancé.
Ou peut-être que si… Parce que, malgré tout ça, Elixir l’avait quand même choisi, lui. En tout cas, ça, c’était avant. Avant la fameuse soirée…

Elle était la première avec qui il avait été vraiment franc. Aucune autre n’était restée assez longtemps dans son cœur pour qu’il le fasse.
Sa réaction ?...
Bon, d’accord. Elle n’avait pas sauté de joie, même pas du tout. Son fameux sourire –le sourire à tomber par terre- avait vacillé un instant. Andrew aurait voulu en rester là. Il aurait voulu quitter la pièce car il ne supportait pas l’idée qu’elle cesse de sourire, même momentanément, à cause de lui. Mais ça n’avait pas duré. Très vite, le sourire était revenu, à plein régime. Soulagé, il s’était mordu la lèvre. Se penchant vers lui, Elixir lui avait pris la main, en un sens, en guise d’adieu.


« Confronté à une épreuve,
l’homme ne dispose que de trois choix :
Combattre
Ne rien faire
Fuir. »


Maintenant qu’il était là à l’attendre, Andrew se remémorait ses premiers pas hésitants après sa rupture avec Elixir, sa démarche circonspecte tandis qu’il refranchissait, après trois semaines en couple, le portail du célibat, en cillant, le sentiment – un sentiment qui ne l’avait jamais totalement abandonné, même avec Elle- que la fine couche de glace sous ses pieds pouvait craquer d’un instant à l’autre et le précipiter dans l’eau gelée.

Comment expliquer ce qui s’était passé ?
Andrew comprenait la nature humaine. Correction : Il comprenait la nature inhumaine. Le couperet qui s’était abattu sur lui et sur Marilyn lui avait fourni une explication ou, plutôt, une anti-explication à tout ce qui n’allait pas : en bref, il n’existait aucune explication.
Le monde n’est ni joyeux ni cruel. Il est simplement aléatoire, des particules qui s’entrechoquent, des substances qui se mélangent et interagissent. Aucun ordre à proprement parler. Le mal n’est pas voué à l’anathème.
Le chaos, tout est affaire de chaos. Et c’était exactement dans cet état que se trouvait la tête d’Andrew en ce moment précis. Et dans la tourmente de ce chaos, Andrew n’avait qu’une seule chose : Elixir.

Alors aujourd’hui, adossé à ce mur, toujours avec sa montre sous les yeux, sont esprit refusait de lâcher prise. Là, tout de suite, en cette seconde même… que faisait donc Elixir pour être si en retard ?
Andrew ferma les yeux et chercha une porte de sortie. Peut-être avait-elle un peu dormi.
Une fois de plus, les aiguilles étaient indistinctes, ses mains tremblotaient. Et Andrew continua ainsi, à égrener les arguments tous plus rationnels les uns que les autres, dans l’espoir que l’un d’entre eux taperait dans le mille. Aucun ne tenait la route, à part le fait qu’elle veuille l’éviter.
Sa poitrine se serra.
Andrew se faisait des idées. Il y avait une explication logique à tout ça. Il ne la voyait peut-être pas, mais elle existait. Il se rappela de l’émission à la télé Moldue sur les magiciens et leurs techniques de prestidigitation. On assistait à la démonstration sans trouver la réponse, et, une fois celle-ci dévoilée, on s’étonnait d’avoir été stupide au point de n’avoir rien vu. Elle ne l’évitait pas…
Les images affluaient. Il essaya de les combattre, hélas, elles balayaient tout sur leur passage, y comprit sa volonté…


« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre
la souffrance que lorsque nous aimons. »


Levant les yeux, il croisa la silhouette d’Elixir. Pliée en deux, essoufflée.
Andrew s’approcha d’elle, se contentant de la regarder. Sans rien dire. Son esprit n’était pas encore prêt.
Il pensait au rire d’Elixir. Ce rire qui lui faisait oublier tout le reste. Etait-ce une réalité ou encore un mirage cruel qui l’aurait pris au piège de la bonté ?... Profiter du moment présent avant que la réalité vous rattrape. C’est ce qui l’a fait réfléchir.


« Tu m’as manqué… » murmura-t-il, la prenant par la taille, la relevant et la regardant droit dans les yeux

« Made in heaven »


{ Désolé pour le retard .. ]
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